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Dibgou l'Egyptienne 2016

Partons ensemble à la découverte d’une cité nouvelle de l’Égypte ancienne qui n’avait encore jamais été fouillée par les archéologues

À propos du projet

 

Le tell Dibgou est l’un des sites les plus vastes et les mieux conservés du Nord-est du Delta du Nil. Situé sur les marges sud du Lac Menzaleh, dans la province de Sân el-Hagar (Tanis), il contient les ruines de l’ancienne ville de Dibgou, dont l’histoire se développe sur plus de deux millénaires et qui, jusqu’en 2014, était restée vierge de toute fouille archéologique.

 

 

Grâce aux recherches réalisées par notre équipe sur le terrain en 2014, la richesse de l’histoire de la ville a commencé à rejaillir.

Alors que la ville n’était auparavant connue qu’à l’époque musulmane grâce à plusieurs textes du Moyen-Âge, notre première saison de fouille à Dibgou a abouti à la découverte exceptionnelle d’une cité pharaonique jusqu’à présent totalement inconnue, qui est née au cours du XIe siècle avant notre ère non loin de Tanis, alors nouvelle capitale de l’Égypte. 

La ville s’est ensuite développée tout au long des périodes grecque, romaine et byzantine, pour devenir une agglomération musulmane importante du Moyen-Âge, peuplée d’une vaste communauté copte.

 

 

Cette île du Lac Menzaleh a prospéré au cœur d’un large réseau urbain jusqu’à la fin du XIIe siècle de notre ère. Alors connue comme centre de production d’étoffes précieuses en lin, soie et fils d’or, et fournisseur officiel des califes et de leur cour, Dibgou était réputée pour la qualité et la finesse de ses textiles appréciés dans tout le Moyen-Orient.

 

 

En 2015, grâce au succès de notre premier projet de financement participatif et à la contribution de chacun d’entre vous, qui s’est généreusement jointe à celle des membres de notre association, nous avons obtenu des résultats spectaculaires qui ont continué de faire resurgir la splendeur de Dibgou :

  • Une meilleure connaissance de l’organisation de la ville à l’époque pharaonique. La découverte d’ateliers d’artisanat d’époque byzantine sur ses marges nord et d’une nécropole populaire gréco-romaine dans sa partie sud. A proximité de l’une des sépultures, nous avons notamment mis au jour un joli lot de 18 oushebtis en terre cuite, premiers objets d’époque pharaonique jamais découverts à Dibgou.

 

          

 

  • Une grande avancée dans la recherche de l’enceinte au cœur de laquelle étaient implantés les monuments cultuels de la ville pharaonique et qui continuera de structurer la cité à l’époque médiévale. Ont également commencé à émerger les premiers fragments de monuments pharaoniques en calcaire, vestiges probables du temple implanté à Dibgou dès ses origines.

 

 

  • La poursuite de l’étude d’un vaste quartier d’habitation situé dans la partie orientale de la cité médiévale. Les maisons dégagées, qui possédaient encore leurs pièces, une partie de leur mobilier ainsi que les restes de leur toiture en roseaux, ont révélé l’intensité et la permanence de l’occupation des lieux autour des Xe - XIe siècles.

 

 

L’une des habitations, dont nous avons intensifié la fouille, nous a dévoilé la richesse de son aménagement. On y pénétrait par une entrée monumentale fermée par une porte en bois surmontée d’un arc en briques d’une qualité remarquable. La salle principale était dotée d’un foyer servant à la cuisson des aliments et au chauffage des lieux. Son sol était entièrement couvert d’un élégant dallage de briques cuites.

 

 

Elle menait à une salle d’eau parfaitement conservée qui contenait, encore rangés dans une niche voûtée, les récipients utilisés par les occupants pour se laver.

 

  

 

Les niveaux qui recouvraient cet ensemble contenaient les restes d’un abondant mobilier : éléments de portes et de meubles en bois, volets en bois finement décorés de marqueterie, ou encore colonnette en calcite surmontée d’un chapiteau sculpté de toute beauté.

