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Bricolage Radical

Un fanzine qui raconte les zines

À propos du projet

Bricolage Radical est aux fanzines ce que Canada Dry est à l’alcool… Ça a la couleur du zine, le goût du zine… mais ce n’est pas un zine.
Ce « fanzine » est en réalité un essai sur les zines. Pas une histoire des fanzines, ni même une sociologie. Plutôt un panorama subjectif de l’univers des fanzines que je côtoie et alimente depuis presque trente ans. Cet essai comportera une vingtaine de chapitres, dont la liste figure ci-dessous. La plupart sont déjà rédigés mais j’ai encore un long travail de numérisation à venir donc j’ai préféré commencer à publier l’ouvrage chapitre par chapitre. Le festival Rebel Rebel qui va se tenir au FRAC de la région PACA (Marseille) du 22 au 24 avril 2016 m’a permis de me fixer une deadline pour publier simultanément les premiers chapitres de Bricolage Radical. Ces chapitres, en gras ci-dessous, correspondent grosso modo au contenu de la conférence donnée le 23 avril prochain à Marseille. Ils constituent aussi un guide, à défaut d’un catalogue, de l’exposition « Bricolage radical. Le fanzine DIY : média banal ou média rebelle ? » (26 avril - 5 juin, FRAC PACA) dont je suis le curateur. Les autres chapitres seront publiés d’ici la fin 2016 et l’ensemble fera peut-être l’objet d’un bel ouvrage (avis aux éditeurs...). D’ici là, tout retour critique serait précieux et apprécié !

 visuel extrait du n°1

Dans sa globalité, l'ouvrage se propose de jeter un regard personnel sur une catégorie bien spécifique de la presse alternative, les fanzines, journaux conçus et édités par des amateurs pour des amateurs. Par définition, cette presse souterraine est peu visible, mal diffusée et chaque titre a une existence souvent brève et un territoire d’influence restreint. Le panorama proposé ne peut être exhaustif, mais je le pense néanmoins représentatif de ce qu’ont été les fanzines, notamment musicaux, des années 1980 à 2000. Dans une logique réflexive, j’ai privilégié les fanzines qui m’ont accompagné au cours des vingt-cinq dernières années, ainsi certains « incontournables » de la scène française seront peu ou pas présents ; la raison est que je ne les lisais pas car je ne les connaissais probablement pas « à l’époque ». Cette époque est celle d’avant Internet, une époque où l’information circulait lentement et quand vous la receviez elle était souvent déjà périmée (les dates de concert notamment)… Avant d’entrer dans le vif du sujet, j’ai donc choisi de commencer par une brève autobiographie expliquant comment je suis tombé dans la marmite « fanzines » à l’adolescence et pourquoi je suis resté investi dans ce milieu depuis plus de trente ans. Les lecteurs qui s’intéressent plus aux zines en général qu’au fanzineur que je suis peuvent passer directement au premier chapitre. J’aborderai quasiment exclusivement le domaine des fanzines musicaux dont l’explosion est associée à l’essor du punk au milieu des années 1970. La philosophie do-it-yourself sur laquelle s’est bâti le mouvement punk est une formidable énergie créatrice, une incitation à l’action dont le fanzine est une illustration parfaite. Punk et DIY ont permis aux classes populaires, aux personnes en marge du système, aux exclus des mass media de prendre le pouvoir sur leur propre univers socioculturel et de promouvoir leur propre culture. Les punks, via l’éthos DIY, ont démontré comment contourner les intermédiaires dont la fonction dans les industries culturelles consiste à sélectionner et étouffer dans l’œuf une grande partie de l’activité créatrice. Le fanzine est alors devenu un outil d’empowerment efficace. Au cours des trente dernières années, j’ai créé une dizaine de fanzines différents, participé à des fanzines français ou belges, échangé avec des dizaines de fanzineurs, animé une émission de radios consacrée aux fanzines, enseigné le fanzinat à l’université et donné des dizaines de conférences sur le sujet. Bon an mal an, j’ai accumulé un bon millier de fanzines qui sont au cœur de cet ouvrage, et j’en ai consulté des centaines à la Fanzinothèque de Poitiers et sur le web où depuis quelques années de nombreux fanzineurs ont entamé un processus de numérisation de leurs productions passées. Cet essai est à la fois un regard réflexif sur le fanzinat tel que je l’ai pratiqué et vu évoluer, et un témoignage plus brut reposant sur une sélection de couvertures et de pages intérieures, dont l’esthétique graphique se suffit à elle-même. Par déformation (formatage ?) professionnelle, il m’a été difficile de ne pas tenter d’analyser constamment cette pratique, de la théoriser, de ne pas appuyer mes idées, réflexions ou intuitions sur des travaux de sociologie, des sciences de la communication, d’esthétique, etc. Cependant, j’ai volontairement limité les références académiques au fil du texte pour ne pas alourdir la lecture, privilégiant au contraire la matière offerte directement par les zines eux-mêmes. Qu’il me soit permis de remercier ici et maintenant tous ces zineurs dont les écrits m’accompagnent depuis des décennies ! Certains, une centaine quand même, avaient accepté de remplir un questionnaire sommaire, diffusé par courriel, sur leur fanzinomanie au cours de l’année 2003 (sic), il était donc temps de valoriser leur témoignage que vous retrouverez au fil du texte. D’autres, une dizaine, m’ont accordé des entretiens en tête à tête, en 2002-2003 pour l’essentiel dans le cadre d’une émission de radio consacrée aux fanzines, ou au cours des année 2015 et 2016 pour les derniers. A tous, merci ! DIY’s not dead!

