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Dibgou l'Egyptienne 2019

Partons ensemble à la découverte d’une cité millénaire de l’Égypte ancienne qui n’avait encore jamais été fouillée par les archéologues.

À propos du projet

Le tell Dibgou est l’un des sites les plus vastes et les mieux conservés du Nord-est du Delta du Nil. Situé sur les marges sud du Lac Menzaleh, dans la province de Sân el-Hagar (Tanis), il contient les ruines de l’ancienne ville de Dibgou, dont l’histoire se développe sur plus de deux millénaires et qui, jusqu’en 2014, était restée vierge de toute fouille archéologique.

 

 

Grâce aux recherches réalisées par notre équipe sur le terrain depuis 2014, la richesse de l’histoire de cette cité ancienne rejaillit peu à peu.

Alors que la ville n’était auparavant connue qu’à l’époque musulmane grâce à plusieurs textes du Moyen-Âge, notre première saison de fouille à Dibgou a abouti à la découverte exceptionnelle d’une cité pharaonique jusqu’à présent totalement inconnue, qui est née au cours du XIe siècle avant notre ère non loin de Tanis, alors nouvelle capitale de l’Égypte. 

La ville s’est ensuite développée tout au long des périodes grecque, romaine et byzantine, pour devenir une agglomération musulmane importante du Moyen-Âge, peuplée d’une vaste communauté copte.

 

 

Cette île du Lac Menzaleh a prospéré au cœur d’un large réseau urbain jusqu’à la fin du XIIe siècle de notre ère. Alors connue comme centre de production d’étoffes précieuses en lin, soie et fils d’or, et fournisseur officiel des califes et de leur cour, Dibgou était réputée pour la qualité et la finesse de ses textiles appréciés dans tout le Proche-Orient.

 

 

2015 - 2018 : toutes ces découvertes grâce à vous :) 

 

C’est, en 2019, notre cinquième rendez-vous sur la plateforme Ulule.

De 2015 à 2018, grâce au succès des quatre projets de financement participatif mis en œuvre et à la contribution de chacun d’entre vous, qui s’est généreusement jointe à celle des membres de notre association, nous avons obtenu des résultats spectaculaires qui ont continué de faire resurgir la splendeur de Dibgou :

  • La renaissance de la ville d'époque pharaonique 

En 2015, nous avons repéré la présence d’ateliers d’artisanat d’époque byzantine sur les marges nord du site et d’une nécropole populaire gréco-romaine dans sa partie sud.

Entre 2016 et 2018, nous avons découvert sur les flancs ouest du site un vaste quartier de la ville, dont l’histoire remonte au moins au VIIe siècle avant notre ère et qui s’est ensuite développé au cours de la période grecque. Un plan général des habitations et des rues qui le constituaient a été réalisé. Actuellement visible sur plus de 1000 m2, il s’étendait bien au-delà des limites de notre fouille.

 

 

Ce quartier d’habitation, dynamique et densément bâti, a continué d’exister aux époques romaine et byzantine avant de laisser place à la cité médiévale. Tel un livre à ciel ouvert, chaque page de l’histoire millénaire de la cité se superpose ainsi aux autres dans ce quartier ouest de la ville. Et de découverte en découverte, nous avançons vers une meilleure connaissance de cette cité ancienne, de son organisation et de son évolution.

 

 

Les premiers objets d’époque pharaonique jamais découverts à Dibgou ont commencé à émerger des profondeurs de la cité et attestent, eux aussi, de son dynamisme tout au long du 1e millénaire avant JC. Plusieurs éléments architecturaux en calcaire, vestiges probables du temple implanté à Dibgou dès ses origines, ont ainsi été mis au jour en divers endroits du site. Un lot d’oushebtis en terre cuite, ces statuettes funéraires qui accompagnaient les morts dans l’au-delà, a été retrouvé aux côtés d’un défunt, dans la nécropole découverte au Sud de la ville, tandis que nous avons eu le plaisir de découvrir un bel oushebti en faïence égyptienne, inscrit de hiéroglyphes, au cœur des vestiges du quartier ouest de la cité.

 

               

 

Amulettes et statuettes illustrent les croyances religieuses des habitants de la ville. Les nombreuses poteries et pièces de monnaie mises au jour au cœur des vestiges de la ville gréco-romaine font quant à elles rejaillir le quotidien de ses habitants. Tout ici illustre le raffinement et la vitalité de cette cité pharaonique dès l’aube de son histoire.

