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La Ligue des écrivaines extraordinaires

5 romans écrits par 5 écrivaines, pour révéler les agentes de la Ligue

  • Pour un extraordinaire étui et le trésor des autrices !



    Mes chairs succulentes,

    Au petit matin, une délégation des autrices a pénétré dans ma bibliothèque d’enfer, elles traînaient le graphiste qui se débattait en gémissant des pleurs déchirants — j’ai d’ailleurs craint pour les feuilles de mes livres —, à propos d’une couverture à rendre la veille au Maître de l’étrange, lequel m’accuse de trop écouter les humaines et de les autoriser à rentrer comme dans un moulin : le monde est infernal sur Terre et dans l’au-delà ! 

    D’après leur cahier de doléances, elles se plaignaient des moisissures dans la confiture de figue et de la poix ardente sous leur matelas, celle-ci gênerait leur sommeil tant leur peau est fragile. Après deux siècles d’insomnie, j’ai failli m’endormir en le lisant. Mais, parmi les balivernes du même tonneau, il apparaîtrait que le financement est à une phalange du fabuleux étui pour les cinq romans, et à deux doigts de l’augmentation des gages des autrices. Elles m’avaient apporté une main déterrée dans le potager de mon cousin pour me démontrer la justesse de leurs calculs.

    Par tous les démons de la création littéraire, elles ont raison !

    Je m’endormais sur les lauriers de ma gloire naissante, me voilà éveillée plus que jamais pour vous exhorter, chers soutiens au cœur tendre, de redoubler vos partages. Parlez de la Ligue des écrivaines extraordinaires pendant les repas en famille, chuchotez de bouche à oreille la confidence à vos amis, faites courir votre plume sanglante sur vos pages de blogs et répandez la bonne news sur les réseaux sociaux, je vous en conjure !

    Le sort de l’étui et de l’escarcelle des autrices est entre vos mains.

    (Mais non, les autrices, pas la vôtre, vous pouvez la rendre au Maître, et ramenez-lui son graphiste avant que ses larmes détrempent tous mes livres)

    Votre Démona dévouée

  • Découvrez la Ligue des écrivaines extraordinaires : Nelly Chadour et Anne, Emily et Charlotte Brontë contre la Momie

    Pourquoi la Ligue ?

    Parce que ça ressemble à ligoter et l’Aligoté, des mots très charnels. Et comme on a eu trop de ligues de cons mascu (je te vois la Ligue du LOL), l’idée de redresser la barre en montrant qu’il y aura toujours des bandes de zouzes pour se liguer contre les forces du Mâl(e), forcément, ça fait danser la gigue à mézigue. Et quand, en plus, il s’agit de bas bleus qui démontrent que si la plume est plus forte que l’épée, un coup de claymore met tout le monde d’accord, je signe !

    Pourquoi les sœurs Brontë ?

    Parce que de tous les membres de la ligue, elles sont celles dont j’ai préféré les romans. Et puis, elles sont déjà des personnages romanesques à elles trois. Quand on se penche sur leur vie, en apparence si paisible dans leur Yorskshire natal, on découvre un trio étonnant d’enfants précoces se créant des mondes imaginaires, orphelines de mère qui ont aussi vu mourir leurs deux sœurs aînées, témoins impuissantes de la déchéance du seul membre masculin de la fratrie, pourtant le plus prometteur, amours malheureuses et, bien sûr, destin tragique. Sans compter trois caractères incroyablement affirmés et complémentaires que j’ai un tantinet accentués pour en faire de véritables figures à la fois touchantes et héroïques.

    Pourquoi la Momie ?

    Parce qu’elle sent le parchemin et le sable chaud. Et ça colle pile à la folie d’égyptologie qui avait agité l’Angleterre des années 1840 : on se chauffait à la momie à la place du bois de chauffe, on se préparait des décoctions à la poudre de momie blanche en croyant que ça guérissait de tous les maux, on utilisait les momies dans les champs comme fertilisant. Bref, la vieille Europe et l’Angleterre en particulier, se foutant comme d’une guigne de piller les tombes d’une civilisation disparue, pour des motifs aussi crétins que soigner la gerbe, faut pas s’étonner que la Momie, elle l'’ait bien mauvaise et vienne semer la terreur à Londres.

