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Au secours de la Dame blanche !

Tentons ensemble de sauver l'Effraie des clochers en Aveyron

À propos du projet

Contexte

La LPO Aveyron mène depuis son origine des actions de connaissance et de conservation de l’Effraie des clochers et des chauves-souris ainsi que d’autres espèces de faune qui utilisent les bâtiments communaux, agricoles ou privés.

Les actions menées jusqu’alors sont les suivantes :

- maintenir les bâtiments ouverts et accessibles aux chauves-souris et à l’effraie (notamment dans le cadre d’un programme de conventionnement avec les communes) : 35 communes pour un total de 112 bâtiments concernés

- réhabiliter des sites en restaurant un passage pour les chauves-souris dans le cas où les accès ont été fermés à cause des pigeons : 28 bâtiments aménagés

- poser des nichoirs en faveur de l'effraie pour favoriser son installation : 59 bâtiments aménagés

- poser des nichoirs d’autres espèces de rapaces (Faucon crécerelle, Chevêche d’Athéna, Faucon pèlerin) : 53 nichoirs installés

- sensibiliser les élus et les agriculteurs au rôle du bâti dans l’accueil de cette biodiversité de proximité.

- aider à la résolution de problèmes de cohabitation avec la faune dans certains bâtiments : sauvegarde des espaces utilisés par les chauves-souris lors de la restauration d’un bâtiment (four à pain, grange aménagée, gîte, etc.), sensibilisation des propriétaires qui possèdent des nids d’hirondelles de fenêtre lors de travaux de ravalement de façade, etc…

Installation de nichoirs de chouette effraie dans des clochers d'église © L. Campourcy

Présentation de l'espèce

L’Effraie des clochers (Tyto alba) est un rapace nocturne de taille moyenne, d’aspect général clair. Elle vit généralement dans des milieux ouverts et bocagers, bien souvent au voisinage de l’homme. Ses sites de nidification et de remises diurnes se localisent dans les clochers d’église, dans les granges et greniers de ferme ou de maison peu fréquentés et les vieilles bâtisses (châteaux, pigeonniers) et plus rarement dans les arbres et falaises.

Effraie des clochers sur un reposoir © T. Vergély

Ses territoires de chasse comportent des prairies de fauche et de pâture, de lisières de champs, de haies ou de bois ainsi que des friches, jachères et vergers. Son régime alimentaire se compose en très grande majorité de rongeurs (surtout des Campagnols des champs) et de musaraignes, bien qu’elle ne dédaigne pas les petits oiseaux ou encore les chauves-souris. Lors d’années de pullulation de rongeurs, l’espèce profite de l’abondance de nourriture avec en général un bon succès de reproduction. Elle peut réaliser deux nichées successives. Cette espèce constitue un allié majeur dans la lutte contre les rongeurs dans et autour des bâtiments agricoles. En effet, la consommation annuelle d’un couple est de l’ordre de 4 000 proies. L’aménagement de nichoirs peut, en offrant un gîte à l’Effraie, contribuer à réguler ces populations de micromammifères.

Paysage bocager, typique des milieux recherchés par la chouette effraie © P. Bouet

Campagnol des champs, proie de prédilection de ce rapace nocturne © T. Vergély

Outre les atteintes qui peuvent être portées à ses milieux (disparition des prairies naturelles, arasement des haies, utilisation croissante de pesticides et rodenticides…), l’Effraie des clochers doit également faire face à d’autres menaces directes. L’augmentation du trafic routier, la rénovation du vieux bâti et la condamnation systématique des accès aux clochers d’église impactent fortement l’espèce.

Arasement d'une haie © M. Trille

Une effraie, victime d'une collision routière © J-P Grèzes

Dans de nombreuses régions françaises, les populations sont plutôt en diminution à moyen ou long terme, surtout dans le Massif central, le quart sud-est du pays, le Nord et la Bretagne.

En Aveyron, dans les années 2000, l’espèce était bien présente dans l’ouest et le centre du département et semblait moins commune dans le nord et le sud. Elle s’observait des zones les plus basses jusqu'à 1050 m d’altitude sur l’Aubrac.

Depuis ces dernières années, de nombreux éléments attestent de la raréfaction de l’espèce sans aucune donnée chiffrée précise qui permette de se prononcer sur la dynamique réelle de l’espèce dans le département :

- la proportion d’observations de la chouette effraie rapportées par les naturalistes en Aveyron était de l’ordre de 8 pour 1000 de 1960 à 2002 et a chuté à 2 pour 1000 depuis 2003,

- la mortalité routière est importante (7 % des données recueillies de 2013 à 2018),

- les pelotes de réjection récoltées sont souvent anciennes,

- divers témoignages de personnes attestent ne plus voir l’espèce.

