BackBackMenuCloseFermerPlusPlusSearchUluleUluleUluleChatFacebookInstagramLinkedInTwitterYouTubefacebooktwitterB Corporation

Les Bobos à la ferme

1er lieu de répit inclusif des Hauts de France pour les aidants...mais pas que! Slowtourisme, bien-être, permaculture: un écosystème unique.

À propos du projet

2ÈME PALIER ATTEINT!!!

En 6 jours, vous nous avez porté au 1er palier de 7000€, moins de 20 jours plus tard: 2ème palier atteint!!!

UN IMMENSE MERCI, grâce à vous: ON A LA DALLE + L'OSSATURE BOIS !!!

On poursuit notre campagne pour atteindre à présent le prochain palier qui nous permettra de construire LE TOIT du gîte! Continuons à nous mobiliser, à en parler, à partager pour participer à l'éclosion de ce 1er gîte, vitrine du 1er lieu de répit inclusif des Hauts-de-France. 

MERCI À VOUS et MERCI de rester mobiliser pour le prochain palier! 

Parents d’une petite rousse extraordinaire, atteinte d’une maladie orpheline, nous créons dans les Hauts de France un concept touristique novateur pour tous, axé sur le bien-être et ayant vocation à devenir le premier lieu de répit inclusif de la région pour les aidants familiaux.

LA FERME EST UN LIEU EXPÉRIMENTAL D'INCLUSION ET D'INNOVATION SOCIALE, UN ÉCOSYSTÈME POUR FAVORISER LE MIEUX-VIVRE ENSEMBLE

En août 2016, nous achetions une ruine ferme en Côte d'Opale avec l'idée de créer un lieu ressource entouré de nature et autosuffisant grâce à l'abondance de la permaculture. 21 mois plus tard, nous avons enfin emménagé dans notre chez nous (évidemment, les travaux devaient prendre 6-8 mois), en auto-rénovation (auto incluant les membres de notre dreamteam) et éco-conçue (tant que faire se peut).

Quitter le Marais parisien pour les Marais de la Madelaine-sous-Montreuil: une aventure humaine

Après 21 mois de travaux.....

LES BOBOS À LA FERME, C'EST NOTRE HISTOIRE.

L’histoire d’un couple qui a envie de revenir à l'essentiel et a acheté une ferme à rénover à la Madeleine sous Montreuil (Nous, les bobos)

L’histoire de jeunes parents qui ont dû quitter leurs emplois et leur vie parisienne suite à la maladie de leur enfant : notre fille de 3 ans est atteinte d'une maladie neuro-dégénérative. Elle est handicapée à plus de 80%. (Elle, ses bobos)

2016: Lauréats du 1er Prix Euratourisme lors du week-end « Tourisme et Innovation » du Touquet-Paris-Plage et sommes depuis accompagnés par la CCI Littoral Hauts-de-France dans la création du projet. 

2017: Lauréats de l’Appel à Manifestations d’Initiatives en innovation sociale du Conseil Départemental du Pas-de-Calais. Au-delà du soutien financier, le CD62 nous apporte son ingénierie de compétences. 

2018: Prix « Meilleur projet hacker d’avenir », 2ème Prix du concours Invest in stories organisé en partenariat avec la CCI Hauts-de-France. 

La genèse du projet? 

5' pour tout comprendre

Andréa est née le 25 juillet 2015. Entre janvier et août 2016, nous avons passé chaque mois entre une et trois semaines à l’hôpital. Au rythme d’examens au noms barbares, chaque résultat était un couperet qui nous faisait plonger un peu plus. Nous avons mis fin à nos carrières et nos vies parisiennes.

À situation étouffante, ville étouffante. À quotidien bouleversé, charge mentale à son paroxysme. 

Nous décidions de quitter Paris pour les Hauts-de-France, région d’origine de Louis, entre terre et mer: première bouffée d’oxygène.

Depuis que nous avons découvert le monde "merveilleux du handicap" où tout n'est que noeuds administratifs, batailles quotidiennes et autres combats étouffants, on comprend que 80% des parents d'enfants handicapés se séparent. Une des solutions? Prendre du temps pour soi, pour souffler, pour se retrouver...Et ça tombe bien puisque c'est un DROIT. Oui, c'est inscrit dans la loi, ça s'appelle le droit au RÉPIT.