    Nelly Chadour

     

    Anne, Emily et Charlotte Brontë contre la Momie

    L'étrange histoire : Depuis l’au-delà que Jeanne-Marie Leprince de Beaumont hante, le projet incroyable de la conteuse est une réussite. En leur révélant leurs aptitudes à penser et agir sur l’univers, elle a éveillé les consciences engourdies des femmes : la Ligue des Écrivaines Extraordinaires est née. Mais la liberté pèse, Ann Radcliffe en ressent le poids des responsabilités sur ses articulations vieillissantes dans la diligence qui l’emporte vers Mary Shelley, éprouvée par les morts de ses enfants et au désespoir après la noyade de Percy, son amour. L’esprit acéré de Jane Austen l’accompagne heureusement pour convaincre la jeune veuve que seule leur alliance vaincra l’abominable Carmilla.

  • Découvrez la Ligue des écrivaines extraordinaires : Élisabeth Ebory et Ann Radcliffe, Jane Austen et Mary Shelley contre Carmilla


    On peut dire que je me suis lancée dans cette aventure
    parce qu’elle est extraordinaire, inspirante, et fabuleusement fun.
    Une histoire pulp à la Buffy contre les vampires emmenée par trois immenses dames de lettres du XIXe anglais, c’est la parfaite synthèse de tout ce que j’aime !
    En plus, La ligue contre Carmilla, comme le dit un certain Melchior Ascaride, c’est un peu les Avengers de la littérature gothique : alors, il fallait que je l’écrive. Imaginer une dynamique d’équipe entre mes héroïnes, de leur rencontre qui fait des étincelles au combat qui les unit, est vraiment passionnant. Et il y a aussi le travail d’équipe entre plumes contemporaines : il faut rebondir sur des idées ou des caractéristiques mises en place par Cat, Bénédicte et Marianne, les intégrer et les faire vivre. Un vrai jeu d’écriture, qui rend le sujet encore plus intéressant !

    La ligue est composée d’Ann Radcliffe, Jane Austen et Mary Shelley. Leur ennemie commune : la vampire Carmilla.
    Trois héroïnes. Trois styles. Mais elles sont toutes exceptionnelles – et apprendre à mieux les connaître est un véritable plaisir !
    J’ai rencontré Jane Austen à travers l’adaptation télévisée de la BBC avec Jennifer Ehle et Colin Firth. J’étais jeune, inconsciente – et je me disais : « ces Anglais sont fous, ça ne peut pas être drôle comme ça !… »
    Et pourtant si.
    Jane Austen, c’est une observation chirurgicale des comportements et une ironie cinglante dans les affaires de cœur et de famille. La conjugaison parfaite du charme désuet et d’un mordant sans pitié…
    Faire de cette demoiselle fine mouche une héroïne intrépide avait tout pour me plaire.
    Ensuite, Mary Shelley. J’ai rencontré les Shelley à travers une anthologie de poésie anglaise en V.O., découverte dans la cave de la maison familiale. Puis, j’ai étudié Frankenstein pendant mes études, autour de la thématique du monstre. C’est là que j’ai été frappée par ce simple fait : à moins de vingt-cinq ans, Mary rédige un mythe moderne. Elle invente une « chose » qui va pénétrer si profondément dans la conscience collective qu’il est impossible aujourd’hui d’en ignorer l’existence. On est à l’aube du XIXe : l’idée de la science accouchant d’un monstre devient un roman lors... d’un jeu littéraire !… Deux siècles plus tard, la création du mythe est elle-même un mythe, et la créature de Frankenstein est toujours d’actualité, dès que l’on parle manipulation du vivant.
    En en apprenant plus sur Mary, je comprends mieux comment elle a pu donner naissance à ce monument et je reste soufflée par son talent.
    Enfin, Ann Radcliffe. Pour tout dire, je connaissais beaucoup moins cette dame que ses deux compagnes. Je l’ai rencontrée avec la Ligue et je ne suis pas déçue du voyage ! De son temps, Ann a si bien marqué les foules qu’elle a inspiré nombre d’auteurs, de Jane Austen à Paul Féval. Son héritage est une œuvre littéraire novatrice, mais il a dépassé ses propres mots. Elle a enfanté un genre – le roman gothique – qui influence tous les jours encore la pop culture. En d’autres termes, elle est notre mère à tous, nous adorateurs de choses étranges et sombres qui rampent la nuit !

