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Amours Synthétiques

un court métrage de Sarah Heitz de Chabaneix

À propos du projet

  • SYNOPSIS

Diane, la cinquantaine, fantasme sur l'énigmatique Pierre qui travaille à la station-service

avec elle. Lorsqu’elle gagne un voyage pour deux personnes autour de la France, elle se

met en tête de l'inviter. Mais elle ignore que Pierre a déjà quelqu’un dans sa vie : Kathia, une

poupée en silicone ultra réaliste...

 

 

  • INTENTIONS DE LA RÉALISATRICE

Les love dolls, ces poupées sexuelles en silicone grandeur nature, sont à la fois fascinantes et dérangeantes. Elles suscitent souvent l'incompréhension ou une forme de répulsion… Avec ce court métrage, l'idée était de creuser la surface évidente du sujet, d’explorer cet univers sans a priori. Dépasser l’image du vieux garçon libidineux, sociopathe, déviant et pathétique.

J’avais envie de raconter une histoire d’amour pas comme les autres, à la marge. Une histoire simple, étrange et drolatique, sur la nécessité de se défaire de ses peurs et de ses jugements pour concrétiser ses désirs. Les deux personnages de Pierre et Diane sont très différents, mais partagent une même peur, viscérale, d’être déçus par la réalité. Tous deux préfèrent vivre dans leurs fantasmes, quitte à s’empêtrer dans un immobilisme complet. Pour se libérer, ils devront interroger leurs préjugés, bouleverser leur quotidien et accepter de prendre un risque, quel qu’il soit.

Faut-il condamner ces hommes et ces femmes (plus rares certes) qui choisissent de vivre avec une poupée plutôt qu'un être humain ? Peut-on avoir sur eux un autre regard, plus bienveillant peut-être ? Au fur et à mesure de mes recherches, l'idée que ce phénomène "marginal" puisse devenir complètement acceptable socialement m'a semblé moins absurde. Sans être moralisatrice, je voulais parler de ce qui peut pousser quelqu'un à décider de vivre avec une poupée en silicone, et à préférer cette forme de lien à des relations dites « normales ». Ce qui transparait, c'est que ces poupées, loin d'être de purs objets sexuels, sont surtout recherchées pour leur présence : rassérénante, consolatrice, réparatrice. Elles sont un refuge autant qu'une béquille. Dans ce film, Kathia est ce qui permet à Pierre de rester à flot, engagé dans le monde et avec les autres, mais aussi ce qui donne à Diane le courage de s'élancer et de prendre un risque.

 

  • CASTING

DIANE

Françoise Miquelis

Diane, mère célibataire de 50 ans, qui n’arrive plus vraiment à communiquer avec sa fille, est le reflet d'un autre type de solitude. Le besoin fondamental de compagnie de Pierre, elle le comprend mieux que quiconque. Mais contrairement à lui, elle n'a pas renoncé à l’espoir de trouver quelqu’un en chair et en os avec qui partager sa vie… Seulement, pour matérialiser ses fantasmes, il faut qu'elle assume ses propres désirs. Et elle les a trop longtemps niés. Petit à petit, elle va se libérer, jusqu'à aller très loin.

La beauté de ce personnage réside dans le fait qu’elle s’efforce de ne pas juger Pierre, malgré une constante ambivalence, entre rejet et attirance. Comme de nombreuses femmes, Diane porte un regard déformé sur elle-même, coincée entre les multiples injonctions de perfection et de performance, et le fait que, passé cinquante ans, la sexualité et le sexappeal des femmes sont tus. Pour Diane, c’est la double peine : elle est cataloguée comme mère-célibataire-vieillissante et doit se comparer à une femme-plastique aux proportions et à la beauté au-delà de la perfection.

J'ai choisi Françoise Miquelis pour son brin de folie, sa force d’empathie, sa profondeur et parce que pour moi, on peut tous s’identifier à elle.

