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Archéologie du merveilleux

Fouiller les décors d'un tournage de Jacques Demy, Peau d'Âne

À propos du projet

La cabane de Peau d'Âne sera fouillée au mois d'août ! Une équipe d'une dizaine d'archéologues se rendront à nouveau dans la fôret de Gambais, sur les lieux mythiques du tournage de Peau d'Âne de Jacques Demy
Nous avons besoin de vous pour mener à bien cette enquête insolite !

Cette fouille est déjà l'objet d'un film documentaire sorti en avril 2018 et actuellement en salles :

Peau d'Âme, de Pierre Oscar Levy et Olivier Weller

Fouiller un conte de fées

En voilà une drôle d’idée ! Alors qu’on trouve généralement les archéologues en train d’étudier des sites anciens, une équipe du CNRS a décidé de s’attaquer aux restes de décors d’un film. Mais pas n’importe quel film : l’emblématique Peau d’âne de Jacques Demy, filmé à l’été 1970 en partie dans le château de Neuville (Gambais 78). Outre le repaire de la Fée des lilas, c’est la cabane dans laquelle la princesse cuisine son fameux cake d’amour qui a retenu l’attention des archéologues. Fouiller un lieu de tournage est une nouveauté en France et en Europe, mais, au même moment, dans un désert de Californie, on découvrait un sphinx du film Les dix commandements… Notre démarche vise à la fois l’étude des vestiges que peut laisser un tournage et un conte de fée millénaire, mais aussi celle des décalages entre la vie matérielle d’un tournage, la mémoire des témoins et l’œuvre artistique produite.

Repérer puis fouiller…

Le projet a débuté en 2012 par des prospections : l’équipe d’archéologues a parcouru la forêt, à la recherche d’indices signalant l’occupation des lieux par le tournage 42 ans plus tôt. À partir du souvenir d’enfance de Pierre-Arnaud de Labriffe, un des propriétaires du château, c’est un petit détail très discret qui a permis d’identifier les lieux : un clou planté dans un chêne ayant aidé Jacques Perrin, le prince, à escalader la cabane. Avant les fouilles proprement dites, nous avons procédé à différentes études de la zone afin d’évaluer nature et densité des vestiges (topographie, prospection géophysique, cartographie des anomalies métalliques).

Plus de 4000 objets !

En 5 saisons de fouilles (2013-2017) et sur seulement 60m², ce n’est pas moins de 4000 objets qui ont été mis au jour : planches de bois avec ses clous ou ses chevilles de bois, fragments de poteries (pour la préparation du cake d’amour ?), et même une pièce 10 cts de franc de 1964 ou des strass diamants dont certains étaient cousus sur la robe couleur soleil de la princesse ! Parmi cette grande diversité d’objets, certains relèvent des éléments de décors (cadre du miroir de la fée, tête de lion en plâtre…) ou des techniques propres au tournage d’un film de l’époque (scotch d’électricien, graphite pour les projecteurs à arc, noyau de bobine de 35mm…), d’autres de la vie de l’équipe (capsules de bière, de vin, mégots…). Autant de déchets abandonnés sur place pour le bonheur des archéologues ! Pourtant, aucune trace dans les archives de la société de production familiale Ciné-Tamaris. Quant aux techniciens de l’époque ils nous ont assuré qu’ils n’avaient rien laissé…

Patrimoine
cinématographique !

Tous ces objets de fouille, rouillés ou scintillants, rejoindront bientôt la baguette de la Fée des lilas et la peau d’âne à la Cinémathèque française. Au même titre que les archives photographiques, les notes manuscrites ou les récits des acteurs et techniciens de l’époque, ils témoignent de l’adaptation d’un conte de fée à la réalité, de la construction d’un récit millénaire sur le terrain. Un récit qui nous parle d’un sujet universel, l’inceste, dont l’interdit serait à l’origine même de toute société humaine. Or c’est l’essence même de l’archéologie que de rechercher les traces des origines de nos propres sociétés et de la manière dont elles se racontent leur histoire, se forgent leur patrimoine, construisent leur identité : fouiller Peau d’âne est somme toute un chantier archéologique très classique !

