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Dibgou l'Egyptienne 2017

Partons ensemble à la découverte d’une cité millénaire de l’Égypte ancienne qui n’avait encore jamais été fouillée par les archéologues

À propos du projet

Le tell Dibgou est l’un des sites les plus vastes et les mieux conservés du Nord-est du Delta du Nil. Situé sur les marges sud du Lac Menzaleh, dans la province de Sân el-Hagar (Tanis), il contient les ruines de l’ancienne ville de Dibgou, dont l’histoire se développe sur plus de deux millénaires et qui, jusqu’en 2014, était restée vierge de toute fouille archéologique.

 

 

Grâce aux recherches réalisées par notre équipe sur le terrain depuis 2014, la richesse de l’histoire de la ville a commencé à rejaillir.

Alors que la ville n’était auparavant connue qu’à l’époque musulmane grâce à plusieurs textes du Moyen-Âge, notre première saison de fouille à Dibgou a abouti à la découverte exceptionnelle d’une cité pharaonique jusqu’à présent totalement inconnue, qui est née au cours du XIe siècle avant notre ère non loin de Tanis, alors nouvelle capitale de l’Égypte.

La ville s’est ensuite développée tout au long des périodes grecque, romaine et byzantine, pour devenir une agglomération musulmane importante du Moyen-Âge, peuplée d’une vaste communauté copte.

 

 

Cette île du Lac Menzaleh a prospéré au cœur d’un large réseau urbain jusqu’à la fin du XIIe siècle de notre ère. Alors connue comme centre de production d’étoffes précieuses en lin, soie et fils d’or, et fournisseur officiel des califes et de leur cour, Dibgou était réputée pour la qualité et la finesse de ses textiles appréciés dans tout le Proche-Orient.

 

 

C’est, en 2017, notre troisième rendez-vous sur la plateforme Ulule.

En 2015 et 2016, grâce au succès des deux projets de financement participatif mis en œuvre et à la contribution de chacun d’entre vous, qui s’est généreusement jointe à celle des membres de notre association, nous avons obtenu des résultats spectaculaires qui ont continué de faire resurgir la splendeur de Dibgou :

  • La renaissance progressive de la ville à l’époque pharaonique. En 2015, nous avons repéré la présence d’ateliers d’artisanat d’époque byzantine sur les marges nord du site et d’une nécropole populaire gréco-romaine dans sa partie sud. En 2016, nous avons mis au jour, sur près de 1000 m2, un important quartier de la ville dont l’histoire remonte au moins à la Basse Epoque et qui s’est ensuite développé au cours de la période grecque. Chacune de ces découvertes constitue un pas de plus vers une meilleure connaissance de cette cité ancienne et de son organisation.

 

 

Les premiers objets d’époque pharaonique jamais découverts à Dibgou ont commencé à émerger des profondeurs de la cité : plusieurs éléments architecturaux en calcaire, vestiges probables du temple implanté à Dibgou dès ses origines, ainsi qu’un lot d’oushebtis en terre cuite en 2015, une amulette de scarabée en faïence égyptienne, une amulette du dieu Nefertoum en bronze, une figurine de cavalier en terre cuite ou encore de nombreuses poteries en 2016.

 

                   

 

  • La recherche du temple de la ville à l’époque pharaonique. Nécessaire à son bon fonctionnement, il devait être implanté au cœur de la cité. Premier pas vers sa découverte, en 2016 nous sommes descendus de près de quatre mètres dans un large sondage réalisé dans la partie centrale du site, où des opérations de prospection géophysique menées en 2015 avaient révélé la présence inhabituelle d’un épais niveau de sable qui pourrait correspondre au sable de fondation du monument recherché. D’après nos estimations, il nous faudra encore descendre de deux à trois mètres dans ce secteur pour pouvoir rencontrer les premiers indices de la présence d’un temple pharaonique à cet endroit.

 

 

  • L’étude d’un vaste quartier d’habitation situé dans la partie orientale de la cité médiévale. Le plan de deux maisons a été réalisé, et une troisième demeure a pu être identifiée au Sud, ainsi que les rues qui permettaient l’accès à ces bâtiments. Les habitations dégagées, qui possédaient encore une belle hauteur de murs, une partie de leur mobilier ainsi que les restes de leur toiture en roseaux, ont révélé l’intensité et la permanence de l’occupation des lieux autour des Xe - XIe siècles.

 

 

Dans la maison la plus au Nord, l’on pénétrait par une entrée monumentale fermée par une porte en bois surmontée d’un arc en briques d’une qualité remarquable. La salle principale était dotée d’un foyer servant à la cuisson des aliments et au chauffage des lieux. Son sol était entièrement couvert d’un élégant dallage de briques cuites.

 

 

Elle menait à l’Est à une pièce dotée d’un double foyer ayant eu vocation culinaire, et au Nord à une salle d’eau parfaitement conservée qui contenait, encore rangés dans une niche voûtée, les récipients utilisés par les occupants pour se laver.

