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Cévennes en eaux troubles

Analyse des cours d'eau sur un ancien site minier très pollué en Cévennes

À propos du projet

L'Association pour la Dépollution des Anciennes Mines de la Vieille Montagne (ADAMVM) est une association d'intérêt général qui se mobilise pour la réhabilitation des anciennes mines d'où ont été extraits plomb, zinc, cadmium et germanium dans les Cévennes, près d'Anduze. Notre page facebook

Nous avons demandé à la  faculté des Sciences de Montpellier une étude sur l'eau. Ses hydrogéologues, enseignants-chercheurs, ingénieurs chimistes sont prêts  à nous apporter leurs soutiens grâce à leurs techniques, moyens d'analyse, interprétation.

1 Flux d’énergie et de matière entre les eaux de surface, la nappe phréatique, la zone non saturée, la végétation et la couche limite atmosphérique
2 Dynamique et transfert de polluants dans un contexte d’écoulements intermittents
3 Mécanismes de formation des crues : rôle des sols et des conditions initiales de saturation

Cette étude nécessite la rémunération d'un stagiaire master 1 de la faculté de Montpellier pendant 3 mois. Il procédera à des prélèvements d'eau sur le territoire concerné qui seront analysés contre financement au sein du laboratoire de la faculté.

Les conclusions des chercheurs seront partagées avec les participants de ce "crowdfunding" et publiées dans des revues scientifiques .

LA POLLUTION DU SITE

Le site minier situé sur les communes de Thoiras, Anduze, Saint Félix de Pallières, Tornac, Durfort, dans le Gard en Cévennes est fermé depuis 1971 ; il a permis l'extraction entre autre de 80 000 tonnes de zinc, 34 000 tonnes de plomb. De nombreux polluants toxiques ont été laissés sur place à ciel ouvert par l'exploitant, la Société belge UMICORE (1 million de tonnes de déchets).

Les résultats d'analyses de terre dans les rapports font état par endroit d'un taux 200 fois supérieur au seuil autorisé pour le plomb et de 20 fois pour l'arsenic.

DE L'EXPERTISE AUX DEPOTS DE PLAINTE

Notre but final est de connaître la cartographie précise de cette pollution en ce qui concerne la terre, l'eau, et l'air, de savoir quel en est le danger pour les habitants du site. Nous voulons obtenir une dépollution du site avec les professionnels compétents : contenir le stérile (propriété d'Umicore) le plus pollué, y mettre un cordon de sécurité, maîtriser l'écoulement de l'eau par des bassins de rétention.

Successivement deux rapports, de 2008 et 2013, commandés par l’État reconnaissent la gravité de la pollution des sols. Mais l’État refuse toute action de dépollution.

Cependant l'ARS (Agence Régionale de Santé) vient de terminer un dépistage en vue d'un accompagnement sanitaire pour les habitants des communes avoisinantes dont les résultats seront publiés et interprétés au printemps.

Avec l'association « Génération future » et les riverains, nous déposerons plainte au pénal au pôle santé environnement de Marseille pour « mises en danger de la vie d'autrui, blessures involontaires et pollution des eaux ». Maître Bertellat Geoffroy, ancienne juge d'instruction du sang contaminé et de l'amiante, est notre avocate. Des riverains défendus par leurs assurances déposent une requête pour indemnisation au tribunal administratif pour dévalorisation de leur patrimoine. Grâce à la mobilisation à tous, un riverain vient d'être reconnu par l'Etat comme résidant dans un lieu incompatible et sera indemnisé.

A quoi va servir le financement ?

Les conclusions des chercheurs seront partagées avec les participants à ce "crowfunding" et publiées dans des revues scientifiques.

Une réunion publique rendra compte du travail réalisé au début ou à la fin de l'été 2016. Elle sera l'occasion de découvrir nos belles Cévennes du Piémont, lieu habité depuis la préhistoire, ses dolmens et d'inviter à partager un repas cévenol.

À propos du porteur de projet

L’exploitation des anciennes mines fait partie de notre patrimoine, elle est encore vivante dans le cœur de nos anciens, dont les témoignages précieux et émouvants nous transmettent l’histoire.

Mais, à l’arrêt de leur activité, les anciens exploitants ont abandonné ces sites sans se soucier du devenir de ces terres transformées par l’extraction et représentant dés lors un réel risque pour l’environnement et la santé.

« Les évolutions technologiques et économiques rendent nécessaires de nouveaux droits de l'homme qui proclament le droit de vivre dans un environnement non-dégradé et non-pollué. » Ces droits ont été inclus dans le préambule de la Constitution française, s'ajoutant à la déclaration des Droits de l'Homme. »

C'est dans ce contexte, que s'est effectué une prise de conscience collective récente concernant la gestion désastreuse de "l'Après-Mine", menée en France par l’État et les anciens exploitants miniers.

C'est le droit de chaque citoyen et le devoir de chaque élu de rechercher des responsabilités etde faire réhabiliter ou de préserver ces lieux de vie et de culture contre toute source de pollution.

Notre association veut faire pression sur la multinationale Umicore  et l'Etat pour qu'ils prennent en charge une étude de dépollution et réalise des travaux, afin que l’ensemble du territoire humain et environnemental retrouve son harmonie.

  • Nous aimerions vivre normalement sans l’angoisse d’une analyse de sang avec un taux de plomb, d’arsenic, ou de cadmium au-delà du taux admissible, et démontrant la fragilité de notre santé ;
  • Nous souhaitons manger nos salades, consommer nos œufs, boire l’eau sans menace ;
  • Nous voulons que l’agriculteur puisse travailler la terre, l’éleveur vendre ses bêtes, et que les habitants retrouvent la valeur de leur patrimoine.
  • Nous souhaitons pouvoir accueillir des touristes sans les recommandations de précautions édictées par l'Agence Régionale de Santé et qui donnent une image très négative de nos lieux d'accueil.
  • Nous espérons revoir nos enfants se baigner dans nos Gardons.
  • Nous pouvons aider la nature pour qu’elle reprenne ses droits.

  • Cévennes : révélations sur une pollution cachée

France 3 - 20/01/2016
Le sujet reste tabou. Tout près du parc national des Cévennes, la terre et les rivières sont contaminées par des métaux lourds comme l’arsenic ou le plomb. Une pollution aux conséquences graves pour l’homme, due à plus de cent ans d’exploitation minière à échelle industrielle. La multinationale belge Umicore a fermé la dernière fosse en 1971, mais la pollution demeure. Combien de personnes contaminées parmi les 6 000 habitants de la région ? Il n’existe aucune étude officielle, même si, pour les scientifiques, le lien entre le nombre élevé de cancers dans cette région et la pollution ne fait aucun doute. "Cévénnes : révélations sur une pollution cachée".

  • Scandale environnemental à la porte des Cévennes

RFI - 11/07/2014
RFI a enquêté à Saint-Félix-de-Pallières et à Thoiras, dans le sud des Cévennes, en France, sur la gestion de l'héritage industriel minier. La région est belle, mais empoisonnée par les anciennes mines, qui sont une menace pour la santé des habitants. Une pollution dissimulée depuis quarante ans.
L'enquête des mêmes journalistes de RFI :"Pollution minière en France, scandale environnemental en France à la porte des Cévennes".

  • Le dossier de l'association ATC toxicologie:

Chape de plomb sur le site minier de Saint Félix de Pallières.