    Et la méchante ?
    Carmilla.
    Son nom est beau. Son nom est rouge à mon oreille. Son nom est déjà synonyme d’une chose rare…
    Regardons de plus près quelques vampires bien connus : Dracula, Lestat (et Louis)… et comment il s’appelle déjà ? A h, si : Edward Cullen (!)...
    Des hommes.
    À croire que mordre et posséder serait purement masculin. Eh oui : c’est connu, les filles, c’est gentil et tout mignon, ça ne déchire pas à grand coup de dents dans un élan délirant de passion,
    Carmilla…
    Vampire vénéneuse, elle jette ce qui ne l’intéresse pas, s’amourache des plus jolies jeunes femmes et les saigne lentement, comme une drogue vous rend fou… Ce n’est pas un personnage secondaire, ou une reine lointaine et désincarnée : non, elle est l’incarnation de premier plan, la vampire. Dans ce projet purement féminin, avoir une méchante avec un e, est un vrai… enchantement.
    Évidemment, je me suis posé la question suivante : « dois-je ou non laisser Carmilla dans son état originel ? »
    Le Fanu en fait une vampire qui aime les femmes. Présenter le mal incarné comme une lesbienne avait quelque chose de perturbant – peut-être cette réflexion elle-même était trop bien-pensante, mais bon... Je me suis dit alors que l’enjeu était ailleurs : nier qui est Carmilla ne lui rendrait pas service. Mais il ne faut pas oublier qu’elle sort tout droit du XIXe siècle. L’idée a donc été de la faire évoluer, de lui donner des nuances. J’espère avoir relevé le défi : ne pas avoir trahi le personnage, ne pas avoir trahi mes convictions, et offrir une méchante aux multiples facettes.

    Élisabeth Ebory

     

    Ann Radcliffe, Jane Austen et Mary Shelley contre Carmilla

    L'étrange histoire : Depuis l’au-delà que Jeanne-Marie Leprince de Beaumont hante, le projet incroyable de la conteuse est une réussite. En leur révélant leurs aptitudes à penser et agir sur l’univers, elle a éveillé les consciences engourdies des femmes : la Ligue des Écrivaines Extraordinaires est née. Mais la liberté pèse, Ann Radcliffe en ressent le poids des responsabilités sur ses articulations vieillissantes dans la diligence qui l’emporte vers Mary Shelley, éprouvée par les morts de ses enfants et au désespoir après la noyade de Percy, son amour. L’esprit acéré de Jane Austen l’accompagne heureusement pour convaincre la jeune veuve que seule leur alliance vaincra l’abominable Carmilla.

  • Découvrez la Ligue des écrivaines extraordinaires : Cat Merry Lishi et Mary Shelley contre Frankenstein

    Peut-on résister à un projet irrésistible ? Facile, la réponse est dans la question : non, évidemment.

