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Conservation-restauration

Statue de saint Arbogast - Cathédrale de Strasbourg

À propos du projet

Merci à tous !!!

Quel est le projet ?

Conservation-restauration de la statue de saint Arbogast (cathédrale de Strasbourg), chef-d’œuvre du début du XIXe siècle du sculpteur Jean-Étienne Malade.

Les interventions à mener sur la statue de saint Arbogast (disparue de l’édifice depuis 1897) sont une composante du grand chantier de conservation-restauration des façades sud et est du bras sud du transept de la cathédrale de Strasbourg.

La statue de saint Arbogast de 1810/12 souffre de nombreuses pathologies. La Fondation de l’Œuvre Notre-Dame a pour mission la conservation et la restauration de cette sculpture en grès de la cathédrale de Strasbourg, sa pose sur l’édifice et le financement des travaux.

La Fondation de l’Œuvre Notre-Dame lance sa première campagne de financement participatif. Elle offre, à partir d’un don d’un montant de 50 € (en plus des contreparties), la possibilité de déduire fiscalement son soutien.
À titre d’exemple : un soutien de 100 € revient à 34 € après déduction fiscale.

Le contexte

L’évêque Arbogast

Arbogast aurait tout d’abord vécu en ermite dans la forêt de Haguenau avant d’être nommé évêque de Strasbourg dans la seconde moitié du VIe siècle. Il est reconnu comme un évêque bâtisseur. En effet, la tradition lui attribue la reconstruction de l’ancien évêché romain de Strasbourg.

Certains historiens évoquent qu’Arbogast est à l’origine de l’édification d’une cathédrale à Strasbourg dédiée à la Vierge, dont on ignore aujourd’hui l’emplacement exact.

L’évêque est plusieurs fois représenté sur la cathédrale, sur un vitrail et en sculptures.

La sculpture de saint Arbogast

En 1493, les décors de la façade sud du bras sud du transept sont partiellement renouvelés et de nouvelles statues y sont posées. Une partie de celles-ci, dont saint Arbogast, sera détruite par les iconoclastes en 1793, pendant la Révolution française.

Entre 1810 et 1812, Jean-Étienne Malade créé une nouvelle sculpture qui figure sur l’édifice jusqu’en 1897. Elle subira divers dégâts et restaurations. Tout d’abord, la crosse disparaît et le plastron se délite, phénomènes visibles sur les photographies de 1859.

Entre 1867 et 1897, différentes opérations sur la sculpture sont mises en œuvre, dont des travaux d’estampage et le comblement des parties altérées par du plâtre patiné ; son altération naturelle se poursuit cependant : le bâton et la volute de la crosse sont cassés.

Bras sud du transept, entre 1862 et 1870Bras sud du transept en 1897
photo à gauche entre 1862 et 1870, photo à droite en 1897

La statue de saint Arbogast est déposée en 1897. Bien qu’Alfred Klem, le successeur de Jean-Étienne Malade, propose en 1932 une nouvelle sculpture d’après un modèle en plâtre à l’échelle 1, le projet n’aboutit pas et la niche reste vide jusqu’à ce jour.

L’Architecte en Chef des Monuments Historiques, Pierre-Yves Caillault, propose dans la Demande d’Autorisation de Travaux (DAT de 2013) de conserver et de restaurer la sculpture qui était, jusqu’à présent, entreposée dans le dépôt lapidaire de la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame.

A quoi va servir le financement ?

La conservation-restauration de la statue de saint Arbogast a fait l’objet d’une étude approfondie tant historique que technique. Son état sanitaire est suffisamment satisfaisant pour permettre sa conservation, sa restauration et sa pose sur l’édifice. Il est aussi essentiel de préserver au maximum l’authenticité de la cathédrale, son historicité et une unité stylistique avec la statue de la Vierge du même sculpteur, située sur la même façade.

Le montant prévisionnel global des travaux de conservation-restauration est estimé à 57 100 €. La Fondation de l’Œuvre Notre-Dame a déjà financé une partie de l’opération à hauteur de 30 100 €.

 

1re objectif, collecter 17 000 € pour la sculpture des greffes - Objectif atteint

Suite aux restitutions réalisées sur la statue en plâtre et validées par l’Architecte en Chef des Monuments Historiques, les greffes seront sculptées en grès, au plus près et sans impact sur la sculpture.

Ces greffes concernent le bras et la main droite, la main gauche avec le bâton et la crosse, le drapé sur le centre du corps et l’extrémité du nez.

2e objectif

Il nous restera ensuite à financer les opérations de conservation à hauteur de 6 000 €.

