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Rive D

Une expérience pré-post apocalyptique

À propos du projet

Femme et Homme vivent isolés sur un voilier parqué dans un chantier naval. Il semble n'y avoir plus rien, plus personne, hormis un chien, quelques mouches et leur obsession du moment : construire un ventilateur à pédales pour lutter contre la chaleur. Leur unique but : survivre à deux. Ils pêchent des boites de sardines et récupèrent de l'eau de pluie. Ils se lavent à l'éponge nus dans de l'encens. Ils chinent dans le périmètre délimité par la longueur de la corde auquel il s'attachent.

Mais leur vaine expérience est en passe de se terminer.

Intentions générales.

Toute chose est vaine. Dans la vie de ces personnages en tout cas. Femme et Homme sont partis en étant persuadés que la société allait s'effondrer. Ils partent avec, dans leurs esprits, la naiveté de vouloir construire quelque chose de nouveau. Mais l'entreprise restera vaine. Leurs actions prennent toujours pour référence la société parce qu'il faut toujours aller contre celle-ci. Ils n'échapperont en fin de compte jamais à cette civilisation qu'ils fuient.

Dans leur volonté de supprimer toute attache à leur passé, Homme et Femme s'ennuient. Il n'y a plus rien à créer qui soit réellement vierge de civilisation. Ils s'occupent de façon absurde: construisent un ventilo qui ne marchera jamais, décorent le bateau avec des mobiles faits d'artefacts glanés ça et là ; toute tentative de fuite réelle est impossible. 

Nous suivons, d'un point de vue extérieur, leurs espoirs futiles, leurs petits plaisirs et leurs grands malheurs, sur ce bateau qu'ils se sont approprié.

Un doute plane toujours: la société a-t-elle finalement disparue ou non? Homme et Femme sont-ils vraiment seuls ou se sont-ils persuadés l'un l'autre de cette solitude pour la survie de leur idéologie?

A vrai dire, ils ne se sont pas vraiment préparés à cette nouvelle vie qu'ils s'imposent. Ils n'ont rien d'exprêts lorsqu'il s'agît de survie. Sans être complètement ignorants, ils tentent simplement de se débrouiller avec ce qui leur tombe sous la main et parfois -souvent échouent. Ces petites ignorances donneront au film un côté absurde et léger important.

Travail des acteurs.

Une des volonté forte du film est que les personnages guident le film et non l'inverse. Pour cela les deux acteurs doivent avoir réellement construit leur personnage. Trois étapes importantes sont donc mises en place pour aider les acteurs dans cette recherche de leur personnage.

Sans avoir lu le scénario, les acteurs sont invités à participer à un jeu de rôle basé sur le film afin de se mettre en situation et de trouver des idées d'actions ou de dialogues qui seront réimplantées ensuite dans le film et serviront à la bonne cohérence de celui-ci. L'idée générale est également de faire vivre aux acteurs le même processus d'auto persuasion que vivent les personnages. Homme et Femme sont finalement aussi dans un jeu ; comme des enfants, ils s'y sont attribué des rôles et ont fini par oublier que leur réalité n'est pas celle des autres.

Enfin, quelques jours avant le tournage. Hugo, Clarice et Romain, partent en immersion à la campagne. Afin de répéter les différentes scènes, de se couper quelques jours du monde pour renforcer les liens entre acteurs et réalisateur mais aussi entre les personnages du film.

Intentions techniques

Le département décoration est primordial pour ce film. Les accessoires et costumes permettront de bien comprendre les nouveaux rites et coutumes que se sont créés les personnages. Matériaux de récupération, transformation de la fonction de l'objet, glanage compulsif ; coupés du monde et sans possibilité de créer à partir de rien, les personnages (et la décoratrice) se sont créés leur univers avec ce qui les faisait vibrer autour d'eux.

A l'image, dans un soucis de laisser de la place à l'improvisation des acteurs, le film comprendra un certain nombre de plans séquences. Ceux-ci nous permettront également d'accentuer le rythme propre qu'ils se sont recréé. L'image sera également assez saturée. L'histoire n'étant pas réellement post-apocalytique (la société existe peut-être toujours) nous ne voulons pas réutiliser les codes de ce genre, dont les couleurs désaturées sont un des éléments, mais plutôt recréer un visuel propre à leur monde.

Au niveau du son, il nous faudra créer une ambiance sans trace de civilisation. Un gros travail de création d'un nouveau monde sonore donc, avec parfois la présence d'une musique basée sur des sons réels (par exemples sur les tintements des mobiles) qui permettra de montrer qu'ils n'échappent jamais vraiment à la société.

