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DANS LA RUE

Santé, Rigolade et Bon Caractère

À propos du projet

 

Après avoir passé leur vie professionnelle à jouer des spectacles dans la rue, une bande de saltimbanques décide d'ouvrir un café associatif dans un petit bourg. Occasion trop belle pour ne pas parler de ce qui lie les gens, la convivialité. Entre documentaire et fiction, entre fantaisie et sérieux, le film va naviguer au gré des intuitions géniales de ses protagonistes, d'archives en reconstitutions et toujours dans la bonne humeur. Santé, Rigolade et Bon Caractère obligent...

Pourquoi faire un film sur les arts de la rue ? En quoi cette forme de spectacle mérite-t-elle qu’on s’y intéresse plus d’un quart d’heure en se baladant en ville un jour de fête ? 

Pour moi, c’est d’abord une question personnelle. En effet, à l’âge de 25 ans, j’ai fait partie d’une troupe, voire une bande, de musiciens comédiens, et ai vécu dans cette période des moments qui m’ont marqué à jamais. Des moments de grâce totalement imprévus où se ce créait parfois une alchimie subtile entre notre jeu, le public et le lieu. Car le lieu, la rue en l’occurrence, est un élément d’une importance capitale pour ce qui peut être un succès...ou un bide. 

La rue est un lieu vivant. Un chat perché sur une fenêtre peut devenir  l’objet d’un gag improvisé qui déclenchera le rire. A contrario, un bruit ambiant trop fort, des moteurs de voiture par exemple, sont un vrai défi pour les artistes. Donc, jouer dans la rue est une entreprise risquée, demande une adaptation constante de la part des artistes au milieu environnant et c’est finalement la capacité à  se jouer des contraintes, à les retourner en éléments de mise en scène qui peut faire d’un spectacle un succès ou un échec.  Et c’est parce que j’ai vécu de l’intérieur ces difficultés mais parfois ce sentiment jubilatoire d’avoir fait décoller un spectacle, de sentir le public totalement en symbiose avec les comédiens alors qu’il ne faisait que passer par là, que j’avais envie de la partager en m’appuyant sur des personnes qui ont fait de ce métier de saltimbanque un choix de vie.

 

Qui sont-ils ?

        

      Bernard Bellot                               Alain Eynier                                                 Gus 

 

 

     

                              Jean-Marie Brillon                                                            Philippe Blin

      

Des gens que je connais depuis longtemps, des amis en fait, avec qui j’ai joué et donc avec lesquelles il y a une totale relation de confiance. Travaillant dans de différentes compagnies (le SAMU, l'Hydragon, les Costards), ils se retrouvent à 5 pour jouer les petits vieux d'A Bout de Souffle. Aujourd’hui en fin de carrière mais pas à court d'idées, ils ont  beaucoup de recul et une capacité à mettre des mots sur ce qui a guidé leurs choix d'hier et d'aujourd'hui.

Outre le fait d'être tous de savants bricoleurs, comme d'ailleurs tous les artistes de la rue, ils ont en commun d’avoir privilégié la convivialité et la proximité. Comme le dit Bernard Bellot, co-fondateur du SAMU, ils jouent avec ce que sont les gens, avec leur quotidien, pour le détourner vers l’absurde, la parodie ou la pantalonnade.

   

                  

 

 

Leur choix de vie, comédien/musicien intermittent du spectacle, a été rendu possible, comme pour beaucoup d’artistes de rue par la création du statut d’intermittent du spectacle dans les années 80. Statut qui est directement à l’origine de la création d’un nombre de compagnies de rue impressionnant en France, et de l’essor considérable qu’a connu le spectacle de rue. Cet aspect historique est aussi intéressant parce qu’il est quasi unique, un genre d’exception française également en train de disparaître, pressée qu’elle est aujourd’hui par les contraintes sécuritaire et financière. Le film l'abordera, à travers les témoignages de ceux qui ont été décisifs pour l'essor des arts de la rue, comme Louis Joinet, magistrat de haute envergure et amoureux des arts de la rue.                                                                             

                                                                   

 

Nous allons faire un film presque documentaire. En effet, il va osciller entre la forme fictionnelle et la forme documentaire. A l’image des personnages du film qui ont balancé toute leur vie entre ce qu’ils sont eux-mêmes et les personnages qu’ils incarnent en spectacle, et bien le téléspectateur sera amené à faire également cette bascule. Entre une fiction qui se passe le long d’une matinée et une réalité qui couvre 3 décennies, il découvrira les comédiens et les personnages, il marchera sur les chemins de la création ou sera simple spectateur, jusqu’à la scène finale où fiction et réalité s’entremêlent dans une même séquence pour fêter la continuation de cette  aventure. 

 

Cette continuation, la création d’un café associatif par Bellot et Gus, revêt un caractère symbolique. En effet, la rencontre, le contact festif, ont été au coeur de leurs créations artistiques, surtout du SAMU qui a créé et longtemps tenu la Guinguette à 3 francs, six sous à Pierrefitte, en banlieue parisienne. Chaque 1er samedi du mois, toute cette joyeuse bande se transformait en personnel de restauration, pour approvisionner en huitres et en vin blanc le nombreux public, également spectateur d’une troupe musicale invitée à chaque occasion. Le slogan Santé, Rigolade et Bon caractère illustrait à merveille la bonne humeur quasi obligatoire de ce rendez-vous incontournable, ce sera le slogan final de ce film.

         

Convivialité, créativité manuelle, ancrage dans le quotidien, musique acoustique, regard attendri sur leurs racines, tout ce qu’ont défendu ces gars-là semble à contre-courant de ce est présenté aujourd’hui comme le futur. Très peu pour eux le monde numérique, les robots, l’intelligence artificielle, la musique électro, la réalité virtuelle, ils ont une autre vision du progrès. 

