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Sauvons Vizir le dernier cheval de Napoléon

Restauration de Vizir au musée de l'Armée, c'est gagné merci !

  • Plus que 2 jours avant la fin de la collecte pour sauvegarder Vizir le cheval de Napoléon !

    Grâce à 251 généreux contributeurs, aux partages et relais de nombreux internautes, nous avons presque atteint le second objectif !

    Nous sommes fiers de pouvoir afficher leurs noms chaque jour depuis un mois sur le site du musée de l'Armée (capture d'écran non exhaustive !).

    Il reste deux jours pour montrer la puissance de la mobilisation, et faire connaître le cheval Vizir et sa formidable histoire (que vous retrouvez sur les pages du feuilleton, avec aussi des anecdotes sur les chevaux sous l'Empire et leurs conditions de vie et les habitudes de Napoléon).

    Merci par avance de continuer à soutenir cette opération unique !

    "Vizirement" vôtre

  • La collecte pour sauver Vizir est en passe d'atteindre son nouvel objectif !

    Vous êtes formidables, la mobilisation pour la restauration et la conservation du cheval Vizir ne faiblit pas !

    Vous êtes nombreux (240!) à avoir permis de faire découvrir l'extraordinaire histoire de ce cheval de l'Empereur et vous serez nombreux aussi à pouvoir venir assister à la restauration en public de Vizir cet été !

    Pour les amoureux de l'histoire vous pouvez continuer à suivre le feuilleton des anecdotes sur Vizir, les chevaux sous l'Empire et les compagnons d'armes de Napoléon sur le site du musée de l'Armée, sur son compte twitter ou sur sa page facebook

    Et n'oubliez pas que nous pouvons atteindre le nouvel objectif grâce à vous - il reste 8 jours - pour financer la nouvelle vitrine qui permettra d'assurer longue vie à Vizir !

    Merci à tous,

  • Sauvons Vizir : 1er objectif atteint !

    Bonjour,

    Le premier objectif de 15 000 euros a été atteint en moins de deux semaines et c’est grâce à vous ! Un grand merci pour votre soutien et votre implication.

    Vizir sera donc restauré. Cette restauration se fera en public, cet été, dans les salles du parcours permanent du musée de l’Armée. Nous espérons que vous viendrez nombreux observer et admirer le travail des restaurateurs.

    Après ce premier succès, nous avons maintenant un nouvel objectif : réunir au moins 10 000 euros supplémentaires en deux paliers pour financer la nouvelle vitrine et sans laquelle Vizir se détériorerait de nouveau… En effet, cette nouvelle vitrine, d’une dimension assez exceptionnelle (2,4 mètres sur 2,6 mètres) permettra de respecter les exigences liées à la conservation du cheval avec un taux d’humidité moyen de 50% et des variations n'excédant jamais 5% par période de 24 heures. La vitrine sera parfaitement étanche et, bien sûr, mise sous alarme. Sa température sera également contrôlée en temps réel.

    Nous avons déjà réussi à atteindre le premier objectif  grâce à vos contributions et votre aide pour diffuser la campagne auprès de vos amis, vos proches et vos collègues. Allons encore plus loin pour garantir longue vie au dernier cheval de l’Empereur !

  • Napoléon et les chevaux : la suite de notre feuilleton

    Madame, Monsieur,

    Les épisodes 13 à 16 de notre feuilleton "Sauvons Vizir" sont en ligne ! Apprenez-en plus sur le lien qu'entretenait Napoléon avec les chevaux.

    Suivez le feuilleton de Vizir et des chevaux de l’époque napoléonienne sur le site du musée de l’Armée (http://actualites.musee-armee.fr), et continuez à partager ces informations !

    Vizirement vôtre,
    Le musée de l'Armée

    Sauvons Vizir, épisode 16 : Napoléon préfère les chevaux arabes

    Napoléon montait des chevaux de toutes races, mais il avait une préférence marquée pour les chevaux arabes.

