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Cinématogravures.

Gravure sur bois et cinéma d'animation

À propos du projet

Je dessine, grave sur bois et réalise des animations dans mon atelier de Rogues, dans les Cévennes. J'appelle ces animations des cinématogravures. Cinématogravure, le terme désigne tout simplement la mise en mouvement de la gravure sur bois sur l'écran. Les courtes animations feront partie d'une installation conçue avec Miles O Shea pour le projet WREK.

Le projet évolutif WREK explore les ressources de la gravure sur bois comme moyen d'expression, comme lieu de la relation humaine et amicale et comme moyen d'interroger la signification de l'art aujourd'hui.

Dans un premier temps, en me référant à une diversité de mondes graphiques et cinématographiques, je voudrais constituer, à l'aide de la gravure sur bois, une ensemble de boucles animées. Ces boucles constituent des films très courts qui montrent un même motif se répétant inlassablement.

Ces boucles répertorient des gestes, des attitudes, des expressions que je puise dans des comics ou des films. Les comics offrent une prise modeste et ludique à la gravité de l'existence et au questionnement sur le sens de l'activité artistique.

Les cinématogravures ont une double origine.

D'une part, il y a eu la rencontre avec Adolpho Avril qui a aussi été ma rencontre de la gravure sur bois et des techniques d'animation lors d'une résidence artistique au CEC La S Grand Atelier (centre de création pour artistes handicapés mentaux de Vielsalm, en Belgique). L'objectif de la résidence était la création d'une bande dessinée à quatre mains avec un artiste outsider. La bande dessinée a été publiée par l'éditeur d'avant-garde Frémok. Il en a aussi résulté un film en cours de réalisation produit par Graphoui

D'autre part, il y a eu la rencontre avec Miles O Shea, acteur et artiste irlandais, sur un plateau de théâtre à Gand. Il s'agissait de créer une scénographie mobile à l'aide de la gravure sur bois. Une table roulante pourvue d'une presse de gravure et d'une tour métallique pour accrocher les impressions a ainsi été conçue. Littéralement, la gravure sur bois était mise en mouvement sur les scène des théâtres où les représentations avaient lieu.

Les origines de l'invention m'incitent à continuer d'explorer un monde visuel qui laisse la place à la pulsion, au goût de la répétition quasi obsessionnel, à tout ce qui déborde du sens commun et de l'évidence, au sérieux de l'enfantillage, à l'angoisse, au rire et aux pleurs.

Dans les comics se lit en filigrane une philosophie de l'existence, la pulsion graphique y fait aussi surgir des métaphores inattendues de l'art.

Les films offrent quant à eux la possibilité d'explorer des mondes tenaillés par l'inconscient, par la projection de nos rêves et de nos désirs, par la répétition de gestes identiques, gestes qui participent tous du langage cinématographique.

Les films cinématogravés mettent en scène de façon ludique et modeste un triple questionnement, sur la vie, sur l'art et sur le langage visuel de l'animation.

A terme, les animations constitueront une sorte d'anthologie bigarrée de situations, un monde un petit peu sérieux et un petit peu idiot. Des images animées qui parlent de la condition humaine et du sens fragile, souvent mince de la quête artistique.

Dans un second temps, je voudrais d'une part rassembler et présenter ces films très courts dans une installation confrontant gravures et films. Et d'autre part, entamer l'écriture d'un nouveau film cinématogravé mettant en liaison entre elles les boucles animées. Ce travail d'écriture se fera par le biais du dessin, de la gravure et du montage.

A quoi va servir le financement ?

L'argent va essentiellement servir à

- payer la location des logiciels nécessaires à la création des boucles

- payer le bois à graver, le papier à imprimer, l'encre d'impression

- me payer pour me permettre de me consacrer pleinement et exclusivement au projet des cinématogravures pendant au moins deux mois et demi : c'est-à-dire, création des boucles et écriture d'un nouveau film cinématogravé qui rassembleraient ces boucles.

La réalisation de plusieurs boucles permettra de constituer un ensemble suffisant pour chercher d'autres financements et également de démarcher auprès des galeries.

À propos du porteur de projet

Artiste, bédéiste, graveur, mon univers est celui de l'encre de gravure, du bois contreplaqué et des gouges pour tailler le bois.

Je cherche une façon de relier la gravure sur bois et le cinéma.

Il m'arrive de participer à des revues collectives :

Et de voir des amis lors d'un vernissage :

Mais le plus souvent, je suis assis à ma table de travail :

Ou encore, je cours à Bruxelles discuter avec les galeristes des expositions à venir :

Puis je reviens à la table d'encrage :

N'hésitant pas à dormir dans l'atelier si nécessaire :

J'aime les livres noirs aux pages noires et j'en fabrique avec mes amis Miles O Shea et Alexia De Visscher :

M'inspirent les films de Bergman :

M'inspirent aussi les peintres, et notamment Jakson Pollock qui fume sa clope entre deux drippings :

Le désordre me fascine :

Ce désordre organisé était présenté de février à mai 2014 à l'exposition "The fair" au centre de la gravure et de l'image imprimée à La Louvière en Belgique (haut lieu du surréalisme Belge) :

Au cours de cette exposition, lors du vernissage, avec Adolpho et Miles, nous avons présenté une performance :

Avec Adolpho, j'ai réalisé ce livre publié par l'éditeur d'avant-garde Frémok :

Aujourd'hui je grave et dessine les planches du film

"APRÈS LA MORT, APRÈS LA VIE. LE TESTAMENT DU DOCTEUR A"

http://antiste.tumblr.com/

https://antiste.wordpress.com/

http://www.fremok.org/site.php?type=P&id=38

http://www.lasgrandatelier.be/index.php/fr/residences-projets?elem=15