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Écurie éco-gérée TERRES ET CHEVAUX

Participez à l'amélioration d'une écurie dédiée au bien-être des Chevaux, des Terres et des Humains

À propos du projet

Terres et Chevaux, c'est une écurie éco-gérée installée dans la forêt provençale, qui travaille à améliorer les liens entre Humains, Chevaux et Environnement. Toute petite structure extensive créée en 2014 avec trois bouts de ficelle et l’énergie pour déplacer des montagnes, aujourd'hui l’écurie prend un nouvel essor et a besoin de vous pour donner vie aux idées qui fourmillent !

 

C'est l'histoire d'un changement de vie...

Il y a quelques années, j’ai fait le choix d’abandonner l’itinéraire professionnel d'enseignant-chercheur dans lequel je m’étais installée, pour me lancer pleinement dans une nouvelle aventure : rassembler mes compétences dans les chevaux et dans l’environnement, mon besoin de partager les connaissances, ma passion du contact humain, mélanger le tout… et en faire mon quotidien.

J’ai passé le cap, pour la première fois de ma vie, d’acheter un cheval. Puis deux. Et finalement un troisième.

J'ai passé beaucoup de temps à trouver un lieu de vie pour mes chevaux. Je voulais qu'ils aient de l'espace pour marcher, pour manger, pour voir le monde et côtoyer d'autres espèces. Je voulais qu'ils aient de la végétation de plein de genres différents, des sols variés, des clairières pour jouer, des montées et des descentes, des couloirs pour les inviter à faire des courses folles et des arbres pour se protéger des caprices du temps. De l'eau qui circule, si possible.

Je voulais également un lieu où l'on se sent bien, qui nous rappelle que nous faisons partie de la nature et que c'est bien comme ça. Je voulais un lieu qui soit beau et riche de diversité. Il va de soi que je voulais également conserver cette diversité, ce qui signifie que je veillerais à ce qu'elle soit épargnée par la présence des chevaux et ce qu'elle implique en termes de tassement du sol, de consommation de plantes, de production de crottins.

Pour cela il faut de l'espace, d'abord. Chose ardue à trouver de nos jours ! Et il faut une nature préservée. Mais il faut également veiller à protéger cet écrin de nature pour qu'il ne se dégrade pas. Il faut que le lieu reste beau à mesure que les années passent, que les plantes aient le temps de repousser, que la faune sauvage reste sur place et que la diversité soit maintenue.

C'est le défi que je me suis lancé en 2014.

Des chevaux, et un parc de quelques hectares. De la garrigue, de la forêt, des clairières et quelques champs autour. Un ruisseau. Une faune et une flore merveilleuses dans laquelle s'intégrer en douceur. Je veux croire que c'est possible : une écurie gérée dans le respect de la nature, une nature préservée qui offre le meilleur aux chevaux.

 

Cela fait maintenant quatre ans et demi que les chevaux habitent dans ce lieu qui a été le point de départ des écuries Terres et Chevaux (qui initialement s'appelaient Les écuries du Grand Vallat).

Je ne suis pas motorisée sur l'exploitation, je fais tout à la main, et j'apprécie cela parce que je peux employer ce temps pour être attentive à tous les détails du quotidien des écuries : les relations entre les chevaux et leurs différentes activités au fil de la journée, l'évolution des sols, l'état des clôtures, les traces d’animaux sauvages, les petites plantes qui poussent discrètement, les différents insectes qui s’affairent dans le parc, etc.

Pendant ces quelques années j'ai appris à connaître chaque détail de l’environnement dont j'avais la responsabilité : les propriétés des plantes indigènes qui peuplent cet endroit et leurs multiples bienfaits sur la santé des chevaux (arbres, arbustes et herbacées variées, plantes médicinales et aromatiques, apports des composants naturels sous leur forme brute) ; les interactions avec la faune sauvage (souvent bénéfiques... et parfois plus problématiques, p.ex. lorsque les sangliers décident de casser les clôtures pour aller retourner les tas de crottins si appétissants !) ; les merveilleuses orchidées dont on guette la réapparition chaque année ; les endroits préférés par les chevaux pour manger ou faire la sieste, pour jouer ou faire la course ; les zones les plus fragiles et celles qui supportent le mieux la présence des chevaux, les effets des apports de matière organique (crottins) sur des sols fragiles...