L'ambition des Bobos à la ferme?

Créer le premier lieu de répit inclusif des Hauts-de-France pour les ruraux, les touristes et les aidants, avec une offre bien-être pour lâcher prise, déculpabiliser.La ferme est un lieu touristique ouvert à tous: l’inclusion face à l’exclusion du handicap, pour alléger la charge mentale. 

Unique en France, ce projet pluriel est une expérimentation aux objectifs ambitieux pour:

  • Développer une réponse touristique pour des familles qui n'ont aujourd'hui que trop peu de solution de répit. 
  • Faire de la ferme un catalyseur de développement technologique à travers l’expérimentation et la démonstration de nouvelles technologies. 
  • Proposer des alternatives non médicamenteuses pour pérenniser son rôle dans les meilleures conditions possibles.
  • Promouvoir la mixité sociale au sein de la ferme. Leur ambition est aussi de participer à changer la vision que le droit commun peut avoir du handicap.

Le projet global compte, à l'horizon 2021: 4 gîtes accessibles, 2 salles bien-être, 2 chambres d'hôtes. 

La France est le premier pays à inscrire le droit à la déconnexion dans la loi en 2016

Le droit au répit pour les aidants apparaît pour la première fois dans les textes en 2005.

Ces droits sont jeunes mais symptomatiques d’une société qui, avant d’arriver à bout de souffle, a besoin de se ressourcer. Nous nous inscrivons pleinement dans une double réponse à ces problématiques modernes en créant un écosystème de répit pour les aidants, où tout est agréable et fluide, contrairement à leur quotidien, et un microcosme de déconnexion pour les urbains, où la nature reprend sa place centrale, le temps d’un séjour.

Le projet s’adresse dans sa globalité à 4 cibles prioritaires :

  1. Les ruraux, pouvant bénéficier des activités proposées toute l’année
  2. Les couples urbains, de 30 à 75 ans, ayant un fort besoin de déconnexion et de retour à la nature 
  3. Les aidants familiaux et leur enfant porteur de handicap et/ou atteint d'une maladie nécessitant des soins. 

2 chambres d'hôtes et 4 gîtes accessibles PMR (Personnes à mobilité réduite). Ces hébergements adaptées à la dépendance et au handicap et seront mélangées aux hébergements accueillant un public touristique classique. En effet, de par notre expérience, nous prenons le parti de ne pas faire de notre ferme un lieu centré autour de la maladie mais plutôt d'apporter aux aidants le cadre le plus normal et le moins médicalisé possible.

Le projet ne se veut pas un lieu de rencontre entre aidants mais un lieu de déconnexion du quotidien où la maladie prenne le moins de place possible. 

L’harmonie du lieu participe à la sérénité. Le slowtourisme apparaît comme une trêve qui redonne sa place au temps long, aux rencontres, à la découverte des métiers locaux, non délocalisables, et qui font la richesse de nos terr(it)oir(e)s.

 2 salles polyvalentes, pouvant être réunies en une seule grande salle. Pour les ruraux soucieux de leur santé, pour les urbains en mal de déconnexion et pour les aidants épuisés physiquement et psychologiquement, il est impératif d’enseigner à chacun les voies du lâcher-prise. Celui-ci peut se faire de nombreuses manières et nous souhaitons proposer une offre plurielle où chacun peut trouver une méthode qui lui convienne.

À travers les séances, l’objectif est que locaux, touristes et aidants repartent avec des clés pour souffler et se recentrer sans avoir besoin de courir les salles de sport : tout peut se faire à la maison, seul ou en groupe. Prendre soin de soi pour pérenniser son rôle d’aidant, et maintenir la bienveillance et la bientraitance envers son enfant est un enjeu de cette partie « bien-être ».

Ces séjours de répit ont un objectif de détente, de bien-être, d’accès aux loisirs. Ils sont l’opportunité́ de soutien du lien social, de rupture de l’isolement, d’intégration dans « la vie normale ». Afin de rendre effectif le droit au répit des parents, des professionnels de santé s'occuperont de leur enfant en journée. Cette garde par du personnel spécialisé est essentielle pour le succès du projet, elle garantit une prise en charge de qualité pour les enfants et une tranquillité d'esprit consubstantielle au répit.