    La proposition est tombée dans ma boîte à mails avec autant de vacarme qu’un pneumatique du Gérant. Mon esprit logeait toujours à l’Institut d’Imago en train d’ourdir la suite de la Conjuration des fous, il a sursauté et soudain pris ses cliques et ses claques pour courir vagabonder dans les limbes de la Ligue. C’était comme un départ pour de longues vacances vers l’exotisme d’un monde peuplé de vampires, de momies et de loups-garous, le dépaysement assuré loin de mes sphinx et de mes gorgones…

    Hum, on a les désirs d’évasion que l’on peut, n’est-ce pas.

    Et puis il y avait Mary Shelley, la fascinante Mary Shelley qui, en 1816, du jour au lendemain après un défi lancé par deux grands poètes, crée Frankenstein.

    Oh, je les imagine se rejoignant sur la pente herbue au-dessus du lac Léman. Les Shelley ont grimpé depuis leur cabane de pêcheur, près du rivage, laissant leur bébé Willmouse dans son berceau sous la garde de Claire Clairmont, la demi-sœur de Mary. Lord Byron et son médecin, John Polidori, les accueillent à la villa Diodati et, dans le crépuscule des nuits d’été, comme nous l’avons sûrement tous fait, ils se racontent des histoires de fantômes venus d’Allemagne.
    Albé, comme ils surnomment Byron, discoure avec un ton péremptoire, Percy Shelley s’enflamme en lui répondant tandis que les désirs confus de Polidori, plus jeune et incertain, l’agitent, mal à l’aise. Mary les écoute et intervient d’une voix douce et précise, fille d’une philosophe précurseure du féminisme, Mary Wollstonecraft, et éduquée selon les principes maternels par son père veuf, le théoricien progressiste William Godwin, les duels oratoires ne l’effraient pas. À dix-neuf ans, elle est déjà de taille à participer à la conversation des trois hommes plus âgés sans se laisser démonter.

    Quelques jours après, elle entame la rédaction de Frankenstein, en 1816, à peine adulte, une femme et une mère de famille. Deux siècles plus tard, son monstre hante notre imaginaire, elle a créé un mythe moderne, semé les graines de ce qui deviendrait la science-fiction, c’est impressionnant.

    Et puis, quel monstre ! Fabriquée dans un laboratoire par Victor Frankenstein, un savant exalté et irresponsable, la créature surhumaine combine l’horreur de son physique amélioré et la faculté d’évoluer à grande vitesse, un Terminator ! Quoi qu’en dise dans son roman Mary, trop bienveillante pour leurs âmes tourmentées, ces deux-là nous auraient bien éliminés de la surface de la Terre sans sourciller, en se plaignant encore du chagrin que nous leur causions, car nous les obligions à nous détruire.

    Heureusement, Mary a découvert la vérité.

    Vous commettriez une grosse erreur en pensant que ce duo infernal la terroriserait, elle avait déjà affronté la société britannique le livre de sa mère à la main, A Vindication of the Rights of Woman, une défense des droits de la femme à « se tenir debout, vivant de son travail, au lieu de courber la tête. » Vous serez moins surpris d’apprendre, dans Mary contre Frankenstein, qu’en 1819, elle a mis toutes ses ressources cérébrales et ses connaissances scientifiques au service de la Ligue pour éradiquer la menace, avec quelques recours plus pratiques aux armes par destination, la scie chirurgicale, par exemple.

    Cat Merry Lishi

     

     

    Mary Shelley contre Frankenstein

    L'étrange histoire : Lorsqu’elle entama la rédaction de Frankenstein, le Prométhée délivré, Mary Shelley n’imaginait pas que, parmi les contes d’horreur racontés par Shelley, Byron, Polidori et elle au bord du lac Léman, celui qui l’inspirait était véridique. Quand elle l’apprend, sans pouvoir révéler au monde la réalité de la menace, Mary se résout à lutter seule pour préserver les siens des perversités du scientifique et de sa créature. Sa détermination de femme libre et ses connaissances lui donneront toutes les audaces face aux cruautés du monstre.