J'ai vu également les chevaux se transformer : ils sont passés d'un état passif attendant qu'on daigne s’occuper de leur distribuer à manger ou de les sortir, inhabitués aux interactions avec leurs congénères, dont l'état de santé ne tenait qu'à un fil... à des individus responsables et sûrs d'eux, conscients de leur corps, capables de choisir leur nourriture parmi la diversité existante en fonction des saisons et de leurs besoins, sachant compter sur les différentes qualités de chacun des membres du troupeau, beaux, sains et brillants tout au long de l'année. Des caractères sûrs et merveilleux se révèlent lorsqu'on leur en donne la possibilité.

Et puis j'ai vu des humains redécouvrir leur cheval. Parce qu'il se métamorphosait à mesure qu'il prenait ses marques dans le troupeau et en devenait un membre actif assurant son propre rôle ; parce que l'humain n'était plus le seul individu de référence avec lequel il pouvait compenser son ennui quotidien ; parce que les chevaux, nous qui les aimons tant le savons intimement, peut nous transporter dans un univers incroyable de compréhension et de connaissance de soi, dès lors qu'on lui en laisse la capacité. J'ai vu des cavaliers pleurer de joie à cheval, je me suis moi-même réconciliée avec la pratique de l'équitation, sans plus de dissonance entre ma recherche de bien-être pour eux et mon envie de pratiquer quelque chose avec eux.

Aujourd'hui, les écuries sont passées d'une petite activité de micro-pension extensive, à un lieu d'échange et de partage autour des chevaux, de l'agro-écologie, et de l'humanisme qui nous rassemble. J'aime passionnément rencontrer des gens, créer et entretenir du lien, nourrir la curiosité pour des nouvelles idées, et tout cela nécessite des moyens d'accueil que je dois mettre en place aujourd'hui pour pouvoir continuer à développer mes activités.

 

Les chevaux sont actuellement hébergés sur leur site d'origine : un parc d'environ 3-4 ha situé au bord du Grand Vallat, que j'ai en location pour encore quelques mois. Dans ce parc où ils s'apprêtent à passer leur dernier hiver avant le déménagement des écuries, nous avons subi cette année des dégâts considérables dûs à la pluviométrie historiquement haute : nous avions déjà allègrement dépassé les 1200mm de cumul annuel au début du mois de novembre (i.e., plus du double de la normale), et depuis il s'est remis à pleuvoir tant et plus, et ce n'est pas fini ! Le résultat est que, des trois zones de nourrissage initialement accessibles de l'extérieur, seule l'une d'entre elles est encore utilisable aujourd'hui, et malheureusement celle-ci est également située dans la partie la plus hydromorphe du terrain (il y a deux ruisseaux qui s'y rejoignent et même un ancien lavoir qui avait été placé là, on comprend aisément pourquoi !).

Et puis récemment, nous avons eu la chance de pouvoir acheter un petit lopin de terre de l'autre côté de la commune, en pleine forêt, pour nous installer de manière pérenne et plus confortable. Nous avons énormément de travail pour installer les chevaux ici, parce que le terrain a été abandonné pendant des décennies, mais en se retroussant les manches tout est possible !

Sur ce nouveau site, nous avons trois projets principaux :

  1. L’installation de la nouvelle équi-piste des chevaux, sur notre parcelle dédiée, qui les accueillera pendant l’automne et l’hiver, et que nous pourrons aménager au mieux en fonction de leurs besoins et de la logistique nécessaire.
  2. La création d’espaces de travail : une vraie carrière, un « forest trail » (un peu comme un « mountain trail »… mais en forêt !), et puis bien sûr un espace pour les cavaliers, sellerie, club house et une salle sympathique pour les rencontres !
  3. Le développement de l’éco-pâturage (voir p.ex. ici ou ), qui consistera à faire tourner les chevaux sur des parcelles autour de chez nous pendant le printemps et l’été afin d’entretenir les espaces naturels, de varier le quotidien des chevaux, et de participer à la protection contre les incendies de forêt, tout en préservant la biodiversité.

Se lancer dans l’aventure de la création d’une écurie, c’est un cheminement rempli de rebondissements auxquels il faut répondre : s’adapter aux variations climatiques inattendues, apprendre à tenir compte des spécificités de chaque cheval qui nous rejoint, répondre aux besoins des humains qui font appel à nous, comprendre l’évolution du lopin de terre dont on a la responsabilité et savoir y réagir pour conserver une biodiversité optimale… Tout cela demande une grande passion, des capacités d’observation et une bonne dose d’imagination pour inventer des solutions nouvelles et adaptées.

