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Cruelle est la nuit

Un court-métrage d'Alan Deprez

À propos du projet

CRUELLE EST LA NUIT

PRÉSENTATION DU PROJET EN VIDÉO

En résumé (le synopsis)

À la faveur d’une nuit noire, les activistes d’Aetna partent en mission, avec pour objectif l’assassinat d’une personnalité trouble et médiatique. Leur cible ? L’homme politique véreux Hein Stavros. Mais lorsqu’ils débarquent dans son loft cossu, ils se retrouvent en pleine partie fine... Inutile de préciser que les choses ne vont pas tarder à dégénérer.

Nos intentions

Créer une œuvre atypique dans le paysage audiovisuel belge, dont la production se répartit souvent entre inclinaisons sociales (à grand renfort de pathos), engagement politique, comédies basées sur nos particularités culturelles (la frontière linguistique n’est jamais loin) et surréalisme aux accents poétiques hérité du grand André Delvaux.

En l’état, le court-métrage Cruelle est la nuit ne caresse pas l’ambition de faire table rase de tout cela (ce serait plus que présomptueux !), mais se veut surtout un pur film de genre, comportant sa dose de violence, d’érotisme, de stylisation, de gore et d’humour décalé. Dans l’idéal, le film devrait être constamment sur la corde raide entre ces différents éléments, cultivant un art du contraste à la coréenne (les plus cinéphiles voient très bien où je veux en venir, tout comme les fans de thrillers nerveux).

Après lecture du scénario, un ami m’a soufflé que ça lui faisait penser - toutes proportions gardées - à un mix entre deux Kubrick : Orange mécanique (1971) et Eyes Wide Shut (1999). Si on y ajoute un soupçon de sexe - plus ou moins explicite - à la Gaspar Noé, on ne peut lui donner tort, même si Cruelle est la nuit se veut très personnel et éloigné de références trop encombrantes (parfois inconscientes). Vous en jugerez !

LE MOT DU RÉALISATEUR/SCÉNARISTE (ALAN DEPREZ)

LE MOT DU PRODUCTEUR (BENOÎT LEVENKRON, aka ADAM KORMAN)

Après lecture d'un scénario si prometteur et connaissant les nombreuses qualités d'Alan Deprez derrière une caméra - tout comme son caractère jusqu'au-boutiste, mais aussi nos goûts communs pour les chocs graphiques -, il m'eût été impossible de ne pas participer à cette aventure, qui s'annonce d'ores et déjà palpitante.

Nous nous languissons de l’entreprendre au plus vite !

NB : Adam Korman est une des plumes du site spécialisé Sadique Master, dédié aux œuvres cinématographiques extrêmes, gore, underground, déviantes et alternatives.

Cruelle est la nuit sera la toute première production Sadique Master, par l'entremise de son vice-président Benoît Levenkron (Adam Korman).

Le site de Sadique Master.

L'AFFICHE DU FILM (UNE CRÉATION DE GILLES VRANCKX)

Affiche de Cruelle est la nuit par Gilles Vranckx

Pour parcourir la mini-bio de Gilles Vranckx, rendez-vous plus bas !

FOCUS SUR DES SFX RÉALISÉS PAR LE SQUID LAB

Guettez les contreparties : vous pouvez vous offrir quelques pièces de leur collection, une visite de leur atelier ou - encore mieux - une formation dispensée par leur soin. Le Squid Lab (leur mini-bio se trouve plus bas-ndr) se chargera des SFX du film, qui seront tous effectués en plateau. C’est devenu tellement rare qu’il faut le préciser !

De la bonne barbaque ! (parties de corps) (© Squid Lab)

De la bonne barbaque ! (parties de corps) (© Squid Lab)

Gueule sérieusement amochée (© Squid Lab)

Gueule sérieusement amochée (© Squid Lab)

Entaille sur la joue (© Squid Lab)

Entaille sur la joue (© Squid Lab)

Test de cicatrices par Erwan Simon (© Squid Lab)

Test de cicatrices par Erwan Simon (© Squid Lab)

A quoi va servir le financement ?

Pourquoi faire appel à Ulule ?