    Les peintres du Premier Empire ont souvent représenté Napoléon chevauchant des chevaux arabes. Capables d’accélérations fulgurantes, ils sont particulièrement appréciés par l’Empereur qui déclare dans le Journal des haras : « l’Arabe est le meilleur cheval du monde. L’Anglais se vante de l’avoir surpassé… mais ce n’est point l’extrême vitesse qui fait le bon cheval de guerre, c’est la souplesse, l’adresse, l’intelligence, la docilité ».

    Son premier valet de chambre Louis Constant Wairy écrit « Sa Majesté tenait beaucoup à ce que les chevaux fussent très beaux, et dans les dernières années de son règne, elle ne montait que des chevaux arabes ». Le baron Fain, secrétaire personnel de Napoléon, le confirme : « les chevaux que l’Empereur montait en campagne étaient de l’espèce arabe, petits de taille, de poil gris blanc, dociles, doux au galop et trottant l’amble », comme «Vizir».

    Dans les faits, Napoléon monte des chevaux de toutes races et notamment des allemands, des limousins, des normands, des espagnols et des persans. Seuls les bavarois et les bretons, jugés trop grands et trop lourds, ne trouvent pas grâce à ses yeux.

    Sauvons Vizir, épisode 15 : Quelques chevaux célèbres

    Napoléon a possédé de très nombreux chevaux, certains sont restés célèbres à travers l’Histoire.

    Souvent attribués par l’Empereur lui-même, les noms des chevaux de Napoléon sont variés (Jaffa, La Belle, Styrie, Roitelet, l’Intendant, Cyrus, Tauris, Wagram…). Ils évoquent une origine, une bataille, une qualité, voire un défaut.

    Parmi les plus célèbres, citons le « Marengo » et le « Tauris ». Capturé lors de la campagne d’Egypte, le « Marengo » franchit les Alpes en 1800, participe à la bataille du même nom (14 juin 1800), puis à celle de Waterloo (18 juin 1815) au cours de laquelle il est blessé. Capturé par les Anglais, il est emmené en Angleterre où son squelette est visible au National Army Museum de Londres. Le « Tauris » est chevauché par l’Empereur lors de son entrée à Moscou (14 septembre 1812), puis lors du passage de la Bérézina (26-29 novembre 1812), et au cours du vol de l’Aigle (1-19 mars 1815).

    Sauvons Vizir, épisode 14 : Les chevaux de Napoléon

    Dans la deuxième partie de notre feuilleton “Sauvons Vizir”, découvrez l’importance qu’avaient les chevaux pour Napoléon.

    Napoléon n’a pas eu un seul cheval de bataille ; il n’a pas eu son « Bucéphale » comme Alexandre Le Grand. Au contraire, il dispose de plus d’une centaine de chevaux dits « du rang de Sa Majesté » qui regroupent tous les chevaux affectés au service de l’Empereur pour qu’il les monte ou pour qu’ils l’accompagnent dans ses déplacements.

    Le plus gros des effectifs est tenu en réserve dans ses écuries, à Versailles, aux Tuileries, à Saint-Cloud, à Fontainebleau et dans toutes les résidences impériales où Napoléon peut venir ou repartir à tout moment. Tous sont issus d’une sélection rigoureuse. Sur cette centaine de montures, seules quelques-unes atteignent la célébrité, soit parce qu’elles sont appréciées par l’Empereur, soit par ce qu’il les monte pendant une bataille célèbre, comme pour « Vizir » à Iéna et à Eylau.

    Sauvons Vizir, épisode 13 : « Vizir », héros de roman

    Encore aujourd’hui, les chevaux de Napoléon, et notamment « Vizir », continuent de fasciner.

    En 2006, Philippe Thomas-Derevoge signe, avec Le Vizir. Le plus illustre cheval de Napoléon, un roman couronné du prix des œuvres de fiction de la Fondation Napoléon. L’auteur y relate le destin de «Vizir» et de son écuyer Philippe de Chaulaire au cours des campagnes de l’Empire. A travers eux, il attire notre attention sur le rôle des chevaux pendant les guerres napoléoniennes, ces compagnons des soldats, traités souvent avec rudesse, généralement oubliés dans les ouvrages historiques, mais qui occupaient une place centrale dans l’armée de l’Empereur.