 visuel extrait du n°1

Sommaire de l'ouvrage complet(en gras et rouge, les chapitres figurant dans le n°1 du fanzine "Bricolage radical" objet de la présente campagne de financement, les autres chapitres alimenteront les futurs numéros à paraître.

Introduction - Presse alternative : anatomie d’une banalité - Définir les fanzines
Si j’existe, ma vie c’est d’être fan
Do it Yourself
Motivés 

Fait main
Détournement
Urgence et procrastination
Authentique / Ironie
Prise de pouvoir / Résistance / Fanzine-tremplin
Expérimentation
Déformatage
Dans le zine, tout est bon
Tape à l’œil
De l’art ou du cochon ?
Tout est dans le titre (ou presque)
Anarchy in the U.P. / No profit
La gratuité à quel prix ?    
Distribution, réseau
Patrimoine
Postambule : égozine
Références bibliographiques
Index des fanzines cités
Annexe I – Zinoscopie    

 visuel (non définitif) extrait du n°1

Avec des témoignages inédits sur les premiers fanzineurs punks français (par exemple : Philippe Mogane de I Wanna Be Your Dog, Elli Medeiros d'Annie aime les Sucettes).

Liste des fanzines cités dans le numéro 1 de Bricolage radical :

Introduction

  1. Abus Dangereux
  2. Acid Dragon
  3. Annie aime les sucettes
  4. Anomalie
  5. Etoile Polaire
  6. Happy News
  7. Heartland
  8. L’eskargot
  9. Lively’zine
  10. Ooh Aah Paul Weller fanzine
  11. Punk System
  12. Ride the network
  13. Shampoo You !
  14. Skidz ‘zine
  15. South Side
  16. Ticket to Ride
  17. Tournicoti…Tournico…Pulp
  18. Yé-Yé

Chapitre 1

  1. 442ème Rue
  2. Alliage
  3. Annie aime les sucettes  
  4. Atem
  5. Bambalam
  6. Bestial Experience
  7. Crawdaddy!
  8. Denim Delinquant
  9. Detours
  10. Disco-Revue
  11. Entmoot
  12. Feeling
  13. Feemwlort
  14. Gare du Nord
  15. I Remember
  16. I Wanna Be Your Dog  
  17. I Wear Heels Now
  18. Jazz Hot
  19. Kanyezine
  20. La Nébuleuse germanique
  21. Le Panard
  22. Le Péril Jeune
  23. Les Rockers
  24. Let It Rock
  25. Literally
  26. London’s Burning
  27. Maximum Rock’n’Roll
  28. Mess of a Dreamer: a Taylor Swift Fanzine
  29. Mojo Navigator Rock’n’Roll News
  30. New Wave
  31. Only Rock
  32. Phantasme
  33. Popjustice
  34. PQ alias le Papier Cultures
  35. Punk
  36. Reminiscing
  37. Ripped & Torn
  38. Rock en Stock
  39. Rock Hebdo
  40. Rock News
  41. Rock’n Roll Music
  42. Rock’n Roll Musique
  43. Salute To Gene Vincent
  44. Science-Fiction
  45. Search & Destroy
  46. Shake
  47. Skidz ’zine
  48. Sniffin’ Glue
  49. The Comet
  50. The Girl in the Dress
  51. The Gossip
  52. The Planet
  53. Who Put The Bomp!
  54. Within
  55. Zig-Zag

