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Conservation des Baobabs de Madagascar

Pour un développement socio-économique durable

À propos du projet



Dans un contexte écologique et humain alarmant ce projet est l'application concrète d'un plan de gestion qui fait suite à une étude réalisée en Juillet/Août 2011.

Avec 627 327 km², Madagascar est la quatrième plus grande île du Monde, après le Groenland, la Nouvelle Guinée et Bornéo. En plus de présenter une grande diversité climatique et topographique, elle est aussi la plus vieille île du monde (près de 85 millions d'années). Ce long isolement fait que l'île accueille une biodiversité extrêmement riche et unique au monde. Environ 90% des espèces animales et végétales présentes à Madagascar sont endémiques (ne se retrouvent nulle par ailleurs). L'île abrite 13% des primates du monde (+ de 50 espèces de lémuriens), plus de 200 familles végétales et quelques 2200 espèces d'arbres.


La richesse des milieux naturels et la diversité des espèces qu'ils abritent démontre l'incroyable capacité évolutive du vivant, passionnant des générations de naturalistes.



Six des huit espèces de baobabs connues, sont endémiques de Madagascar et sept sont présentes sur l'île. Ces espèces et les écosystèmes qui les abritent ont donc une immense valeur patrimoniale. Les baobabs malgaches aurait pu profiter de leur notoriété (Qui n'a jamais entendu le mot "baobab"..?) ils sont pourtant gravement menacés. Le classement UICN des espèces de baobabs malgaches en tant qu'espèces "en danger critique d'extinction" lève le voile sur une espèce végétale charismatique.

Le mot "Renala"  est utilisé par les populations pour désigner l'espèce de baobab (Adansonia grandidieri) et signifie en Malgache "Mère de la forêt" d'où le nom du projet.

Les baobabs sont des arbres aux moeurs forestières, étalant leur cime au dessus de la canopée. Leur taille et notamment celle d'Adansonia grandidieri qui peut atteindre 30m de haut pour un diamètre de plus de 5m, qui met au défi n'importe qu'elle autre espèce végétale de région sèche de rivaliser avec de telles dimensions..

De plus ces arbres sont d'une grande utilité par la place qu'ils tiennent dans la vie socio-économique et culturelle des villages où il sont présents. En effet les baobabs sont utiles pour diverses activités humaines, tel que le fourrage pour le bétail, l'alimentation, la couverture des habitations avec les fibres de l'écorce, la pharmacopée, la vente des produits issus des baobabs (Miel, fruits, graines), l'artisanat et le tourisme.


La région du Menabe est célèbre de ses baobabs, mais c'est aussi une région où poussait autrefois une vaste forêt primaire dense sèche. Aujourd'hui fragmentée et largement menacée par les pratiques culturales itinérantes sur abattis-brûlis, la forêt par petite placette est abattue puis brulée pour l'ouverture de nouvelles zones agricoles et de paturage. Le charbon de bois résidus de la carbonisation de la forêt est extrait puis vendu et/ou directement utilisé. Celui-ci représente la seule source énergétique pour des millions de Malgaches.



Ainsi la surface de la forêt sèche de l'Ouest de Madagascar s'est réduite de 83.877 hectares (55.918 terrains de football) en seulement 15 ans, soit 8.74% de sa surface totale. Cette déforestation massive est la conséquence d'un sous développement de la région, de pratiques agricoles aujourd'hui inadaptées pour répondre aux besoins des populations sans porter un préjudice majeur aux espaces naturels mais aussi de l'insuffisance voire de l'absence de processus de développement socio-économique durable.


Il existe un havre de paix pour les baobabs: La "Nouvelle Aire Protégée de l'Allée des Baobabs", gérée par l'ONG FANAMBY, qui protège depuis 2006 le site le plus photographié de Madagascar. Le long de la RN7 les baobabs forment une allée très particulière marqué par les silhouettes déroutantes de ces derniers. Les touristes s'y arrêtent pour voir l'un des plus beaux coucher de soleil de leur vie. Au crépuscule les baobabs se parent d'une couleur ocre éclatante et les marais de jacinthe d'eau reflètent les silhouettes mystérieuses de ces géants, reliques du massif forestier qui s'étendait il y a moins de 30 ans en ces lieux.


L'aire protégée classée en 2006 par l'UICN en tant que "Monument naturel", couvre une superficie de 3.27km², et seulement 313 pieds de baobabs rescapés sont recensés. 

Ces arbres se révèlent être des colosses aux pieds d'argile. Très sensible aux perturbations des milieux naturels, les peuplements de baobabs ont peine à se régénérer tant la pression des activités humaines sur leur habitat est importante. Les défrichements ont provoqué la disparition des habitats forestiers des pollinisateurs (Chauve-souris - papillons) et disséminateurs (Lémuriens - micromammifères), le cycle de reproduction et surtout de dissémination est rompu. Et on assiste aujourd'hui à un vieillissement des populations de baobabs (Seul les individus matures survivent) malgré une longévité toute particulière de 500 à 800 ans le déclin de l'espèce est à prévoir à très court terme, entrainant dans sa chute, l'économie touristique et solidaire qui se développe autour de ces arbres.