 

CINÉMA

10 JOURS SANS MAMAN - Ludovic Bernard

LES TROMPE DE MA MÈRE - (CM) de Sarah Heitz de Chabaneix 
Prix d’interprétation au Festival de Grasse

COMME DES ROIS - Xabi Molia

A LOVE YOU - Paul Lefevre

LA MARCHE - Nabil Ben Yadir

FONZY - d’Isabelle Doval

JOSEPHINE  - Agnès Obadia

MON PIRE CAUCHEMAR - Anne Fontaine

 

TÉLÉVISION

LEBOWITZ CONTRE LEBOWITZ - Frédéric Berthe

L'ESPRIT DE FAMILLE - Frédéric Berthe

KABOUL KITCHEN S2 - Frédéric Berthe

ENGRENAGES - Jean-Marc Brondolo

QUI SÈME LE VENT - Fred Garson

LES LIVRES QUI TUENT - Denys Granier-Deferre

JULIE LESCOT - Jean-Michel Fages

FAMILLE D'ACCUEIL - Franck Buchter

AVOCATS ET ASSOCIÉS - Denis Malleval

 

THÉÂTRE

LE BANQUET - Théâtre du Rond Point - Mathilda May

LES MAURICE GIRLS - Tournée - Virginie Lemoine et Marie Chevalot

LE BAL - Théâtre de la Huchette - Virginie Lemoine et Marie Chevalot

TOMBÉS D'EN BAS - Théâtre du Ranelagh - Arnault Lecarpentier

PRENDS BIEN GARDE AUX ZEPPELLINS - Théâtre National de Chaillot - Didier Flamand

LE BOUC - Anita Picchiarini

 

PIERRE :

Charles Clément

Pierre est un homme qui, ayant souffert, a choisi de reconstruire sa vie dans une dynamique alternative. Il a tissé d’autres formes de liens : les réseaux sociaux où il peut partager les photos de Kathia avec d’autres propriétaires de poupées, les rapports au travail où il se fait le plus petit possible, le cercle d’amis motards restreint dans lequel on roule plus qu’on ne se parle, et surtout, cette relation d'amour profonde avec un objet, qui sert de support au déploiement de son imaginaire et lui permet de tenir le coup.

Dans l'imaginaire collectif, propriétaire de poupée rime souvent avec looser repoussant. Je voulais que Pierre soit incarné par un homme très séduisant, dont on ne peut douter qu’il plaise, ni s’imaginer qu’il puisse posséder une poupée.

J’ai choisi Charles Clément parce qu’il dégage à la fois de la douceur et une part de mystère.  Je voulais qu'on puisse comprendre, au premier regard, pourquoi Diane est captivée par cet homme discret, l'être nous aussi, et avec elle, être interloqués par la découverte de Kathia.

 

CINÉMA

AMEL? - Jonas Bomba, Josua Zehner

A + POLLUX - Luc Pages

LE FILS DU FRANÇAIS - Gérard Lauzier

LE PARI - Didier Bourdon et Bernard Campan

 

COURT MÉTRAGE

L’HYPOTHÈSE DE LA REINE ROUGE - Florian Thomas

DEBOUT LES FRILEUX DE LA TERRE - Christophe Le Borgne

FACILE (CM) - Nathalie Serrault, Nanni Moretti / Prix du jury festival

 

TÉLÉVISION

UN SI GRAND SOLEIL - Emmanuel Rigaut

CRIME PARFAIT - Emmanuel Rigaut

SCÈNES DE MÉNAGES

MEURTRES À BRIDES LES BAINS - Emmanuel Rigaut

COMMISSAIRE MAGELLAN - Etienne DHAENE

LES CHAMOIS - Philippe Lefebvre

ALICE NEVERS - Jean-Christophe Delpias

LIENS DE SANG - Emmanuel Rigaut

PEUR SUR LA BASE - Laurence Katrian

CUT - Stéphane Meunier, François Bigrat, David Hourègue, Vincent Trisolini 

HERO CORP - Simon Astier

 

LOU

Tiphaine Daviot

La fille de Diane qui, en dépit de ses 25 ans, ne s’est pas encore totalement affranchie de sa mère et entretient avec elle une relation très fusionnelle. Lou sera le premier témoin de la métamorphose de Diane. Elle, qui considère sa relation avec sa mère comme acquise, finit par se sentir délaissée en la voyant s’émanciper et sortir de son rôle habituel. Comme le spectateur, Lou assiste à l’éclosion de Diane, en tant que femme désirante et active.

