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Braise de nuit

Court-métrage

À propos du projet

Braise de nuit est un court-métrage de six minutes réalisé par Laurent Saint-Gaudens en format pellicule Super 16. Co-écrit avec Alexis Sampaio Mendes, le tournage aura lieu mi-janvier 2020. 

Avec ce film, je veux projeter mes personnages dans un refuge artificiel à l’abri du temps, les protéger des esthétiques du réel en leur offrant une dernière nuit sous l’emprise du rêve. Suspendre les heures et cristalliser la lumière sur leurs visages. Je vous invite à ressentir la sensibilité de ces images auxquelles votre aide donnera le jour.       

Le projet est notamment soutenu par Yann Gonzalez .

"J’ai hâte de découvrir sur grand écran cette promesse de cinéma tout en beauté et en spleen, rêvant d’artifice et de romantisme avec le grain vibrant du 16mm comme seul luxe." (Y.G.)

 

Un couple de vampires vit sa dernière nuit d’existence. Ils sont condamnés à périr dès les premières lueurs de l’aube. L’appréhension de la mort et les souvenirs surgissent alors.

Attendre la mort lorsqu'on l'a toujours portée en soi ; c’est le destin fatal de ces deux vampires condamnés à périr dès les premières lueurs de l’aube.

La nuit, seule alliée, celle qui autrefois les as enfantés, devient le dernier refuge. Drapés dans l’obscurité ils deviennent eux-mêmes vestiges du temps passé. Les heures envahissent l’espace et s’imposent entre leurs corps. Quand on en a trop, on ne sait qu’en faire et lorsqu’il en reste peu c’est l’ennui qui s’installe. C’est la décadence d’une vie qui accompagne la chute funèbre de deux âmes. 

Il s'agit de rendre à l’image cette profonde mélancolie, ces souvenirs qui hantent les murs sans vie. L’espace, bien que meublé, est dénué de toute vitalité. Seuls les faisceaux d’éclairage envahissent les pièces. L’ombre et la lumière ayant forgé le mythe du vampire, j’aimerais ici donner un caractère expressionniste à l’image.

L’image sera vampirisée au même titre que les personnages. L’esthétique se détache du réel et le style visuel doit refléter le fantastique du récit. Je prendrai pour exemple des films à l’atmosphère étrange et suspendue, où la mort côtoie les vivants comme Les lèvres rouges d’Harry Kümel ou L’Année dernière à Marienbad d’Alain Resnais. Le ralentissement du temps qui passe chez Marguerite Duras est également au centre de mes inspirations.

C’est avant tout un exercice d’expérimentation qui me permettra d’établir plus librement mon univers personnel. Le corps y est espace d’évolution, la chair se transforme, les corps pourrissent et disparaissent.

Cet exercice de style me permettra aussi de me familiariser avec la pellicule, support utilisé pour De ces Plaies Couleront tes Peines, court-métrage sur lequel je travaille depuis un an. C’est pour cela que je tiens à réunir des techniciens et créateurs de talent, eux-mêmes à l’aise avec les possibilités de l’argentique. J’aimerais y revendiquer une certaine liberté créatrice. Sans me diriger vers des dimensions plus expérimentales, il s’agit de laisser déborder les idées de mise en scène de manière spontanée. Je vois en ce projet un vaste espace de création et d’expérimentation.

Très tôt attiré par l’art de la composition picturale, je construis mon cadre comme une peinture. La lumière des couleurs remplace les traits du pinceau. J’harmonise l’exactitude de la diffusion lumineuse et la précision des gestes des acteurs. Mes premières influences en la matière furent Fassbinder, Greenaway, Argento ou Bava... Ces peintres de la lumière donnent vie aux couleurs et captivent notre regard à chaque seconde.

Le genre fantastique paraît essentiel pour aborder la mort et l’écoulement du temps. Le surnaturel intensifie l’étrangeté de ces thèmes et leur donne de nouvelles dimensions. Le vampire est lui-même synonyme de vieillesse et de temps passé. Ce temps passé qui se resssent justement dans l’appartement qui sert de décor, il semble ne pas avoir ouvert ses portes depuis cinquante ans. L’ambiance qui y règne est unique, c’est le lieu idéal pour y placer l’action de ce récit. Ses murs semblent encore contenir les fantômes du passé.