 

          

 

     

 

  • La découverte de l’enceinte du temple de la ville à l’époque pharaonique

Nécessaire à son bon fonctionnement, ce temple devait être implanté au cœur de la cité. Edifié en calcaire, il devait être clôturé par un mur d’enceinte destiné à le protéger du monde extérieur.

En 2016 et 2017, nous sommes descendus de près de sept mètres dans un large sondage réalisé dans la partie centrale du site. A environ quatre mètres sous la surface actuelle, nous avons découvert une quantité importante de blocs en calcaire ayant appartenu aux murs d’un ancien temple pharaonique, parmi lesquels se trouvait un bloc décoré de pendentifs en fleur de lotus.

 

 

A près de sept mètres sous la surface du sol, une partie du segment ouest de l’enceinte qui protégeait le temple à l’époque pharaonique a été découverte dans les tous derniers jours de notre saison 2017. En 2018, nous avons pu confirmer son identification. Ce mur de clôture, daté de l’époque gréco-romaine, est encore conservé sur près de quatre mètres de hauteur. Il s’agit du premier édifice monumental d’époque pharaonique jamais découvert sur le tell Dibgou.

 

 

Alors qu’elle était en pleine expansion, la ville s’est dotée d’une enceinte destinée à recevoir ses monuments cultuels. C’est autour de ce nouveau centre religieux que la cité a ensuite poursuivi son développement. A nous maintenant de découvrir le temple qui commanda il y a plus de 2000 ans l’emplacement de cette enceinte et l’aménagement de toute la cité.

La question se pose alors de savoir de quel côté du segment d’enceinte découvert était implanté le temple de la ville. En 2018, nous avons réalisé un sondage de plus de 10 mètres de profondeur qui nous a permis d’établir qu’il ne se développait pas vers l’est. Il est dès lors très probable que le temple de la cité prenait place à l’ouest du mur de clôture mis au jour.

 

 

  • La découverte d’une église au cœur de la cité médiévale, à une époque où la ville était majoritairement peuplée de Coptes.

 

 

Mise au jour en 2017 et 2018, cette église s’étendait sur environ 21 mètres d’Ouest en Est et 11 mètres du Nord au Sud. Elle connut plusieurs phases d’aménagement et s’intégrait à un ensemble architectural plus vaste. Sous le chœur de l’église, nous avons découvert une crypte qui ne put être que partiellement vidée.

 

 

Mêlant puissance et élégance, chaque partie de cette église en révélait toute la majesté. Ses colonnes surmontées d’arcades, ses pilastres, ses chapiteaux, ses espaces de prière ou sa tour d’escalier sont autant d’inestimables témoignages des pratiques religieuses des habitants de Dibgou il y a près de 1000 ans. La qualité de son mode de construction révèle encore une fois le raffinement de la ville de Dibgou au Moyen-Âge.

 

 

  • L’étude d’un vaste quartier d’habitation situé dans la partie orientale de la cité médiévale 

Le travail dans ce secteur s’est achevé en 2017. Parmi les trésors architecturaux découverts dans les habitations mises au jour, se trouvaient l’une des plus anciennes portes d’entrée en bois clouté connue au Proche-Orient, deux salles d’eau d’une qualité exceptionnelle qui n’ont jusqu’à présent pas leur pareille en Egypte, ou encore un escalier en bois remarquablement conservé.

L’élégance de l’architecture de ces demeures atteste du rang de leurs occupants, acteurs du dynamisme de la cité à une époque où son prestige se répandait bien au-delà des frontières de l’Egypte.

 

       

 

Les niveaux qui recouvraient cet ensemble contenaient les restes d’un abondant mobilier faisant écho au nombre impressionnant d’objets confectionnés en matériaux organiques découverts dans une zone de dépotoir au Nord de ce quartier d’habitation. Parmi ces trésors, les nombreuses pièces de tissu ornées de décors géométriques aux couleurs variées et plusieurs bonnets quasiment intacts confectionnés selon la technique du sprang étaient particulièrement remarquables.

 

      

 

 

L’ensemble de ces découvertes a permis de mettre en lumière le raffinement du mode de vie des habitants de Dibgou à une époque où la cité était réputée dans tout le Proche-Orient pour la qualité de ses ateliers de tissage. Pour découvrir plus en détail ce secteur : https://fr.ulule.com/dibgou-legyptienne-2018/.