 

 

 

Un bonnet tissé en laine et lin a également été retrouvé intact dans ce secteur, fait rarissime dans une région humide comme celle du Delta du Nil. Il fait écho au nombre impressionnant d’objets confectionnés en matériaux organiques découverts dans la moitié nord de ce quartier d’habitation : instruments liés au travail de la fibre textile, fragments de tissus (restes de vêtements ou de tissus d’ameublement), objets en fibres végétales, en cuir, bois ou os, ou encore restes de fruits.

L’ensemble de ces découvertes nous permet désormais de mieux percevoir la vie quotidienne des habitants de Dibgou à une époque où la cité était réputée dans tout le Moyen-Orient pour la qualité de ses ateliers de tissage.

 

  

 

  • En tout, ce sont près de 200 objets que nous avons découvert en 2015 sur le tell Dibgou. S’ajoutent à cela les centaines de fragments de céramique récoltés lors de la fouille qui illustrent la longévité de la ville ancienne.

 

 

Les autorités égyptiennes, venues en visite officielle sur le site, ont tenu à faire remarquer le caractère exceptionnel de leur état de conservation. Les nombreux fragments de tissus décorés aux couleurs vives et variées les ont particulièrement touchées par leur finesse et leur qualité.

Certains de ces objets nous ouvrent les portes de la Dibgou pharaonique. Les autres nous font pénétrer au cœur de la vie quotidienne des habitants de Dibgou il y a plus de 1000 ans.

 

 

Grâce à vous, la cité pharaonique resurgit ainsi progressivement de l’oubli pour nous révéler ses quartiers d’habitation, ses zones artisanales et ses nécropoles, tandis que les traces de ses lieux de culte commencent à émerger.

La ville médiévale de Dibgou poursuit également sa renaissance. C’est alors au cœur de la vie de ses habitants que l’on se retrouve, grâce à la découverte de leurs lieux d’habitation, de leur mobilier et des objets dont ils se servaient au quotidien.

Les résultats importants de cette saison 2015 contribuent donc à enrichir encore l’inépuisable histoire de l’Égypte ancienne.

 

 

La prochaine saison de fouille de la Mission Archéologique de Tell Dibgou se déroulera en septembre 2016.

Pour que nous puissions ensemble continuer de révéler les mystères de Dibgou, nous vous proposons cette année de mettre en place, grâce à votre contribution, trois secteurs de fouille.

 

 

Dans le 1e secteur, qui se situera dans la partie ouest du site, nous poursuivrons notre étude de la ville pharaonique et de son organisation. Les opérations de prospection que nous avons menées en 2014 et 2015 nous ont révélé la présence à cet endroit de niveaux d’occupation d’époque gréco-romaine, et probablement antérieurs, conservés sur une belle hauteur.

Le 2e secteur sera mis en place à l’emplacement très probable de la porte occidentale de l’enceinte qui structurait la ville. Notre objectif sera de rechercher cette ouverture afin de mieux comprendre le fonctionnement de l’enceinte et son environnement.

Dans le 3e secteur, situé sur les pentes orientales du tell, nous reprendrons la recherche de l’enceinte pharaonique là où nous l’avions arrêtée en 2015. Nous poursuivrons également le dégagement et l’étude du quartier d’habitation médiéval mis au jour l’an dernier afin qu’il continue de nous livrer ses richesses. Nous consacrerons une attention particulière à l’exploration de la demeure dont l’entrée monumentale, la pièce principale et la salle d’eau ont été mises au jour en 2015.

 

 

La découverte de l’enceinte qui structurait la ville et l’étude de l’évolution de la cité tout au long des deux millénaires qui ont constitué son histoire seront le fruit de votre implication dans ce projet.

Les résultats que nous obtiendrons constitueront une avancée supplémentaire vers une plus juste perception de la naissance et du développement de la ville pharaonique et médiévale de Dibgou. Ils seront le point d’ancrage sur lequel nous pourrons nous appuyer dans les saisons à venir pour continuer de mettre au jour les éléments constitutifs de la cité, bâtiments administratifs, ateliers artisanaux, temple ou nécropoles.

