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"A ton rythme", un film musical en post-production

Une nuit à Seoul, la rencontre d'un batteur français et d'une danseuse coréenne

À propos du projet

A ton rythme est un court métrage de 15 minutes, dont le montage est quasiment terminé. Voici ci-dessus une bande annonce dévoilant le coeur du film, une rencontre musicale, improvisée et potentiellement romantique, entre un batteur français et une danseuse coréenne. A ton rythme a maintenant besoin de soutien pour être complètement achevé. Le son y a une importance particulière, alors il faut un bon mixage. Avec votre aide, il pourra être terminé début octobre.

A ton rythme est, comme mes précédents films, un film vraiment franco-coréen, fait entre artistes aux profils très variés, quatre français installés en Corée, et quatre coréens.

La carrière de mes précédents films Comme une B1,Bam Bam Bam, montrés dans des festivals internationaux et ayant trouvé de la distribution, montre que ces films trouvent leur public. Je cherche maintenant des moyens de financement plus conséquents pour des projets de long métrage, mais entretemps, il faut progresser, approfondir ou essayer de nouvelles collaborations, d’où ce film, petite étape dans une longue marche.

J’ai déjà fait trois crowdfundings réussis pour mes films, https://fr.ulule.com/bambambam/ https://fr.ulule.com/comme-b1/ https://fr.ulule.com/vent/ mais celui-ci est particulier, en plus d’être très modeste, à l’image du budget général du film. En effet, chaque contrepartie est aussi une œuvre, souvent inédite, à voir ou lire, de la part de l’équipe du film.

L’histoire

Avant de quitter Seoul le lendemain matin, Paul joue de la batterie pour la dernière fois dans un studio où il a ses habitudes. L'employée du studio vient danser sur son rythme, toute la nuit. Jusqu'à quand vont ils jouer ?

Le contexte

Le projet est né d’une envie de retravailler avec Gabin, Lélia et Guillaume avec qui nous avions réussi à faire un film en 48h, Mountain Whispered, qui a eu un succès inespéré. Je voulais faire cette fois un projet plus préparé, mais toujours fait en étant de plus en plus conscient que financer un film fait en Corée par des Français est une gageure dans les deux pays, donc je dois apprendre à travailler avec le moins de budget possible. Nous avons alors tourné en deux jours, avec une très petite équipe.

La rencontre avec la danseuse Mul, qui me disait avoir envie de jouer dans un projet cinéma, a déclenché le film. Enfin une amie coréenne, Jaehee Jeong, avec sa passion pour la musique, la danse, et son expérience des tournages, est apparue comme une autre collaboratrice évidente pour ce projet.

Le scénario est né très vite parce qu’il existait finalement déjà, c’est l’idée d’un long métrage en développement : un musicien français qui doit partir de Corée, rencontre une coréenne la veille de son départ, et ils passent ensemble une nuit mouvementée jusqu’au petit matin.

Ce court métrage est alors devenu comme un essai, et sur la forme et sur le fond. Il prolonge plusieurs thèmes présents dans mes films précédents :

La rencontre entre la France et la Corée, ici sur le mode de la comédie romantique (ou plutôt anti comédie romantique, teintée de mélancolie), comme dans Du vent.

Le film musical, que j’avais expérimenté sur mon précédent court, Bam Bam Bam.

L’expression au delà de la parole, une recherche entamée sur Comme une B1, où la séquence cruciale était faite de mime. Ici, les 9/10 ème du film sont sans paroles, les deux personnages principaux communiquant à travers la musique pour le personnage français, et la danse pour le personnage coréen.

À quoi va servir le financement ?

200 euros : prises de son additionnelles dans le studio du tournage

500 euros : mixage

300 euros : étalonnage

 

Les œuvres en contreparties

Bam Bam Bam, un film de Yann Kerloc’h, 25 min.