A quoi va servir le financement ?

Je fais appel à vous, aujourd’hui, pour m’accompagner dans les différentes étapes de développement de l’écurie, qui se passent en plusieurs paliers successifs :

 

Palier 1 : Faire quelques aménagements urgents pour passer l’hiver dans de bonnes conditions.Suite aux pluies exceptionnelles de cette année, le parc actuel des chevaux nécessite l’achat de fournitures :

  • Un second poste électrique sur panneaux solaires pour alimenter correctement la clôture en électricité (à cause du manque de soleil, un seul ne suffit plus pour assurer une bonne électrification, condition sine qua non à la sécurité des chevaux).
  • 2 batteries gel pour mettre dans les électrificateurs (celui que j’ai déjà, et le second à acheter)
  • Un stock de filets à foin individuels pour me permettre de distribuer à nouveau le foin dans plusieurs zones afin d’inciter les chevaux à se déplacer davantage : c’est à la fois essentiel pour leur métabolisme (le cheval est un animal de mouvement et sa bonne santé est conditionnée à un déplacement quotidien conséquent), et également pour ne plus sur-solliciter la seule zone de nourrissage qui est actuellement utilisable.
  • Des dalles de stabilisation que je pourrai installer dans l’entrée du parc, où je conserverai la zone de nourrissage actuelle mais en la rendant à nouveau praticable dans des conditions décentes. Je pourrai par la suite récupérer ces dalles pour les installer dans la future équi-piste au moment de son aménagement.
  • Divers petits éléments pour passer l’hiver : quelques raccords pour réparer l’arrivée d’eau qui alimente les bacs, une pelle à crottins, quelques seaux neufs pour distribuer les aliments, etc.

Pour tout cela, j’ai besoin de 5.000€ en tenant compte de la commission pour la campagne de crowdfunding et des frais pour offrir les contreparties.

 

Palier 2 : Si l’on arrive à dépasser ce premier palier, alors je pourrai profiter du surplus pour aménager la nouvelle équi-piste des chevaux :

  • Du matériel pour construire une zone d’abris naturalisés pour les chevaux : l’idée est de fabriquer des abris intégrés dans le paysage, et végétalisés. Mon mari étant féru de construction écologique, il n’attend que ça pour donner libre cours à son imagination !
  • Du matériel de clôture : parce que pour monter le nouveau parc, je ne peux pas enlever le ruban déjà utilisé dans l’ancien… qui commence à marquer le poids des années, qui plus est. Je compte opter pour 3 ou 4 hauteurs de ruban de 12 mm, d’une couleur bien visible. Il me faut aussi des isolateurs, des poignées, des raccords. Mais pas de piquets : on a largement assez d’arbres à disposition !
  • Viabiliser les chemins d’accès : le parc est longé sur les côtés Est et Ouest par deux chemins qui seront utilisés notamment pour apporter les stocks de foin jusqu’à leur destination. Mais ces chemins n’ont pas été entretenus depuis des (dizaines d’)années et ont besoin d’un bon coup de nettoyage et d’une mise à niveau du sol pour être utilisables. J’ai besoin de faire intervenir une personne équipée pour faire ce travail, comme celle qui est venue pour rendre carrossable le chemin qui nous permet de rejoindre la route.

Je pourrai faire tout cela si la cagnotte dépasse l’objectif initial de 2.000€ : j’ai compté dans cette somme la commission Ulule, ainsi qu’une augmentation des contreparties en conséquence :)

 

Palier 3 : Si l’on arrive à dépasser ce second palier, l’argent supplémentaire me permettra de m’équiper pour commencer l’éco-pâturage (pour lequel j’ai déjà des propositions de terrain !) :

  • Un stock de piquets mobiles de bonne qualité pour pouvoir monter et démonter un parc mobile.
  • le ruban pour faire la clôture,
  • et bien sûr tous le petit matériel associé : isolateurs, raccords et poignées nécessaires.

Pour le reste, je pourrai faire avec l’existant (bacs à eau, tonne à eau pour les alimenter, électrificateurs solaires, etc.)
Ces investissements représentent environ 2.500€, comprenant la commission d’Ulule et une nouvelle revalorisation des compensations proposées.

