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Lucie... associée unique ?

Rêver, devenir et rester maraichère bio en ville

À propos du projet

Lorsqu’une mère de famille devient apprentie maraichère, on anticipe les difficultés à venir. Lorsque on est en plein dérèglement climatique, les obstacles se multiplient. Si cela se passe en ville, on se demande comment survit-elle... J’ai filmé une réponse possible… C'est un fragment de bonheur... et c'est un documentaire!

Depuis des années je me déplace à bicyclette, je recycle, je mange bio, de préférence des produits de saison… je composte… Et pourtant, j’ai toujours l’impression de rester au seuil d’un vrai changement en matière d’empreinte environnementale. Pour mieux faire, devrais-je changer de métier, de lieu d’habitation, de forme de vie… en gros, me modifier génétiquement ou presque ? Est-ce possible ? Et pour quelle vie ? Où donc ? Je me posais toutes ces questions lorsque fin 2013 j’ai rencontré…

 

 Lucie... une citadine comme moi. Mais Lucie, elle, allait enfin quitter son quotidien cosy pour tenter de laisser une empreinte positive sur terre. Cette mère de deux enfants en bas âge, s’est munie d’un brevet d’exploitante agricole et, à 46 ans, a fondé son entreprise de maraîchage biologique à Vitry-sur-Seine, la banlieue proche de Paris. Maraichère en ville… Lucie franchissait le seuil ! Faute d’avoir son courage, j’ai décidé de me joindre à cette aventure en filmant. J’accompagnerais le processus de création, développement et maturité de son projet d’entreprise agricole à associé unique, elle. Une Don Quichotte du monde contemporain ? Je voulais être son Sancho Panza, mais revenir pour tout vous raconter…

 

«Est-ce que "associé" et "unique" vont ensemble ?... C'est le statut de Lucie, qui prendra tout son sens dans mon film.  

Malgré le stress et le débordement de sa propre entreprise, Lucie a accepté d’être regardée, questionnée, scrutée, et souvent importunée par ma présence. Dès le début, j’ai pris la décision de partir dans cette aventure, aussi seule qu’elle. A elle la grélinette, à moi la caméra qui dévoilerait ce parcours, où tout était à explorer. Pendant quatre ans, j’ai eu la chance d’être spectatrice de ses conquêtes, difficultés, rêves, victoires, doutes… 

Au delà des péripéties de son parcours initiatique, mon film s’ouvre vers des questions urgentes pour peu qu’on s’intéresse à notre survie d’humains sur la planète qui nous nourrit, mais que nous détruisons.

• Lucie ne se bat pas contre les méandres de l’administration, ni ne se plaint des conditions déplorables des entrepreneurs du monde agricole. Elle compose avec. 

• Elle est mère de famille et seule responsable d’une entreprise complexe à multiples taches. Comment jongler avec ce double agenda ? 

• Sa parcelle en ville a plus d’un siècle d’exploitation agricole. Cet héritage semi-industriel est pollué, rempli de déchets, vétuste. Comment faire machine arrière ?

• Lorque nous râlons parce qu'un kilo de tomates bio est trop cher, est-ce que nous pensons à toute la science et le travail se cache derrière sa culture ?

• Lucie épouse ce métier aux variantes de plus en plus imprévisibles : le climat, les nuisibles, la ville, ses voisins citadins. Comment contrôler, équilibrer et intégrer tout cela lorsqu'on est seule ?

Enfin, quelle est donc notre place d’urbains, face à un projet comme le sien ? Comment et pourquoi on l'adopte, soutient et fait perdurer son effort ?  

Et si on mettait tout cela dans un film... Filmer Lucie, c'était filmer une femme qui réponde aux difficultés, à l’absurde, même à l’impossible qui se dresse devant elle, avec ses meilleures armes : l’autodérision, la poésie et surtout, le courage. Mon film s’imprègne donc d’un élément important : le rire... et cela fait grand bien si on veut changer le monde !!!

Lucie... associée unique ? montre à travers un individu sur sa petite parcelle... que les miracles écologiques qu’on nous dépeint ne sont pas des miracles, mais bel et bien des cheminements lents et difficiles qu’il est impératif de mener, mais… de préférence ensemble… et maintenant. 

 

A quoi va servir le financement ?

Ce n’est pas tous les jours qu’une mère de famille de 46 ans se lance dans une entreprise comme celle de Lucie. 

Je n’ai pas hésité un instant à investir mes économies, j’ai jonglé avec plusieurs boulots pour que ce film jaillisse libre, sans une promesse éditoriale où un délai de diffusion. Le tournage est achevé, maintenant il faut que les 70 heures de vidéo deviennent un film. Le processus de finition implique plusieurs étapes de post-production longues et/ou onéreuses : montage image, montage son, mixage, étalonnage, copies pour la diffusion.  

J’ai trouvé la complicité d’une société de production qui se bat pour que le film s’intègre dans les réseaux ”officiels”. Dans la liberté de ma démarche, c’est une bataille quasiment perdue à ce stade. Mais notre conviction nous a permis de trouver un petit diffuseur du câble et par là, la moitié du budget du montage image, c’est à dire qu’il nous faut financer encore 4 semaines de montage... et tout le reste... 

9 semaines pour monter 90 minutes de film n’est pas un luxe. C’est le temps minimum qu’il faut à une monteuse aguerrie pour extraire une histoire forte, dense, bien bâtie, avec un rythme posé et… l’humour, la poésie et le courage en prime… Bref, la promesse d’avoir un vrai film au bout. J’ai la chance inouïe de pouvoir collaborer avec une grande professionnelle du montage. Une chance que je ne voudrais pas laisser échapper… 

Si nous arrivons à collecter la somme prévuepour terminer le montage image, une partie de l’excédent serait consacré à doter Lucie d’une deuxième grélinette… Cela vous permettra, si le coeur vous en dit, d’aller l'aider sur sa parcelle. Si vous ne savez pas ce qu'est une grélinette, imaginez-vous en train de faire du "step" rural, gratuit et utile en plus.

Dépasser la somme de cette collecte est un rêve... C'est la manière la plus rapide de donner visibilité au courage de Lucie, qui participe activement au vrai changement écologique, donc qui ne mérite pas être son "associé unique". 

 C'est votre chance...

 

 

À propos du porteur de projet

 Je suis colombienne de naissance. A 20 ans, j’ai décidé que c’était en France que j’apprendrai ma passion, mon métier : le cinéma. Après les Arts Déco et la Femis, je travaille en filmant pour les autres, avec les autres, malgré les autres… j’enseigne aussi aux autres. J’ai réalisé des courts-métrages de fiction, dont un généreusement primé (”O Trouble - Festival de Cannes - Quinzaine de Réalisateurs 1999).

Mais ma passion est le réel, donc je fais surtout des documentaires. J’aime broder des histoires dans un temps long. C’est pourquoi je fais des films qui prennent le temps. Je cherche à apprivoiser ce fragment de la vie de l’autre qui m’émeut, me fait bouger, me marque pour toujours.  

Fées-porteuses  

Soutien absolu en deux mots : Soutien anonyme

Marie Helene Ranc : En trois mots : Productrice chez Kuiv Productions.  

Catherine Rascon : Dans pas assez de mots... Monteuse cinéma, horticultrice locale, couturière,  grande cuisinière, etc, etc...