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💩 SAUVER L'OCÉAN DE L'INVASION PLASTIQUE

La Mission CorSeaCare 2.0 âšĄïžđŸ’Ž Des machines low-tech pour upcycler les plastiques collectĂ©s sur les plages corses

À propos du projet


OBJECTIF 200% ULULE

đŸŽ‰đŸ€© 1er OBJECTIF ATTEINT !! CAP VERS LES 200% đŸš€đŸ”„

On rĂȘve de pousser le projet plus loin et de gagner en prĂ©cision scientifique : nous souhaiterions notamment dĂ©velopper un dispositif portable de reconnaissance optique des types de plastiques grĂące Ă  la technologie de la spectromĂ©trie proche infrarouge 🔎. En effet, les additifs et colorants associĂ©s Ă  la matiĂšre plastique contraignent la reconnaissance des types de plastiques Ă  une certaine marge d'erreur lorsqu'on utilise les mĂ©thodes de dĂ©termination classiques (observation des propriĂ©tĂ©s et tests de chauffage, flottaison, solvants, etc.).

Cela nous permettrait surtout d'ouvrir un atelier citoyen pour TOUS, et faire collaborer associations, artisans et artistes autour de projets de rĂ©cup et d'upcycling passionnants, avec plein de dĂ©bouchĂ©s potentiels.. Et ça, ce serait incroyable 🎉


đŸ§© LE CONSTAT

« Plastique, plastique, plastique,
 » il est partout !

Bouteilles, emballages, pots de fleur, jouets... le plastique s'est immiscé dans tous les recoins de notre société, et malheureusement il constitue un réel fléau pour tous les océans du monde, en tout premier lieu pour la Méditerranée.

Mer fermĂ©e au milieu des terres, la MĂ©diterranĂ©e s'enfle de 600 000 tonnes de plastiques chaque annĂ©e, soit 1 camion benne toutes les minutes. 🚛

Elle est aussi la mer la plus polluĂ©e DU MONDE en microplastiques : 250 milliards selon l’IFREMER, et 7% des microplastiques de tous les ocĂ©ans du monde. Les densitĂ©s battent tous les records : 1,25 million de fragments par km2, soit prĂšs de quatre fois plus que dans “l’üle de plastique” du Pacifque Nord.

En particulier le canal de Corse, zone situĂ©e entre la Corse et l'Italie, est la zone la plus densĂ©ment polluĂ©e. Encore tout rĂ©cemment en mai 2020, une Ă©quipe internationale a dĂ©couvert une zone de concentration record de microplastiques : 1,9 million de fragments par mĂštre carrĂ© ! Une pollution invisible, tapie dans les profondeurs de la mer TyrrhĂ©nienne, Ă  l’est des Bouches de Bonifacio et au nord de l’archipel italien de la Maddalena, entre une rĂ©serve naturelle et un parc national, deux zones naturelles protĂ©gĂ©es... 🐳


🚹 UN PROBLÈME INSOLUBLE

Depuis 4 ans, nous constituons un solide rĂ©seau d’associations locales et de bĂ©nĂ©voles pour dĂ©polluer rĂ©guliĂšrement notre littoral insulaire. Inlassablement, les dĂ©pollutions se succĂšdent et se ressemblent : des camions bennes remplis de dĂ©chets en tous genres, des plastiques rĂ©coltĂ©s par centaines... et malgrĂ© les citoyens de plus en plus nombreux qui prennent part Ă  nos actions et commencent Ă  diminuer leur consommation de plastique jetable, le sentiment de n'avoir dĂ©placĂ© qu'une goutte d'eau...

Car aujourd’hui, alors que la Corse traverse la pire crise de dĂ©chets de son histoire, et malgrĂ© les actions de notre collectif, le problĂšme demeure insoluble. Pire, nos bĂ©nĂ©voles se retrouvent dans une impasse : comment continuer Ă  s’organiser pour dĂ©polluer le littoral lorsqu’aucune solution n’existe pour traiter les dĂ©chets que nous ramassons ?

En effet, les centres d’enfouissement de l’üle sont rĂ©guliĂšrement saturĂ©s, les poubelles dĂ©bordent dans les rues, on empile les ordures sur des terrains vagues, et les dĂ©chets repartent dans la nature au premier coup de vent.

Tout ça pour ça.

Les plastiques collectĂ©s sur le littoral n'Ă©chappent pas Ă  ce destin tragique.Trop altĂ©rĂ©s par le sel, le soleil et les organismes marins pour ĂȘtre valorisĂ©s par les filiĂšres classiques de recyclage industriel, ils vont donc grossir la masse des dĂ©chets dont on ne sait comment se dĂ©barrasser. On ne fait donc en rĂ©alitĂ© que dĂ©placer le problĂšme...

GAME OVER ?

- Jamais !