  • Découvrez la Ligue des écrivaines extraordinaires : Marianne Ciaudo et Jane Austen contre le Loup-garou

    Lorsque Melchior Ascaride m’a contactée en début d’année pour me parler du projet, j’étais en proie à des doutes profonds au sujet de l’écriture. Son enthousiasme et l’originalité du projet m’ont séduite. Alors, même si c’était un genre et une thématique aux antipodes ce que je bidouille habituellement, j’ai accepté. L’idée de s’approprier un morceau de vie d’une écrivaine célèbre pour la confronter à un monstre dans un récit d’aventures est une mine incroyable d’inspiration. J’ai aussi apprécié que ce soit une série, avec un lien, un flambeau qu’on se passe entre autrices. Écrire est une activité solitaire, le principe de la Ligue change la donne. Même si nous travaillons chacune sur nos projets, il y a une émulation, un soutien.

    Le choix de Jane Austen était une évidence. Je crois que c’est d’ailleurs elle qui m’a convaincue d’oser l’aventure. Je ne suis pas certaine que je me serais lancée pour une autre ! Je n’apprécie pas la littérature classique et par conséquent, je la connais très mal, Austen est une exception. Comme beaucoup, je l’ai découverte par les adaptations télévisées de la BBC. J’ai lu tous ses bouquins en anglais, sauf Lady Susan. J’ai dû donc tous les relire en français pour m’approprier le vocabulaire de l’époque. Quel sacrifice !

    Je connaissais l’œuvre, je l’appréciais. Mais je ne connaissais pas la femme. Une lacune à laquelle j’ai tâché de remédier au mieux. On la présente souvent comme féministe, mais finalement, les sources historiques sont limitées et très subjectives. Je crois que le terme est anachronique. Elle fait preuve d’une ironie mordante frisant parfois le cynisme, voire la méchanceté dans certaines de ses lettres. C’était une femme cultivée dans un milieu conservateur et rigide qui a intégré les codes et les convenances de son rang et pourtant, elle écrivait des satires sociales, sous couvert d’histoire d’amour. Elle avait une conscience fine des limitations et des inégalités entre les hommes et les femmes. Je crois que la fiction était pour elle sa façon d’agir sur un monde où son sexe était muselé.

    La thématique du monstre me fascine depuis des années. Avant d’attaquer cette novella, je travaillais sur un projet avec des créatures du folklore japonais. Le loup-garou, dans sa dualité, son ambiguïté, est une figure complexe et protéiforme. Très vite, je savais que je voulais retourner aux croyances et fables moyenâgeuses en y ajoutant une dimension psychologique forte. C’est une discussion avec Christine Luce qui m’a donné la pièce manquante (que je ne vous divulgâcherai pas ici !). J’ai donc bricolé une créature hybride, qui se glisse dans une campagne paisible avec une logique d’attaque très spécifique.

    Pour la dimension féministe du texte, j’étais embêtée par le conservatisme de Jane qui reste une femme privilégiée, coupée des réalités du peuple, surtout à l’âge où j’en fais mon héroïne. Alors, j’ai ajouté des personnages féminins en marge, plus libres : une jeune servante française muette, née en France peu avant la Révolution, une rebouteuse célibataire et indépendante et enfin, une autre femme d’une nature très particulière...

    Marianne Ciaudo
     

    Jane Austen contre le Loup-garou

    L'étrange histoire : Rythmé par les sermons dominicaux de son père, le quotidien de Jane a l’aspect bien réglé d’une feuille à musique entre les visites de la gentry et les célébrations saisonnières. Quand les moissons s’achèvent, la petite ville de Steventon se préparerait à s’endormir pour l’hiver si la découverte d’une enfant à demi dévorée ne bouleversait pas la population. Un veuf éploré reprenant pied en société, une bonne muette qui aurait des choses à dire, l’arrivée d’un étranger, des chiens errants et une sorcière dans les bois, les détails s’accumulent hors de l’ordinaire et bousculent les habitudes épistolaires de l’écrivaine. Un deuxième cadavre rongé l’obligera à quitter sa plume pour agir.