 

  • En tout, ce sont plus de 600 objets que nous avons découverts entre 2015 et 2018 sur le tell Dibgou. S’ajoutent à cela les milliers de fragments de céramique récoltés lors de la fouille qui illustrent la longévité de la ville. Certains de ces objets nous ouvrent les portes de la Dibgou pharaonique. Les autres nous font pénétrer au cœur de la vie quotidienne des habitants de Dibgou il y a plus de 1000 ans.

 

 

Grâce à vous, la ville ne cesse de renaître au jour. Découvrant au fil des saisons ses quartiers d’habitation, son activité artisanale, ses nécropoles et ses lieux de culte, les objets qui constituaient le quotidien de sa population tout au long de son histoire, c’est emplis de ferveur et d’émotion que l’on se retrouve au cœur de la vie de ses habitants tout en contribuant à enrichir encore l’inépuisable histoire de l’Égypte ancienne.

 

 

Alors quel projet allons-nous réaliser ensemble cette année ?

 

La prochaine saison de fouille de la Mission Archéologique de Tell Dibgou se déroulera en septembre 2019.

Pour que nous puissions ensemble continuer de révéler les mystères de Dibgou, nous vous proposons cette année de mettre en œuvre, grâce à votre contribution, un secteur de fouille au centre du site dont l’objectif sera double.

 

 

1e objectif : poursuivre l’étude de l’église édifiée au cœur de la cité à l’époque médiévale et des aménagements qui l’entouraient afin de mieux comprendre les différentes phases de son histoire, l’évolution de son architecture au fil du temps et les modalités de son insertion dans le tissu urbain qui l’environnait. Nous continuerons également l’exploration de la crypte située sous le chœur du monument afin d’en apprendre davantage sur son histoire et la fonction qu’elle occupait au sein de l’édifice religieux.

- 2e objectif : approfondir la recherche du temple implanté au cœur de la ville à l’époque pharaonique. La question se pose ici de savoir ce que recouvrait l’église. Ce monument dédié au culte chrétien a en effet été découvert immédiatement au sud du segment d’enceinte qui clôturait le temple de la ville à l’époque pharaonique. Les églises ayant couramment été bâties sur les lieux d’anciens cultes païens, pourquoi cette église n’aurait-elle alors pas été construite sur les lieux d’un ancien temple pharaonique. C’est ce que nous essaierons d’établir en réalisant un important sondage à l’ouest de l’église. D’après l’emplacement du segment d’enceinte identifié en 2018, devrait se trouver à cet endroit, entre 7 et 9 mètres sous la surface du sol, la partie orientale du temple de la ville.

 

 

La renaissance de l’église médiévale de la ville et la découverte de son temple d’époque pharaonique seront le fruit de votre implication dans ce projet.

Les résultats que nous obtiendrons constitueront une avancée supplémentaire vers une plus juste perception de la naissance et du développement de la ville pharaonique et médiévale de Dibgou. Ils seront le point d’ancrage sur lequel nous pourrons nous appuyer dans les saisons à venir pour continuer de mettre au jour les éléments constitutifs de la cité, quartiers d’habitation, bâtiments administratifs, ateliers artisanaux, monuments cultuels et nécropoles.

 

 

La fouille du secteur envisagé, qui représente un travail de grande envergure, se déroulera sur trente jours et nécessitera la présence de 22 techniciens de fouille égyptiens, recrutés dans la ville voisine de Sân el-Hagar et encadrés par nos soins. Le coût d’une telle opération dépasse nos capacités budgétaires et c’est pour cela que nous avons besoin de la participation de chacun d’entre vous !

A quoi va servir le financement ?

Votre financement servira à prendre en charge le salaire des techniciens de fouille affectés à ce secteur.

En plus de mettre en valeur le patrimoine égyptien, et le dynamisme de l'archéologie en Égypte, la réalisation de ce projet, générateur d’activité et d’emploi, aura ainsi un impact humain et économique important dans la région de Sân el-Hagar.

 

 

Détail du budget (sur la base d’un taux de change à 1 € = 20 Livres égyptiennes) : 

22 techniciens de fouille (salaire + charges sociales + primes) sur 30 jours de travail = 7260 €.

  • 14 techniciens de fouille pour l’étude de l’église et de ses alentours : 4620 €.
  • 8 techniciens de fouille pour la recherche de la partie orientale du temple pharaonique : 2640 €.

Les frais de fonctionnement généraux de la Mission (billets d’avion, location des locaux de travail, intendance et gestion du chantier, véhicule et chauffeur pour mener l’équipe et le matériel de chantier sur le site, …) ne sont pas compris dans la somme qui vous est demandée et seront pris en charge par l’association organisatrice de la Mission (la Société Française des Fouilles de Tanis), grâce à la générosité de ses adhérents et donateurs.

