BackBackMenuCloseFermerPlusPlusSearchUluleUluleUluleChatFacebookInstagramLinkedInTwitterYouTubefacebooktwitterB Corporation

Actualité et Renouveau des Études Juives

Séminaire d'élèves à l'ENS

À propos du projet

Le séminaire d’élèves Actualité et Renouveau des Études Juives (AREJ) proposera à partir de la rentrée 2019 une série de séances, gratuites et ouvertes à tous, organisées et animées par des étudiants. Ces séances auront lieu toute l’année à l’École Normale Supérieure (ENS), un mardi sur deux, de 18h30 à 20h30. 

Les études juives, qu’est-ce que c’est ?

On désigne par là un vaste ensemble de disciplines ayant notamment pour objet la religion, l’histoire et les langues des sociétés juives. Ce séminaire aura pour but d’en présenter les apports les plus récents à un large public, tout en donnant un nouveau souffle à ce champ académique. Comment ?

En faisant travailler toute une nouvelle génération d’étudiants et de jeunes chercheurs avec d'éminents spécialistes. Nous croiserons aussi le plus grand nombre de disciplines possibles pour porter un regard neuf sur de grandes questions, comme l’assimilation, l’antisémitisme ou le sionisme.

Nous allons vous présenter la mission et le fonctionnement du séminaire, notre programme et nos invités, et surtout pourquoi nous avons besoin de vous pour réaliser notre projet ! Afin de mieux nous connaître, vous trouverez aussi les petites bios des principaux organisateurs en fin de présentation. 

Qu’est-ce qu’un séminaire d’élèves ?

L’ENS offre la possibilité à ses élèves de créer, organiser et animer des séminaires pour mieux les former à la recherche. C’est surtout l’occasion pour eux de concevoir eux-mêmes les cycles de recherche auxquels ils aimeraient assister et qui manquent à leur cursus. Ce séminaire étant résolument transdisciplinaire, il sera le premier à être parrainé par un grand nombre des départements de l’École : les Départements de Philosophie et d’Histoire, le LILA (Littérature et Langage) et le DSA (Département de Sciences de l’Antiquité)
 

Aux États-Unis, les "Jewish Studies" sont un domaine académique à part entière... Et en France ?

Pourquoi AREJ ?

Autant le dire tout de suite, l’ENS n’a jamais accueilli de séminaire d'élèves d’études juives. En France, ce domaine a pourtant une longue histoire. Si l'hébreu était déjà enseigné dans les facultés médiévales, l'essor des études juives comme ensemble de disciplines scientifiques date du XIXe siècle. En 1892, la fondation de la Revue des Études Juives en marque un premier apogée. Après guerre, sa refondation passe notamment par les Colloques des Intellectuels juifs de langue française, créés en 1957, auxquels participèrent Vladimir Jankélévitch, Emmanuel Levinas ou Raymond Aron. Depuis les années 1960, les études juives souffrent d’un manque de reconnaissance à l’Université et aux yeux du grand public : la pensée juive ne serait pas assez philosophique, le yiddish ne mériterait pas d’être étudiée au même titre que l’allemand ; il n’y aurait plus rien à ajouter à l’étude philologique des textes bibliques ou talmudiques… Et pourtant, le judaïsme est bien vivant : de nouveaux textes sont produits, traduits ou découverts ; de nouvelles questions sociales et politiques émergent dans les communautés juives du monde entier ; les pensées juives s’inspirent des théories les plus contemporaines. A l'ENS même, des chercheurs, au sein des Archives Husserl et de nouvelles éditions des Colloques des Intellectuels juifs, participent à cette dynamique de la pensée juive contemporaine. A leur côté, le séminaire AREJ veut donc redonner sa pleine légitimité aux études juives françaises et prendre en compte les mutations les plus récentes du judaïsme et de sa place dans le monde.

Son originalité ? Faire écho à cette actualité des études juives, oeuvrer à son renouveau. Renouveler d’abord les personnes qui s’y consacrent, en créant un lieu d’échanges entre jeunes chercheurs et chercheurs plus confirmés, une plateforme capable d’assurer une transmission des savoirs tout en donnant la parole à une nouvelle génération. Renouveler l’approche des études juives, leurs méthodes scientifiques et leurs problématiques, en croisant les disciplines, en réinscrivant les questions les plus contemporaines (antisémitisme, assimilation, sionisme) dans la longue durée et en étudiant dans le détail les visages nouveaux du judaïsme (féminismes juifs, identités LGBT juives, nouvelles orthodoxies).

Pour mener à bien ces missions, nous créons une association, Massorah. Renouveler les études juives, qui organisera de nombreux événements en plus du séminaire AREJ. Au programme pour l’année prochaine : des projections de films, des journées d’étude, des lectures. 