J’ai choisi Tiphaine Daviot parce que c’est une actrice que je trouve lumineuse, touchante et drôle. Elle apporte une jolie touche de légèreté à cette histoire. 

 

CINEMA 
2018 COMME DES ROIS - Xabi MOLIA
 
2018 DEMI-SOEURS - Saphia AZZEDDINE et François-Régis JEANNE
 
2017 GIRLS WITH BALLS - Olivier AFONSO
 
2016 L'ASCENSION - Ludovic BERNARD
 
2014 HIPPOCRATE - Thomas LILTI
 
2014 GOAL OF THE DEAD - Thierry POIRAUD
 
2014 LA VIE TRES PRIVEE DE MONSIEUR SIM - Michel LECLERC
 
2014 QUI C'EST LES PLUS FORTS ? - Charlotte DE TURCKHEIM
 
2013 EYJAFJALLAJOKÜLL - Alexandre COFFRE
 
2013 LE VENDEUR DE JOUETS "PRODAVETS IGRUSHEK" - Yuri VASILYEV

 

TELEVISION
2019 UNE BELLE HISTOIRE - Nadège LOISEAU
 
2018-2019 MARIANNE - Samuel BODIN
 
2018-2019 EN FAMILLE (SAISON 8)
 
2018 ALPHONSE PRÉSIDENT (SAISON 2) - Nicolas Castro
 
2018 HP (SAISON 1) - Emilie NOBLET 
rôle principal 
"Meilleure série en 26 minutes" Festival de la fiction TV de la Rochelle 2018
 
2018 ZONE BLANCHE (SAISON 2)
 
2017 ZONE BLANCHE (SAISON 1) - Thierry POIRAUD et Julien DESPAUX
 
2017 COUP DE FOUDRE A BORA BORA - David MORLEY
 
2016 DEAD LAND - François DESCRAQUES
 
2015 LAZY COMPANY - Samuel BODIN
 
2014 UP & DOWN - Ernesto ONA
 
2014 QUI DE NOUS DEUX - Benjamin BOUHANA

 

KATHIA

Kathia est un personnage à part entière. Si elle est le refuge de Pierre, elle est aussi celle qui va pousser Diane à regarder son avenir autrement. Bien que muette, j’aimerais la faire exister devant la caméra, comme si son cœur battait vraiment. J'exploiterai sa caractéristique principale : la focale de la pupille d’une Love Doll étant établie sur une distance de cinq mètres, cette dernière ne fixe jamais rien en particulier. Elle a été conçue comme ça, de manière à devenir un objet de projection totale. Il est aisé de lui faire exprimer différents états et émotions : si on lui ouvre les yeux ou les ferme, si un rayon de soleil ou une ombre tombe sur son visage, si on baisse légèrement sa tête ou la lève, la poupée passe successivement de l’éveil, à la tristesse, la colère, l’enjôlement, etc. Je compte la rendre la plus « vivante » possible, en la faisant par exemple bouger très subtilement entre deux plans, donnant ainsi la sensation que la poupée a elle-même changé de position, ou encore entrouvrir ses lèvres alors qu’elles étaient closes, pour donner l’impression qu’elle est sur le point de parler. Cela permettra de nous glisser dans la peau de Diane et de mieux comprendre son trouble face à cette beauté inanimée.

À quoi va servir le financement ?

Le financement d'un court métrage est toujours un parcours du combattant. Sur ce projet, nous sommes fières d'avoir pu convaincre une chaine de télévision (France 3) et une région (Hauts de France / Pictanovo) de nous soutenir dans cette aventure. Leur investissement financier, couplé à notre investissement propre, nous permet déjà de prendre en charge tout le tournage : la location des différents décors (notamment notre belle station service), les costumes (dont les tenues de notre poupée et une combinaison de female masking), l'achat (conséquent) de notre poupée Kathia... L'énergie et l'enthousiasme de notre réalisatrice nous ont permis de réunir une belle équipe de techniciens autour de nous, notre réseau de partenaires nous permet de bénéficier de matériel à moindre prix, mais il reste des dépenses importantes pour la fabrication, notamment les travaux de postproduction, étape cruciale dans la vie d'un film. Nous nous sommes efforcées de réduire le scénario, de trouver des solutions économiques, mais nous sommes aujourd'hui tiraillées entre ces contraintes de production et notre envie de préserver l’unicité du film de Sarah, son ambivalence, son étrangeté, qui passent par une certaine exigence artistique et un temps de travail incompressible. Pour donner à Sarah les moyens de faire le film qu'elle a imaginé, dans les meilleures condtions, nous avons budgété un minimum vital de 4500 euros. Cet argent servira à financer :

