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Une maison d'accueil au Niger

Un toit pour les collégiens peuls et touaregs de Tadist

À propos du projet

Présentation et contexte

Gorom-Rennes-Gorom est une association loi 1901, à but non lucratif, ouverte à tous et reconnue d’intérêt général. Son action s’inscrit dans les relations qui se sont tissées depuis 2008 entre la Bretagne et Daroussa Albade, responsable de l’association « Tabarkat », regroupant des nomades peuls et touaregs à Tadist, dans la région de Tchinta-Baraden, à l’ouest du Niger.

Dans cette région sahélienne, la scolarisation des enfants constitue un enjeu majeur de développement. Le premier projet a donc été la scolarisation de leurs enfants. L'association, dans la mesure de ses moyens, a décidé de soutenir le projet par l'envoi d'argent sur ses fonds propres pour la construction du bâtiment et le début d'un parrainage pour nourrir les enfants de l’école à midi.

Aujourd’hui : la scolarisation au collège

A l’issue de l’école primaire, les savoirs demandent à être renforcés. Le rôle du collège est déterminant, mais les problèmes majeurs restent l’éloignement des établissements scolaires et les carences financières des familles. Aujourd’hui, Gorom-Rennes-Gorom et Tabarkat souhaitent à nouveau s’associer pour permettre à des enfants issus de l’école de brousse de Tadist d’accéder au collège en créant un internat, ou maison d’accueil, à Tchinta-Baraden, à proximité immédiate des établissements scolaires.

L’idée de créer cet internat est née de plusieurs constats :

> Les inégalités du système éducatif nigérien entre zones rurales et zones urbaines et entre garçons et filles : il n’existe aucun système éducatif valable pour les enfants des zones rurales après le CM2.

> Sur 1000 enfants scolarisés au CP, seulement 250 enfants entreront en 6eme (soit 25%).

> L’abandon systématique ou presque de la scolarité en fin de CM2. En effet, au delà  du CM2, les enfants des zones rurales sont obligés de trouver un tuteur pour étudier en ville.

Élèves concernés

Des élèves de la région de Tadist admis à l’examen de sixième, présentant une réelle motivation et issus de familles ne pouvant assurer un aller-retour école-domicile familial dans la journée, et se trouvant donc dans l’impossibilité de poursuivre leurs études au collège. Une vingtaine d'élèves devraient être concernés à la rentrée scolaire prochaine.

L’internat/Maison d’accueil

L’association Tabarkat prévoit d’aménager une maison de ville à Tchinta-Baraden pour loger correctement tous les collégiens et collégiennes. Cette maison sera un lieu d’accueil mais aussi d’éducation, pour permettre aux élèves de la région de Tadist de poursuivre leur scolarité.

Notre partenaire local, l’association nigérienne Tabarkat, s’occupe du recrutement des enfants ainsi que de celui du personnel local chargé d’assurer le bon fonctionnement de l’internat. Un couple, rémunéré par l’association par le biais de parrainages, s’occupera de la gestion des lieux, ainsi que de l’accueil et de l’accompagnement des enfants sur place. Il préparera aussi tous les repas.

A quoi va servir le financement ?

Campagne via Ulule

Cette campagne permettra de financer la partie "investissement" du projet de maison d'accueil, c'est à dire : l'acquisition, l'aménagement et l'équipement de l’internat.

L’association Tabarkat et les familles des enfants fourniront & prendront en charge : les nattes et les couvertures pour le couchage des enfants, la tenue de sport, les ustensiles de cuisine...

L'association Gorom-Rennes-Gorom étant reconnue d'intérêt général, les dons sont déductibles des impôts à hauteur de 66%.

Les frais de fonctionnement : salaires, abonnements, nourriture, dépenses vie courante... seront, quant à eux, pris en charge par un système de parrainages.