Voilà le logo de l'association Massorah (transmission, en hébreu) !

Le fonctionnement du séminaire

Toutes les séances du séminaire seront animées par au moins un étudiant qui présentera brièvement le sujet du jour et le spécialiste invité. Elles pourront ensuite prendre la forme de tables rondes, de conférences ou d’entretiens. Là encore, un étudiant sera chargé de modérer les débats ou pourra proposer une communication complémentaire. Les séances se termineront toujours par un moment de questions et d’échanges avec la salle. Enfin, nous proposerons de faire découvrir la culture juive au-delà de sa dimension exclusivement universitaire, en en faisant explorer la richesse culinaire à travers la mise en place de buffets de différentes régions (Russie, Alsace, Pologne, Tunisie, Maroc, Égypte). 

Notre projet a enthousiasmé Akadem, un magazine en ligne et campus numérique juif. Ils ont accepté d’être notre partenaire : grâce à eux, nos événements seront filmés et mis en ligne. Vous pourrez aussi nous suivre sur Facebook et Instagram, où nous présenterons nos thèmes et nos invités en amont, tout en publiant quelques informations et textes supplémentaires. 

Notre programme

Sans viser l’exhaustivité, nous vous avons préparé un programme ambitieux : plus de 20 séances prévues, sans compter les événements organisés par l’association Massorah : une journée d’étude consacrée à Shoah, de Claude Lanzmann, une soirée de lecture de textes d’Albert Cohen et une projection en collaboration avec le Beit Haverim (l’association LGBT juive). 

Chaque mois, deux types de séances traiteront le même thème de deux manières différentes. Les premières auront pour vocation de proposer des contenus vulgarisés sur une série de thèmes philosophiques et culturels, comme autant de coups de sonde dans les études juives françaises contemporaines. Les secondes offriront une suite de réflexions en cours d’élaboration, autour de la naissance du judaïsme moderne au XVIIIe siècle et des mutations de la Question juive en Europe, afin d’éclairer les enjeux politiques contemporains, et notamment l’antisémitisme, les sionismes, l’assimilation ou les féminismes juifs. Quelques figures majeures de la pensée et de la culture juives seront convoquées cette année : des philosophes (M. Maïmonide, M. Mendelssohn, G. Scholem, W. Benjamin, E. Levinas), des écrivains (G. Meyrink, M. Proust, A. Cohen, E. Wiesel) et des peintres (M. Chagall, A. Kiefer). 

Marc Chagall, Moïse recevant les tables de la Loi.

Nos invités

Nous aurons le plaisir et l’honneur de recevoir pour notre séance inaugurale le philosophe Jean-Luc Nancy. A sa suite, plus de trente autres invités participeront au séminaire l’an prochain : les philosophes Bruno Karsenti et Michael Löwy, les historiens Maurice Kriegel et Perrine Simon-Nahum, les sociologues Pierre Birnbaum et Danny Trom, la traductrice Rachel Ertel ou encore l’anthropologue Lucine Endelstein

Ils seront rejoints par une vingtaine d’étudiants et de jeunes chercheurs (masteriens, doctorants ou post-doctorants) comme Avishag Zafrani (post-doc, Université Paris-Descartes), Thomas de Almeida (M1, Université Paris-Sorbonne) ou Veronica Ciantelli (post-doc, EHESS).

Le séminaire se tiendra dans les locaux de l'ENS, au 45, rue d'Ulm à Paris, un mardi sur deux de 18h à 20h, à partir du 24 septembre. Il sera ouvert à tous dans la limite des places disponibles et gratuit. Aucune connaissance préalable en études juives n’est requise. 

Nous comptons donc sur votre aide afin de pouvoir concrétiser ce projet et espérons vous voir nombreux en septembre pour la séance inaugurale, en présence du philosophe Jean-Luc Nancy ! 

A quoi va servir le financement ?

Si l’ENS héberge notre séminaire, un investissement financier minimum est nécessaire à sa bonne organisation. En effet, le séminaire accueillera plus d’une trentaine d’intervenants, certains n’habitant pas à Paris. Nous avons donc besoin de les faire venir à Paris et de leur offrir le gîte et le couvert - tradition du monde de la recherche oblige. Un autre gros poste de dépense sera la préparation de délicieux buffets, pour vous faire découvrir les différentes traditions culinaires juives ! 