Accoucher d’une œuvre techniquement aboutie, où le fond s’accorde à la forme, nécessite certains moyens financiers. Votre apport, chers donateurs, permettra de rassembler l’essentiel du budget dévolu aux différents départements : image (caméra, optiques, ...), SFX (Cruelle est la nuit reposera sur des tas d’effets réalisés en plateau par les magiciens du Squid Lab), lumière (mon directeur photo vous remercie d’avance !), machinerie (travelling, ...), costumes, décors, accessoires, catering, etc.

Votre intervention est cruciale et permettra au projet de voir le jour. La somme récoltée conditionnera la facture visuelle et le look global du film. Croyez-nous : cet argent se retrouvera à l’écran. On y met un point d’honneur !

Et si la somme récoltée dépassait nos attentes, ce serait encore mieux. Cela nous permettrait de bénéficier d’une meilleure caméra, de plus de matériel de machinerie (comme une grue), voire éventuellement de planifier des journées de reshoot, si nécessaire(s). Plus d’aisance, en somme.

À propos du porteur de projet

LE CASTING

KEVIN DUDJASIENSKI (KEL)

« La vie est comme une chienne qui a perdu l’habitude de se faire baiser. » (Kel)

Kel est le meneur du groupuscule terroriste d’extrême gauche Aetna. Il est complètement indifférent à son prochain et hermétique à ce qui se passe autour de lui. À ses yeux, seule la mission presque mystique qu’il s’est inventée revêt un minimum de valeur. Les autres protagonistes l’apprendront dans la douleur.

Portrait de Kevin Dudjasienski

Véritable guerrier pacifique du jeu, Kevin Dudjasienski (prononcer « DUD-YA-SHEN-SKI »-ndr) a fait ses armes dans la rue avec Alex Spindler. À coup de tournages journaliers improvisés dans les quartiers de Paris - non-stop, pendant 2 ans et demi -, il s’est échiné à débusquer la moindre parcelle de douleur inscrite au fond de son bulbe rachidien.  Sa première référence et idole était Nikolaï Tcherkassov, dont il reprenait la technique « pantomimesque » dans les  courts-métrages de pauvres réalisateurs qui n’y pigeaient que dalle.

Après avoir bien chialé sa mère à coup de trique pour cause d’exigence Spindlerienne, il a fait son baluchon pour Bruxelles et son air salvateur. Depuis lors, il a découvert les performances d’autres acteurs - comme Bill Murray, Benicio Del Toro et Daniel Day-Lewis - et concentre toute son énergie dramatique à vivre uniquement au présent, faisant fi des concepts illusoires que sont le passé (révolu) et le futur (qui n’existe de toute façon pas encore). Il s’est rendu à l’évidence : il n’y a qu’un temps véritable et c’est MAINTENANT !

BERTRAND LEPLAE (SID)

« C’est fini, la foire aux petits culs ! » (Sid)

Parmi les trois « cavaliers de l’apocalypse » d’Aetna, Sid occupe sans conteste la fonction du gros dur aux tempes rasées, qui fait plus souvent parler sa batte de baseball que sa jugeotte. Mais son supplément de virilité cache des failles, qui ne demandent qu’à affleurer à la surface...

Portrait de Bertrand Leplae (© Letizia Camboni)

Rompu à l’acting depuis plus de 15 ans, Bertrand Leplae a tout d’abord parcouru les plateaux de tournage sur de petits projets et enquillé les courts-métrages, dont Délivre-nous du mal (Vincent Massin, 2010) - dans la peau d’un prêtre un brin sociopathe - et À l’abri de la pluie (Boris De Ruysscher, 2013), où il se retrouve au centre d’un chassé-croisé amoureux. C’est ainsi qu’il a rencontré Alan Deprez, devenant au passage un de ses acteurs les plus récurrents, du film de vampires fauché Ab Aeterno (2010) à Erotomania (2012), dans lequel il se fait torturer par une délicieuse asiatique, au nom des 30 ans du BIFFF... et de la Cuvée des Trolls (bière belge-ndr).

Bertrand a toujours envisagé son métier en parfait autodidacte, mais a tout de même fini par suivre des formations spécialisées en « face cam’ », avec John Flanders et Pico Berkowitch. Après avoir affiché sa trombine dans bon nombre de campagnes publicitaires, il était alors fin prêt pour endosser la défroque d’un des personnages principaux de la comédie Mad in Belgium (2015) du sémillant Hugues Hausman.