  • Découvrez la vie de Vizir à travers notre feuilleton

    Madame, Monsieur,

    La campagne de collecte pour la restauration de Vizir continue, et atteint 40% grâce à vous : merci de votre contribution !

    Chaque jour, retrouvez des anecdotes sur la vie de ce fameux cheval sur le site web du musée. Nous vous proposons de retrouver ci-dessous la compilation des 12 premiers épisodes !

    Suivez le feuilleton de Vizir et des chevaux de l’époque napoléonienne sur le site du musée de l’Armée (http://actualites.musee-armee.fr), et continuez à partager ces informations !

    A bientôt,
    Le Musée de l’Armée

    Sauvons Vizir, épisode 12 : Ce cheval est « Vizir »

    Malgré les débats dont est l’objet « Vizir » encore aujourd’hui, ce cheval a bien fait partie des écuries de l’Empereur.

    Ce cheval est-il ou non «Vizir» ? Les analyses et restaurations prévues en juin 2016 nous apporteront peut-être une réponse. Une chose est sûre en revanche. Même s’il n’est pas « Le Vizir» » qui combattit à Iéna et à Eylau, il demeure un cheval ayant appartenu à Napoléon, baptisé «Vizir» par le personnel du musée depuis plus d’un siècle et adopté par les millions de visiteurs qui continuent à venir l’admirer depuis plusieurs décennies. Il est le seul, l’unique cheval naturalisé de Napoléon.

    Sauvons Vizir, épisode 11 : Et s’il y avait eu deux « Vizir » ?

    Dans un ouvrage paru au début du XXe siècle, un historien affirmait que Napoléon avait eu en réalité deux chevaux du nom de « Vizir ».

    Selon Frédéric Masson, auteur de l’ouvrage Napoléon à Sainte-Hélène, paru en 1912, un cheval nommé «Vizir» se trouvait dans les écuries de Napoléon à Sainte-Hélène. Ce cheval aurait été acheté au Cap et aurait été envoyé à Sainte-Hélène. Napoléon aurait ainsi eu, successivement, deux chevaux nommés «Vizir».

    Sauvons Vizir, épisode 10 : Et si ce n’était pas « Vizir » ?

    Le cheval de Napoléon fait débat parmi les spécialistes, encore aujourd’hui.

    Depuis près de deux cent ans, Napoléon est l’objet de virulentes polémiques. Et son cheval aussi ! Et si l’animal présenté au musée n’était pas « Vizir » ? Selon plusieurs spécialistes, la couleur de sa robe ne correspond pas à celle du « Vizir» représenté par Horace Vernet. Mais peut-être aussi les péripéties subies par la peau rembourrée, vidée puis rembourrée à nouveau, stockée dans un grenier… suffisent-elles à expliquer l’aspect du cheval, aujourd’hui très différent des portraits réalisés par Vernet il y a 200 ans. L’emploi de produits chimiques destinés à la conservation de la peau pourrait également expliquer le léger changement de couleur de la robe, ainsi que la perte de nombreux poils.

    Sauvons Vizir, épisode 9 : « Vizir » entre au musée de l’Armée

    Le cheval de l’Empereur arrive finalement, après de nombreuses péripéties et plusieurs décennies après sa mort, au musée de l’Armée.

    Redécouvert en 1904, il est réclamé par le nouveau directeur du musée de l’Armée, fondé l’année suivante. Le périple du «Vizir», né ottoman, devenu français puis anglais, touche enfin à son terme. Un ultime voyage le conduit sur l’autre rive de la Seine, aux Invalides, où il est exposé à quelques pas du dôme sous lequel repose son prestigieux cavalier.

    Sauvons Vizir, épisode 8 : « Vizir » arrive au Louvre

    Après un passage en Angleterre, la dépouille de « Vizir » revient en France à partir de 1868.