Pour mener à bien ces activités, nous avons créé l’association LE LABORATOIRE DE REPIT qui a pour objet « d’œuvrer au soutien des aidants familiaux non professionnels et en particulier, les parents d'enfants en situation de handicap ». 

La prévention par le répit favorise le bien-être de l'aidant. 

Le potager inspiré de la permaculture, accessible aux fauteuils roulants, intègrera une promenade sensorielle pour les enfants: nature, sons, lumières seront les piliers de ce parcours paysager. 

Ils parlent de nous:

A quoi va servir le financement ?

Un projet à 4 ans, aujourd'hui, après 21 mois de travaux, on entame l'étape 2!

Le coût global du projet est estimé à 850 000€. C'est beaucoup. Mais on se dit aussi que finalement, ce n'est qu'un 85m2 à Paris! Nous avons investis toute notre épargne personnelle pour l'achat du corps de ferme et les travaux depuis août 2016. Nous avons reçu plusieurs aides grâce aux concours et appels à projet dont nous avons été lauréats. Mais aujourd'hui, nous avons besoin d'un coup de pouce (ok, d'un SACRÉ COUP DE POUCE!) pour créer le 1er gîte qui sera notre vitrine pour convaincre pour la suite du projet.

Prenez part dès maintenant à un projet qui porte un enjeu de société qui va au-delà de notre histoire: l'inclusion.

Les fonds récoltés seront investis dans le gros oeuvre du 1er gîte, Louis, chef de chantier des Bobos, vous livre sa recette:

Après la finalisation de l'accès chantier par une intense session "mini pelle", les fondations sont prêtes à recevoir le plancher poutrelles hourdis et la toupie peut venir déposer sa sauce sable/ciment, on en veut encore, on a la dalle!!

Une fois sèche, la dalle peut recevoir les murs en pans de bois, à l'ancienne. Il va falloir passer à la scierie pour couper le sapin du nord à mesure et chercher la quincaillerie nécessaire pour rigidifier ce grand Légo, Bravo! On a été jusqu'à l'ossature!   

Et comme dans les Hauts de France, on peut parfois affronter quelques draches, on va pouvoir lui faire un bio capieau à ch'te carpinte. Ca y est, on a un toit! merci les gars et chapeau bas!  

Des spaghettis de réseau électriques, des linguines de tuyauterie et quelques coquillettes d'RJ45 pour la domotique au service des aidants, vous nous offrez une belle assiette de pâtes techniques et l’énergie nécessaire pour allez plus loin!   

Le soleil du Pas de calais mérite qu'on soit au petit soin, alors pour apprivoiser son petit coeur farouche on va lui mettre une fenêtre par ici, une vitre par là, et c'est une jolie serre plein sud que voilà! 

Ça y est, on y est presque, encore quelques pas avant le sommet du terril, quelques marches avant  le toit du beffroi, on va bientôt faire sonner le carillon et, grâce à votre soutien, siffler la fin de l'isolation paille, passer la dernière couche d'enduit, poser le parquet, le carrelage et terminer les peintures, intégrer les portes, les WC, la douche, le poêle à bois et enfin, la cuisine pour vous préparer un petit quelque chose d'aussi spécial que vous, d'aussi extraordinaire que vous, d'aussi chaleureux que notre gîte du boutd'jardin: un potjevlesch frite à la carbonnade avec de la bière brune, du pavé de créquy et de la salade de welsh! 

ON VOUS ATTEND POUR LA CRÉMAILLÈRE DU 1ER GÎTE!

À propos du porteur de projet

« LES BOBOS À LA FERME, C'EST LEUR HISTOIRE ».

Après 10 ans de vie parisienne, Louis et Elodie ont décidé de rejoindre les Hauts-de-France pour créer un projet « tourisme et santé » innovant.

Pour ce faire, ils ont acquis une ferme à rénover entièrement située à la Madelaine-sous-Montreuil en Côte d’Opale, village situé à proximité de lieux touristiques remarquables (Montreuil-sur-Mer, Le Touquet Paris-Plage, Berck-sur-mer, etc.).

