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Bam Bam Bam ! Un film rock franco-coréen

Court métrage en post-production, percutant, musical, social, entre deux cultures, qui a besoin de votre aide pour sonner encore plus fort

À propos du projet

Jin, batteuse de rock... 

... joue avec la chanteuse/bassiste Suhye dans un bar de Hongdae, le quartier des artistes de Seoul. Un producteur de K-pop venu par hasard, ignore Jin et ne voit que Suhye, comme une future star qu’il pourrait façonner avec sa puissance financière. Cela énerve Jin, car son principal souci, c’est bien l‘argent. Et quand une batteuse s’énerve, elle tape.

Un film en post production

Bam Bam Bam est un film de 25 minutes, au stade du montage final. Il a besoin de votre soutien pour avoir la meilleure post-production possible, notamment au son, composante essentielle du projet. 

Des extraits !

Vous pouvez voir dans la vidéo ci dessus des extraits du film, sans étalonnage ni mixage final. Désolé les sous titres ne sont que en anglais! Hope that's fine with you ? 

L'ambition de toute une équipe Franco-coréenne

Nous pensons que ces extraits donnent une idée de l’ambition du film, que toute l’équipe était heureuse de porter. Ce projet est d’abord un prélude à un projet de long métrage proche dans l’esprit. Je voulais d’abord tester des thèmes ou méthodes de travail, tout en ayant envie de raconter une histoire plus spécifique sur deux filles et sur un lieu précis, projet qui collait plus au format court métrage. 

A vous de juger sur les quelques minutes d’extrait si nous avons eu raison de se lancer dans cette aventure avec nos trop petits moyens. Pour nous, quelque chose d'imparfait assurément, encore mal dégrossi c'est évident, mais de fort, commence à prendre. 

Deux actrices qui se surpassent dans des rôles de musiciennes rock

Dans le rôle de la batteuse, l’actrice principale, Moon Hye-in, a accompli des prouesses qui nous ont sidérés, sachant qu'elle n’avait jamais touché une batterie deux mois avant le tournage. Je pensais ramer pour avoir 30 secondes de batterie en rythme, au final, j’ai eu de l’impro de batterie en prime. En quelques semaines, on a vu naitre une batteuse de rock, avec le rythme et la posture. Il fallait aussi croire que l’actrice qui jouait la chanteuse allait pouvoir faire du « lip sync », et qu’elle pourrait aussi chanter parfaitement en français. Elle l'a fait parfaitement. Il fallait enfin croire à une séquence finale de quasi comédie musicale. 

Un film qui brise les frontières

Le projet fut une gageure à financer par les voies classiques (CNC and co...) car il bouscule les cases, dans un monde qui a de plus en plus peur de l’inconnu et cède à la tentation de se réfugier dans ses frontières bien délimitées . Une tendance qui vaut aussi pour l'ins cinéma, maintenant obsédé par les codes du "genre". Bam Bam Bam est à la fois social et musical, français et coréen, réaliste et pure fiction. On y parle un peu de la France tout en étant au fin fond de la Corée. Le projet est très coréen dans l’esprit, la langue et les lieux, mais en même temps clairement avec un point de vue extérieur, « de français ». C’est un joyeux foutoir difficile à « étiqueter », mais pour moi, cette situation reflète justement notre monde actuel. Le moyen d’expression principal du film étant la musique, notamment avec une dernière séquence entièrement instrumentale, il a une visée universelle. 

Après Comme Une B1, un cinéma qui va plus loin au delà des mots

Bam Bam Bam plaide pour une compréhension mutuelle au delà des mots, un thème qui parcoure tous mes films, notamment mon précédent court métrage, "Comme Une B1" (ci dessous). Ce projet fut aussi très difficile à financer et Ulule l’aida grandement. Au final, il a été sélectionné dans une vingtaine de festival dans une dizaine de pays. J’espère encore mieux pour Bam Bam Bam, en offrant à ceux qui le soutiennent la vraie satisfaction d’avoir aidé un projet qui va loin.

Le vrai thème du film : l’argent, et comment en parler

Les personnages principaux de Bam Bam Bam me sont très proches et je partage leur sujet de préoccupation principal : l’argent. Tous sont maladroits avec l’argent. Certains, comme le producteur de musique commerciale, en ont beaucoup mais en parlent de façon trop vulgaire et ne savent pas bien le dépenser. D’autres, comme Jin, en manquent, mais s’énervent quand il faut en parler sereinement. Récemment, une chanteuse de folk coréenne, Lee Rang, a fait parler d’elle en vendant aux enchères son trophée des Korean Music Awards, équivalent des Victoires de la Musique, une anecdote évoquée dans un dialogue crucial du film. Elle l’a fait parce qu’elle manque d’argent, comme Jin, alors qu'elle fait avec talent une activité utile. Et Jin partage aussi avec elle le caractère : elle est un peu désespérée, un peu folle, violente dans ses façons de faire. Mais notre monde n’est-il pas comme cela ? Désespéré et violent ?

