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Betenza, vagabondage au pays des anciens

Histoires sans prétention qui contiennent rigolades et ruses des anciens, ainsi que la recette du tourin à l'ail de Papou.

À propos du projet

Auto-édition d'un livre chargé d'anecdotes sur nos paysans d'avant.

Ce projet, est né de l'amour de la campagne que j'ai attrapé petite et des leçons de choses de mon grand-père paysan. D'un désir de transmettre la sagesse et la poésie du minuscule, qui habitent les anciens du dehors.

*** EDIT : après cette campagne réussie grâce à vous, il est toujours possible de commander le livre ici : http://www.betenza.fr/ ! Longue vie aux "boudu" qui éclairent les coeurs !

J'ai rêvé d'un livre où se promèneraient des mains bavardes et abîmées, un bon sens venu de l'observation de dizaines de printemps, une espièglerie obstinée et le maquillage des mésanges.

De photographier par les mots la lumière dorée qui baigne la campagne au début de l'été, l'odeur de la soupe au pain et les jurons de ceux dont le patois était la première langue.

CHICHE PAPOU, ON LE FAIT !

J'ai rêvé de cette aventure accompagnée par mon grand-père, mon Papou, éternel cowboy des champs. Alors, l'hiver dernier, nous sommes partis vagabonder sur les routes de campagne afin de causer avec des gens dont l'enfance a plus de 80 ans et qui ont eu un rapport fort avec la terre : les vieux de la vieille.

On allait écrire un livre et y mettre les instants-miettes qui lavent le coeur.

Nous sommes montés dans ma Torpedo et nous avons frappé aux portes de cuisines qui sentent le feu de cheminée, pour claquer des bises joyeuses. Il ne s'agit pas de passéisme, mais plutôt d'un patrimoine anecdotique qui se promène en roulant les “Rrr” sur les marchés. Dans ces pages, il y a les rires de mon grand-père, tonton Yves, Ernest, Mauricette, Lucette, Ferdinand, Suzon et Louis, Justine et Gaston, Pierre "peut-être un peu caillou", Marius, Léopold et Dédé.

J'ai essayé de raconter les miracles minuscules que j'ai pu apercevoir à travers ma réalité, chez des êtres qui ont mené des vies simples et belles.

Extraits

Papou répare

Mon grand-père a toujours fabriqué « des trucs », rabiboché des machins, arrangé des outils... Rien n'avait le droit d'être fichu. Les égratignures, les écorchures, les coupures, ne se manifesteront que plus tard. Pendant qu'il bricole, elle se taisent. Cette façon de réparer n'appartient qu'à lui, personne d'autre n'est capable de faire obéir ses engins condamnés à l'éternité par son génie. Inventer des malices pour « s'arranger la vie », faire soi-même, c’est une évidence. Les vies prêtes-à-consommer ne l'intéressent pas, il n'y a rien à résoudre.


La soupe de Lulat

Il nous a ouvert la porte de sa cuisine monsieur Lulat, et on a eu la chance de s'asseoir sur ses petites chaises paillées. Sur la table, des quartiers de citrouille fraîchement découpés d'un orange vif et doux, comme celui des melons, en plus velouté. Ils attendent sagement sur une toile cirée beige, un peu abîmée. Ça sent les épluchures fraîches et le journal humide. D'ailleurs, les poireaux, les carottes, le thym et les navets sont déjà prêts et pelés. Juchés sur l'épaule ronde du lavabo en émail blanc, ils attendent en silence leur heure de gloire : la soupe.


La liberté bleue de Criquet

Il y en a une qui monopolise toute l'adoration de Criquet. Elle n'est plus toute jeune, même un peu désuète. Elle gueule fort quand on la réveille et aime qu'on la sorte pour aller parader sur les routes. Elle est aussi bleue qu'un ciel de juin, sa Mobylette. Une Mobylette, ça ne devrait jamais s'abandonner dans une grange, c'est fait pour pétarader et crâner en tirant la bourre au vent qui couche les blés verts. C'est fait pour soulever le rire des enfants, attendrir les nostalgiques, et se tenir au courant des potins du coin en picorant chez les uns ou chez les autres. Elle lui va bien, elle n'avance pas trop vite... Pas comme « les engins de maintenant » ! Criquet, sa Mobylette, c'est sa poudre d'escampette, sa Harley à lui, sa rougne préférée, sa trottinette à pétrole, celle qui sourit au temps qui passe.


Mauricette : « L’armagnac ?! Ça guérit tout ça ! »

Du temps où Mauricette jouait à la dînette avec des boîtes de sardines, quand quelqu'un avait la gorge qui piquait, la solution n'était pas compliquée : « On allait au lit, avec un chapeau sur le pied. On mettait quatre morceaux de sucre dans un verre, de l'armagnac par-dessus, et le feu avec une allumette. Il fallait boire le demi-verre de brûlot, et ensuite, si vous voyiez quatre chapeaux sur votre pied, c'est que vous étiez guéri ! ».

