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Zinzolin : le trimestriel

Collection d'ouvrages

À propos du projet

Apparue sur la toile le 1er janvier 2012, la revue en ligne Zinzolin est un espace d’écriture, principalement sur le cinéma et sur le rôle de l’image en général (la télévision, le jeu vidéo, le clip etc.). Composé d’une dizaine de rédacteurs, Zinzolin propose régulièrement des articles critiques. Au-delà de la critique pure, le site a pour ambition de proposer une lecture personnelle et poétique de l’esthétique du cinéma. L’en-tête du site internet qui fait office de menu pour la navigation peut être perçu comme un manifeste-haïku, comme un vers gribouillé au coin d’un journal qui résume et déploie nos amours communes, témoignant de notre volonté d’explorer les territoires et les frontières des arts de l’image : "En salle, en dehors, nous rencontrons partout le cinéma éparpillé”.

En 2014, Zinzolin accouchera d’un nouveau bébé : une publication trimestrielle. Il s’agit d’une collection qui débutera dès le mois de mars 2014 : de courts essais thématiques d’environ 100 pages (au format A5) qui apparaissent comme un prolongement direct de notre travail sur internet. Notre ambition est de vous proposer des travaux sur des sujets originaux et stimulants, peu ou pas abordés jusqu’ici dans le vaste paysage de l’édition. Pour accompagner les ouvrages, nous prévoyons d'organiser une soirée de lancement à chaque nouveau numéro : la projection d'un film, dans un cinéma à Paris, en rapport avec le thème en question, ainsi qu'une rencontre avec l'auteur et/ou un invité. Entreprendre aujourd’hui l’édition d’ouvrages Zinzolin résonne ainsi comme une nouvelle variation de notre travail critique, nous permettant de proposer des textes plus amples, plus fouillés.

En effet, des critiques de films en salles aux billets d’humeur, des articles analytiques aux longs entretiens, des exercices sonores aux journaux de bord festivaliers ou aux textes impressionnistes… Zinzolin intervient dans le paysage critique sur internet comme un laboratoire. L’édition d’ouvrages n’est nullement une fin en soi mais qu’elle intervient comme un nouveau champ d’exploration, une autre manière, complémentaire, évoluant en parallèle du site, d’écrire sur les arts. Chaque numéro sera ainsi rédigé par un rédacteur de Zinzolin qui étudiera un thème précis. Arnaud Hallet, fondateur de Zinzolin, sera le directeur de publication de cette collection. 

Nous pouvons déjà vous dévoiler les thèmes des 2 premiers numéros 

Créateur : Paul Feig. Producteur exécutif : Judd Apatow. Casting : Linda Cardellini, James Franco, Jason Segel, Seth Rogen, Martin Starr… Générique : "Bad Reputation" de Joan Jett. Durée : une seule saison, diffusée à la télé américaine en 99/2000, soit 18 épisodes de 42 minutes qui redessinent la vie adolescente de quelques lycéens dans un lycée de Chicago, à l’aube des années 80. Le tout : Freaks and Geeksune série fragile et tendre sur l’adolescence, ses amours et ses peines, ses euphories et ses remords.

Véritable échec d’audience, la série s’est arrêtée à la fin de la première saison. Depuis, elle a connu ses heures de gloire auprès de nombreux spectateurs retardataires et continue à être découverte, à être discutée, à vivre. Aujourd’hui, Freaks and Geeks résonnerait à la fois comme une continuité des teen movies de John Hughes des années 80 (La Folle journée de Ferris Bueller, Breakfast Club…) et le départ de tout un pan de la comédie américaine des années 2000, irrigué plus ou moins intensément par des figures de geek, se lovant dans une espèce d’errance adolescente (40 ans toujours puceau, En cloque, mode d’emploi, Step Brothers, SuperGrave, The Big Bang Theory, Girls… ).

Paradoxalement, le culte qui s’est formé au fil des années autour de Freaks and Geeks n’a fait accoucher que très peu de littérature. Ce premier numéro sera ainsi l’occasion de revisiter ce territoire de pop culture mélancolique peuplé d’associaux magnifiques.

