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De l'eau pour les cocottes...

...mais de pluie !

À propos du projet

Installée depuis 2016 à Willeman, Pays des 7 vallées, j'élève des cocottes de races régionales pour le plus grand plaisir des gourmands :

Poulet d'Estaires,

Canard de Bourbourg,

Dinde rouge des Ardennes,

Oie des Flandres.

Et parce que le poulet d'Estaires est parfois considéré trop petit ou sa chair un peu trop ferme, j'élève aussi depuis ce début 2017 des Poulets roux fermier.

Les cocottes mangent des céréales cultivées à moins de 10km, dorment dans de la paille récoltée dans les champs alentour et, parfois, consomment des compléments alimentaires issus de l'agriculture biologique : pas de chimie trop complexe, hors de la chaux ou de la terre de diatomée, pas de traitement trop lourds hors du vinaigre aux plantes ou de l'argile aux huiles essentielles pour assécher la litière, pas de soja OGM pour doper la croissance... Mais des parcs qui se boisent et se végétalisent pour apporter ombre et protection contre le vent, nourriture et agréments : chasser l'insecte caché, c'est fun ! Dégoter une grenouille ou une musaraigne, c'est carrément Noël ! Des logements en bois sur pilotis les accueillent pour la nuit, et les protègent du froid et des renards, tandis qu'un toit translucide permet un éclairage respectueux des cycles naturels.

Pour terminer ce joli tableau, des citernes d'un mètre cube permettent de récolter l'eau de pluie, naturellement bonne pour les cocottes : le Pas-de-Calais est généreux en pluies de toutes sortes, avec une moyenne de 750mm d'eau/an vers la côte, il serait donc dommage de ne pas profiter de cette manne. J'ai choisi la récupération d'eau de pluie plutôt que le forage car cette techniue sera moins invasive, et moins préjudiciable sur le moyen et le long terme : une pluie de 20mm sur le toit de 50m2 suffit à remplir une citerne de 1000L, tandis qu'une petite part de ces 20mm n'atteindront la nappe phréatique qu'après des mois d'un long voyage. Les forages se multiplient et les nappes phréatiques, même dans le Nord de la France, montrent des signes de faiblesse alors que d'autres solutions existent, plus simples, plus faciles, plus efficaces... et moins onéreuses !

A quoi va servir le financement ?

Mais Je n'ai que 4 cuves pour le moment, ce qui n'est pas assez pour abreuver tout le monde quand tous les parcs sont pleins. Une poule boit chaque jour jusqu'à 300ml d'eau, un canard consomme jusqu'à 4L d'eau/jour en bains et jeux... alors 4000L pour 250 gallinacées et une centaine de palmipèdes, c'est peu. Sans compter que les 2 cuves accolées au toit de la maison, de 50m2 environ se remplissent avec une pluie de 40mm, mais les 2 cuves accolées aux cabanes des cocottes, avec un toit de seulement 5m2, c'est beaucoup moins rapide... environ 100L dans la cuve pour une pluie de 20mm : c'est lent...

Une cabane équipée d'une citerne de récupération d'eau de pluie, une autre dont la gouttière attend patiemment...

Dès juillet, avec la baisse des précipitations, il me faut aller à la riviérette tirer de l'eau, donc 6 cuves supplémentaires ne seraient pas de trop ! Une cuve de 1000L par logement me permettrait de tenir environ 3 mois sans pluies, ce qui arrive rarement dans le Nord mais arrive malgré tout, comme cet été et automne 2016, très secs avec seulement une dizaine de pluies en 3 mois, et pas des plus abondantes avec moins de 30mm en tout...

Et il me faudrait des citernes noires, opaques, afin de ne pas laisser algues et insectes se développer, car l'une des cuves, installée depuis plus de 3ans, présente des colorations verdâtres et, lorsqu'elle se vide, une trop forte concentration de minuscules virgules remuantes et peu avenantes...