    En 1868, confrontée à d’importantes difficultés financières, la Société d’histoire naturelle de Manchester doit cesser ses activités et offre le cheval à la France avec l’assentiment de la reine Victoria, alliée de Napoléon III. L’Empereur des Français le confie au musée des Souverains installé dans le palais du Louvre. Le cheval n’y est jamais exposé, peut-être en raison des événements dramatiques qui préoccupent le gouvernement à la veille de la guerre de 1870-1871. Pendant trente ans, il repose dans les greniers du Louvre dans une caisse étiquetée de la mention « cheval empaillé sur lequel montait Napoléon et apporté à l’Empereur par la Société d’Histoire naturelle de Manchester, 29 juin 1868 ».

    Sauvons Vizir, épisode 7 : « Vizir » devient anglais

    Une fois mort, « Vizir » passera de main en main, dans un contexte politique tendu.

    Monsieur de Chanlaire le fait naturaliser après sa mort mais, inquiété par le pouvoir, de peur de voir « Vizir » confisqué ou détruit, il choisit de s’en séparer et transmet la dépouille à un Anglais du nom de William Clark, habitant dans le Nord-Pas-de-Calais. En 1839, ce dernier est à son tour contraint de faire de même, pour des raisons politiques.

    En effet, au lendemain du coup d’Etat manqué de Louis-Napoléon Bonaparte, toute personne réputée fidèle au souvenir napoléonien est inquiétée, qui plus est un Anglais dont le pays est l’allié de la France de Louis-Philippe. Il décide donc de se défaire du cheval en le remettant à l’un de ses concitoyens John Greaves, qui l’emporte à Manchester et l’offre à la Société d’Histoire naturelle locale. Mais avant de franchir la frontière, celui-ci doit, par souci de discrétion, découdre la peau du cheval, se débarrasser de son encombrant mannequin et la camoufler dans ses bagages.

    Sauvons Vizir, épisode 6 : La mort de « Vizir »

    Après une vie d’une rare longévité, « Vizir » s’éteint en 1826.

    C’est le 30 juillet 1826 qu’un article du quotidien La Pandore annonce la mort de «Vizir» à l’âge canonique et exceptionnel de 33 ans : « le cheval de Napoléon n’est plus. La mort l’a fauché le 30 juillet dernier. Ce brave animal n’avait jamais trahi son maître et cependant il était blanc ». Cette dernière allusion fait référence aux nombreuses montures de Napoléon Ier qui reprennent du service sous la Restauration et aussi au préjugé selon lequel les chevaux gris sont censés être moins fidèles à leurs cavaliers que les chevaux d’une autre robe.

    Sauvons Vizir, épisode 5 : L’énigmatique histoire de « Vizir »

    Après une longue carrière au service de Napoléon, «Vizir» quitte finalement les écuries de l’Empereur.

    Mis à la retraite comme bon nombre de soldats de Napoléon Ier, «Vizir» semble avoir été recueilli en 1815 par la famille de Chanlaire dont l’un des membres aurait été fonctionnaire dans les écuries impériales et l’autre écrivain. Ce dernier, Léon de Chanlaire (1782-1852) publie en 1826, une Histoire d’un cheval de Napoléon écrite sous sa dictée par un cultivateur français qui l’a recueilli dans sa vieillesse. Favorable à l’Empire, son écrit fait scandale sous le règne de Charles X. Il ne publia que la première partie de cette histoire, qui s’arrête en 1804.

    Sauvons Vizir, épisode 4 : « Vizir », super-star

    «Vizir» a été très largement représenté par les plus grands peintres du Premier Empire.

    En 1802, il sert de modèle au baron Gros pour son portrait équestre du Premier Consul Bonaparte intitulé Bonaparte distribuant des sabres d’honneur aux grenadiers de la Garde consulaire après la bataille de Marengo, puis à Hippolyte Bellangé dans son Napoléon et son état-major, à Carle Vernet dans sa bataille de Rivoli, à Charles Thévenin dans sa bataille de Iéna.