À propos du porteur de projet

L'association

Gorom-Rennes-Gorom est une association loi 1901, à but non lucratif, ouverte à tous et reconnue d’intérêt général née en 2006 et qui compte aujourd’hui une trentaine de membres actifs. Créée dans le but de répondre à des besoins prégnants des populations de la région de Gorom-Gorom, au nord du Burkina (région de l’Oudalan), sa philosophie est l’accompagnement des demandes des autochtones. Assez rapidement, le manque de correspondants locaux et l’insécurité de la région ont limité l’efficacité de nos actions.

Aujourd'hui, son action s’inscrit essentiellement dans les relations qui se sont tissées depuis 2008 entre la Bretagne et Daroussa Albade, responsable de l’association « Tabarkat », regroupant des nomades peuls et touaregs à Tadist, dans la région de Tchinta-Baraden, à l’ouest du Niger, qui souhaitait la création d’une école pour les enfants d’un campement nomade.

https://goromrennesgorom.wordpress.com/

Les acteurs

Daroussa, notre correspondant, effectue chaque année un voyage en France à l’occasion duquel il vend de l’artisanat pour faire vivre sa famille. A titre personnel, des adhérents et amis de notre association l’aident dans la recherche de contacts pour ses ventes. Il profite de ses déplacements pour faire connaître à de nouveaux interlocuteurs les projets de la communauté de Tadist.   C’est aussi, pour notre association, l’occasion d’approfondir les problèmes à résoudre à Tadist. Président de l’association Tabarkat, il s’investit dans la gestion quotidienne de l’école et effectue des démarches : contact avec les entreprises et les administrations, visites sur le terrain de réalisations (écoles, puits).

L’association Tabarkat : Tabarkat signifie « petite oasis » en fulfude, une des langues peules du Niger. C’est l’association créée par les habitants de Tadist. Avec la participation active de Daroussa son initiateur, elle assure le fonctionnement quotidien de l’école (confection des repas, approvisionnement en eau…)
3 zébus, par exemple, ont du être vendus pour acheter un véhicule devenu indispensable pour aller chercher de l’eau suite au tarissement des puits les plus proches.
En raison de l’insécurité qui limite les venues d’européens au Niger, les rôles de Daroussa et de Tabarkat sont cruciaux pour la conduite du projet. Notre association a décidé d’attribuer une modeste indemnité à Daroussa pour couvrir une partie de ses frais, en particulier de communication.

L’état Nigérien : assure la nomination et la rémunération de l’instituteur.

L'association Gorom-Rennes-Gorom : Les ressources de l’association proviennent de ses actions (marchés, repas-concerts), de cotisations, dons privés d’entreprises solidaires et subventions publiques.
En fonction de ses disponibilités, notre association finance en partie les constructions et les équipements nécessaires au fonctionnement de l’école. Son dernier investissement a permis la construction pérenne de la salle de classe, du logement de l’instituteur et du grenier. En complément à la mise en place de parrainage, elle finance un repas par jour à tous les élèves.

Les réalisations récentes

Actions au Niger

Depuis 2005, des membres de l’association accueillent en France Daroussa, un peul wodabee du Niger qui vient chaque année vendre des bijoux. En 2009, au cours d’une réunion de l’association Gorom-Rennes-Gorom, il informe de la création d’une association: Tabarkat regroupant les nomades peuls et Touaregs de la région de Tadist. Son projet est la scolarisation de leurs enfants. Il demande un soutien pour la réalisation de cet objectif. L’association, dans la mesure de ses moyens, décide de soutenir le projet par l’envoi d’argent sur ses fonds propres pour la construction du bâtiment en banco et le début d’un parrainage pour nourrir les enfants le midi.