Localisation des observations d'Effraie des clochers en Aveyron de 2013 à 2019 (issue de la base de données Faune Nord Midi-Pyrénées)

Vous en apprendrez un peu plus sur cette chouette au fil des news !

Description du projet

Face à cette grande fragilité des populations de l’Effraie des clochers, la LPO Aveyron lance ce projet qui a pour objectifs de renforcer certaines des actions déjà mises en place depuis 2011 sur le département et de proposer d'autres actions de conservation en 2019-2020.

Jeunes effraies d'une même nichée © T. Vergély

Chaque année, des adultes blessés ou des jeunes tombés du nid d'effraie sont recueillis par le Centre régional de sauvegarde de la faune sauvage caussenard basé à Millau (CRSFSC) et par l’Ecole nationale vétérinaire de Toulouse (ENVT). Une fois soignés, les adultes sont généralement relâchés sur leur lieu de découverte. Les jeunes, quant à eux, sont nourris et élevés en volière puis relâchés à partir du centre ou dans la campagne environnante.

Recueil d'une jeune effraie : nourrissage au centre de soins © CRSFSC

En partenariat avec ces deux centres, la LPO Aveyron souhaite optimiser ces relâchers et espérer à terme revoir s’installer des couples. Un site pilote de relâcher va être mis en place à titre expérimental. Il faut savoir que les  jeunes  effraies  sont  attachées  à  leur  lieu  de  naissance.  Afin  de  reproduire  cet attachement  pour  une  zone géographique,  les  jeunes  effraies  sont  placés  et nourris dans  un nichoir-taquet, installé sur le site sélectionné. 

Deux jeunes effraies encore duveteux accueillis au centre de soins © CRSFSC

La localisation du nichoir-taquet se situe sur la commune de Rignac dans le noyau de population de l’ouest Aveyron de cette espèce. L’Effraie des clochers était anciennement reproductrice dans cette grange où va être installé ce nichoir-taquet. Ces relâchers pourraient permettre de revoir s’installer un couple voire plusieurs couples sur cette commune et ses alentours et à terme de renforcer la population présente. L’installation d’une caméra dans ce nichoir-taquet offrira la possibilité de suivre le comportement des jeunes effraies relâchées sans être intrusif.

Grange qui accueille le nichoir-taquet © M. Trille

En 2011, la commune de Rignac avait signé une convention avec la LPO Aveyron pour rendre les combles de deux églises favorables aux chiroptères et à l’Effraie des clochers (modification des éventuels grillages anti-pigeons qui empêchent l'accès aux espèces précédentes).

La pose de 10 nichoirs sur cette commune améliorera le potentiel d’accueil en offrant des sites de nidification favorables à l’installation de ce rapace nocturne. Une prospection au préalable de sites favorables et/ou déjà habités (grange, grenier, bâtiments agricoles…) par la chouette et des rencontres auprès de particuliers et agriculteurs s’avèrent indispensable. Une communication auprès de la presse et revue agricole locales informera du projet et de la recherche de sites d’installation.

Installation d'un nichoir dans une grange © L. Campourcy

La sensibilisation de la population locale est un atout majeur quant à la réussite du projet. Un module pédagogique sera spécialement conçu pour les élèves de l’école primaire de Rignac. Le but est de les impliquer dans une action concrète de préservation de la nature de proximité sur leur commune. Il est intéressant de souligner que l’action en milieu scolaire s’inscrit dans la durée (3 séances) ; ce qui laisse à chaque fois la possibilité de revenir sur les « acquis » des séances précédentes, et à l’enseignant de poursuivre en classe sur ce thème, entre chacune des interventions de la LPO Aveyron. Ce projet fournit également l’occasion aux élus municipaux d’agir en tant que décideurs et maîtres d’œuvre de la conservation de la nature sur leur commune. Une soirée « Nuit de la chouette » sera organisée auprès du grand public pour valoriser le projet et faire prendre conscience de l’intérêt de se mobiliser pour cette chouette en régression dans le département.

Animations auprès du public scolaire © LPO Aveyron

Pour connaître sa présence dans le secteur après les relâchers, le suivi de ces nichoirs s’avère essentiel sur le long terme. En effet, l’espèce peut mettre plusieurs années avant de s’y installer surtout si sa population locale est en déclin. Outre les nichoirs, il est possible que des bâtiments (grange, grenier d’habitations, église…) accueillent déjà l’espèce puisque certaines observations issues de notre base de données Faune Nord-Midi-Pyrénées font état de sa présence. Un protocole d’étude avec des points d’écoute nocturne visera à détecter les individus ou les couples en période de reproduction sur le secteur. Ce protocole permettra d’évaluer la présence ou l’absence de l’Effraie des clochers et le nombre de couples reproducteurs.