Moodboard : 

Extrait des dialogues : 

Premières images des acteurs dans le décor :

Première affiche du projet par le talentueux Lucas Kovacic (@lucas_kova) :

À quoi va servir le financement ?

J’ai toujours été un fervent défenseur du fait qu’il était possible de créer beaucoup avec peu de moyens. La difficulté financière d’un projet encourage généralement son créateur à faire preuve d’une imagination débordante pour arriver à ses fins. C’est comme cela que de nouvelles esthétiques et des images singulières ont vu le jour. Les conditions de production précaires ont donné le jour à une nouvelle économie du cinéma bis européen dans les années 70 ; cette forme de cinéma alimente mon univers personnel et constitue aujourd’hui mes influences majeures.

C’est avec une absence de soutien financier que j’ai développé mon travail photographique ces dernières années. Cependant l’aspect technique de ce projet devient coûteux. Il est difficile d’imaginer l’ambition esthétique de Braise de Nuit en l'absence des moyens nécessaires au tournage en pellicule. Comme dit précédemment, c’est un support essentiel pour aborder mes projets futurs.

L’aide financière requise n’est indispensable que pour l’achat, le développement, la numérisation de la pellicule, la location de la caméra, l'éclairage et la régie sur le tournage.

Le décor est déjà mis à ma disposition gratuitement, ainsi que l’équipe qui fait le choix de travailler bénévolement.

Si les financements sont dépassés, cela nous permettra d'améliorer nettement les conditions de production et de diminuer les demandes d'aides extérieures.

Le budget global de Braise de nuit est de 3 150 euros. Les dépenses sont les suivantes :

  • Location du matériel image (objectifs, batteries, lumières, pieds, machinerie) : 35%
  • Achat, développement et scan de 3 boîtes de pellicule super 16mm Kodak Vision 3 200T : 20%
  • Régie (nourriture, essence, location logistiques) : 20%
  • Décoration et accessoires : 5%
  • Communication (commission ulule, contreparties, envois en festivals)  et droits d’auteurs (visa du CNC, dépôt à la SACEM) : 10%
  • Imprévus : 10%

Votre aide contribuera à l’achat de la pellicule et au bon fonctionnement de la régie tout particulièrement, ce sont deux éléments essentiels au tournage du film.

Les recettes pour le projet sont composées du Fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes (FSDIE) de l’Université Sorbonne Nouvelle (50%), de l'aide à la création du Crous de Paris (20%), de fonds personnels (10%) et bien sur de votre aide grace à ce Ulule !

Si je demande ce soutien financier aujourd’hui, c’est qu’il me semble être un supplément essentiel qui s’ajoute à l’investissement de l’équipe et au travail fourni.

 

À propos du porteur de projet

Laurent Saint Gaudens

 

Venant de conclure ma formation à l’ESRA (École Supérieure de Réalisation Audiovisuelle), je n’ai de cesse de vivre et pratiquer ma passion pour l’image. Je consacre la plus grande partie de mes activités à la composition photographique, soucieux d’y apporter une empreinte personnelle. J’ai aussi multiplié les expériences de chef-opérateur et réalisateur sur plusieurs tournages, à l’occasion de projets d’école ou hors-cursus. J'ai multiplié les différents accès au septième art, accrédité pour les dernières éditions du Festival de Cannes ou figurant pour le clip de Niemand réalisé par Bertrand Mandico.

Ce projet c’est la première occasion d’exprimer l’univers personnel que j’ai développé par
l’écriture et la photographie. Je conçois mes photos comme des scènes, des échos aux
films et couleurs qui m’inspirent: des oeuvres aux esthétiques foisonnantes et baroques,
des teintes chatoyantes et oniriques qui laissent échapper la beauté des chairs. 

 

Ce sont ces quelques vers de Jacques Brel qui me donnèrent l’idée première de ce récit :

 

« Traverser le présent en s'excusant déjà de n'être pas plus loin

Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent

Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit: "Je t’attends" »

 

J’espère que ce projet verra le jour et saura vous toucher comme il me touche moi.

Un immense merci à chacun qui décidera de le partager ou d'y participer !

 

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