💎 LA LOW-TECH COMME SOLUTION À LA CRISE

AprĂšs un an et demi de recherche, en nous inspirant des travaux du mouvement opensource Precious Plastic, nous avons trouvĂ© une solution low-tech qui nous permettrait d’envisager un dĂ©but d’issue Ă  cette crise : des machines au fonctionnement Ă©lĂ©mentaire,sobres en consommation d'Ă©nergie et fabriquĂ©es Ă  partir de matĂ©riaux de rĂ©cupĂ©ration ⚙, qui nous permettraient de broyer puis de recycler in situ tous les plastiques altĂ©rĂ©s que nous collectons sur le littoral et en mer; et qui Ă©chappent aux filiĂšres de recyclage traditionnelles.

Les dĂ©chets seront ainsi moulĂ©s afn de confectionner de nouveaux objets utiles, responsables, et surtout durables (le but n’est Ă©videmment pas de rĂ©injecter un nouvel objet jetable dans le circuit !), permettant ainsi de boucler le cycle de vie du carbone, au lieu de polluer les sols ou l’atmosphĂšre. đŸŒ±

âšĄïž ET CONCRÈTEMENT ?

ConcrĂštement, nous souhaitons concevoir et dĂ©velopper 4 machines low-techÂ đŸ”© :

Notre expĂ©rimentation permettrait ainsi d’apporter une solution locale, Ă©conomique et rĂ©siliente via le rĂ©emploi des dĂ©chets collectĂ©s tout au long de l'annĂ©e par un rĂ©seau croissant de bĂ©nĂ©voles Ă  travers la Corse, tout en sensibilisant le public au procĂ©dĂ© du recyclage. ♻

En effet, il nous semble essentiel de ne pas perdre de vue comme objectif principal la réduction à la source des déchets et l'abandon du tout-plastique jetable. En aucun cas nous ne voulons laisser entendre que cette valorisation des plastiques sauvages pourrait constituer un remÚde miracle à la crise en cours.

En revanche, l’opportunitĂ© grĂące Ă  ces machines low-tech d’amener le public au contact de la matiĂšre concrĂšte, nous permet de faire la pĂ©dagogie efficace des diffĂ©rents types de plastiques, du procĂ©dĂ© de recyclage, et de ses limites.

Notre objectif est de traiter le problĂšme au-delĂ  de ses simples symptĂŽmes, en engageant le public Ă  comprendre et remettre en cause le modĂšle de production du tout-plastique jetable.

Nous aspirons Ă©galement Ă  faire de ce projet un outil de dĂ©veloppement Ă©conomique, social et solidaire (ESS) de par les perspectives qu’il peut ouvrir en termes de filiĂšre d’insertion ou de crĂ©ation artistique. 🎹

En effet, le projet a vocation Ă  fonctionner en circuit ouvert et Ă  s’enrichir de collaborations diverses, qu’il s’agisse d’autres associations, de particuliers curieux ou de crĂ©ateurs intĂ©ressĂ©s pour leur activitĂ©.

Nous rĂȘvons de pouvoir faire Ă©merger un tiers-lieu (fixe ou non), crĂ©atif, solidaire et participatif de valorisation et d’upcycling des dĂ©chets sauvages quels qu'ils soient, de maniĂšre Ă  en dĂ©tourner un maximum de l'enfouissement.

🚀 UNE MISSION CORSEACARE 2.0

Et la Mission CorSeaCare dans tout ça alors ?

Nous avons dĂ©cidĂ© de mener l'expĂ©rimentation dĂšs cet Ă©tĂ©, Ă  l'occasion de notre expĂ©dition environnementale annuelle : la Mission CorSeaCare. ⛔

Sur les 1000 km de littoral corse parcourus à bord de nos petits trimarans, nous avons programmé 20 stations de collectes de déchets sur l'ensemble de l'ßle, en partenariat avec plusieurs associations locales.

L'objectif de ces collectes est multiple :

  1. DĂ©polluer le littoral
  2. Caractériser scientifiquement les différents types de plastiques collectés : PET, PEHD, PVC, PELD, PP, PS, etc.
  3. Evaluer le taux de recyclabilité global du gisement constitué par les plastiques sauvages.
  4. Valoriser les plastiques collectés en objets utiles et durables, et détourner ainsi ces déchets de l'enfouissement
  5. Informer le public sur les déchets plastiques et leur recyclage

Ce travail est une premiĂšre: aucune Ă©tude sur les taux de recyclabilitĂ© des plastiques collectĂ©s dans le milieu sauvage (mer, littoral, cours d’eau) n’a Ă©tĂ© imaginĂ©e Ă  une telle Ă©chelle et avec une telle rigueur scientifique.

En effet, pour Ă©tablir ces donnĂ©es de façon rigoureuse, nous avons Ă©tabli un protocole normĂ© et validĂ© par deux organismes scientifiques, l’Ifremer d’une part, et la Stareso d’autre part, et rĂ©alisons un rapportage au profit de l'ONG Surfrider Europe.

À quoi va servir le financement ?

