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Contes inédits de Baldomero Lillo

Traduction, édition et distribution digitales en accès libre !

À propos du projet

Le "père du réalisme social chilien", Baldomero Lillo (1867 - 1923), n'a pas écrit beaucoup, et pourtant, tous ces contes n'ont pas été traduits en français, et encore moins publiés. Aujourd'hui que l'édition numérique permet de diffuser très largement les littératures étrangères (à notre époque ou à notre pays), il serait dommage de se passer d'une version française de contes issus des différentes versions du recueil Sub-Sole (1907) - certains contes sont préférés à d'autres selon les éditions.

Je vous propose donc de réaliser ces traductions et de les éditer sous licence creative commun (BY NC SA) pour que tou-te-s celleux qui le souhaitent puissent se les approprier. Pour cette première récolte, je vous propose les contes suivants:

  • L'or, un sujet toujours d'actualité, nous donne l'origine métaphorique de ce précieux métal et nous avertit de ses effets sur les hommes.
  • L'âme de la machine aurait pu se retrouver dans le recueil précédent, Sub-Terra (1905), car il s'agit d'une description clinique du travail dans les mines, et plus précisément de celui du conducteur d'ascenseur.
  • La veillée funèbre est encore bien différent des deux autres et vous fera frémir de compassion.
  • Sub-Sole, aussi connu sous le nom de La ramasseuse de coquillage, se rapproche du précédent pour l'horreur sans hémoglobine qui nous est décrite, dans un style à la fois précis, sensible et détaché.

Vous pouvez déjà les lire sur mon blog.

Pour compléter cette sélection, et si l'idée vous plaît, je vous invite à en choisir trois autres parmi les textes évoqués à continuation - si vous avez le plaisir de lire en espagnol vous pouvez retrouver la première édition ici et là une édition différente, comprenant les contes Sub-Sole, Inamible et La trampa, tous trois absents de la première édition. A vous de voir si vous voulez poursuivre dans la diversité des styles et des sujets, ou si nous approfondissons un aspect de l’œuvre.

Dans la lignée de L'or, quand la métaphore prend le pas sur le réalisme, nous pouvons nous pencher sur Las nieves eternas (Les neiges éternelles), El rapto del sol (L'enlèvement du soleil), Irredención (neologisme, Irrédemption) ou, dans une moindre mesure, El vagabundo (Le vagabond). Le premier nous raconte comment un flocon de neige se retrouve partie prenante des neiges éternelles après avoir évité de nombreux obstacles. Dans le second, un roi plus que mégalo s'en prend au soleil et veut en faire son esclave. Le suivant nous présente le jugement dernier d'une princesse condamnée à l'enfer pour avoir ôté les fleurs de tous les pêchers de son verger, dans le but de s'en servir comme décoration lors d'une fête grandiose, entraînant ainsi la mort de milliers d'êtres vivants. Le dernier représente l'altercation mortelle entre un terrateniente et un faux prêcheur abusant de la crédulité et de la foi des paysans – ni l'un ni l'autre ne sont traités avec bonté par Baldomero Lillo. Nous observons également la mauvaise relation que le patron entretient avec son fils, aimé de toutes et tous. Ce conte étant une réécriture d'un conte préalablement édité dans le recueil Sub-Terra, La mano pegada (La main collée), je crois qu'il serait plus intéressant de le réserver pour une publication ultérieure, dans laquelle les deux seraient présents. Vous pouvez trouver une étude comparative de ces contes ici (en espagnol).

Il n'y a pas à première vue d'autres textes comme L'âme de la machine, mais, l'absence de narration de celui-ci mis à part, des contes comme La barrena (La vrille), En la rueda (Gallodrome), La trampa (Le piège), Cañuela y Petaca ou encore Quilapan. La compétition entre deux mines pour s'approprier du charbon sous-marin nous est détaillée dans La barrena. Gallodrome, comme son titre l'indique, nous plonge dans un combat de coq. Le troisième voit un lieutenant d'ingénieur concevoir un piège cruel pour attraper des voleurs de cuir particulièrement gênants, car les animaux sont dépouillés vivants. L'avant-dernier est un récit autobiographique dans lequel les cousins Cañuela et Petaca trament dans le dos de leurs parents pour pouvoir aller à la chasse. Quilapan, enfin, est le nom d'un mapuche dont la terre ancestrale est volée par son voisin, un grand propriétaire terrien.