 

Palier 4 : Si, finalement, on arrive à atteindre (voire, à dépasser !) les 10.000€, alors je pourrai envisager d’investir dans des équipements plus conséquents, comme par exemple :

  • un petit tracteur d’occasion,
  • un tunnel agricole pour stocker efficacement le foin,
  • des râteliers à foin pour les chevaux,
  • un « vrai » sol de carrière,
  • du matériel pour construire un « forest trail »,…

La liste n’est ni ordonnée, ni exhaustive ! Il y a tellement de choses dans lesquelles on peut investir que l’on trouvera toujours une bonne utilité aux participations :)

À propos du porteur de projet

Je m’appelle Marie-Laure Guénot, j’ai 39 ans, je suis une femme, une épouse, une maman, une agricultrice, une chercheuse… et une insatiable curieuse ! La création de Terres et Chevaux est pour moi l'aboutissement d'un itinéraire très personnel, constellé d'expériences diverses qui ont toutes participé à construire ce que je suis aujourd’hui.

Côté académique, je suis docteure en sciences du langage, spécialisée dans le domaine de la modélisation des systèmes complexes (dont l'environnement fait partie, tout comme la langue !). L'université, la recherche et l'enseignement m’ont appris à être efficace et autonome, à m’auto-former continuellement et à imaginer des solutions innovantes.

Et puis il y a ma vie parallèle, celle où j’ai depuis toujours été très impliquée à titre privé dans le monde du cheval et dans le monde agricole : j’ai grandi en passant mes journées dans des centres équestres de campagne, puis j’ai habité dans des fermes, j'ai eu la responsabilité de troupeaux et de terres, ce qui m’a demandé de me former à ces domaines par la pratique sur le terrain.

Jusqu’à ce que, entre 2009 et 2014, les pièces du puzzle s’assemblent progressivement et que tout cela ne fasse plus qu’un : c’est là qu’est né Terres et Chevaux, l’écurie, les ateliers, le design, l’accompagnement. À la fois enracinée dans ma chère Provence et parcourant la francophonie à la rencontre de personnes extraordinaires ; à la fois dehors qu’il pleuve ou qu’il vente et sur ma paillasse à imaginer des solutions innovantes pour des projets variés ; à la fois profitant du silence simple des chevaux et du dynamisme bouillonnant des ateliers... Je n’ai jamais su trancher, j’ai choisi le tout !

Ma maxime est une petite phrase de Jean Sur qui m'a accompagnée tout au long de mon chemin :

« Penser ce qu'on sent, dire ce qu'on pense, faire ce qu'on dit. »

 

Pour la petite histoire…

Parallèlement au développement des écuries, parce que j’ai toujours eu à cœur de partager les connaissances et que j’aime particulièrement les rencontres et le contact humain, j’anime à la demande des ateliers de formation pour les particuliers et les professionnels, sur ce que j’ai appelé « l’agro-écologie équine », où se mêlent joyeusement permaculture, besoins fondamentaux des chevaux, techniques d’installation d’équi-pistes, bases d’agro-écologie, gestion de prairies, notions sur l’alimentation équine…

Je propose également des services de design d’infrastructures équestres sur mesure, dans lesquels je tiens compte aussi bien des besoins des chevaux en présence, que de ceux des humains qui s’en occupent, et des caractéristiques de l’environnement. À ce titre j’accompagne déjà une vingtaine de projets à petite et à grande échelle, de particuliers et de professionnels, dans toute l’Europe francophone.

Je suis présidente de l’association Équi-Pistes, qui a pour but d’aider les personnes intéressées par ce type d’hébergement à partager leurs expériences et à faire profiter l’ensemble de la communauté des connaissances individuelles. L’association propose notamment un forum de discussion, des fiches techniques synthétiques sur différents sujets, ainsi que des rencontres locales pour fédérer la communauté, faire connaître le système et échanger sur nos expériences.

J’organise régulièrement des rencontres de travail entre les professionnels qui interviennent aux écuries, de manière à ce que l’on puisse plus facilement travailler main dans la main et développer nos compétences collectivement.

Je profite de l’existence de mon écurie pour y accueillir des intervenants rares dans la région : enseignants d’équitation dont l’expérience est originale et singulière, professionnels qui œuvrent pour l'amélioration du confort du cheval et/ou du cavalier, pratiques avec les chevaux au-delà de l’équitation… sous forme de stages, de conférences, d’ateliers, mais aussi des rencontres toutes simples, d’apéros ou de pique-niques informels. Toutes les occasions sont bonnes pour créer et entretenir le lien, c’est ce qui nous rend plus humains, et par là plus conscients, plus présents au monde, plus actifs et constructifs.