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Le Souffle, un partage d'émotions

Un film documentaire de Clotilde Amprimoz (ChoréACtif) en coproduction avec la Cie Komusin et l’organisation sociale Danceable Helen Keller

INTERVIEW-L’expérience Seokmun et Hyeonmu vue et vécue par la réalisatrice Clotilde Amprimoz (ChoréACtif)

Un mois après le tournage du documentaire “Le Souffle, un partage d’émotions” en Corée du Sud, la réalisatrice Clotilde Amprimoz nous fait part de ses impressions et de son ressenti face aux expériences qu’elle a pu vivre lors de son séjour, auprès de la chorégraphe Eun Young Lee (cie Komusin) et des membres de la Danceable Helen Keller.

 

 

Comment s'est déroulé votre séjour en Corée du Sud? et comment s'est passé le tournage? (planning, lieux visités...)

J'ai rencontré les personnes du Danceable Helen Keller assez rapidement après mon arrivée à Séoul et ai senti tout de suite que nous allions bien nous entendre : ils s'intéressent aux personnes en situation de handicap pour leur permettre de se produire en tant qu'artistes. La danse est un moyen d'expression privilégié et accessible à tous, elle permet aux gens de se connecter à eux-mêmes (corps, esprit, âme) et d'exprimer leurs émotions, ainsi ils s'ouvrent à la création artistique et aux autres tout en prenant soin d'eux mêmes et du monde.

 

Quel est l'élément qui vous a le plus frappé lors de votre rencontre avec les initiés à la pratique du Seokmun? Quel a été votre ressenti face à ce que vous avez pu observer à la Danceable Helen Keller?

J'ai été touchée par l'extrême bienveillance et le bien-être que dégagent les personnes qui sont pratiquantes de la respiration Seokmun ou des stages de danse Hyeonmu. Des personnes de tout âge ou tout profil pratiquent cette discipline ou ces stages de danse, ils partagent une pratique physique et une philosophie de vie commune. Leur danse est une porte ouverte de leur âme que j'ai eu la chance de filmer lors de leur stage à Andong. Une pratiquante non-voyante, Madame Ghang, ne semble plus avoir de barrière physique ou de handicap lorsqu'elle danse ; on ne remarque sa cécité que lorsqu'elle ne pratique pas la respiration Seokmun ou la danse, dans ses gestes quotidiens.

 

Portez-vous un regard différent sur le monde qui vous entoure après cette expérience?

Entendre tous ces témoignages, voir ces danses, partager tous ces moments privilégiés avec les personnes du Danceable Helen Keller, tout cela a beaucoup enrichi ma perception du monde et de la danse. J'ai vu à quel point ces pratiques pouvaient faire du bien aux gens et transformer leur perception ou leur existence. J'ai été touchée par la sincérité de leur danse et les bienfaits de cette danse et respiration sur leur corps et leur âme, elles m'ont impressionné et donné envie de partager leur enthousiasme et leurs pratiques avec un large public.