ARNAUD BRONSART (ARNO)

« Vous ne m’avez jamais compris et ce ne sera jamais le cas. » (Arno)

Symptomatique de cette génération que d’aucuns qualifient de sacrifiée, Arno semble avoir renforcé les rangs clairsemés d’Aetna pour combler l’ennui de son morne quotidien et s’extirper de la torpeur dans laquelle il s’était empêtré. Sa nonchalance et ses attitudes de « branleur magnifique » ne sont qu’apparence, car des facettes plus sombres de sa personnalité ne demandent qu’à surgir...

Portrait d'Arnaud Bronsart

Actif dans le milieu depuis les années 2000, Arnaud Bronsart n’a eu de cesse d’écumer les tournages, plus que de chauffer les planches des salles de théâtre, bien qu’il se soit néanmoins frotté aux univers de Molière, d’Anton Tchekhov et de Sacha Guitry. Passionné d’équitation et de reining (discipline équestre), il avoue avoir embrassé cette vocation « parce que ça l’aurait fait chier de bosser dans un bureau ». Plus que dans une palanquée de courts-métrages, les plus attentifs l’avaient déjà aperçu dans Belhorizon (Inés Rabadán, 2005), qui a véritablement marqué le départ de sa carrière, ainsi que dans un épisode de la série Septième ciel Belgique (2006), puis dans un second rôle du Cowboy (2007) de Benoît Mariage (où il joue le petit ami de la fille de Gilbert Melki), ou encore dans Mobile Home (François Pirot, 2012) et The Price of Desire (Mary McGuckian, 2015), dans lequel il adopte la dégaine de Marcel Proust, aux côtés de Vincent Perez, Alanis Morissette et Dominique Pinon. Excusez du peu !

En 2009, il était le héros transgenre du clip - muet - d’Alan Deprez Fragments of a Metamorphosis, diffusé en boucle sur écrans plats lors des DJ-sets des soirées bruxelloises “Mademoiselle reçoit”.

Arnaud se remémore volontiers cette citation de Jean-Pierre Marielle, qui résume sa démarche : « Dans ce métier (comédien), on peut ramer terriblement, n'arriver à rien, et il n'y a rien de plus cruel tant, une fois choisi, plus aucune autre activité ne paraît acceptable. »

PASCAL GRUSELLE (HEIN STAVROS)

« Votre génération n’a jamais marché de la bonne façon… » (H. Stavros)

L’ogre politique Hein Stavros a petit à petit gravi les marches du pouvoir, armé d’un discours radical qui a flatté les plus bas instincts des masses populaires. Il n’a pas hésité à écraser quiconque se plaçait en travers de sa route pour atteindre les sommets. Arrivé tout en haut, il se délecte de sa propre aura et organise des soirées tout ce qu’il y a de plus raffinées (on se comprend !), mais ne sait pas qu’il est la cible des jeunes loups d’Aetna...

Portrait de Pascal Gruselle

Depuis l’enfance, Pascal Gruselle est fasciné par le cinéma et le talent d’acteurs plus grands que nature auxquels il s’est vite identifié (Alain Delon, Jean Gabin, Lino Ventura, De Funès, Fernandel, Michel Serrault et consorts, pour ne pas les citer). De fil en aiguille, il s’est attardé sur la qualité d’interprétation des comédiens anglo-saxons - qui est pour lui une constante source d’inspiration - et a érigé la polyvalence en sacerdoce, depuis son éclosion dans la comédie douce-amère Marche à l’ombre (1984) de Michel Blanc. Il a ensuite poursuivi sa carrière au Québec jusqu’en 1998, tournant au passage dans la série B horrifique Hémoglobine (Bleeders, Peter Svatek, 1997), portée par Rutger Hauer et dans laquelle il s’illustrait en incarnant le peintre Vermeer.

Pascal a participé à de nombreux longs-métrages, téléfilms, courts-métrages et pièces de théâtre. Spécialisé dans le doublage dès 1989, il a prêté sa voix à pléthore de personnages (rôles principaux et seconds couteaux), fictions ou dessins animés confondus. C’est d’ailleurs lui qui offrait son timbre de voix reconnaissable entre mille au Comte de Champignac de la série animée Spirou et Fantasio (2006-2008).