 

  

 

Le mur oriental de chacune des deux habitations était orné d’une niche surmontée d’un arc décoratif, symbole du raffinement des lieux.

 

 

Les niveaux qui recouvraient cet ensemble contenaient les restes d’un abondant mobilier : éléments de portes et de meubles en bois, volets en bois finement décorés de marqueterie, ou encore colonnette en calcite surmontée d’un chapiteau sculpté de toute beauté.

 

   

 

Un bonnet tissé en laine et lin a également été retrouvé intact dans ce secteur en 2015, fait rarissime dans une région humide comme celle du Delta du Nil. Il fait écho au nombre impressionnant d’objets confectionnés en matériaux organiques découverts dans une zone de dépotoir au Nord de ce quartier d’habitation : instruments liés au travail de la fibre textile, fragments de tissus (restes de vêtements ou de tissus d’ameublement), papiers, objets en vannerie, en cuir, en bois ou en os.

 

  

 

Parmi ces trésors, on peut citer une pièce de tissu ornée d’un décor en tapisserie constitué de motifs géométriques aux couleurs variées, un superbe bonnet quasiment intact confectionné au crochet, ou encore deux lettres écrites en arabe sur papier à l’encre noire, tous les quatre mis au jour en 2016.

 

 

L’ensemble de ces découvertes nous permet désormais de mieux percevoir la vie quotidienne des habitants de Dibgou à une époque où la cité était réputée dans tout le Proche-Orient pour la qualité de ses ateliers de tissage.

  • En tout, ce sont près de 300 objets que nous avons découvert en 2015 et 2016 sur le tell Dibgou. S’ajoutent à cela les centaines de fragments de céramique récoltés lors de la fouille qui illustrent la longévité de la ville ancienne.

 

 

Les autorités égyptiennes, venues en visite officielle sur le site, ont tenu à faire remarquer le caractère exceptionnel de leur état de conservation. Les nombreux fragments de tissus décorés aux couleurs vives et variées les ont particulièrement touchées par leur finesse et leur qualité.

Certains de ces objets nous ouvrent les portes de la Dibgou pharaonique. Les autres nous font pénétrer au cœur de la vie quotidienne des habitants de Dibgou il y a plus de 1000 ans.

 

 

Grâce à vous, la ville ne cesse de poursuivre sa renaissance. A la découverte de ses quartiers d’habitation, de ses zones artisanales, de ses lieux de culte, des objets qui constituaient le quotidien de sa population tout au long de son histoire, c’est émus et admiratifs que l’on se retrouve au cœur de la vie de ses habitants, tout en contribuant à enrichir encore l’inépuisable histoire de l’Égypte ancienne.

 

 

La prochaine saison de fouille de la Mission Archéologique de Tell Dibgou se déroulera en septembre 2017. 

Pour que nous puissions ensemble continuer de révéler les mystères de Dibgou, nous vous proposons cette année de mettre en œuvre, grâce à votre contribution, trois secteurs de fouille. 

 

 

Dans le 1e secteur, qui se situera dans la partie ouest du site, nous approfondirons l’étude de la cité pharaonique et de son organisation. Nous concentrerons nos recherches à proximité du vaste quartier mis au jour en 2016 et tenterons de mettre en évidence les différentes phases de développement de cette partie de la ville, de ses origines à la fin de son histoire. 

Dans le 2e secteur, situé dans la partie centrale du tell, nous poursuivrons notre recherche du temple implanté au cœur de la ville à l’époque pharaonique, en élargissant et en approfondissant le grand sondage réalisé en 2016 à cet endroit. 

Dans le 3e secteur, nous développerons l’étude du quartier d’habitation médiéval situé sur les crêtes orientales du tell afin qu’il continue de nous livrer ses richesses. Nous consacrerons une attention particulière à l’exploration des deux demeures mises au jour en 2015 et qui ne cessent depuis de nous révéler leur haut degré de raffinement. Nous tenterons également de mieux comprendre les relations qu’elles entretenaient avec la troisième maison repérée au Sud ainsi qu’avec les rues qui les desservaient. 

 

 

L’étude de l’évolution de la ville tout au long des deux millénaires qui ont constitué son histoire, et la découverte de son temple à l’époque pharaonique, seront le fruit de votre implication dans ce projet

Les résultats que nous obtiendrons constitueront une avancée supplémentaire vers une plus juste perception de la naissance et du développement de la ville pharaonique et médiévale de Dibgou. Ils seront le point d’ancrage sur lequel nous pourrons nous appuyer dans les saisons à venir pour continuer de mettre au jour les éléments constitutifs de la cité, quartiers d’habitation, bâtiments administratifs, ateliers artisanaux, temple ou nécropoles

 

 

La fouille des trois secteurs envisagés, qui représente un travail de grande envergure, se déroulera sur trente jours et nécessitera la présence de 20 techniciens de fouille égyptiens, recrutés dans la ville voisine de Sân el-Hagar et encadrés par nos soins. Le coût d’une telle opération dépasse nos capacités budgétaires et c’est pour cela que nous avons besoin de la participation de chacun d’entre vous ! 

