BackBackMenuCloseFermerPlusPlusSearchUluleUluleChatFacebookInstagramLinkedInTwitterYouTubefacebooktwitterB CorporationBcorp /* ULULE BRAND LOGOS */

Capitalisme carcéral, de Jackie Wang

L’économie politique de l’incarcération de masse, de la surveillance par algorithme, de la police prédatrice et du racisme systémique

À propos du projet

Préface de Dalie Giroux, postface de Gwenola Ricordeau

Dans son livre Capitalisme carcéral, Jackie Wang examine le fonctionnement actuel du capitalisme aux États-Unis illustrant divers aspects du continuum carcéral comme la biopolitique de la délinquance juvénile, la police prédatrice, la gouvernance cybernétique et le maintien de l’ordre algorithmique. Comment un réseau carcéral et des appareils de répression policiers s’articulent-ils à la violence de l'économie et du racisme? S’agit-il de la continuation directe, sous un autre visage, du système d’esclavage qui perdura jusqu’au XIXe siècle et sur lequel se sont fondés les États-Unis d’Amérique? Est-ce un système de gestion des populations « surnuméraires » déclassées de leur position dans la hiérarchie sociale? Est-ce que les dispositifs policiers qui strient les espaces urbains ne seraient que d’autres moyens d’extraire de la valeur afin de garantir, à travers les mille et une infractions qu’ils répriment et le fermage d'amendes, la santé financière de l’État? 

De la privatisation des prisons et des agences de sécurité jusqu’au développement massif d’une industrie technosécuritaire en passant par les algorithmes de reconnaissance faciale et le quadrillage GPS des villes qui les transforment en véritables prisons à ciel ouvert, cet ensemble d’hypothèses nous fait plonger au cœur de l’enfer du capitalisme américain, de ses logiques totalitaires et sécuritaires et de ses processus de racialisation des corps.

Jackie Wang vit à Boston. Essayiste, poète, cinéaste, historienne et militante politique, elle est fellow au Radcliffe Institute for Advanced Study et assistante professeure en Culture et médias au Eugene Lang College. Son Carceral Capitalism a d’abord paru dans la prestigieuse collection "Semiotext(e)" du MIT à Cambridge.

Dalie Giroux enseigne la théorie politique à l’Université d'Ottawa et est l’autrice de Parler en Amérique : oralité, colonialisme, territoire (Mémoire d’encrier, 2019) et de La Généalogie du déracinement. Enquête sur l'habitation postcoloniale (Presses de l’Université de Montréal, 2019).

Gwenola Ricordeau est professeure assistante à l’Université d’État de Californie à Chico depuis 2017. Elle a notamment travaillé sur les identités de genre et la sexualité dans les prisons, les contestations du système carcéral et les proches des personnes incarcérées et est l’autrice de Pour elles toutes. Femmes contre la prison (Lux éditeur, 2019).

Philippe Blouin est auteur et traducteur d’ouvrages de pensée politique. Il poursuit actuellement un doctorat à l’Université McGill sur la philosophie kanien’keha:ka et la question de l’alliance, à partir de son expérience d’activisme. Il est également musicien dans le groupe de rock expérimental Ce qui nous traverse.

À quoi va servir le financement ?

Bien qu'il soit difficile de rentabiliser le lent travail de traduction, la délicate révision du texte et la préparation éditoriale, la prévente d'une quarantaine de copies permettra aux Éditions de la rue Dorion de financer un premier tirage de 400 exemplaires de cet ouvrage de 400 pages.

À propos du porteur de projet


Les Éditions de la rue Dorion apparaissent dans le panorama éditorial québécois comme une proposition conjuguant, au-delà de toute limite géographique ou temporelle, littérature, histoire, et menées révolutionnaires de tout acabit. Le catalogue de ce microéditeur se développe au rythme modéré de deux à trois parutions par année, en offrant ordinairement des tirages limités de 100 à 300 exemplaires. L’accent est mis sur des travaux de tout premier ordre, avec un penchant pour la traduction et la recherche de joyaux méconnus.

Share Suivez-nous