Faits de miettes

Ma mémoire piste sans cesse, elle ne dort jamais. Elle est à l'affût d'une miette de plénitude, toujours affamée. Elle se jette sur les cafetières qui grognent, les doigts qui sentent l'ail et les chiennes au poil dru, qui tournent sur elles-mêmes sans vous lâcher des yeux. Elle n'en a jamais assez de ces éclats de nostalgie, de ces peines solaires. Non, ça ne la retient pas en arrière, ça la pousse en avant, le menton fier. 

A quoi va servir le financement ?

Ne jamais sous-estimer l'énergie collaborative !

Aujourd'hui, j'ai décidé de porter ce livre en autonomie, en auto-édition, avec vous ! J'avais commencé à travailler avec un éditeur mais la vie a remis mon livre entre mes mains. Je crois qu'il est des projets pour lesquels il est plus important de prendre le chemin de l'instinct et de la liberté, quitte à y investir plus de son temps, de son énergie, et aussi, de son argent !

Comme dans la paysannerie, j'ai eu la sensation que moins il y aurait d'intermédiaires entre les mots et les lecteurs, plus le livre pourrait garder son âme, son caractère. Ce chemin m'amène à passer par les étapes suivantes...

La mise en page

À l'instant où j'écris ces mots, le manuscrit va passer sous les yeux de lynx de Floriane ! Elle est graphiste, douée, et surtout elle aime cette histoire. Elle saura y inclure mes petits dessins et détails qui traduiront au mieux cette histoire. Il y aura même des surprises d'encre pour vous sauter au coeur !

Le tirage

Plus il y aura de pré-ventes, plus on commandera de livres à l'imprimeur ! Nous partons sur un objectif de 600 livres pour en pré-vendre au moins 400 afin de rentrer dans mes frais (yahou !) et de pouvoir en vendre ensuite sur les marchés, chez l'épicier, ou dans les festivals ! Ce tirage réprésente 4440 euros TTC.

Les contreparties

LE LIVRE : il comportera à peu près 230 pages, sera dimensionné en 14 x 20 cm, imprimé en France, sur du beau papier crème ! Il comportera des histoirettes de l'enfance de Papou, des souvenirs immortels à jouer dehors, nos rencontres avec douze Mohicans-paysans, un poème, quelques dessins, toute une flopée de phrases dans leurs jus attrapées au vol, un petit lexique de jurons gascons ou inventés... Et sera bien-sûr, toujours dédicacé avec un joli mot ! Modeste, il n'exige pas une lecture linéaire, vous pourrez le grignoter comme bon vous semble ou vous y plonger d'un coup, le voyage sera tout autant sympathique !

LE REPAS DES FOUS DU 1er AVRIL : cette idée folle, pas si folle, de fêter ensemble le lancement du livre avec un repas champêtre ! Parce que j'aimerais vraiment pouvoir vous remercier en trinquant, que je crois très fort que les nouveaux possibles s'ouvrent dans les rencontres, et que c'est drôlement chouette de rencontrer des gens autour d'une tablée !

Dans le Gers mais pas trop perdus, dans une ancienne ferme, une maison d'enfance. Si vous êtes musicien vous pouvez même amener votre accordéon, votre flûte ou votre harmonica ! Avec du saucisson, du café bouillu, café foutu, le lièvre de Mars, le Chapelier fou, Pierrot notre âne chevelu, César, notre second âne chevelu, Minnie le chien-mirgue, Mowglie et Nala les chiens-ours, le vent, le ciel, une grande table recouverte de nappes de coton dépareillées, des vieux fougueux, des jeunes flegmatiques, un grand barbecue, de l’armagnac, et beaucoup, beaucoup, beaucoup, de rires et d’échanges.

Pour avoir une idée de cette folle affaire, en voici les chiffres :

Je pars sur un objectif de 7000 euros collecté sur la plateforme Ulule, car c'est celui que j'espère atteindre afin de valider cette campagne, et surtout, qui me permettra de lancer l'impression des 600 exemplaires du livre. Si on arrive tout juste à cet objectif je mettrai de ma poche les 2000 euros restants.

Voici le détail  : 



À ceci il faut rajouter les coûts pour le repas champêtre, la commission Ulule et les frais de port:



Nous avons estimé les frais de port en fonction du poids du livre, son format et du nombre de livres vendus ici même !

C'est donc un total de 9000€ de dépenses ! 

SI ON DEPASSE LES 9000 EUROS C'EST SUPERBE ! Je rentrerai dans mes frais et je pourrai faire tirer des livres pour les vendre sur les marchés, aller le présenter sur des festivals...