Nos partenaires

Trajectoires ; CNRS ; Région Île de France ; Ciné-Tamaris ; Château de Neuville ; Cinémathèque Française

A quoi va servir le financement ?

Le financement participatif sera l’apport principal des fonds de cette cinquième saison de fouilles. S’il n’aboutit pas, nous ne serrons malheureusement pas en mesure de fouiller cette année.

Vous pouvez donc nous aider à offrir à notre équipe de fouilleurs bénévoles le gîte et le couvert, ainsi que des conditions de travail optimales.

Vous participerez ainsi activement à cet hommage à Jacques Demy et à la constitution d’une nouvelle collection d’objets archéologiques !

Après leur étude, ces objets seront conservés à La Cinémathèque Française, où vous pourrez alors les admirer à la faveur d’expositions dédiées.

La maison de fouille est le camp de base où habitent et travaillent les archéologues. C'est ici qu'ils rapportent le matériel collecté sur le site archéologique afin de le nettoyer, le référencer et le conditionner en vue de son analyse puis de son archivage.

La post-fouille, quant à elle, est l'occasion d'amorcer les premières analyses du matériel avec l'ensemble de l'équipe scientifique. D'autres analyses pourront ensuite être engagées par d'autres chercheurs spécialisés, comme l'analyse chimique des vestiges en verre ou en crystal (strass) ou encore l'étude des tessons de céramiques retrouvés abondament sur le site.

Plus tard, d'autres recherches pourront être envisagées, comme la datation radiocarbone (carbone 14) des mégots de cigarette retrouvés sur la fouille !

Une part importante de notre budget sera également dévolue à la restauration et à la conservation des artéfacts métaliques (déjà plus de 1 000 objets !) mais aussi des fragments de bandes magnétiques sonores.

Une fois toutes ces études menées à bien, nous les compilerons afin de réaliser un rapport d'opération que nous souhaiterions concrétiser en une véritable édition reliée. Ainsi la fouille n'aura plus de secret pour personne.

Nos objectifs

6 500€ >> La campagne de fouille a lieu !

8 000€ >> Une semaine de post-fouille est possible !

15 000€ >> Nous pouvons financer des analyses supplémentaires ! Et nous éditons le rapport de fouille.

30 000€ >> C’est la fête au château ! Nous organisons un bal de fin de fouille pour remercier TOUS les contributeurs !

À propos du porteur de projet

http://archeopda.fr/

L'équipe de fouille, dirigée par Olivier Weller, chercheur au CNRS, est composée d'archéologues et d'étudiants passionnés par le film de Jacques Demy. N'hésitez pas à nous contacter et à suivre notre actualité via notre page facebook

On parle de nous ! Revue de Presse de la cabane

Peau d’Âme ou l’archéologie insolite d’un tournage de J. Demy (Libération, 22 avril 2018)

Un archéologue sur les traces de Peau d’Âne (Télérama,  20 avril 2018)

L’archéologue chez Peau d’âne (L’Histoire, n°446, avril 2018)

Archéologie : petits indices pour grande Histoire (Pélerin, n°6984, 6 octobre 2016)

« Peau d’âne », les archéologues refont le film (Libération, 3 août 2016)

L’archéologie des contes de fées (Archéologia, n° 542, avril 2016)

A la recherche de Peau d’Âne (Sciences et Avenir, n°828, février 2016)

On a retrouvé la cabane de Peau d’âne ! (Télérama, 16 décembre 2015)

Déterrer Peau d’âne (Sofilm, 2015)

Les fouilles de la cabane de Peau d’âne (L’Humanité, 1er Juin 2015)

Sur les traces de Peau d’âne (Les Nouvelles de Rambouillet, 6 nov 2013)

L’archéologie comme complément de mémoire… (Service Archéologique des Yvelines)

Ecouter Olivier Weller dans l’émission Le Salon Noir sur France Culture (19/12/2015)

J'ai choisi pour vous "Peau d'Âne" (Europe 1 , 23 avril 2018)

Et dans l’émission Des clics et des claques (19/06/2014)