- le montage image. Étape indispensable, où le film peut et doit souvent se réécrire, avec la matière issue du tournage, qui n'est jamais exactement ce qui était présent dans le scénario. On coupe, on inverse, on ralentit, on accélère... Pour ce film, le défi sera de faire ressortir le rythme de comédie, tout en laissant des moments de suspends, pour faire surgir l'émotion, investir les personnages et ce qu'ils traversent. 

- le montage son. C'est un moment charnière dans la définition du film : on y installe toutes les ambiances, on donne vie aux images, on crée une atmosphère et on ancre le film dans une certaine réalité. 

- le mixage. C'est ce qui permet de rendre cette atmosphère sonore la plus cohérente, organique possible. On amplifie, on atténue, on réajuste les pistes de son, par un travail très subtil, un peu comme la "dentelle du son".

- l’étalonnage. C’est l’alter ego du mixage. Un travail de peintre : on étire les couleurs, on les intensifie pour les rendre plus réelles, fantastiques, chaudes ou froides… L’étalonneur travaille main dans la main avec le chef opérateur, ensemble ils mettent la dernière touche de lumière, qui donnera la cohérence visuelle du projet. 

À propos du porteur de projet

Depuis sa création, Tabo Tabo Films aspire à faire émerger de nouveaux talents et à les accompagner dans la réalisation de leurs premiers films. Nous avons rencontré Sarah il y a tout juste deux ans, intriguées par un projet qu'elle développait à l'époque sur des jeunes femmes japonaises qui font aujourd'hui le choix de se marier à elles-mêmes. Sarah avait déjà réalisé plusieurs courts métrages autoproduits, qui ont tous eu une belle carrière en festival, à l'image de son dernier film "Les trompes de ma mère" qui a remporté de nombreux prix, dont celui du Public au Festival Paris Courts Devant 2018. En les visionnant, nous avons senti une vraie maitrise de la mécanique de comédie, et perçu les signes d'un regard singulier, décalé, qui ne demandait qu'à se déployer, entouré d'une équipe professionnelle.

Ensemble, nous avons évolué vers l'idée d'un court-métrage sur les love dolls. De notre côté, nous avions depuis longtemps l'envie de développer un projet autour de la sexualité, de questionner sa relative « normalisation » dans une société qui, sous des apparences libérées et délurées, reste encore assez culpabilisante et cadenassée. De sonder la notion de déviance.

Après un an de recherche de financement, nous avons lancé les repérages début septembre et avons désormais trouvé tous nos décors. L’équipe artistique s'est doucement constituée autour de Sarah ces dernières semaines, et aujourd'hui elle est au complet : Chloé Nivet est notre directrice de production, Martin de Chabaneix le chef opérateur image, Jules Baudat le 1er assistant mise en scène, Lucie Mallet la scripte, Emilio Salemi le chef opérateur du son, Coline Debée la cheffe décoratrice, Mathilde Dordain la cheffe maquilleuse, Marion Viel l'habilleuse... Nous avançons maintenant dans la prépa, portées par leur motivation, afin de préparer au mieux le tournage qui aura lieu à Amiens dans une semaine.

Arrivées chez Tabo Tabo Films il y a 5 ans, nous avons appris ce métier en travaillant d'abord comme stagiaires, puis chargées de production sur différents projets de courts métrages, séries et longs. Aujourd'hui nous nous lançons enfin en tant que jeunes productrices. Ce projet est notre première production, notre première collaboration, et nous espérons qu'il vous plaira !

 

Louison Blaizot et Suzanne Colin

 

 

 

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