 

 

La fouille des trois secteurs envisagés, qui représente un travail de grande envergure, se déroulera sur vingt jours et nécessitera la présence de 18 techniciens de fouille égyptiens, encadrés par nos soins avec l’assistance d’un chef de travaux. Cette équipe sera recrutée dans la ville voisine de Sân el-Hagar et sera chaque jour amenée sur le site en voiture. Le coût d’une telle opération dépasse nos capacités budgétaires habituelles et c’est pour cela que nous avons besoin de la participation de chacun d’entre vous !

A quoi va servir le financement ?

Votre financement servira à prendre en charge le salaire des techniciens de fouille affectés à ces secteurs, les frais liés à leur transport quotidien sur le site, et la participation du chef des travaux à la gestion du chantier.

En plus de mettre en valeur le patrimoine égyptien, et le dynamisme de l'archéologie en Égypte, la réalisation de ce projet, générateur d’activité et d’emploi, aura ainsi un impact humain et économique important dans la région de Sân el-Hagar.

 

 

Détail du budget (sur la base d’un taux de change à 1 € = 9 Livres égyptiennes) : 

  • 18 techniciens de fouille (salaire + charges sociales + primes) : 6400 €.
  • Véhicule et chauffeur pour mener chaque jour l’équipe et le matériel de chantier sur le site : 1000 €.
  • Participation du chef des travaux à la gestion du chantier : 600 €.

Les frais de fonctionnement généraux de la Mission (billets d’avion, location des locaux de travail, intendance, …) ne sont pas compris dans la somme qui vous est demandée.

Un reçu fiscal sera envoyé à chacun d'entre vous afin que vous puissiez déduire votre contribution des impôts.

 

Au-delà des 8000 € nécessaires pour financer la mise en œuvre des fouilles dans les trois secteurs envisagés, les sommes récoltées seront affectées à l’ouverture d’une 4e zone de fouille dans la partie centrale du tell afin d’y rechercher le temple implanté au cœur de la cité à l’époque pharaonique. Les opérations de prospection géophysique menées sur le site à cet endroit en 2015 ont en effet révélé la présence inhabituelle d’un épais niveau de sable qui pourrait bien correspondre au sable de fondation du temple recherché.

 

 

Alors n’attendez plus ! Saisissez l’opportunité exceptionnelle d’être parmi les premiers à prendre part à la renaissance de cette cité oubliée !

Chacun des euros apportés au projet nous rapproche de la découverte des trésors oubliés de la Dibgou pharaonique et des richesses de la Dibgou musulmane.

Nous comptons sur chacun d’entre vous :)

À propos du porteur de projet

La Mission Archéologique de Tell Dibgou, constituée de spécialistes qui travaillent en Égypte depuis de nombreuses années, est organisée par la Société Française des Fouilles de Tanis. Cette association loi 1901 (SIRET 795 264 282 00018) a pour objectif de soutenir les activités scientifiques relatives aux sites archéologiques appartenant à la circonscription de Sân el-Hagar (Tanis), parmi lesquels se trouve le site de tell Dibgou.

La Mission est agréée par le Conseil Suprême des Antiquités Egyptiennes, pour lequel l’apport de découvertes inédites qui continuent d’enrichir le patrimoine de l’Égypte est important.

Les membres de la Mission qui participeront à cette prochaine saison de fouille sont :

- Philippe Brissaud : égyptologue, directeur de la Mission.

- Christelle Desbordes : égyptologue et photographe, directrice adjointe de la Mission.

- Béatrice Magdinier : archéologue.

- Jean-François Baratin : archéologue.

- Benoît Kirschendilder : archéologue et céramologue.

       

L’équipe de la Mission est également constituée d’une vingtaine de collaborateurs égyptiens.

Pour en savoir plus, retrouvez-nous sur :

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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