Le point de départ du projet consiste à rénover les 320 m2 de dépendances (2 granges) et aménager les 4000m2 de terrain pour y développer une offre touristique plurielle, s’articulant autour de trois secteurs que sont le slowtourisme, le bien-être et le répit. Destinée à valoriser le Montreuillois en particulier et la Côte d’Opale en général, cette destination permettra d’ouvrir le patrimoine rural au touristes afin de participer au rayonnement et donc au développement économique du territoire.

Louis est juriste et ancien directeur d’établissements sociaux, originaire du Pas-de-Calais et a transmis son amour de la région à Elodie, diplômée en gestion de projets avec 10 ans d’expérience en économie sociale et solidaire.

Les « bobos » quittent Paris pour la ferme.

S’ils avaient déjà initié une démarche de reconversion professionnelle, le déclic a été accéléré avec la naissance de leur fille, presque 3 ans, atteinte d'une maladie génétique rare neuro-dégénérative. 

Depuis plus de 2 ans, ils n’ont pu que constater les difficultés liées à la fonction d'aidant familial auprès d'une personne lourdement handicapée. N'existant pas de structure adaptée pour que leur fille soit gardée, ils ont dû abandonner leurs carrières professionnelles pour l'aider à temps plein, 7j/7, 24h/24. Au vu de sa situation, cette aide familiale ne peut s'exercer seule car elle nécessite une présence et une attention de tous les instants. 

Ils ont peu à peu appris les missions de leur nouvelle fonction auprès de leur fille, fonctions difficiles, génératrices de tensions fortes au sein de leur couple et vis-à-vis de leur fille, fonctions épuisantes et décourageantes dans la mesure où la maladie progresse inexorablement, fonctions créant une certaine « mort sociale » pour des jeunes parents qui aimaient sortir, se cultiver et voyager.

Le projet « Les bobos à la ferme » s'insère dans l'économie sociale et solidaire. Il se veut innovant de par les publics visés et son impact social envisagé.

Vous l’aurez compris, ce projet est plus que la réhabilitation de notre habitation, plus que la création d’une activité touristique et va au-delà de la création de nos deux emplois. Même s’il est tout cela à la fois, c’est avant tout un projet de vie que nous nous construisons car nous voulons en être acteurs. Actes de résistance, actes de résilience ? Certainement un peu – beaucoup – de tout cela, mais avant tout la volonté de participer à la richesse de la ruralité, foisonnant d’initiatives dynamiques, quoi qu’on en dise.

Au-delà de ces projets résilience, nous sommes surtout les parents d’une petite fille battante qui est un moteur indéniable pour aller de l’avant et construire plutôt que s’écrouler.

Site web Les Bobos à la ferme - Facebook - Twitter - Instagram - Youtube

Nous le constatons depuis presque 2 ans : l’enfant handicapé est un tabou et les maladies orphelines font peur. C’est double peine à ajouter à la pesanteur de la charge mentale et l’intensité de l’ascenseur émotionnel dans lequel ont embarqué les parents de ces enfants différents.Un aidant c’est un peu une victime collatérale finalement. Nous avons décidé de refuser certaines cases ou étiquettes.

Nous faisons le choix de l’inclusion face au fatalisme de l’exclusion du handicap.

Le choix de l’utilité sociale contre l’inévitable sentiment de mort sociale.

On vous en parle, toute l'année, sur notre blog: "De nous à vous".

Extraits:

"La santé des aidants, un enjeu de santé publique": témoignage pour le plaidoyer du Collectif Je t'Aide

"21 mois plus tard, nous y sommes": "Avec la maladie d’Andréa, le quotidien était devenu un peu fou, on peut même dire que le quotidien n’existait plus vraiment. Il fallait donc trouver une réponse aussi folle que la génétique pour rééquilibrer même temporairement les choses et construire un sens nouveau, reprendre confiance et se donner les moyens de défier l’absurde pourtant si scientifiquement démontré. À l’atrophie cérébelleuse d’Andréa, on a donc essayer de répondre par une hypertrophie aiguë du bricolage."

"La charge mentale des aidants, on en parle?",  

"Changer de regard, en vrai, ça veut dire quoi?"

"Normalité? Quelle normalité?"