Jin, batteuse de rock, joue avec la chanteuse/bassiste Suhye dans un bar de Hongdae, le quartier des artistes de Seoul. Un producteur de K-pop, venu par hasard, ignore Jin et ne voit que Suhye, comme une future star qu’il pourrait façonner avec sa puissance financière. Cela énerve Jin, car son principal souci, c’est bien l‘argent. Et quand une batteuse s’énerve, elle tape.

Jecheon International Music and Film Festival 2018

 

Comme une B1, un film de Yann Kerloc'h, 15 min.

Jin, coréenne, passe l’oral de l’examen de français pour étrangers à Seoul, mais les questions de l’examinateur l’amènent à parler d’une histoire familiale difficile. Le stress fait chuter son faible niveau de français, elle ne s’exprime plus en mots mais en gestes, devant un examinateur désarçonné.

 

Mountain Whispered, un film de Lélia Saligari, Gabin Tellenne, Yann Kerloc’h, avec Guillaume Desbos, 6 min.

Un cowboy arrive sur une montagne de Seoul pour y construire la prochaine ville. Mais ici vivent deux indiens, en harmonie avec l'esprit de la montagne. Un film improvisé dans le cadre d'un 48h Film Challenge, suivant plusieurs conditions tel le thème, "Western" ou une ligne de dialogue obligatoire à propos d’un « enfer » à venir…

7 minutes version at the KIX49 Seoul 48h film challenge – Best Writing Prize

5 minutes remix at the Seoul International Extreme Short Film Festival (Sesiff)

 

La persévérance, un film de Gabin Tellenne, 27 min.

Dimitri est patron de pèche à Trouville-sur-Mer en Normandie. Accompagné de ses matelots Omar et Joris, embarqués sur un chalutier, ils traquent les poissons. Loin de leurs familles, dans la rudesse du métier, ils affrontent les caprices de la mer. 

 

Taj Mahal, morceau du musicien électronique français vivant à Seoul, S.O.N.S, dont un long extrait est présent deux fois dans le film. Durée 8 min. 

 

Vivre ailleurs, recueil de textes franco-coréens avec un texte de Yann Kerloc’h, édition Atelier des Cahiers 

Extrait

"Ce que je vis en Corée se fait ici et ne se fait pas ailleurs et je ne vais pas chercher ailleurs pourquoi. Croire à un ailleurs mirifi que où la vie serait meilleure, cela veut dire qu’on attend quelque chose, qu’on fi ge sa vie actuelle dans cette attente. On renonce à avancer dans la vie qu’on a ici. Il ne faut même pas « croire », en fait. Il faut faire. En vivant ailleurs, ce n’est pas notre vision du monde qui change, c’est notre tête qui change. Notre regard, nos oreilles, notre bouche, En parlant vraiment coréen, on pense en coréen. On ne met plus le sujet en avant. On privilégie l’action pure en omettant de mentionner qui la fait. Faire. Avancer. On se pose de nouvelles questions, certes, mais au bout d’un moment, on arrête surtout de se poser des questions. On ne trouve pas de nouvelles réponses, on répond différemment. En Corée, j’ai appris à inverser ma façon de penser, je pense positivement. Un coréen, comme son pays, regarde en avant et oublie le passé. C’est même stupéfiant comment les coréens sont parfois incapables du simple fait de se souvenir. Ils ne se souviennent pas de ce qu’ils ont fait la veille. Leur cerveau efface l’historique des actions. Le coréen apprécie pleinement le présent et ne regarde que le futur. Évidemment cela les amène à négliger leur histoire, mais c’est parce que leur passé sombre, ils ne veulent pas en entendre parler, ils le corrigent au présent, au jour le jour. Le français, lui, éprouve un besoin constant de revenir triturer son passé, de déprécier son image de nation idéale, il se critique tellement qu’il fi nit parfois par ne même plus l’aspect positif de ce qu’il est au moment présent. Il pense qu’il faut d’abord corriger le négatif et j’ai été ainsi très français pendant des années. Cela m’a assurément aidé à changer ce qui devait être changé pour arriver ne serait-ce qu’à vivre, mais maintenant, au présent, je vis avec mon côté coréen, et je regarde au futur."