MICHEL ANGÉLY (DICK)

« Qu’est-ce que ça veut dire ?!? Fumiiiiiiiiers ! » (Dick)

Tiré à quatre épingles, massif et imposant sont autant de qualificatifs qui siéent parfaitement à Dick, l’homme de main gouailleur de Stavros. Sa rencontre avec les activistes d’Aetna sera pour le moins explosive... de quoi froisser son costume trois pièces !

Portrait de Michel Angély

Michel Angély a très tôt attrapé le virus de la comédie, puisqu’à l’âge de 7 ans, il montait déjà sur les planches. Son premier contact avec le 7ème Art est advenu à 25 ans, par l’entremise d’une silhouette dans le Dandin (Roger Planchon, 1989) campé par Claude Brasseur. C’est là qu’il s’est dit qu’il était fait pour ce métier, bien que d’année en année, cette vocation ne l’a pas épargné ; pour survivre, il a dû alterner des dizaines de petits boulots, tels que chauffeur poids lourd, cariste, bûcheron ou maçon. Beaucoup auraient perdu le feu sacré, mais lui a continué à accumuler les prestations en tant que figurant, silhouette et second rôle - plus ou moins conséquent - dans des longs-métrages, téléfilms, pubs et courts-métrages.

Sa persévérance a fini par payer, car à 53 ans, un rapide regard dans le rétroviseur lui rappelait qu’il s’était offert des premiers rôles dans trois longs-métrages de qualité variable : Cages (Olivier Masset-Depasse, 2006), Le prince de ce monde (Manu Gomez, 2008) et l’œuvre 100 % carolo Marbie, star de Couillu-Les-2-Églises (Dominique Smeets, 2014). Il serait par ailleurs cruel de ne pas mentionner son apparition dans La vie sexuelle des Belges 1950-1978 (1994) du trublion Jan Bucquoy.

Michel Angély avait aussi croisé la route d’Alan Deprez sur le vidéoclip Fragments of a Metamorphosis, où il investissait de toute sa démesure le rôle d’un satyre flanqué de son mignon favori.

En ce moment, il écrit un western en collaboration avec un dessinateur de BD et est fermement décidé à continuer ce métier, car, comme il le dit : « il me donne une autre vision de la vie, à l’heure actuelle où tout va de travers. Le fait de jouer me permet de sortir de cette réalité. »

LA GUEST STAR

SABRINA SWEET (BRENDA)

« Tu sais, on peut toujours s’arranger… » (Brenda)

Libertine affirmée, Brenda prône l’hédonisme à tout-va et est une habituée des sauteries orchestrées par Stavros. Son physique de bombinette en fait une des partenaires d’ébats les plus demandées. Alors, lorsque la situation s’avère critique, elle entrevoit une porte de sortie via ses talents fellatoires. Mais cela suffira-t-il ?

Originaire de l’Oise, la craquante Sabrina Sweet est du genre précoce : elle a débuté sa carrière de hardeuse à l’âge de 18 ans et n’a eu de cesse d’apporter sa pierre à l’édifice de la production pour adultes depuis plus de 13 ans. En voilà une qui a bien mérité son statut de porno star ! Sa filmographie contient des incursions remarquées et remarquables chez Marc Dorcel, Private, Colmax et Fred Coppula. Des titres ? Sanctuaire (Jack Tyler, 2007), Histoires de sexe(s) (Ovidie et Jack Tyler, 2009), Orgy : The XXX Championship (Christoph Clark, Hervé Bodilis & Paul Thomas, 2011), Initiation of Clanddi (Hervé Bodilis, 2012), 8 Françaises (Hervé Bodilis, 2012), Peepshow (Philippe Soine, 2013), Liza aime les gros seins 2 (Liza Del Sierra, 2013) et des tas d’autres œuvres qui ne devraient pas laisser de marbre tout érotomane normalement constitué.

Dans un même registre coquin, elle n’a jamais rechigné à se produire sur les podiums des salons de l’érotisme et dans les boîtes de nuit, dont elle gratifie l’assemblée de shows de strip-tease torrides. Ah, les chanceux... Par ailleurs, la belle a presté en tant que « silhouette sexy » dans des clips musicaux et figurante dans la série de Canal + Hard (2008-2015), dédiée à l’industrie du porno. Mais ce serait affreusement macho de la réduire à son physique... au demeurant très avantageux, on vous l’accorde ! En effet, passionnée de cinéma (elle adore les thrillers), Sabrina Sweet n’a pas hésité à prêter main forte à une poignée de courts-métrages d’étudiants, conquis par son naturel, sa simplicité et sa spontanéité. Autant d’éléments qui font figure d’atouts lorsqu’il s’agit d’acting, au sens traditionnel du terme.