Un reçu fiscal sera envoyé à chacun d'entre vous afin que vous puissiez déduire votre contribution des impôts.

Au-delà des 7260 € nécessaires pour financer la réalisation des fouilles dans le secteur envisagé, les sommes récoltées seront affectées à l’intensification du travail mis en œuvre. L’accroissement des équipes, dans des espaces qui exigent le déplacement d’importantes quantités de terrain pour obtenir des résultats satisfaisants, contribuera ainsi à un aboutissement plus rapide et efficace des recherches engagées.

Ces sommes complémentaires permettront également l’ouverture d’une nouvelle zone de fouille

 

 

Ce nouveau secteur, situé à l’ouest du précédent, aura également deux objectifs :

- 1e objectif : découvrir, grâce à un nouveau sondage de recherche, la partie ouest du temple autour duquel la ville de Dibgou s’est développée à l’époque pharaonique. Il s’agira également de mettre en relation les installations qui seront mises au jour avec le vaste quartier d’habitation pharaonique découvert entre 2016 et 2018 afin d’obtenir une image toujours plus précise de la façon dont la ville était agencée au cours du premier millénaire avant notre ère, et de faire ainsi renaître au jour la beauté de cette cité ancienne dont l’existence était encore inconnue il y a quelques années.

- 2e objectif : mettre en lumière un nouveau quartier de la ville médiévale de Dibgou. A l’aplomb de la zone de recherche de la partie ouest du temple pharaonique se trouve l’une des collines les plus élevées du site. Il semble que les bâtiments de la cité médiévale jusqu’ici mis au jour aient été édifiés avant le XIe siècle. Or, d’après la littérature arabe du Moyen-Âge, la ville continue d’être active jusqu’au début du XIIe siècle. Si l’on explore le sommet des collines les plus hautes du site, il est probable que nous mettions au jour les quartiers contemporains des derniers temps de l’histoire de la cité. Nous en apprendrons alors peut-être davantage sur le mode de vie des habitants de la ville à cette époque ainsi que sur les circonstances qui ont mené à son abandon au cours du XIIe siècle.

Détail du budget du second secteur de fouille (sur la base d’un taux de change à 1 € = 20 Livres égyptiennes) : 

10 techniciens de fouille (salaire + charges sociales + primes) sur 30 jours de travail = 3300 €.

  • 6 techniciens de fouille pour la recherche de la partie ouest du temple pharaonique : 1980 €.
  • 4 techniciens de fouille pour l’étude d’un nouveau quartier de la ville médiévale : 1320 €.

Somme total minimum nécessaire à la mise en œuvre de l’ensemble des travaux archéologiques envisagés : 10 560 €.

 

 

Alors n’attendez plus ! Saisissez l’opportunité exceptionnelle de pouvoir prendre part à la renaissance de cette cité millénaire !

Chacun des euros apportés au projet nous rapproche de la découverte des trésors oubliés de la Dibgou pharaonique et des richesses de la Dibgou médiévale.

Nous comptons sur chacun d’entre vous :)

 

À propos du porteur de projet

La Mission Archéologique de Tell Dibgou, constituée de spécialistes qui travaillent en Égypte depuis de nombreuses années, est organisée par la Société Française des Fouilles de Tanis. Cette association loi 1901 (SIRET 795 264 282 00026) a pour objectif de soutenir les activités scientifiques relatives aux sites archéologiques appartenant à la circonscription de Sân el-Hagar (Tanis), parmi lesquels se trouve le site de tell Dibgou.

La Mission est agréée par le Conseil Suprême des Antiquités Egyptiennes, pour lequel l’apport de découvertes inédites qui continuent d’enrichir le patrimoine de l’Égypte est important.

Les membres de la Mission qui participeront à cette prochaine saison de fouille sont :

- Philippe Brissaud : égyptologue, directeur de la Mission.

- Christelle Desbordes : égyptologue et photographe, directrice adjointe de la Mission.

- Benoît Kirschendilder : archéologue et céramologue.

- Alice Cetout : archéologue et dessinatrice.

 

                                    

 

L’équipe de la Mission est également constituée d’une trentaine de collaborateurs égyptiens, dont le nombre sera accru en fonction de nos capacités budgétaires. 

 

 

Pour en savoir plus, retrouvez-nous sur :

 

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