Mettre en lumière les gens de l’ombre

D’une façon plus générale et visuelle, ce film met en lumière des sortes de combattants cachés dans l’ombre. Cachés, comme le lieu de tournage, en sous sol, où les groupes de rock indépendants font un concert.  Cachés comme l’héroïne, batteuse dans l’ombre d’une chanteuse. Comme la musique rock indépendante qu’elles font, cachée derrière la musique plus commerciale, la « K-pop » en Corée, cachée sous le manteau comme un CD, comme des noms ou lieux cryptés connus des seuls amis, comme évoqué dans un dialogue du film. Une musique de l’ombre que l’on retrouve dans le monde entier et donne un caractère universel au projet. 

B9, le groupe qui a inspiré le film et composé la musique

B9 est un très jeune groupe (juste un CD 4 titres à leur actif) méconnu, même en Corée, mais que je trouve assez extraordinaire pour avoir supporté d'entendre leurs chansons des centaines de fois pour les besoin du film. Tous les membres de l'équipe trouvaient aussi leur musique excellente. Leur style collait à l'histoire que je voulais raconter. Elles ont accepté que j'utilise et leur musique et leur esprit, mais le duo réel du film a d'autres particularités. Voici ce vrai groupe lors d'un concert que j'ai filmé. Le film comprend une séquence de concert sur cette chanson. Egalement un article en anglais ici

Le morceau final, celui d'un compositeur français en Corée, Loic Gendry

Le film se termine sur une séquence de "jam" paraissant improvisée, qui fut en fait extrèmement préparée conjointement avec l'interprête et compositeur Loic Gendry. C'est un français vivant en Corée, musicien de formation, professeur à ses heures et acteur, dans Bam Bam Bam comme dans mon précedent court métrage "Comme une B1". Pour Bam Bam Bam, il joue le rôle d'un programateur de festival français qui invite le groupe à son festival et retrouve l'envie de jouer en les voyant. Il demande à faire une "jam" avec la batteuse, ce qui forme la séquence finale du film. J'avais fait un video clip pour Loic Gendry il y a quelques temps, ci dessous. La musique finale de "Bam Bam Bam" reprend cet esprit à la fois mélancolique, lourd/saturée sur une base mélodique épurée. 

A quoi va servir le financement ?

(Photo making-of)

A la hauteur de l'ambition

Le film a notemment encore besoin d'un meilleur son, et la musique finale a encore besoin d'enregistrement supplémentaire. Il doit aussi passer du 2K du montage au 4K d'origine au tournage, et doit alors changer d'ordintateur pour rentrer en salle de montage... J'aimerais rémunérer un peu les personnes qui aideront à cela. La somme que je demande paraitraît insuffisante pour beaucoup, mais allié avec un peu de débrouille, à des tarifs coréens inférieurs aux tarifs français, elle aidera vraiment à finir le film. 

Des contreparties concrêtes et intéressantes

J'ai voulu offrir le peu que j'ai, c'est à dire des éléments artistiques, notamment des textes que j'ai écrits, assez liés au sujet du film en fait, puisque ils sont aussi Franco-coréen, et l'un d'eux évoquent le quartier de Hongdae où se situe le film. Je propose trois exemplaires du beau livre auquel j'ai eu l'honneur de participer. Je vous propose la musique du film pour découvrir quelques pepites du rock coréen, ou vous invite à une vraie avant première si vous êtes en Corée. Et évidemment, la base, remercier, envoyer un lien du film fini, et tenir au courant tous les donateurs des suite du film, comme je l'avais fait avec Comme Une B1, qui avait eu plus de 40 donateurs. 

À propos du porteur de projet

https://vimeo.com/apostrophe

Né à Nantes, Yann Kerloc’h a commencé à être journaliste culturel, ainsi à Liberation. Il a ensuite travaillé dans les sociétés de ventes et coproductions internationales de films Celluloid Dreams puis Memento Films. Il a mené en parallèle une carrière de réalisateur de films, désormais son activité principale, et développé une passion pour la Corée. Depuis 2009, il vit principalement en Corée du Sud où il a réalisé des courts métrages mélangeant des équipes françaises et coréennes. Il a également été programmateur du festival du film français de Jeju, île au sud de la Corée, en 2014 et 2015. En 2016, il a rejoint la société de production coréenne Panda Media, et en 2017, son projet de long métrage Warm Blood a été sélectionné au workshop de co-production Ties That Bind du festival d’Udine.  

Deux court métrages soutenus par Ulule :

Un petit film promotionnel récent sur un night club de Seoul, et plus généralement la musique électronique en Corée. Je n'ai fait que le montage et les images additionnelles, mais il me plait beaucoup pour ses thématiques, proches du projet Bam Bam Bam.