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Cyrano & la petite valise

Film long métrage documentaire de Marie Frapin

À propos du projet

Ils sont six, parfois huit, abîmés par la vie, sans abri ou en grande précarité. Chaque mardi, dans le centre de jour d’Emmaüs Solidarité où ils viennent se laver, se réchauffer, ils participent à l’atelier-théâtre que propose Ombeline. Ce film est l’histoire de leur rencontre improbable avec Cyrano ou Pinocchio… Il raconte cette aventure rare où ils osent parfois apporter leurs propres textes, abandonner leur souffrance, découvrir le chemin vers leurs voix et surtout leur confiance retrouvée. Il est l’histoire de chacun par petites touches sur un an.

 

L'aventure a commencé il y a deux ans. Pendant un an, la réalisatrice Marie Frapin a filmé l’atelier, chaque mardi, avec ses propres moyens. Touchées par les images, deux productrices ont décidé d’accompagner ce projet. Le montage est à présent terminé. Il nous reste à financer le mixage et l’étalonnage, l’achat des droits musicaux et les copies de projection. Tout cela a un coût et c’est là que nous avons besoin de votre aide. Grâce à votre soutien, ce film pourra sortir en salles, faire connaître ces apprentis comédiens hors du commun et interpeller le public.

 

  

Réalisatrice de documentaires, j’ai filmé à plusieurs reprises des personnes qui se pensaient trop éloignées de la culture, ou pas assez éduquées, pour approcher l’art. Et pourtant, je les ai toujours vues transformées par un projet artistique. A chaque fois qu’une pratique artistique était accessible, que la réflexion pouvait être nourrie, que les rencontres se faisaient entre des artistes et un public sur un projet en commun, j’ai vu les visages s’illuminer, j’ai perçu du bonheur découvert, de la fierté d’être soi et noté la force de la culture sur l’évolution personnelle… Chacun, trouvait enfin « sa  place ».

 

C’est dans cette démarche que j’ai rencontré Hélène Thouluc, chargée de Mission Culture et Citoyenneté à Emmaüs Solidarité. Avec l’équipe de l’accueil de jour, elle met en place des projets culturels pour les personnes en grande précarité dans l’idée de les aider à rebondir. Après quelques repérages, j’ai découvert, dans une pièce située au sous-sol, une dizaine de personnes sans abri ou en grandes difficultés qui, chaque mardi, posent leurs valises le temps « d’être un autre » dans un atelier théâtre mené par Ombeline de la Teyssonière.

 

Ombeline, comédienne et metteuse en scène, propose à ces hommes et femmes si rarement écoutés, souvent très angoissés, un atelier de théâtre. Dans les gestes, le souffle, le travail des corps et la relaxation, pointent peu à peu les rires, l’échange, même si la timidité reste là, en toile de fond. L’exigence professionnelle et chaleureuse d’Ombeline évite intelligemment la simple distraction et les débordements.

 

Là où cet art pourrait sembler superflu, inutile, voire « déplacé », Ombeline sait rendre le théâtre indispensable. Peu à peu, les participants retrouvent leurs capacités d’expression et se (re)mettent dans une dynamique d’échange collectif et de valorisation de soi.

 

 

 

L’Agora est un accueil de jour au centre de Paris mis en place par Emmaüs Solidarité.
Les personnes qui vivent dans la rue ou en grande précarité viennent y prendre un café, se réchauffer, laver leurs vêtements, prendre une douche, rencontrer une assistante sociale, voir le podologue, un médecin… Dans ce centre, des activités culturelles sont proposées et l’atelier- théâtre y occupe une grande place depuis 4 ans.

 

Je crois… que la culture aide à vivre, à survivre.

Plutôt que de filmer les participants à l’atelier théâtre dans la dureté de leur quotidien, j’ai choisi de me cantonner à ce lieu, de raconter leur improbable aventure individuelle à travers cette activité. J’ai décidé de montrer l’extravagante beauté de ce que leurs visages donnaient à voir.

C’est une autre façon de parler de la précarité et de donner la parole aux personnes qui la vivent.  Ils en parlent avec une grande pudeur et on entrevoit la dureté de leur existence sans voyeurisme, ni pitié.

A travers cette aventure collective, tâtonnante, on voit et entend ces personnes « invisibles » sous un autre jour, on ressent le plaisir qu’ils ont à redécouvrir leur corps, à aborder de grandes oeuvres, à oser dire leurs propres textes… fiers de ce qu’ils sont capables d’accomplir.

C’est au détour d’un texte, de pauses café, de commentaires ou de témoignages, qu’ils expriment ce qu’ils veulent bien dire d’eux-mêmes, de leur vie, et se dévoilent peu à peu.
Oubliant le décor anodin et sans charme de la salle, la « grotte » comme je l’appelle, je filme les apprentis comédiens au plus près et m’attache aux émotions de chacun. Ils sont dans cette aventure, ensemble, tous abîmés, mais tous prennent là, leur part d’humanité et c’est cela que saisit ma caméra, par petites touches impressionnistes. Ils rient, râlent, clament... il y a de la vie dans cet atelier !

Je les ai vus se transformer au fil de l’année. A l’évidence, la pratique du théâtre les aide à échanger, à quitter la colère, le sentiment d’abandon et de rejet, à mieux vivre, à rebondir.

L’art, parce qu’il s’adresse aux émotions, a cette particularité de nous ouvrir au monde et de nous modifier.

 

Ce film parle avec force du bonheur de pratiquer une culture qui devient ainsi non élitiste, témoigne de la force d’exister qu’elle confère, traite de la beauté, de l’humour, de la peur, de la complexité humaine. Il parle de nous tous, de nos questionnements, de notre grandeur et petitesse.

 

 

Pour nous, produire, c’est défendre des convictions, s’engager, à travers des films et des personnages forts et inspirants. Avec un goût particulier pour ceux qui luttent contre la fatalité, ceux qui tentent de construire les fondements d’une société plus juste et d’un avenir meilleur.

Quand Marie Frapin nous a parlé de son projet, elle avait commencé à filmer depuis plusieurs mois cet atelier hors du commun. En découvrant les séquences déjà tournées, nous avons été immédiatement touchées par ce qu’il s’y jouait et par ses personnages. Car, comme Marie, nous pensons que la culture est une nécessité et que tout le monde doit pouvoir y accéder.

C’est ainsi que nous l’avons accompagnée depuis le début du montage dans la recherche de financements, de partenaires et de distributeurs, pour que ce film puisse voir le jour. Grâce à la ténacité de Marie et à tous les professionnels qui l’ont entourée, nous touchons presque au but. Aujourd’hui, nous avons besoin de vous pour finaliser cette belle aventure et faire découvrir ce film à un large public.

A quoi va servir le financement ?

 

1er palier : 15.000 €

L'argent récolté va nous permettre de payer les nombreux techniciens investis dans la post production, les droits musicaux, le mixage, l'étalonnage, les sous-titres, la fabrication de DCP et de copies DVD.

 

2ème palier : 20.000 €

Vous êtes incroyables ! L'argent nous permettra de distribuer "Cyrano et la petite valise" et d'organiser des projections-débats en régions.

 

À propos du porteur de projet

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Les fonds récoltés sur cette plateforme seront reversés à Marie Frapin aux fins du film exclusivement.