CLARICE BOYRIVEN - FEMME

Formée à l'EDA, Clarice a tourné dans plusieurs court-métrages tout au long de sa formation, notamment dernièrement dans Cyclamens de Iris Rossiquet.

Femme a suivi Homme dans son envie de fuir la société. Elle est très active et stricte sur les règles de vie qu'ils se sont fixé. Parce qu'elle a toujours le doute de savoir si la société existe encore, elle est très vigilante, parfois à la limite de la paranoïa.

ROMAIN PICQUART - Homme.

Romain participe actuellement à l'atelier volant de TNT. Depuis peu, il se lance dans le court-métrage avec notamment Bilan Actif de Malou Levêque.

Complètement persuadé que la société n'existe plus, il se lance à coeur perdu dans la réalisation de choses simples, et théoriquement utiles. Très optimiste, il reste toujours convaincu que ses idées vont marcher mais c'est rarement le cas. Homme se laisse porter jusqu'au jour où une blessure au pied remet en cause son choix de vie et fait basculer leur équilibre.

La découverte du chantier naval où se déroule le tournage (à Sète) est ce qui a inspiré ce court-métrage. Pleins de bateaux, hors de l'eau, dans une zone industrielle, peu de monde à l'horizon. Un refuge idéal pour ces deux personnages en fuite de la société.

Femme et Homme évoluent dans trois espaces disctincts: l'intérieur du bateau, le pont du bateau et les alentours de celui-ci, dans le chantier.

L'intérieur du bateau est l'endroit le plus sûr et le plus aménagé. Il s'agît réellement de leur chez eux. Lorsque, chaque jour, la chaleur devient trop forte, c'est dans le carré (le salon du bateau) qu'ils se réfugient. C'est là qu'ils discutent le plus et sont le plus à l'aise.

Le pont du bateau est également aménagé. Un taud forme une sorte de cabane qui leur offre un peu d'ombre et les isole quelque peu du monde extérieur. Le pont est très encombré visuellement, déjà par tous les éléments nautiques mais aussi par tous les mobiles construits par Femme ainsi que par les récipients que Homme accroche en l'air pour récupérer de l'eau.

Le chantier naval, quant à lui, est un lieu où Femme et Homme ne vont que par nécessité. Pour pếcher ou par besoin de certains outils. Lorsqu'ils déambulent dans le chantier, Femme et Homme sont en permanence reliés au bateau par une corde. Les personnages ne s'y aventurent que de jour. Ce n'est pas forcément que le lieu en lui-même est très dangereux mais plus qu'il n'est pas pensable pour eux de sortir dans le monde extérieur sans prendre de précautions.

Plusieurs oeuvres ont évidement inspirées ce film, de manière consciente ou inconsciente. Parmis ces oeuvres, on trouve notamment la série Utopia, tant pour son traitement de l'image que pour son utilisation de la musique.

On trouve également deux livres, Fin de partie de Samuel Beckett et Nocilla Dream de Agustín Fernández Mallo pour leur univers et leur construction narrative.

- Réalisateur : Hugo Moreau

- Assistante réalisatrice / scripte : Mathilde Sparagano

- Co-scénariste : Eleanor Grondin

- Chef opératrice image : Virginie Fraissé

- Assistante caméra : Chloé Buttini

- Chef opérateur son : Raphaël Jourdain

- Post-prod son : Iris Rossiquet

- Chef décoratrice : Céline Abadie

- Costumière : Margot Frumin

- Musique: Tanguy Chauvet

A quoi va servir le financement ?

Les 500 euros que nous demandons serviront à nourir l'équipe pendant toute la durée du tournage (8 personnes pendant 5 jours) et aideront également à payer une partie des trajets que nous devrons faire (transport de l'équipe et du matériel jusqu'à Sète).

Un apport personnel de 400 euros viendra compléter le budget du film.

À propos du porteur de projet

L'asso' MOIR est une association de loi 1901 qui a pour mission la production, la création et la diffusion audiovisuelle. Elle a déjà aidé à financer plusieurs court-métrages comme notamment, ces deux dernières années, Il Ribelle, Utopie 2.0, Avril Zéro Un.

A propos du réalisateur

Après trois ans d'étude à l'ESAV (Ecole Supérieure de l'Audiovisuel), Hugo Moreau réalise avec Rive D son film de fin d'étude.

En 2014, il réalisait un documentaire qui abordait déjà la philosphie du Do it yourself (présent dans Rive D) en faisait le portrait d'un groupe de hacker. Son prochain film sera également un documentaire sur le jeu de rôle cette fois-ci, thématique qu'il travaille déjà dans Rive D avec la préparation des acteurs.

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