Voici un petit film destiné aux enfants et qui relate la rencontre avec Daroussa, le travail de l'association et la vie au Niger

Voici les raisons exposées par Daroussa ayant motivé une sédentarisation dans la région de Tadist :

Tadist se trouve au nord ouest de Tchin Tabaradene (capitale des touaregs du Niger). Il fallait trouver un lieu de sédentarisation offrant quelques atouts et où il était possible d’obtenir les autorisations nécessaires. L’emplacement choisi pour le campement correspond à une zone traditionnelle de nomadisation sur un espace limité et se situe dans la zone de la nappe phréatique importante qui alimente notamment le forage d’Edemboutene. Ce forage situé à 20 km permet d’abreuver un nombre important d’animaux. Installé depuis 2009, le campement regroupe maintenant environ 120 personnes qui vivent essentiellement de l’élevage. Après les pluies, et lorsque les conditions ne sont pas trop défavorables, les éleveurs se déplacent entre l’espace d’abreuvage et quelques maigres pâturages.
Quand la sécheresse est trop importante, les troupeaux ne peuvent survivre que grâce à des rations de son. Du fait des traditions, et du manque d’eau, les habitants ne se livrent pas actuellement à d’autres activités telles que l’artisanat ou la culture. On trouve sur le campement deux ethnies: les Peuls Wodabe qui parlent le Fulfulde et les Bellahs qui parlent le Tamachek.

Les habitants du campement se sont regroupés au sein de l’ association Tabarkat qui signifie « petite oasis » en fulfulde, animée par Daroussa. C’est cette association qui a obtenu l’autorisation du sultan des peuls (chef coutumier) et du préfet pour occuper l’espace. Elle est à l’origine du projet d’école. Faire vivre une école n’est pas chose facile. L’état nomme un instituteur, assure son salaire mais ne va pas forcément plus loin.

Nomination d'un instituteur : le soutien de notre association a fortement contribué à l’engagement de l’état nigérien et en octobre 2010, un instituteur est nommé et l’école ouvre avec 31 élèves de 4 à 12 ans. L’école au Niger est faite exclusivement en Français. L’instituteur actuel parle également le Haoussa (sa langue maternelle) qui est la langue la plus parlée dans la région et que connaissent les habitants. Bien que cette langue ne soit pas utilisée pour l’enseignement, sa connaissance est un atout pour communiquer avec les familles. Faire vivre une école n’est pas chose facile. L’état nomme un instituteur, assure son salaire mais ne va pas forcément plus loin.

En 2011, un don d’entreprise permet la construction de latrines en parpaings.

Le bâtiment de l’école a été construit en parpaings avec un toit en tôle pour la rentrée scolaire 2013. Il a été inauguré en présence des dignitaires locaux et des membres de l’association locale Tabarkat. Parallèlement, le logement de l’instituteur a été consolidé pour mieux résister à la saison des pluies.
En fin d’année 2014, le grenier abritant les réserves alimentaires pour la cantine a été reconstruit en dur.

Et voici une version plus longue du film , pour les adultes

Actions au Burkina Faso

Maraîchage

Soutien à un groupement de femmes pour le maraîchage : depuis plusieurs années, l’association soutient un projet de maraîchage, à Gorom-Gorom. La demande du groupement de femmes qui cultivent les jardins, c’est d’avoir de l’eau. Nous avons envisagé de surcreuser leurs deux puits, mais jusqu’à cette année nous n’avions pas le financement. Par contre nous leur fournissions des semences sélectionnées, de meilleure qualité que celles vendues sur le marché local. Cette année encore, l’Association Kokopelli nous a fourni des semences . La difficulté, c’est qu’en raison de l’insécurité au Sahel en ce moment , nous n’avons pas pu nous rendre sur place, comme nous le faisions chaque année. Il nous faut donc trouver un « commissionnaire » qui, lors d’un voyage au Burkina, pourrait acheminer ces semences. Nous avons maintenant l’argent nécessaire pour surcreuser un des deux puits. Mais, nous recherchons sur place un correspondant fiable à qui faire parvenir l’argent par voie postale.

Tourisme solidaire

Au Burkina Faso (de 2006 à 2010), Elle a soutenu un projet de structure pour touristes en quête de vie nomade dans un campement touareg. Les conditions politiques actuelles ont entrainé l’arrêt du projet.
Elle a soutenu également une action de maraîchage (en savoir plus) menée par un groupe de femmes.
Si ces projets sont à l’origine du nom de l’association, l’insécurité qui règne dans la région sahélienne depuis 2010 nous empêche de nous rendre sur place et par manque de relais, de continuer à les développer.

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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