En commandant le livre vous participez réellement à la vie de ce projet, pas d'entremetteur, pas d'intermédaire, c'est vous qui me permettrez de lancer l'impression, c'est vous qui choisissez de donner la vie à ces histoires.

Cette campagne est le principal canal de distribution du livre. C'est elle qui va servir à le lancer avec autant de bienveillance que possible pour que son grand air se répande comme une poudre d'escampette ! Vous n’êtes pas seulement lecteurs, mais acteurs ! Si nous n'atteignons pas les 7000 euros, tout s'annule et vous êtes remboursés. N'attendez pas que le livre soit un jour accompagné par un éditeur pour aller en librairies ou autre, il se pourrait qu'il n'y arrive jamais si cette campagne ne fonctionne pas !

À propos du porteur de projet

   Rachel

Mais un rêve, c'est comme une soupe !

Depuis le moment où l'on sème la graine et celui où l'on soulève le couvercle d'une marmite odorante... Il s'en passe des choses !

J'ai toujours aimé écrire et "rôder par dehors" à la recherche d'une jolie vue, de ronces pleines de mûres, du regard étonné d'une biche, d'un insecte non identifié, d'une trace dans la boue ou d'une plante que je pourrais cuisiner d'une façon ou d'une autre... Et faire avaler à mon grand-père qui, hormis les fèves, n'a jamais mangé trop "de choses vertes" !

Par une matinée humide et ensoleillée d’août 2015, dans un village de pêcheurs des Asturies, entre les grands étals du marché proposant du bric à brac, Betenza est entré dans ma vie. Cette évidence s'est manifestée sous la forme de deux petites dames vendant trois pauvres tresses d'ail, quelques oignons cabossés et me semblant tout à fait fières de leur butin, papotant à bâtons rompus. Ce matin-là, j'ai songé à toutes les histoires de marins et de cidre fou qui habitaient le village et qu'elles devaient connaître par coeur. Et je me suis dis que ces histoires dont j'avais soif étaient de la même trempe que celles que je réclamais, encore et encore, à mon grand-père pendant qu'il coupait les légumes destinés à la soupe. Mieux, que des tas d'anciens de mon coin devaient en garder au chaud à l'abri de "la belle époque" !

Alors j'ai convoqué ma pugnacité afin de convaincre mon grand-père de me trouver des anciens pas farouches, solides, et pourtant émus devant une chauve-souris qui a perdu la nuit.

J'ai mis au coin toutes les phrases commençant par "mais" et j'ai laissé une phrase de mon Papou finir de m'y faire croire : "On va le faire oui ce livre !" J'ai fait comme ces forces de la nature qui ne jettent pas, qui réparent : leurs outils, le potager, les vêtements. J'ai refusé que mon rêve de livre ne se casse. J'ai rabiboché, arrangé, bricolé, inventé, recommencé, je me suis trompée, je me suis découragée, j'ai cherché d'autres façons de faire, je l'ai défendu, j'en ai ri, je l'ai aimé... Jusqu'à ce qu'il existe.

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Écrire un livre aujourd'hui, m'a un peu donné la sensation d'annoncer que je portais l'ambition d'être le prochain bonhomme à boire le thé sur Jupiter. Mais peu importe, avec quelques "pardi" et un peu d'huile de coeur, j'ai fait ce livre avec mon grand-père, parce que j'ai choisi de le faire.

Un livre dans lequel je raconte le pouvoir des choses minuscules, bien connues, ou dans leur jus, avec autant de fascination et de gourmandise que celle que j'éprouve pour le bouillon de poule au tapioca. Ces choses qui ont le pouvoir de remettre en ordre nos minuscules places dans le cosmos : une longue journée passée dehors à occuper ses mains, l'odeur de nos paumes après les avoir promenées longtemps sur le front d'un âne, coller son nez dans le ventre d'une botte de foin et inspirer. Puis aussi, tous les "pardi", "tè", "c'est pas grave ça, boudu pauvre" des anciens. Peut-être que c'est là l'un des grands luxes d'aimer la vie, le pouvoir d'émerveillement des petits riens.

Betenza a poussé grâce au soleil des heureux fous qui l'ont arrosé de lumière, VOUS ! Ceux qui m'inspirent sans le savoir, me soutiennent par des mots, un plat de pâtes, un clin d'oeil, un café, un mail, un sourire, des regards, une larme, une blague. Sans votre enthousiasme, cette aventure n'aurait pas tenu la route...

 Merci est un bien petit mot, mais puissant quand il est pesé, alors MERCI !

Voici le site internet qui raconte le début de cette histoire et où je vous invite à aller vous promener pieds nus : http://www.betenza.fr/

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FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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