Enfin pour compléter le tableau assez pessimiste je vous l'accorde, la surface de l'aire protégée est très réduite (3.27km²) et les peuplements de baobabs au Nord et à l'Est des limites réglementaires de l'aire protégée sont laissés pour compte. Ces derniers sont pourtant tout aussi malmenés et menacés.

C'est face à un tel constat que j'ai mené une étude des populations de baobabs sur une zone attenante à l'aire protégée. La zone étudiée couvre une surface de 7.19 km² j'y ai recensé 520 pieds de baobabs matures dont 75 ont été abattus il y a moins de 3 ans, auxquels il faut ajouter les 35 souches soit un nombre total de 555 baobabs. En zone forestière intacte j'ai relevé une densité moyenne de 248 baobabs au km² alors que la zone étudiée n'en compte que 62 au km². Ainsi il ne subsiste sur la zone étudiée que 25% du peuplement initial.

En identifiant les dégradations de l'environnement, les activités socio-économiques et culturelles, mais aussi les besoins et attentes des populations face à un plan de conservation et d'aménagement de la zone cette étude met en avant deux enjeux majeurs qui constituent la ligne directrice du projet :


 - Réduire dans un premier temps, puis stopper définitivement les défrichements, tout en donnant les moyens aux communautés locales de développer des activités génératrices de revenus durables et cohérentes d'un point de vue socio-économique et écologique.

 - Reconnecter l'Allée des baobabs au massif forestier du Nord-Est par des corridors forestiers, pouvant à terme accueillir une flore et une faune diversifiée, garantissant la pollinisation et la dissémination des baobabs, pour assurer la conservation des peuplements et par la même occasion la continuité des activités touristiques de l'Aire Protégée.


Le projet s'intéresse donc à la valorisation du tourisme et des pratiques agricoles afin de diversifier les sources de revenus des villageois, tout en intégrant une dimension scientifique et technique dans le suivi écologique de la zone et des baobabs. 

Le projet propose des aménagements à court terme et à long terme. Avec des retombées financières équitables et durables pour les populations locales. Les actions entreprises sont d'ordre écologiques, agricoles et touristiques et s'appuient sur quatres objectifs du plan de gestion de l'Aire Protégée de l'Allée des Baobabs décrits ci-dessous.

- Objectif 1: Renforcer la capacité des communautés, des acteurs locaux et régionaux dans la gestion durable des ressources naturelles.

- Objectif 2: Appuyer la création d'un meilleur système de gestion du corridor forestier du Menabe Antimena.

- Objectif 3: Soutenir une stratégie de système de renforcement du corridor, participatif et effectif.

- Objectif 4: Réduire les impacts des activités non durables et démontrer les bénéfices de la conservation.



L'ONG Fanamby fondée par le Millenium Challenge Account (MCA), est aujourd'hui gestionnaire de sept Nouvelles Aires Protégées (NAP) à Madagascar.

Fanamby est aujourd'hui un acteur majeur de la gestion des espaces naturels, par le biais d'activités écotouristiques et de développement économique durable avec l'implication des communautés et associations locales.

L'organisation fonde ses activités dans la région du Menabe, en intégrant la conservation, la gestion durable des ressources naturelles et le développement économique.

Je vous invite à visiter le site internet de l'ONG Fanamby, ainsi que celui de l'Allée des Baobabs pour plus d'informations.

www.fanamby.org

www.alleedesbaobabs.org

A quoi va servir le financement ?

Les fonds récoltés grace à votre générosité seront destinés à l'achat de matériel divers (GPS, godets, cuves, outils, fournitures de bureau...) de première nécessité pour réaliser les premières phases du projet, et payer sur la base du taux journalier agricole local augmentée de 20% (1500 Ariary = 0.53€ ) le personnel réalisant les travaux et missions prévus.


Ouverture d'un sentier touristique d'interprétation au coeur des différents paysages de la zone (cultures, forêts, zones récemments défrichées...), création et pose de matériels d'informations (panneaux), formation de guides et mise en place du système de redistribution des revenus issus de ce nouvel appareil touristique.

Coût total : 640 €   (1.794.000 Ar)

Extension de la pépinière de l'ONG Fanamby à d'autres espèces d'arbres à croissance rapide, dans le cadre du développement de l'agro-foresterie sur la zone. Semis de 68 espèces d'arbres des strates supérieures de la forêt pour les reboisements. Achat de matériels et de matériaux divers, main d'oeuvre pour la construction de la pépinière, et main d'oeuvre permanente pour le fonctionnement annuel de la pépinière. La capacité de production de la pépinière sera de 18000 à 26000 plants par an.

Le coût total de l'aménagement et de l'entretien de la pépinière sur les trois phases de 3 ans est de 8100 € (22.680.000 Ar).



  • Plantation de haies et brises vents avec des espèces selectionnées pour leur qualité fouragère et productive afin de limiter l'érosion des sols, mettre en défends les parcelles de reboisements pour éviter le paturâge des plantations tout en produisant du fourrage pour le bétail, et enfin améliorer la fertilité des sols culturaux par des assolements et des rotations de cultures adaptées.