Il s’agira pour nos spécialistes en conservation d’effectuer :

  • un léger nettoyage des dépôts de surface (poussières et suies agglomérées) ;
  • d’éliminer les sels de surfaces, principalement les croûtes noires salines de gypse ;
  • de procéder au dessalement par compresses, si les tests en laboratoire montrent leur efficacité (ne pas remobiliser les sels en profondeur)
  • de traiter les fissures et microfissures, principalement liées au délitage et à la fatigue du matériau (expansion/contraction dues aux conditions climatiques, etc.) ;
  • de consolider par reminéralisation les zones où la perte de cohésion du grès est manifeste ;
  • de combler et protéger ponctuellement les zones exfoliées et les petites parties manquantes, en mortier de restauration ;
  • d’appliquer une patine d’harmonisation sur les éléments restaurés ;
  • de passiver les fers oxydés.

3e et dernier objectif

Lorsque les opérations de conservation et de restauration seront terminées, la sculpture de saint Arbogast sera posée dans la niche. Près d’une tonne sera hissée à 25 m de hauteur. Coût estimé à 4 000 €.

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Détail des opérations déjà financées

Recherches historiques 1 000 €

La Fondation de l’Œuvre Notre-Dame possède un riche fonds documentaire qui a permis d’analyser entre autres, d’après les photographies de la seconde moitié du XIXe siècle, les différentes étapes de détérioration et de restauration de la statue.

Les documents conservés aux archives de la ville de Strasbourg, à la Bibliothèque Nationale Universitaire et à la DRAC Alsace ont aussi enrichi l’étude.

Analyses des pathologies (Laboratoire d’expertises en Monuments Historiques)  1 300 €

  • Les analyses ont porté sur les teneurs en sels solubles de la sculpture. Le grès est un matériau poreux, extrêmement sensible aux teneurs élevées en sels. Ceux-ci génèrent à terme des désordres allant de la simple efflorescence à la perte de matière.

Le résultat de ces analyses a montré une concentration des teneurs en sels principalement en surface.

Moulage de la sculpture en deux tirages 14 000  €

Les sculpteurs de la Fondation ont réalisé un estampage de la sculpture. Ils en ont tiré deux moulages en plâtre : un exemplaire est conservé à la gypsothèque de la Fondation. Il sauvegarde l’état de la sculpture avant sa restauration. Le second modèle servira pour la restitution des parties manquantes.

Modelage et restitution en plâtre des parties manquantes dont l’étude technique 13 800  €

Les parties manquantes sont tout d’abord réalisées en plâtre avant d’être sculptées en grès. Le sculpteur a pour modèle les photos d’époque.

À propos du porteur de projet

 

@Qui sommes nous ?

La première mention de la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame date de 1224-1228. Elle est créée pour gérer les dons pour la reconstruction de la cathédrale de Strasbourg, en style gothique, mais aussi pour l’édifier grâce à ses artisans tailleurs de pierre, sculpteurs, charpentiers, etc.

Depuis 800 ans, la Fondation est au service de la cathédrale de Strasbourg. Elle finance ses travaux d’entretien, de conservation et de restauration sous la responsabilité d’un Architecte en Chef des Monuments Historiques.

Nous sommes 32 à œuvrer pour la cathédrale de Strasbourg :

  • les ateliers de la cathédrale, 23 personnes : responsable des ateliers, scientifique, restaurateurs d'édifice en pierre de taille de diverses formations : dessin, taille de pierre, sculpture, conservation, maçonnerie, serrurerie, forge, menuiserie ;
  • le service administratif, 7 personnes : directeur, chargée des ressources humaines et financières, secrétaire-assistante, chargée de communication, comptable, gestionnaire des achats, chargée du patrimoine bâti ;
  • la gestion du fonds documentaire, 2 personnes : historienne de l’art et documentaliste ;
  • et un ou plusieurs compagnons du tour de France et des apprentis selon les années.
     

Reportage sur notre institution
http://www.alsace20.tv/VOD/News/Strasbourg_Eurometropole


Notre chantier actuel est celui de la conservation-restauration des façades sud et est du bras sud du transept de la cathédrale. Les interventions de maçonnerie, de taille de pierre, de sculpture, de conservation et de ferronnerie sont financées et mises en œuvre par les ateliers de la Fondation de l’Œuvre Notre-Dame.

Vous pouvez nous suivre sur notre site internet :
www.oeuvre-notre-dame.org

sur notre page facebook
facebook.com/fondation.oeuvrenotredame

et sur twitter
#batisseurscathedrale

photos : Fondation de l'Œuvre Notre-Dame, Jérôme Dorkel, Frantisek Zvardon

 

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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