Attention, notre site pourrait mal s'afficher ou mal fonctionner sur votre navigateur.
Nous vous recommandons de le mettre à jour si vous le pouvez.

Mettre à jour
Je ne peux/veux pas mettre à jour mon navigateur
BackBackMenuCloseFermerPlusPlusSearchUluleUluleChatFacebookInstagramLinkedInTwitterYouTubefacebooktwitterB CorporationBcorp

Chair Liberté

Un court-métrage tendant à illustrer la zone d'indiscernabilité entre l'humain et l'animal.

À propos du projet

L’idée est simple. Et si nous mettions des humains à la place des animaux dans les centres d’expérimentations, dans les élevages, dans les abattoirs ? 

Cette image obscène d’un homme qui n’est qu’un corps, qu’un simple bout de viande, dérange, mais dans ce malaise émerge une réflexion : pourquoi eux et pourquoi pas nous ?

Le résumé: 
" Nora est élevée dans une ferme. L’étable, la petite maison du fermier, les champs de maïs, la nuit qui laisse la place au jour et chaque instant qui ressemble un peu plus au précédent. Voilà à quoi se résume sa vie. Son existence n’a qu’un seul but, être chair. Nora est du bétail, un corps qui travaille, un corps qui nourrit. Alors que ses compagnons ne semblent pas saisir l’horreur de leur propre destiné, elle est l’une des seules à comprendre et à éprouver des émotions sur sa situation. Un jour, Dalma, une nouvelle stagiaire arrive à la ferme et il ne semble plus aussi facile de faire semblant."

« J’ai toujours été très touché par les images relatives aux abattoirs et à la viande (...) C’est sûr nous sommes de la viande, des carcasses en puissance. Si je vais chez un boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place de l’animal. » Francis Bacon

Des cochons enfermés dans des boxons si étroits face à leur corpulence massive qu’ils peuvent à peine faire un pas. Nous appelons ça, le progrès. Durant une conversation sur la différence entre les élevages en plein air et ceux dit de « masse », un ami m’explique qu’un homme un jour a procédé à un calcul qui lui a permit de comprendre que plus la superficie dans lequel l’animal se trouve est réduite, plus il grossira. À une rapidité folle, d’une façon malsaine et cruelle, mais efficace. Pour une raison qui m’échappe encore quand mon ami me décrit les conditions de vie de ces pauvres bêtes et qu’il vente celles des élevages en plein air, je n’arrive pas à me figurer des cochons ou des vaches, je vois des hommes. Des humains se faire tondre, des humains se faire traire, des humains se faire abattre. C’est si clair dans mon esprit que durant une fraction de seconde j’ai l’impression que notre monde a basculé dans cette vision dystopique, les hommes qui se nourrissent d’autres hommes.  Le cannibalisme qui devient banalité.

« La monstruosité d’une époque est la normalité de celle qui l’a précède. » David Cronenberg

Le soir même, je n’arrive plus à me défaire de cette pensée, je me regarde dans le miroir, j’examine ce qui m’entoure, je suis de la viande. Nous sommes de la viande. De la chair, du sang et des os comme les cochons, les lapins, les vaches. Je suis eux, ils sont moi. Je n’arrive plus à nous différencier, je ne vois plus que cette zone trouble forgée dans la souffrance qui nous lie par la douleur.  L’idée est donc née de ce malaise grandissant en moi, de cette absurdité qui me semblait soudain si évidente. Nous étions semblables, mêlés de différences. Je décide alors d'écrire ce qui deviendra Chair Liberté.

Chair Liberté, c’est une palette de couleur humaine, des corps qui s'entremêlent et se détachent, c’est un rythme à la fois lent et saccadé qui découpe chaque élément figuratif à la manière d’un boucher. C’est un besoinviscéralde liberté pour les personnages, mais aussi pour la forme même du film, c’est une liberté qui passe par le cinéma. Une liberté cinématographique.

Il est important, par des éléments visuels et sonores que les idées prennent forme et deviennent des images charnelles qui font sens. Il est vital pour moi de faire un véritable travail plastique tout en gardant une narration linaire. 

Le tournage se déroulera en Seine-et-Marne du 22 au 28 août 2016.

La ferme qui servira de décor est colossale, enfaite elle est même effrayante. Le silence qui y règne est glaçant, les serres blanches près des champs donnent un air mystérieux au paysage, les tracteurs semblent nous scrutait. On a l’impression de saisir le murmure d’un autre monde. C’estici et nulle part ailleurs que Chair Liberté doit se raconter.

À quoi va servir le financement ?

Toute l'équipe de Chair Liberté est bénévole ! Les fonds récoltés serviront donc à financer les transports, le matériel ou encore les repas ! 

Chair Liberté est produit par Mauvais Genre, l'association de production et de distribution de court métrage créée par Chloé Cortella,Léa Troncy, Emma Alluyn Fride et Déborah Biton.

À propos du porteur de projet

Jeune réalisatrice, Déborah Biton est actuellement en première année du Master Réalisation et Création à l'université Paris 8. Végétalienne depuis maintenant huit ans, elle espère que Chair Liberté saura se montrer universel et que le film ne touchera pas seulement les personnes déjà concernées par la cause animale. Parce que Chair Liberté, c'est avant tout une volonté cinématographique. Le cinéma, art qu'elle affectionne pour ne pas dire qu'elle vénère depuis de nombreuses années maintenant. Une passion, une religion, un moyen de métamorphoser ses obsessions.  

http://deborahbiton.wix.com/chair-liberte

https://www.facebook.com/chairliberte/