Il me faudrait donc collecter 1000€ :

  • cuve-citerne noire sur palette, 1000L, 99€90 x 6 = 599€40
  • robinet arrosage laiton, 17€90 x 6 = 107€40
  • accessoires pour relier les cuves aux gouttières, à définir selon l'endroit où sera installée la cuve, estimé à moins de 100€ l'ensemble
  • accessoires pour filtrer l'eau entre la sortie de gouttière et la citerne, idéalement des égouttoirs avec filtre de tissu moustiquaire, estimé à moins de 100€ l'ensemble
  • frais liés à cette campagne.

Bien évidemment, tout excédent récolté trouverait rapidement utilité :

  • de nouvelles batteries avec panneau solaire, de ce type, seraient achetées pour sécuriser un peu plus le terrain : des clôtures électriques ont en effet permis de ne plus perdre de volailles sous les crocs du renard, et d'isoler les jeunes arbres et végétaux récemment plantés de l'appétit des cocottes ;
  • une tronçonneuse thermique, comme celle-ci, pour élaguer les 400m de haies, futures cloisons anti-vent et refuges pour la faune sauvage, cantines pour cocottes et fournisseurs de fruits divers et variés pour les gourmands. Une taille à 1,80m protège contre les grands vents de Sud-Ouest battant la pente et les îlots d'arbustes, taillés à 1,40m max offriront des multitudes de caches où les cocottes pourront se reposer et s'abriter...

Quelques arbustes replantés cette année, semés par les oiseaux ou le vent, et collectés sur le terrain

  • des clapiers pour quelques lapins, comme celui-ci, ce qui permettrait d'enrichir le catalogue de gourmandises de la ferme, des végétaux frais cueillis sur mes parcelles, et d'autres secs fauchés dans les environs, sans oublier quelques grains, formeraient leur ordinaire ;
  • enfin, un système de fermeture des parcs type volière sera certainement nécessaire d'ici quelques années, en raison des risques de grippes aviaires, ce qui sera surement l'objet d'une autre demande de financement participatif, le budget estimé étant d'environ 5000€ pour un peu plus de 3500m2...

À propos du porteur de projet

Après une hémorragie cérébrale qui me laisse quelques séquelles persistantes, il m'a fallu trouver à me réorienter : j'avais perdu 15 ans de mémoire, papilles et odorat, et il me fallait faire de la rééducation tous les jours pour tenter de récupérer ce qui serait récupérable...

Travailler la terre m'intéressait beaucoup, mes plus belles vacances étant celles passée vers mes 7 ou 8 ans, en Normandie, chez des cousins de ma grand-mère : je me levais, sans réveil, au petit matin, pour aller chercher les vaches pour la traite, puis courais jusqu'au poulailler. Et le soir, on remettait ça. Et il y avait eu les moissons aussi, que je passais perchée sur le tracteur aux côtés du cousin... C'était une belle vie, des activités concrètes, un travail dont on voyait les résultats de suite... C'était pourtant un métier mal vu par chez moi, et j'ai gardé longtemps ces souvenirs dans un coin de l'esprit.

Mais, après m'être rendue compte que la vie était courte et fugace, j'ai décidé de me lancer, apprenant au fil des lectures et rencontres, faisant des essais en wwoofing et chez un agriculteur. Finalement, aidée par ma mère, je me suis installée à Willeman et, devant la pente du terrain, ai orienté mes activités vers de l'élevage de volailles de races régionales, ce qui me permet de travailler selon mes capacités et de gérer mes horaires et douleurs.

Et je m'amuse bien ! Les cocottes sont toutes mignonnes, le travail est varié, entre le nettoyage des litières et les approvisionnements de mangeoires et abreuvoirs, les tailles d'arbres, aromatiques et pelouses, les mélanges à préparer pour nourrir palmipèdes et gallinacées en fonction de l'âge et du statut, le bois à couper et le potager : pas l'temps de s'ennuyer et tellement à cogiter !

Poussins d'Estaires à peine éclos

Retrouvez-moi sur le blog, où vous trouverez de nombreuses recettes, le parcours de recherche du projet et des infos sur la ferme ; sur le site, pour des infos plus généralistes sur le fonctionnement de la ferme et le catalogue des propositions ; et sur Facebook, pour le quotidien des cocottes et des humains présents sur la ferme, et les souvenirs...