 

A quoi va servir le financement ?

Votre financement servira à prendre en charge le salaire des techniciens de fouille affectés à ces secteurs.

En plus de mettre en valeur le patrimoine égyptien, et le dynamisme de l'archéologie en Égypte, la réalisation de ce projet, générateur d’activité et d’emploi, aura ainsi un impact humain et économique important dans la région de Sân el-Hagar.

 

 

Détail du budget (sur la base d’un taux de change à 1 € = 15 Livres égyptiennes) :

20 techniciens de fouille (salaire + charges sociales + primes) sur 30 jours de travail = 7200 €.

  • 6 techniciens de fouille dans le 1e secteur (étude de la ville pharaonique) : 2160 €.
  • 10 techniciens de fouille dans le 2e secteur (recherche du temple pharaonique) : 3600 €.
  • 4 techniciens de fouille dans le 3e secteur (étude du quartier d’habitation médiéval) : 1440 €.

Les frais de fonctionnement généraux de la Mission (billets d’avion, location des locaux de travail, intendance et gestion du chantier, véhicule et chauffeur pour mener l’équipe et le matériel de chantier sur le site, …) ne sont pas compris dans la somme qui vous est demandée et seront pris en charge par l’association organisatrice de la Mission (la Société Française des Fouilles de Tanis), grâce à la générosité de ses adhérents et donateurs.

Un reçu fiscal sera envoyé à chacun d'entre vous afin que vous puissiez déduire votre contribution des impôts.

Au-delà des 7200 € nécessaires pour financer la réalisation des fouilles dans les trois secteurs envisagés, les sommes récoltées seront affectées à l’intensification du travail mis en œuvre. L’accroissement des équipes, dans des espaces qui exigent le déplacement d’importantes quantités de terrain pour obtenir des résultats satisfaisants, contribuera ainsi à un aboutissement plus rapide et efficace des recherches engagées.

Ces sommes complémentaires permettront également l’ouverture de deux nouvelles zones de fouille.

 

 

- Le 4e secteur de fouille se situera à l’emplacement très probable de la porte occidentale de l’enceinte qui structurait la ville à l’époque pharaonique. Notre objectif sera de rechercher cette ouverture afin de mieux comprendre le fonctionnement de l’enceinte et son environnement.

- Un 5e secteur de fouille sera enfin mis en place au niveau d’une zone de dépotoir datée de l’époque médiévale que nous avions repérée dans la partie ouest du site lors d’opérations de prospection pédestre menées en 2014. Une première zone de décharge, fouillée en 2015 et 2016 sur les crêtes orientales du tell, a déjà permis la découverte de très nombreux objets, majoritairement confectionnés en matériaux organiques et exceptionnellement bien conservés : pièces de tissus, vêtements, éléments de décoration et d’ameublement, ou encore objets en vannerie. Cette nouvelle zone de dépotoir, de laquelle nous voyons déjà émerger à la surface du sol tissus et pièces de bois, nous promet elle aussi de précieuses découvertes.

 

 

Alors n’attendez plus ! Saisissez l’opportunité exceptionnelle d’être parmi les premiers à prendre part à la renaissance de cette cité millénaire !

Chacun des euros apportés au projet nous rapproche de la découverte des trésors oubliés de la Dibgou pharaonique et des richesses de la Dibgou musulmane. Nous comptons sur chacun d’entre vous :)

 

À propos du porteur de projet

La Mission Archéologique de Tell Dibgou, constituée de spécialistes qui travaillent en Égypte depuis de nombreuses années, est organisée par la Société Française des Fouilles de Tanis. Cette association loi 1901 (SIRET 795 264 282 00018) a pour objectif de soutenir les activités scientifiques relatives aux sites archéologiques appartenant à la circonscription de Sân el-Hagar (Tanis), parmi lesquels se trouve le site de tell Dibgou.

La Mission est agréée par le Conseil Suprême des Antiquités Egyptiennes, pour lequel l’apport de découvertes inédites qui continuent d’enrichir le patrimoine de l’Égypte est important.

Les membres de la Mission qui participeront à cette prochaine saison de fouille sont :

- Philippe Brissaud : égyptologue, directeur de la Mission.

- Christelle Desbordes : égyptologue et photographe, directrice adjointe de la Mission.

- Jean-François Baratin : archéologue. 

- Benoît Kirschendilder : archéologue et céramologue.

- Béatrice Magdinier : archéologue.

 

        

 

L’équipe de la Mission est également constituée d’une vingtaine de collaborateurs égyptiens, dont le nombre sera accru en fonction de nos capacités budgétaires.

 

 

Pour en savoir plus, retrouvez-nous sur :

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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