N’oublions pas aussi que la demoiselle est une femme d’affaires avisée, puisqu’elle gère sa propre société de production X : Sweet Prod.

OKSANA (LA DOMINATRICE DE STAVROS)

« Tu ne parleras que quand je t’en aurai donné l’ordre ! » (domina)

En bon épicurien, les plaisirs « exotiques » de Stavros brassent large et sa domina attitrée y occupe une fonction à part. Ce petit bout de femme au tempérament incendiaire, à l’allure autoritaire et aux courbes affolantes ne se fait pas prier pour soumettre l’animal politique et lui en faire baver. Après tout, c’est ce qu’il recherche durant leurs sessions SM très poussées. Les hommes de pouvoir sont friands de ces plaisirs. Édouard Stern ne dirait pas le contraire (paix à son âme)...

Originaire de Maubeuge, dans le Nord de la France, Oksana s'adonnait volontiers au libertinage avant de devenir une star des films pour adultes. Dans ce domaine, elle a tourné sa première scène en 2003 et en compagnie de Manu Ferrara pour le Q2 de Fabien Lafait. Elle va ensuite prendre ses distances avec les plateaux X durant un an et demi, pour ne les retrouver qu'en 2005 et exploser à la face des amateurs, sous le charme de ses yeux clairs et de ses courbes affolantes.

À cette période, les fans ont pu la voir chez Blue One et Private - ou encore en couverture du magazine Hot Vidéo -, avant qu'elle ne décroche un contrat d'exclusivité avec Marc Dorcel. Trop éprise de sa liberté, elle rompera cet accord au bout d'une unique année, pour mieux signer en 2006 avec la société V. Communications. Officiellement, elle s'est « rhabillée » - selon la formule consacrée - depuis la fin des années 2000.

Au fil de ses apparitions, Oksana a toujours privilégié la qualité à la quantité et les érotomanes n'ont donc pu l'admirer que dans une poignée d'œuvres. Parmi celles-ci, on dénombre Oksana : Flic en uniforme (Alain Payet, 2005), Corsica Hot Sex (Giancarlo Bini, 2005), In Bed With Doc Gynéco (François Regis, 2006), Oksana : Pornochic 10 (Hervé Bodilis, 2006), La veuve (Tony Del Duomo, 2006), Le démon (Jack Tyler, 2006) et Urgences (Alain Payet, 2008), dont elle partageait la tête d'affiche avec Katsuni (qui se nommait encore « Katsumi » !-ndr).

LE RÉALISATEUR

ALAN DEPREZ

Alan Deprez et Max, son grand-père maternel

Alan Deprez et Max, son grand-père maternel

Alan Deprez était un môme étrange, à l’imagination débordante et souvent prisonnier de son monde intérieur. Le cinéma fantastique et d’horreur - bientôt rejoint par les films asiatiques, bis, érotiques et pornographiques - se sont dressés en piliers de sa cinéphilie, construite face à la petite lucarne et au vidéoclub de son quartier. Cette époque révolue a tendance à le plonger dans une profonde nostalgie, lui qui a pris la décision de devenir réalisateur le jour où il a découvert le chef-d’œuvre Blue Velvet (1986) de David Lynch.

Diplômé de l’INRACI (école de cinéma bruxelloise) en 2007, pour ensuite parfaire son apprentissage des métiers de l’audiovisuel en bossant comme assistant réalisateur, caméraman, scripte télé ou encore électro, il n’a jamais perdu de vue ses vélléités de cinéaste, livrant un long-métrage documentaire (Princesse Mimi - toujours inédit -, dédié aux débuts d’un jeune gay dans les shows transformistes), des clips (dont Je Ne Sais Quoi de l’artiste suisse Genevan Heathen, dans lequel Cuizinier - membre de TTC - fait un caméo) et des courts-métrages : le film de vampires tendant vers l’abstraction Ab Aeterno (2010), ainsi que le très référentiel Erotomania (2012), conçu pour les 30 ans du BIFFF et en hommage aux romans pornos de la Nikkatsu (le studio fêtait ses 100 ans cette même année-ndr).