    Portraituré par Pierre Martinet à la demande de la manufacture de Sèvres, «Vizir» est l’un des dix chevaux « du rang de Sa Majesté » qui ont l’honneur d’être peints en 1813 par Horace Vernet.

    Sauvons Vizir, épisode 3 : Le repos du guerrier

    Dans les années 1810, « Vizir » profitera de quelques années de repos, tout en restant aux côtés de l’Empereur.

    Même s’il est considéré comme apte au service de l’Empereur, «Vizir» ne participe pas à la campagne de Russie (1812). À 20 ans, il est jugé trop âgé et ne fera pas non plus les campagnes d’Allemagne (1813) et de France (1814). Il n’en demeure pas moins très prisé de Napoléon qui le choisit pour l’accompagner lors de son exil dans l’île d’Elbe (mai 1814 – mars 1815). «Vizir» y est installé dans les écuries, à proximité immédiate de la résidence de son maître. De retour en France à l’occasion des Cent-jours (mars-juin 1815), «Vizir» séjourne à l’hôtel de Longueville et ne participe pas à la bataille de Waterloo (18 juin 1815).

    Sauvons Vizir, épisode 2 : « Vizir », cheval de guerre de Napoléon

    Vizir fera, sous la selle de l’Empereur, les campagnes de Prusse et de Pologne entre 1806 et 1807.

    Le 14 octobre 1806, il participe à la bataille d’Iéna. « Aux aurores, un épais manteau de brouillard couvre toutes les positions, une situation qui, pour les vétérans, rappelle celle d’Austerlitz, il y a moins d’un an. Soudain l’Empereur en émerge, il fait face à ses troupes, montant Le «Vizir», magnifiquement harnaché d’une selle rase en velours cramoisi brodé et galonné d’or, d’une bride et d’un filet ornés de boucles d’argent finement ciselées ». Extrait du livre de Philippe Thomas-Derevoge, Le Vizir. Le plus illustre cheval de Napoléon, Paris, édition du Rocher, 2006.

    Le 8 février 1807, «Vizir» participe à la sanglante bataille d’Eylau. C’est lui qui transporte Napoléon au moment critique, lorsque la colonne russe menace l’armée française. Il assiste à l’échange célèbre entre Napoléon et le maréchal Murat, commandant en chef de la cavalerie « Eh bien Murat ! Nous laisseras-tu dévorer par ces gens-là ? Prends tout ce que tu trouves à cheval et écrase moi cette colonne. Le tour de la bataille en dépend » Et comme pour lui donner raison, au moment même où il donne cet ordre, une grêle de projectiles s’abat sur les tombes, brise les croix du cimetière d’Eylau, sectionne les bouleaux dont il est entouré. Mais l’Empereur veut ignorer les dangers auxquels il s’expose. Il demeure impassible, et son cheval aussi. Il est en selle sur Le «Vizir». C’est avec lui qu’il tente le tout pour le tout, en cet instant historique ». Extrait du livre de Philippe Thomas-Derevoge, Le Vizir. Le plus illustre cheval de Napoléon, Paris, édition du Rocher, 2006.

    Sauvons Vizir, épisode 1 : Le «Vizir», cheval arabe de Napoléon

    Le «Vizir» est un cheval arabe entier (non castré), de couleur gris étourneau. Né en 1793, il est offert en 1802 par le sultan de l’Empire ottoman Selim III au Premier Consul Bonaparte comme cadeau diplomatique. Il porte sur sa cuisse gauche la marque des écuries impériales : un N couronné.

    « C’était le présent du sultan, un superbe entier arabe de dix ans à la robe gris étourneau, belle face et buvant dans son blanc, c’est-à-dire le chanfrein couvert d’un poil immaculé, des oreilles jusqu’aux lèvres. Il allait son train, fièrement, les naseaux retroussés et pointés vers l’horizon ». Extrait du livre de Philippe Thomas-Derevoge, Le Vizir. Le plus illustre cheval de Napoléon, Paris, édition du Rocher, 2006.