Ce qui les intéresse, c’est l’humain, le contact, la vraie parole d’un être humain face à un autre, sans biais et sans artifice technologique. Derrière les farces qu’ils ont semé tout au long de leurs spectacles, n’a cessé de se dévoiler ce besoin impérieux d’une forme de célébration des petits riens qui procurent de temps en temps à chacun d’entre nous des signes de reconnaissance, et qui font que d’un seul coup, la vie semble plus belle. C’est en cela qu’ils sont, ne leur en déplaise, éminemment politiques. Rétablir la vie dans la cité est une des grandes missions des arts de la rue, ils se sont toute leurs vie efforcer d’y parvenir. 

Cette autre vision du progrès, leur lutte contre la déshumanisation de la société mais aussi cette façon joyeuse de le faire, tout cela m’a conforté dans l’idée que je devais aller au bout de ce film car non seulement je partage profondément ces valeurs, mais j’aime aussi la façon dont elles sont transmises..

 

 

A quoi va servir le financement ?

A quoi les sous vont-ils servir ? Le financement servira principalement au tournage des scènes de fiction, qui seront les "têtes de chapitre" du film. En effet, j'ai voulu, à travers une trame narrative fictive, donner plus de force à quelques scènes emblématiques de leurs différents spectacles en leur faisant jouer devant le couple caméra-micro. Qui dit fiction, dit grosse équipe et donc plus gros budget. Soit au minimum, 15 000 € pour une semaine de tournage. J'ai bien conscience que c'est une somme importante, aussi nous allons fixer des paliers en espérant aller jusqu'au dernier, rêvons un peu !

Premier palier : 9 000 €

Ils serviront à payer l'équipe technique de tournage, ou du moins sa majeure partie. 

Deuxième palier : 12 000 €

Pour les compléments de salaires pour les imprévus, plus la location du matériel. Nous allons tourner certaines scènes avec 2 caméras, un drone, et quelques autres bestioles un peu secrètes.

Troisième palier : 15 000 €

Si nous y arrivons, nous serons plus conforts, sur les frais annexes, frais de transport, de logement, de restauration et quelques tournages de la partie documentaire, car le film ne sera pas fini après cette semaine de tournage. Mais bon, on fera couler le champagne !

 

                   
 

 

À propos du porteur de projet

 

 Je m'appelle Pierre Pézerat, je suis le réalisateur-producteur-porteur du projet et bien d'autres   choses à venir car ça ne fait que commencer. J'ai passé quasi toute ma carrière à la télévision, en tant que technicien, puis monteur, et responsable d'équipes travaillant sur le JT. Télévision que j'ai quitté il y a 4 ans, pour réaliser le film documentaire "Les Sentinelles" après une campagne de crowfunding.

 

Ce film racontait les combats de mon père, Henri Pézerat, chercheur à Jussieu, décédé en 2009, contre l'amiante et d'autres poisons , ainsi que ses rencontres avec ceux qui en avaient souffert et ont combattu à ses côtés. Ses sentinelles qu'ont été Paul François, Josette Roudaire, Jean-Marie Birbès, Annie Thébaud-Mony et bien d'autres ont fait de ce film une magnifique aventure, qui n'est pas encore finie aujourd'hui.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour Dans la Rue, comme je l'ai déjà expliqué, c'est encore une histoire personnelle qui est à l'origine de lidée du film. A l'âge de 25 ans, c'est avec les protagonistes du film que je faisais le saltimbanque dans la rue. Eux ont continué, en ont fait leur vie. Moi j'ai préféré rejoindre un espace plus confortable et ai travaillé à la télévision...Mais les liens sont restés très serrés, j'ai suivi parfois de loin leur carrière, aujourd'hui je réintègre la troupe, en quelque sorte. Et je veux lui apporter ce que je pense savoir faire le mieux, à savoir raconter une belle histoire avec une caméra, un micro et un banc de montage. Le faire avec sensibilité, honnêteté, rigueur, distance et surtout humanité. C'est ce dont je vais m'efforcer.

Au niveau de l'équipe technique, je vais avoir l'immense plaisir de retrouver Mathieu Lebivic à la lumière et la photo et Xavier Robert à le 2ème caméra, qui m'ont épaulé sur Les Sentinelles. Le son, c'est Jean-Pierre Fénié qui va nous le cuisiner aux petits oignons. Il faut savoir que quasi toutes les images anciennes, comme celles du SAMU, ont été tournées par Jean-Pierre , qui avait eu en son temps l'idée d'un film sur le SAMU. Et c'est d'un vrai trésor de guerre d'images que je dispose aujourd'hui pour illustrer leurs belles histoires.

A l'heure des centre-villes qui se meurent, des répondeurs téléphoniques qui parlent d'une voix mécanique et de la déshumanisation des services au profit d'Internet, ces 5 compères portent quelque chose d'essentiel, la nécessité absolue de retrouver de la convivialité dans la cité.

Le projet du café associatif 3 francs 6 sous, financé en partie par un crowfunding Ulule,  s'inscrit dans cette démarche, comme une sorte de continuité naturelle de ce qu'ils ont fait toute leur vie. Ne manquez pas d'aller faire un tour sur leur campagne Ulule :

https://fr.ulule.com/trois-francs-six-sous/

Ne manquez pas non plus Jours de Fêtes, fête citoyenne annuelle essentielle pour les habitants d'Ile de France, dont Jean-Marie Brillon est co-organisateur et qui porte également toutes ces valeurs d'humanité, d'entraide...et de bonne humeur :

http://www.joursdefete.org

 

 

 

 

 

 

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