Alan Deprez sur le tournage d'Erotomania (© Letizia Camboni)

Alan partage son temps entre les plateaux et son activité de journaliste, chroniqueur et critique cinéma. Après avoir prêté sa plume aux magazines Hot Vidéo ou Metaluna, et rédigé toute une série de critiques pour L’Encyclopédie des longs-métrages français de fiction 1929-1979 coordonnée par Armel De Lorme, il n’en est évidemment pas resté là.

Depuis lors, il écrit régulièrement pour le site du magazine Lui (à la tête, depuis septembre 2014, de son propre rendez-vous mensuel : La Casa d’Alan Deprez), mais aussi pour la revue culturelle Vivre Paris et, plus ponctuellement, pour le magazine Mad Movies (qu’on ne présente plus !). Sans oublier sa participation habituelle au semestriel CinémagFantastique, via quelques chroniques et en taulier de la rubrique rose Le Loup derrière la Bergerie.

Mais ce n’est pas tout, car il contribue aussi aux fanzines « historiques » Médusa et Darkness, respectivement dédiés au Bis et à la censure cinématographique.

CV online : http://www.doyoubuzz.com/alan-deprez


Director showreel (bande démo réalisateur...par vivadavidlynch

LE CRÉATEUR DE L’AFFICHE

GILLES VRANCKX

Gilles Vranckx est né avec un crayon dans la main. Ses études en graphisme, animation et BD ont façonné ses influences, qui vont d’Ashley Wood à Kent Williams, Mike Allred, René Gruau, Saul Bass ou Edward Hopper, avec un détour par l’esthétique des campagnes publicitaires des 50’s/60’s. De fait, ses antécédents dans l’animation l’ont aiguillé vers une multiplicité de styles.

Cependant, sa carrière a connu un sérieux coup de fouet depuis qu’il a créé l’affiche du long-métrage Amer (2009) d’Hélène Cattet et Bruno Forzani, deux éternels amoureux des gialli et du cinéma bis. Il retrouvera le « fantastic duo » en 2013 pour la toute aussi sublime affiche de L’étrange couleur des larmes de ton corps.

Depuis lors, il s’est chargé de nombreux visuels pour les sorties DVD/Blu-ray des éditeurs Arrow Video (Nekromantik, Videodrome, Hellraiser, ...) et Mondo Macabro (Lorna the Exorcist, Striptease, The Fan, ...). Il lui arrive aussi de travailler dans la publicité et de faire un peu de DJing durant les weekends. Du moins, lorsque son activité principale et son statut de programmateur pour le Offscreen Film Festival lui en laisse le temps !

http://gillesvranckx.blogspot.be

Affiche de L'étrange couleur des larmes de ton corps, créée par Gilles Vranckx                                                                  (© Anonymes Films/Tobina Film/Shellac Distribution)

QUELQUES MEMBRES DE L’ÉQUIPE

NICOLAOS ZAFIRIOU (CHEF OPÉRATEUR)

Nicolaos Zafiriou dans ses œuvres

Nicolaos Zafiriou dans ses œuvres

Après une licence en journalisme à l’Université Catholique de Louvain, Nicolaos Zafiriou s'est tourné vers des études en cinématographie à l’INRACI (Bruxelles), dont il est sorti diplômé en 2007 et où il s'est lié d'amitié avec Alan Deprez. Multipliant à ses débuts les expériences comme directeur de la photographie sur des clips musicaux - dont plusieurs réalisés par Alan Deprez, justement (on se souviendra de Je Ne Sais Quoi pour The Genevan Heathen) -, il a ensuite occupé le poste de cadreur sur La vie d’Adèle d’Abdellatif Kechiche (Palme d’Or cannoise en 2013), puis enchaîné avec son premier long-métrage en tant que chef opérateur, Fever (2014), réalisé par Raphaël Neal (Prix d’interprétation au Festival International du Film de Mumbai, Prix Spécial du jury au Festival International du Film d’Oldenburg). Fever vient de sortir en salles à New-York (28 août 2015) et à Paris (7 octobre 2015).