Chapitre 2

  1. Cliché
  2. Mollo Bobby (sur le destroy)
  3. Nitrous Oxide
  4. Not Everyone Agrees
  5. Rien A Déclarer
  6. Sniffin’ Glue
  7. Tant qu’çà bout !
  8. This Heaven Gives Me Migraine
  9. Towanda
  10. West Bay Area

Chapitre 3

  1. Anatomical Heart
  2. Annie aime les sucettes
  3. Bordel
  4. Briliantly Mad
  5. Buy her candy
  6. Caladeshnikov
  7. Capsule Inc. Mag
  8. Cliché
  9. Dark Spirit
  10. Decline’s Coming
  11. Drinkin Station
  12. Drinking Station
  13. Earquake
  14. Eklektik
  15. Everyday is like Sunday
  16. Fault and Fracture
  17. Foedus Aeternus
  18. Gorgonzola
  19. Hang Up
  20. I Believe in myself
  21. Kakofony
  22. Kérosène
  23. Kid Cutbank
  24. Kingdom Come
  25. L’Aire du Tant
  26. La Revue Alternative
  27. Le Légume du Jour
  28. Le Petit jésus
  29. Leapfrog
  30. Les Anoraks Sages
  31. Lively’zine
  32. Magic Mushroom
  33. Micro-sillons
  34. Mononoke
  35. Neons
  36. New Wave  
  37. nobrainnoheadache
  38. Not Everyone Agrees
  39. Nursery
  40. ObsküR[e]
  41. On A Faim !
  42. Ooh Aah Paul Weller fanzine
  43. Panache
  44. Peek-a-boo
  45. Pogo Tango
  46. Precurs
  47. Prémonition
  48. Ravescene
  49. Rendez-Vous
  50. Rhizomes
  51. Ride The Network
  52. Rockco et ses frères
  53. Scotch & Penicillin
  54. Screaminal
  55. Sex Before Suicide
  56. Shot Down
  57. Shouting at the Postman
  58. Sick
  59. Skidz ‘zine
  60. Slow Death  
  61. Sniffin’ Glue  
  62. Tea Time
  63. This Heaven Gives Me Migraine
  64. Throwrug
  65. Totalitarizm
  66. Towanda
  67. Traverses
  68. Up The Zines !  
  69. Vendetta  
  70. Violence  
  71. Yé-yé 

A quoi va servir le financement ?

Le financement servira intégralement à l'impression du n°1 du fanzine qui comptera autour de 116 pages en quadrichromie. Le tirage prévu est de 150 exemplaires. En cas de dépassement important du plafond de financement, j'augmenterai la qualité du papier et de la couverture (insertion de rabats, pelliculage, etc.), voire - soyons fou - je mettrai quelques fac-similés de vieux fanzines.

Impression : 900 EUR (6 EUR l'unité)

Frais Ulule (8%) : 50 EUR

Frais postaux : 630 EUR (4.20 EUR par exemplaire)

Format : 21 x 21 cm. Couv papier couché pelliculage mat (300 gr), intérieur 130 gr.

A noter que pour la première classe des contreparties, le fanzine est vendu à perte... en grande partie en raison du coût des envois par la Poste.

- Des bonus sont proposés dans les différentes contreparties : ce sont des exemplaires originaux de fanzines vintages des années 1980 et 1990 (The Gossip, Armageddon, Magic Mushroom, Suburban Voice) dont je possède des copies multiples.

À propos du porteur de projet

Samuel Etienne a fait ses classes dans l’univers du rock nantais, y créant ou participant à une dizaine de fanzines ou magazines musicaux alternatifs entre 1988 et 1995 (The Gossip, Armageddon, Play It Wax, …). En 1990, il crée l’hétéronyme Mélanie Séteun, nom de plume qui devient un éditeur scientifique à partir de 1998. Il cofonde la revue Volume !en 2002. En 2003, il anime sur Radio Campus Clermont-Ferrand Sniffin’Glue, une émission de radio consacrée à la culture zine et, parallèlement, il publie Quality Street, zine parlant d’autres zines. Membre du collectif GBH+support de 2004 à 2007, il a donné une vingtaine de conférences sur les fanzines musicaux en France et au Québec. En 2013, il fonde à Saint-Malo le label Strandflat, musiques d’en-dessous. En 2014, il lance le fanzine intramuros Daedalus pour lequel il anime des ateliers fanzines à la médiathèque de Saint-Malo. En 2016, il sera commissaire d'exposition de l'exposition "Bricolage radical : les fanzines DIY" au Frac de la région PACA (26 avril-5 juin). 

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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