Austin, 2005. Au festival South by Southwest, une poignée de films curieusement apparentés se croisent : Kissing on the Mouth de Joe Swanberg, The Puffy Chair de Mark et Jay Duplass, Mutual Appreciation d’Andrew Bujalski. Des films d’intérieur, chétifs, volatiles, d’une facture à la fois fragile et sûre, et au récit aérien. Un ingénieur du son lâche, comme une plaisanterie, le terme de mumblecore, formé du mot anglais pour “murmurer”, et de “core”, qui signifie “noyau”, “cœur”.

La mouvance mumblecore fera des émules, mais Swanberg, Bujalski et les Duplass semblent déjà en tracer les trois axes de déplacement. Le premier réalisera quinze films en dix ans : c’est l’énergie follement prolifique, qui expire des films presque jusqu’à ne plus les dissocier entre eux. Le deuxième signera quatre films distincts et puissants, certes amoureux du lo-fi, mais faits d’un bois racé, intensément cinéphiles. Les troisièmes bâtiront la passerelle qui mène le mumblecore au cinéma indie de luxe, tant on sait que l’Amérique entretient un rapport ambigu, souvent hypocrite, à son cinéma labellisé “indé”.

Le temps est venu de dresser la cartographie d’une flânerie cinéphile de dix ans, dont la somnolence rêve de Cassavetes mais aussi du lit eustachien, se laisse hypnotiser par les visages, magnifie le creux, et esquisse le portrait d’une vibrante extinction de l’adolescence, désœuvrée et mélancolique.

Filmographie non exhaustive :
Funny Ha Ha, Andrew Bujalski, 2002
Kissing on the Mouth, Joe Swanberg, 2005
Mutual Appreciation, Andrew Bujalski, 2005
The Puffy Chair, Jay & Mark Duplass, 2005
Hannah Takes the Stairs, Joe Swanberg, 2007
Nights and Weekends, Joe Swanberg & Greta Gerwig, 2008
Baghead, Jay & Mark Duplass, 2008
Humpday, Lynn Shelton, 2009
The Exploding Girl, Bradley Rust Gray, 2009
The Pleasure of Being Robbed, Ben & Joshua Safdie, 2009
Open Five, Kentucker Audley, 2010
Tiny Furniture, Lena Dunham, 2010
Daddy Longlegs/Go Get Some Rosemary, Ben & Joshua Safdie, 2011
The Color Wheel, Alex Ross Perry, 2011
Frances Ha, Noah Baumbach, 2013

Drinking Buddies, Joe Swanberg, 2013
Computer Chess, Andrew Bujalski, 2013
I Used to Be Darker, Matthew Porterfield, 2013

A quoi va servir le financement ?

Pour nous permettre de nous lancer dans ce projet de longue haleine, nous réclamons aujourd'hui votre aide. Nous sollicitons notamment les lecteurs habitués de Zinzolin qui connaissent notre travail et qui souhaitent que ce prolongement de l'encre à l'écran puisse voir le jour. Vous serez ici-même régulièrement tenus au courant des avancées du projet (sommaire des prochains numéros, organisation et contenu des soirées de projection etc.). D'autres surprises sont à prévoir mais il est encore trop tôt pour promettre quoi que ce soit. Le financement participatif que nous vous demandons aujourd'hui servira à deux choses :

1. Financer l'impression des ouvrages. C'est le gros de notre projet : l'édition de livres d'environ 100 pages au format A5 (couverture couleurs / intérieur noir et blanc).

2. Financer la location d'une salle de cinéma pour une projection trimestrielle accompagnant la sortie de chaque numéro. Un film (ou autre) sera choisi en fonction du thème du numéro en question. À l'issue de cette projection, nous organiserons une rencontre avec l'auteur et/ou un invité ainsi qu'un buffet (qui nous permettra de faire une première soirée de vente).

À propos du porteur de projet

Entièrement bénévole et lancé le 1er janvier 2011 autour d'une dizaine de rédacteurs, Zinzolin continue aujourd'hui de livrer un travail critique, analytique et poétique, d'écrire son histoire intime entretenue avec le cinéma. Le site grandit peu à peu grâce aux lecteurs, toujours plus nombreux, et nous vous en remercions.

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