  • Plantation agroforestières, sylvicoles et sylvopastorales, afin de valoriser des essences de bois à forte valeur ajoutée utilisées par les artisans locaux (Objets d'art, construction marine, ornements..), et présentant des caractéristiques écologiques compatibles avec les besoins en bois de chauffe des populations.



Dès octobre nous procéderons à une nouvelle étude des peuplements de baobabs de la zone pour définir l'évolution des coupes de l'année 2012 en s'appuyant sur les résultats de l'étude menée en 2011.

Nous réaliserons aussi de nouvelles observations des espèces animales et végétales pour comprendre quels sont les impacts de différents facteurs (Activités humaines, incendies, espèces envahissantes...) sur celles-ci et établir des correspondances exploitables scientifiquement avec les variables d'état des populations de baobabs.

Enfin nous rechercherons des baobabs semenciers qui produiront des graines destinées à être élevées en pépinière.


L'implication des populations locales est la clef de voûte du projet. C'est pour cela que chacune des réalisations du projet se fera dans un cadre participatif en impliquant hommes, femmes et jeunes. Ainsi de Novembre à Décembre 2012 est programmé l'intervention auprès des villageois d'une équipe pluridisciplinaire qui sera chargée :

 - De présenter les objectifs et les futures réalisations du projet dans l'optique de sensibiliser les populations aux enjeux de la protection des milieux naturels et du développement durable.

 - D'organiser des réunions de concertation des populations locales pour définir une gestion et organiser les aménagements avec le consentement et la participation des populations.

 - D'organiser des séances de formation agro-écologiques (Intéractions: Agriculture / Environnement), et agroforestières (Culture des arbres en association avec des cultures telles que le manioc ou les arachides).

Gratuites pour les agriculteurs qui souhaite s'engager dans une démarche de conversion vers une agriculture plus respectueuse de l'environnement, l'apprentissage de ces méthodes culturales plus rentables et les plants mis à disposition à la pépinière permettront aux agriculteurs volontaires de conserver leur libre arbitre dans le choix des espèces qu'ils souhaitent cultiver. Deux vulgarisateurs seront chargés de guider les agriculteurs vers l'optimisation de leur revenus dans le temps et l'espace.

 Ci-dessous, le récapitulatif du budget total du projet.

Le budget total peut paraitre relativement faible comparé à l'ampleur des aménagements et des activités prévues pourtant il reflète exactement les besoins et coûts tant humains que matériels nécessaires à sa réalisation.

Comme vous pouvez le constater le budget total du projet dépasse la somme demandée.. Nous accepterons donc volontiers les dons au delà de cette limite..




À propos du porteur de projet

Diplomé de Gestion et Protection de la Nature à Montpellier, j'ai effectué un stage conventionné par le Département Ecologie et Biologie Végétale de l'Université d'Antananarivo en partenariat avec l'ONG Fanamby.

Passioné de nature mais aussi très concerné par les conséquences négatives du sous développement et de la pauvreté sur les populations humaines et les milieux naturels, j'espère par mes compétences et mes ambitions pouvoir porter à terme ce projet. Celui-ci étant l'une des pièces maîtresses de ma formation.

Ma philosophie me porte à croire que la plupart des problèmes sont inter-dépendants et qu'ils ne peuvent donc être traités indépendament les uns des autres. Ainsi sans développement social et économique durable il n'y pas de protection de la nature.

Réaliste et volontaire, j'ai mené les études de terrain bénévolement, la situation financière des ONG et de l'Université étant gravement déficitaire, le projet n'a que peu d'espoir d'être un jour financé par les voies traditionelles. Ainsi, je souhaite donc débloquer une certaine somme d'argent afin de mettre en route les premières phases du projet dès le mois d'Octobre. Echéance à laquelle je serai amené à retourner sur le terrain avec un collègue de ma promotion (Giacomo LASMER) tout aussi passionné et émerveillé par les richesses naturelles et culturelles de Madagascar. 


En mettant en commun nos compétences et notre volonté, nous interviendrons en tant qu'appui technique et scientifique à la réalisation des travaux de sensibilisation, de concertation et d'aménagement, mais aussi pour approfondir les études scientifiques au sujet des baobabs et de leur milieu naturel, réaliser une enquête sylvopastorale et bien d'autres missions que nous nous sommes fixés.

Ce projet est pour nous l'occasion de participer concrètement à la conservation d'un patrimoine biologique unique au monde tout en apportant notre pierre à l'édifice du développement durable de la région.


Si le projet vous intéresse, nous serons ravis de répondre à vos questions par mail:

[email protected]

[email protected]

Vous pouvez aussi consulter notre page facebook:The Mother Tree of Madagascar

Je vous invite également à consulter le site Baomix (www.baomix.com) , qui s'est engagé à nos cotés en nous fournissant gratuitement la pulpe de baobab que nous vous offrons en l'échange de vos dons..Le site propose des produits originaux et pour la plupart médicinaux issus de l'agriculture biologique et du commerce équitable, mais aussi de nombreux articles détaillés et très accessibles qui vous en apprendront plus sur les baobabs..


http://www.baomix.com/