Pour nous entourer de morts et frissonner dans une réalité imprégnée de fantastique, nous avons le choix entre El ahogado (Le noyé) ou El remolque (Le remorqueur). Dans le premier un homme est poursuivi par un noyé à qui il a volé une bourse pleine d'or, dans l'intention de récupérer l'amour de sa vie avec qui il devait se marier, avant que la famille ne reçoive un héritage inespéré. Dans le second, un père, capitaine de remorqueur, voit son fils, marin lui aussi, laisser son bateau couler pour que celui du père ne naufrage pas.

Enfin, hors catégorie pourrait-on dire, nous avons le conte, très drôle, Inamible, où l'on voit défiler un charretier devant un inspecteur, un préfet et un juge pour un crime qui n'existe pas - le port d'un animal « inamible » - mais que chacun confirme pour ne pas perdre la face devant ses subalternes. Mais, pour une fois sous la plume de Baldomero Lillo, tout finira pour le mieux. Cependant, j'aimerais garder ce conte pour ouvrir la prochaine récolte.

Ce n'est pas par ces temps de crise de l'édition qu'un éditeur peut se risquer à publier un auteur chilien du début XXème, même l'un des plus admirés d'entre eux - la traduction des trois premiers contes, par exemple, vaut environ 315 euros, au prix du marché.

Heureusement pour nous tou-te-s, il existe d'autre solution au marché pour voir naître une œuvre originale, car si ces contes sont déjà plus que centenaires, leurs fils naîtront, si vous le voulez bien, du métissage franco-chilien pour la première fois. En l’occurrence, il s'agit ici du financement participatif en vue d'une publication accessible à tou-te-s. J'espère cependant que nous pourrons créer une relation plus étroite, en formant, par exemple, une association… Mais ceci est une autre histoire que je vous conterai tout au long de la campagne, et même après.

A quoi va servir le financement ?

Le financement ne servira à rien de plus qu'à me permettre de vivre sommairement le temps de la traduction.

Cependant, si nous atteignons 550 euros, je trouverez un illustrateur chilien pour enjoliver le livre.

Si nous atteignons 1 100 euros, en plus d'avoir un livre illustré, je traduis 4 contes supplémentaires au choix.

Bien sûr, la première participation à 1.500 euros ne compte pas pour atteindre ces seuils, puisque, du fait qu'elle représente la participation à une rencontre littéraire, elle implique des frais, du temps et du travail supplémentaires, par rapport à la seule traduction.

À propos du porteur de projet

Je m'appelle Paul Bétous Catuhe et je suis latino-américaniste depuis plus de dix ans, je suis notamment diplômé de l'Institut des Hautes Études de l'Amérique Latine (I.H.E.A.L.) et traducteur depuis plus de 6 ans. Je me suis régulièrement rendu en Amérique du Sud depuis 2005 pour des séjours supérieurs à quatre mois, et je vis depuis 2015 au Chili, après avoir passé un an en Uruguay.

Autant dire que j'ai une forte proximité avec ce sous-continent, ce qui me permet de bien d'appréhender ses cultures, et notamment ses différentes modalités d'espagnol, non seulement dans leur unicité, comme la plupart des européens peu au fait de la vie quotidienne des peuples latinoaméricains, mais également dans leurs diversités. Je crois donc être particulièrement attentifs à la sensibilité particulière de leurs littératures.

Je suis, par ailleurs, auditeur puis lecteur depuis ma plus tendre enfance, ce qui me permet d'avoir, au-delà de mes études humanistes, une compréhension, si ce n'est exhaustive du moins approfondie, des textes ainsi qu'une approche sensible de leurs poésies.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter mon CV ici.