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Chroniques de Metallah

Univers de Science Fiction

3ème Extrait du Chapitre 1

“Sire, un quinze places sera prêt sous peu pour le départ” fit Semloh au bout de quelques minutes.
L'Empereur approuva et la séance se termina rapidement tandis que Semloh sous les yeux de son ami Ahron finissait sa conversation avec Magel.

Cette planète fournissait depuis toujours les vaisseaux de l'Empire. Ce petit empire commercial avait ainsi le monopole du transport et du commerce dans l'Empire mais abritait aussi les pires et surtout les plus talentueux pirates de l'espace. La planète était après Métallah l'un des centres de l'Empire car leur technologie spatiale était la plus évoluée de l'univers connu.
« Quand est ce que mon père se décidera enfin à se passer de ces maudits technocrates de Magel ! murmura le prince tandis que Semloh coupait son transmetteur
- Ahron ! Ne soit pas si dur avec ton père. »
Le dauphin se leva observant les gardes et son père sortirent les uns après les autres sans s'adresser un mot.
« Nous avons les portes, c'est un moyen de transport des plus surs, ainsi nous pouvons nous passer de ces satanés vaisseaux
- Lorsque les portes marchent dit Semloh en esquissant un sourire. Je sais bien que tu désapprouves le pouvoir conséquent et l'autonomie dont ils bénéficient mais l'Empire ne peut se passer de Magel tout comme Magel ne peut se passer de l'Empire
- Ils ne cherchent qu'à s'enrichir !
- C'est un fait Ahron, c'est un fait... »

Autour d'eux des nappes de brouillard prenaient naissances au dessus de chaque plan d’eau. Bien que déserte la région grouillait d’une vie microscopique où les insectes régnaient en maîtres. Dans les flaques, les déchets organiques en putréfaction distillaient un parfum nauséabond et entêtant. La boue noire et visqueuse s’enfonçait sous leurs pas, ne libérant leur pied qu’à regret, dans un bruit de succion insupportable. Une légère brise, rafraîchissant leurs visages, véhiculait les effluves empuanties du marais. C’est cette odeur qui avant tout autre chose marquerait l’esprit des voyageurs.

Ils s'enfonçaient sans un mot dans l'embryon de forêt de plus en plus dense. Les bois et ses plantes remplaçaient peu à peu les marécages humides. Une certaine vie semblait maintenant grouiller sous terre et dans les arbres. Des miliers d'yeux regardaient les visiteurs. Des milliards de pattes les suivaient. Les racines enchevêtrées et la profusion végétale ralentissaient leur pas, créant des pièges à chaque instant.

Tout à coup, venu de branches hautes, quelque chose tomba, manquant l’Empereur de quelques mains. Presque aussitôt des insectes grouillant et voletant se précipitèrent sur l’aubaine. Le vieil empereur Mapuelo n’osait regarder ce qui l’avait manqué, les traits de son visage s’étaient crispés, il lui avait semblé reconnaître un Aquaphage. Plutôt rare en forêt ces animaux vivaient à proximité des points d’eau. Finalement il regarda. C’était effectivement le cadavre mou et flasque d’un Aquaphage. Une Suce Sang d’un pied de long, capable de vider une vache en l’espace de quelque minute. Mais celui-ci était définitivement mort, l’empreinte d’une morsure l’avait amputé de trois de ses dix pattes arrachant une partie de son abdomen d’où s’écoulait le sang précédemment volé. Au sol que depuis quelques instants des vers et des mouches parcouraient déjà pourtant la carcasse que quelque prédateur dérangé avait laissé choir. Mapuelo retînt un haut le coeur et se détourna vivement, faisant un écart pour éviter le cadavre. Ils reprirent leur marche, la surveillance des milliers d’yeux parcourant la forêt ne se relâchait pas.