Nicolaos Zafiriou est également le chef op’ de plusieurs courts-métrages, dont À vif de Guillaume Foresti - avec Kate Moran et Pierre Deladonchamps (César du meilleur espoir masculin en 2014) -, qui connaît en ce moment de nombreuses sélections en festivals. Il a par ailleurs réalisé plusieurs films publicitaires pour L’Oréal France.

En 2011, il s’est engagé avec Antoine Fromental dans le projet documentaire Clichy Kids, dont l’ambition est de témoigner du passage de l’enfance à l’adolescence en filmant les quatre années de collège d’une même classe de théâtre à Clichy.

Nicolaos s’est aussi chargé de la direction photo de deux courts-métrages d’Alan Deprez - Ab Aeterno (2010) et Erotomania (2012) -, ainsi que de l’étalonnage du documentaire Princesse Mimi.

http://zaf.tv

LE SQUID LAB (ATELIER SFX)

Daphnée Beaulieux et Erwan Simon, tauliers du Squid Lab

Sur Cruelle est la nuit, les artistes ès SFX du Squid Lab seront épaulés par un ancien de la Freeeks Factory : le fidèle Benoît Cantillana, déjà en poste sur Ab Aeterno, Erotomania et le clip du morceau Je Ne Sais Quoi de Genevan Heathen, dont il avait designé/confectionné le costume du monstre Bacon Man, fait d’œufs au plat et de tranches de lard (!).

Le Squid Lab est un atelier d'effets spéciaux situé à Bruxelles et réunissant plusieurs artistes, selon les différents projets envisagés. Leurs deux fondateurs (Daphnée Beaulieux et Erwan Simon), riches d'une grande expérience dans le cinéma et la publicité, ont participé à des projets tels que : Atomik Circus - Le retour de James Bataille (2004) des frères Poiraud, Steak (2007) de Quentin Dupieux, À l'intérieur (2007) d’Alexandre Bustillo et Julien Maury, Astérix aux jeux olympiques (Frédéric Forestier & Thomas Langmann, 2008), Les dents de la nuit (Stephen Cafiero & Vincent Lobelle, 2008), Lucky Luke (James Huth, 2009), Jeanne captive (Philippe Ramos, 2011), De rouille et d'os (2012) de Jacques Audiard, Alléluia (2014) de Fabrice Du Welz, ou encore Moonwalkers (Antoine Bardou-Jacquet, 2015).

Erwan étant plus spécialisé dans la sculpture et la peinture, tandis que Daphnée l’est dans les costumes et le maquillage, leur force est leur complémentarité et ce, depuis plus de 10 ans.

http://www.squidlab.be

KLEM LOGAN (COMPOSITEUR DE LA B.O.)

Klem Logan prend la pose

Klem Logan est né à Lyon en 1982. La majorité acquise, il file à Paris pour travailler dès 1998 en tant que bijoutier-joaillier (pour Cartier, Chanel, Dior, etc.), puis rejoindre en 2001 les rangs du magazine WAD (consacré à la mode et aux cultures urbaines), sous l’impulsion de son fondateur Bruno Collin.

C’est en 2004 qu’il prend le large pour Bruxelles et y crée Broken J.A.W., sa propre boutique de streetwear (Supreme, Bape, Stussy, ...), comprenant une galerie d’exposition. En parallèle, il commence à produire de la musique et à s’affirmer en précurseur des nouvelles tendances de la musique électronique. DJ, on pouvait aussi bien le retrouver derrière les platines d’évévements hip-hop que dans une église à mixer de la techno. Ses goûts musicaux vont de Vangelis au punk rock de NOFX, en passant par les Beastie Boys et les bandes originales de François de Roubaix.

Petit à petit, Klem s’est mis à composer de plus en plus de musique sous divers alias, avec pour doxa le partage de rêves et d’émotions à ses auditeurs. Sa rencontre avec Alan Deprez s’est faite en 2009, mais ce n’est qu’en 2010 qu’il a composé la B.O. - matinée de sound design - d’Ab Aeterno et son intrigue condensée sur 4 minutes. En 2012, il enchaîne avec celle d’Erotomania, entre sons synthétiques, indus et penchants « bruitistes ». Depuis 2013, il est retourné en France (à Nantes), d’où il continue de produire des tracks variés (UK trap, bass music, gangsta house, ...).