Tous les fonds récoltés seront utilisés pour la fabrication des machines, la confection des moules, ainsi que pour les frais logistiques de l'expédition et la création des supports de sensibilisation.

 

 

🌈 Et si on dĂ©passe les 6 000 € on fait quoi ? 

Cela nous permettrait de pousser le projet plus loin et de gagner en prĂ©cision scientifique : nous souhaiterions notamment dĂ©velopper un dispositif portable de reconnaissance optique des types de plastiques grĂące Ă  la technologie de la spectromĂ©trie proche infrarouge 🔎. En effet, les additifs et colorants associĂ©s Ă  la matiĂšre plastique contraignent la reconnaissance des types de plastique Ă  une certaine marge d'erreur lorsque l'on utilise les mĂ©thodes de dĂ©termination classiques (observation des propriĂ©tĂ©s et tests de chauffage, flottaison, solvants, etc.).

Cela nous permettrait surtout d'ouvrir un atelier citoyen pour TOUS, et faire collaborer associations, artisans et artistes autour de projets de rĂ©cup et d'upcycling passionnants, avec plein de dĂ©bouchĂ©s potentiels.. Et ça, ce serait incroyable đŸŽ‰

 

À propos du porteur de projet

L'ASSOCIATION MARE VIVU

CrĂ©Ă©e en 2016 Ă  l’initiative de deux jeunes Ă©tudiants corses, l’association Mare Vivu est basĂ©e au cƓur du petit village capcorsin de Pino. Elle est spĂ©cialisĂ©e aujourd'hui dans la lutte contre la pollution plastique en MĂ©diterranĂ©e, et engagĂ©e pour la recherche low-tech, les expĂ©rimentations de recyclage local et la promotion du zĂ©ro dĂ©chet.

Sa vocation est de constituer un laboratoire d’idĂ©es et une plateforme d’expĂ©rimentation au service de la jeunesse insulaire. Notre objectif est d’offrir aux jeunes Ă©tudiants en Corse l’opportunitĂ© de s’investir dans un projet concret en faveur de l’environnement marin, tout en en retirant un bĂ©nĂ©fice d’apprentissage utile Ă  leur formation et valorisable dans le cadre de leur cursus.

En donnant l’occasion Ă  des jeunes engagĂ©s de se former avec nous et de s'engager pour la prĂ©servation du milieu marin, notre ambition est de crĂ©er une gĂ©nĂ©ration de jeunes experts en projets environnementaux, conscients des enjeux et armĂ©s pour y faire face.

Pour son engagement et son dynamisme, Mare Vivu a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ©e par le MinistĂšre de la Transition Écologique et Solidaire, et s’est vue dĂ©cerner en 2018 Ă  Paris le prix « BiodiversitĂ© Â» du Plan Climat, en compĂ©tition avec plus de 1200 projets dans toute la France et les territoires d’Outre-Mer.

LaurĂ©ate du concours international Beyond Plastic Med 2019 (Fondation Prince Albert II, MAVA, Tara ExpĂ©ditions et UICN), elle a Ă©tĂ© choisie deux annĂ©es consĂ©cutives pour reprĂ©senter la dĂ©lĂ©gation française aux Assises europĂ©ennes Jeunes et MĂ©diterranĂ©e. La Mission CorSeaCare a cette annĂ©e Ă©tĂ© reconnue par l’ADEME parmi les 25 initiatives de rĂ©fĂ©rence au niveau national pour la lutte contre les dĂ©chets marins.

 

LE PARI D’UNE AVENTURE : LA MISSION CORSEACARE

Pour prouver que chaque citoyen a son rĂŽle Ă  jouer dans la sauvegarde de notre patrimoine naturel marin, nous avons fait il y a quatre ans le pari de mettre sur pied une vaste mission scientifique et pĂ©dagogique d’un mois en kayak Ă  voile et Ă  pĂ©dale, afin de parcourir les 1000 km de littoral corse et collecter des donnĂ©es utiles Ă  la communautĂ© scientifique. 

Depuis, nous collaborons avec des instituts de référence comme le CNRS ou l'Ifremer, auprÚs desquels nous pilotons des protocoles inédits. Ce travail nous a par exemple permis de caractériser plus de 500 déchets différents au cours de nos relevés cartographiques en mer sur tout le littoral occidental de la Corse.

À travers ce projet, le but est d’inventer, de mettre en Ɠuvre, puis de transmettre dessolutions innovantes pour permettre au grand public, et tout particuliĂšrement la jeune gĂ©nĂ©ration, de prendre conscience des enjeux environnementaux auxquels nos Ă©cosystĂšmes doivent faire face.  

Aujourd'hui nous en sommes Ă  notre cinquiĂšme mission, et forts de nos rĂ©sultats et de l'enthousiasme partout suscitĂ©, nous voulons aller encore plus loin et dĂ©montrer que la jeunesse insulaire est prĂȘte Ă  relever les dĂ©fis de demain, mais surtout ceux d'aujourd'hui.

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