Visite d'un nichoir par un bénévole © L. Campourcy

En résumé, le projet a pour objectifs :

- d’améliorer l’efficacité des relâchers de jeunes Effraies des clochers sur un site spécifique avec la technique du taquet et l’installation de 10 nichoirs sur la commune de Rignac.

- de suivre ces nichoirs sur cette commune afin de mesurer le taux d’occupation des nichoirs

- de continuer à suivre l’évolution des sites déjà aménagés en Aveyron afin de mesurer l’efficacité de ces aménagements. 59 nichoirs à Effraie ont été installés de 2011 à 2016 dans des églises ou des granges de particuliers et d’agriculteurs sur le département.

- de sensibiliser les communes, particuliers, agriculteurs à la conservation de cette espèce et d’accompagner ceux qui le souhaitent à mettre en place des aménagements spécifiques,

- de permettre l’implication des bénévoles de la LPO Aveyron dans des actions concrètes de préservation de la nature.

Ensemble, essayons de faire revenir cette Dame blanche dans nos campagnes !

À quoi va servir le financement ?

Vos dons serviront majoritairement à financer l’optimisation des relâchers de jeunes effraies et les actions de sensibilisation et de communication auprès de tous les citoyens et acteurs du territoire. Ils permettront aussi la poursuite du suivi des nichoirs installés depuis 2011. Enfin, une partie de vos dons sera consacrée à la gestion administrative et technique du projet.

La LPO Aveyron a pu obtenir les deux tiers des financements pour la réalisation de ce projet grâce au soutien du Fonds de dotation Itancia. Afin de le compléter, nous avons décidé de nous lancer dans l'aventure d'Ulule avec vous.

 

Si par bonheur la somme fixée était dépassée, nous conserverions l’excédent pour poursuivre les actions sur d'autres communes aux alentours.

Votre don est déductible de votre impôt sur le revenu.Donateur de la LPO Aveyron, association reconnue d’utilité publique, vous bénéficiez d’une déduction d’impôt de 66 % dans la limite de 20 % de votre revenu imposable. La LPO Aveyron vous adressera un reçu fiscal en début d’année et vous informera des résultats de ses actions.

Si les paiements en ligne ne sont pas votre fort, il est également possible de contribuer à ce projet par chèque à l'ordre de la LPO Aveyron - pensez à préciser les contreparties désirées et à nous fournir vos coordonnées. 

À propos du porteur de projet

La LPO Aveyron agit pour l’oiseau, la faune sauvage, la nature et l’homme, et lutte contre le déclin de la biodiversité, par la connaissance, la protection, l’éducation et la mobilisation en Aveyron et en Lozère. Elle fait partie du réseau national de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, l’une des premières associations de protection de la nature en France mais reste indépendante dans sa forme juridique et financière.

Forte de 5 salariés naturalistes compétents et engagés, de 60 bénévoles actifs et de 550 adhérents sympathisants, les objectifs prioritaires de la LPO Aveyron sont de préserver la richesse naturelle aveyronnaise et de développer la sensibilité à l’environnement du grand public et des responsables institutionnels et économiques. Elle participe à la gestion de milieux naturels protégés, réalise des expertises et des enquêtes naturalistes.

En France, des milieux naturels disparaissent sous le béton et le goudron à un rythme jamais atteint (l’équivalent de la surface d’un département tous les 7 ans). Nos campagnes d’inventaires de la biodiversité dans des communes ont pour but de sensibiliser élus et citoyens à l’importance de conserver leur « patrimoine naturel ». Nous voulons que chacun apprenne à économiser la nature et à agir pour sa préservation.

En quelques chiffres clés, 20 ans d'actions de la LPO Aveyron c'est :

- 1 km de haies plantées ou crées chaque année,
- 3 mares créées ou restaurées chaque année,
- 649 ha de Refuges LPO créés par des particuliers, des entreprises ou des collectivités pour favoriser la biodiversité,
- 41 années de suivi d'une espèce phare de notre département, le Faucon pèlerin. C'est le plus ancien mené par les bénévoles de la LPO Aveyron,
- 119 jeunes busards sauvés d’une mort certaine,
- 100 bénévoles qui échangent au quotidien via une liste de discussion,
- 167 km² de ZPS (zone de protection spéciale) « Gorges de la Truyère » à l’inititative de la LPO Aveyron pour préserver 13 espèces d'oiseaux,
- Création et gestion d'une Réserve naturelle régionale qui couvre plus de 80 ha                                                                 - Environ 3000 personnes sensibilisées chaque année au cours de sorties, conférences et manifestations.
- 100 000 observations de faune et de flore en Aveyron renseignées chaque année en Aveyron sur www.faune-tarn-aveyron.org

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