À propos du porteur de projet

Yann Kerloc’h, réalisateur et producteur (français)

Diplômé de sciences politiques puis journalisme, Yann a été journaliste en cinéma, puis a travaillé dans des sociétés de vente et coproduction de films. En parallèle, il a réalisé un court métrage et à développé une passion pour la Corée du Sud, où il vit principalement depuis 2009 et y a réalisé plusieurs films mélangeant toujours équipes françaises et coréennes. En 2016, il rejoint la société de production coréenne Panda Media, et en 2017, son projet de long métrage Warm Blood est sélectionné au workshop de co-production Ties That Bind/EAVE et est développement avec un producteur français. Il développe d'autres projets, dont un film en VR (Virtual Reality). 

Mul, actrice et danseuse (coréenne)

C’est le premier rôle en tant qu’actrice de Mul (de son vrai nom Kam Donghwa), danseuse moderne depuis des années, qui s’est spécialisée dans le wacking, une danse qui utilise surtout les bras. Elle a enseigné dans l’académie de musique SG Entertainment à Seoul, tout en participant à des projets très variés, films d’artistes ou des comédies musicales. https://www.youtube.com/channel/UCpNZzEEUBnFfRbgYx0YHijw

Guillaume Desbos, acteur et batteur (français)

Installé en Corée depuis des années, Guillaume est acteur ou modèle et a déjà travaillé avec Yann Kerloc'h sur le film collectif Mountain Whispered. Mais il est avant tout batteur de rock ou jazz, diplômé en études musicales du prestigieux Berklee College of Music de Boston aux USA, et avant de l’Université puis du Conservatoire de Strasbourg. https://www.instagram.com/guillaume_drum/

Gabin Tellenne, image (français)

Gabin a obtenu un master en journalisme et Journaliste Reporter d'Images a travaillé pour des sociétés de productions en France, puis s’est lancé dans la réalisation de documentaire avec La persévérance. Sa thématique privilégiée est celle de l'homme dans la nature. Depuis février 2018, il vit à Séoul en Corée du Sud où il est réalisateur de documentaire, Journaliste Reporter d'Images, ou chef opérateur de films.

Jaehee Jung (assistante production)

Après des études de cinéma, Jaehee Jung a été assistante de production ou réalisation sur divers films, tout en développant une passion pour la danse et la musique, avec deux spécialités, la musique coréenne vintage et la techno. Son film préféré est Millenium Mambo de Hou Hsiao-hsien. Elle prépare actuellement un documentaire sur les bars à vinyl de Séoul. 

Lélia Saligari (assistante réalisation)

Diplômée de Sciences Po Lyon, Lélia a fait un mémoire sur la réception des dramas coréen en France, puis est venue en Corée en 2016. Elle a été stagiaire dans la société de production Panda Media et a participé au tournage de Bam Bam Bam, de Yann Kerloc’h en 2017. Elle travaille maintenant comme journaliste pour le magazine sur la pop culture coréenne K-world et est également programmatrice pour le festival de théâtre francophone de Seoul.

S.O.N.S (musicien électronique)

S.O.N.S a composé un morceau présent deux fois dans le film, Taj Mahal (voir ci dessus). C'est un musicien électronique français basé à Séoul depuis plusieurs années, derrière l'alias techno S.O.N.S. Ses sons mélodiques s'inspirent beaucoup du hardcore des raves, de la "techno intelligente" britannique et de sons de Detroit, et auraient pu être aussi bien faits en 1994 qu'en 2019. S.O.N.S maintient l'esprit de cette époque en ne diffusant sa musique que sous son propre label, distribuant ses propres disques, et évitant les photos comme la presse. Ses disques sont très prisés, régulièrement sold-out ou vendus à prix d'or sur Discogs. https://www.amazingporncatvideos.com/

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