Nous avons donc établi le budget prévisionnel suivant, constitué de quatre postes de dépenses :

  • Transport. Au moins huit de nos invités ont accepté de venir à Paris spécialement pour l'occasion. Nous comptons en moyenne 125 euros par personne, soit 1000 euros.
  • Buffet. Nous voulons organiser au moins 10 buffets au cours de l'année. En préparant une grande partie des recettes, nous prévoyons de dépenser 150 euros par buffet, soit 1500 euros. En plus, vous pourrez tous en profiter !
  • Logement. Sur les huit intervenants venant de l'étranger ou de province, nous devrons en héberger quatre pour une nuit, soit 400 euros. 
  • Frais annexes. Enfin, la production de flyers, l'impression de programmes et d'affiches et le fonctionnement de notre association exigent quelques fonds supplémentaires de 100 euros.

Au total, nous avons besoin de votre générosité pour réunir la somme de 3000 euros et pouvoir vous offrir un magnifique séminaire tout au long de l'année !

À propos du porteur de projet

A l'origine du séminaire AREJ, un groupe d'étudiants s'est réuni à l'ENS en partageant un même constat : l'absence quasi totale de séminaire d'études juives dans l'enseignement supérieur. Futurs chercheurs et enseignants, juifs et non-juifs, masteriens ou doctorants en philosophie, histoire, archéologie et littérature, nous sommes résolus à ouvrir le champ des études juives au plus large public possible et à réunir le plus grand nombre d'étudiants autour de notre projet !

Emmanuel Levine est un ancien élève de l'ENS, agrégé et doctorant en philosophie à l'Université Paris-Nanterre. Sa thèse porte sur l'éthique de Levinas et les théories de l'invisibilité et de la reconnaissance sociales. Passionné par l'histoire du Yiddishland et les racines de l'émancipation des Juifs, c'est par des noms comme Levinas, Rosenzweig ou Buber qu'il a commencé à lire de la philosophie. Après deux séjours à Chicago et à New York, il a voulu réaliser un projet qui lui tenait depuis longtemps à coeur : organiser un séminaire d'études juives à Paris. 

 

Cécile Francfort est étudiante en histoire à l’ENS, actuellement en césure. Après une première année de master à travailler sur les artisans à Vienne au XVIIIème siècle, elle fait aujourd’hui un stage auprès d’une société de production de documentaires historiques. Un goût pour l’Europe centrale et pour la ville de Vienne en particulier l’a amenée à étudier l’histoire des communautés juives ashkénazes, une histoire qui correspond à celle d’une partie de sa famille. Mieux connaître ce passé et lutter contre l’oubli, ces objectifs du séminaire rejoignent ses préoccupations d’historienne.

Milo Lévy-Bruhl est doctorant à l'EHESS où il prépare une thèse sur le socialisme français et la Question juive. À la croisée de l'histoire sociale et de la philosophie politique, il s'intéresse aux Juifs de France, des Israélites "fous de la République" aux révolutionnaires maoïstes.

 

 

Léa Jouannais-Weiler est étudiante de lettres à l’ENS. Spécialiste de littérature allemande, elle a nourri au fil de sa scolarité un intérêt grandissant pour la culture juive, notamment dans son rapport à la philosophie des sciences. Lors de son séjour de recherche à l’université Johns Hopkins de Baltimore, elle a étudié le mythe du Golem et la littérature israélienne, notamment S. J. Agnon, Leah Goldberg, ou plus récemment, Ronit Matalon et Orly Castel-Bloom.

 


Mathis Marquier est élève à l’ENS, où il prépare l’agrégation de philosophie après un M1 d’histoire de la philosophie à la Sorbonne. Ses travaux se sont portés jusqu’ici sur la philosophie moderne et la Renaissance, de Brunelleschi à Leibniz. Il est fasciné par la créativité hors-norme de la culture judéo-allemande, du XVIIIème siècle à la République de Weimar.  

 

Marie-Laure Rebora est élève à l’ENS, au département de Sciences de l’Antiquité, où elle étudie l’histoire et la littérature des mondes romain et grec. Fascinée par la culture et la philosophie (et aussi la cuisine !) juives, elle a choisi de travailler, dans le cadre de son M1 d'histoire et d'archéologie, sur les inscriptions des catacombes juives de Vigna Randanini, situées sur la via Appia. Ce sujet lui permet de concilier deux champs de recherche qui la passionnent : l’histoire de la Rome antique et les études juives. En comparant les épitaphes juives et païennes dédiées à des enfants, elle veut évaluer la place des Juifs à Rome et leurs rapports avec la société romaine.


Alice Lacoue-Labarthe est agrégée d’allemand et élève à l’ENS. Elle prépare actuellement un projet de thèse sur les transferts culturels vers les espaces germanophones à l’université de Harvard. Au cours de ses études littéraires, elle s’est penchée à plusieurs reprises sur les questions de représentation et de mémoire de la Shoah. Elle s’intéresse tout particulièrement au rôle des femmes dans les cultures juives, notamment dans le domaine de la création artistique, et aux parentés culturelles et linguistiques entre littérature hébraïque et arabe.

Share Suivez-nous