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Ainsi Soient-Ailes

Expérimentation photographique à l’église Saint-Sulpice à Paris

À propos du projet

« Photographier, c’est dévoiler ce que l’on ne sait pas » Eric Fottorino, 1992.

Passionné de photographie artisanale, j’expérimente et crée des procédés artisanaux. Dans le projet Ainsi Soient-Ailes, il s’agit de solargraphie, une observation de la trajectoire du soleil dans le paysage urbain. Le projet se déroule dans la plus grande église de Paris : Saint-Sulpice. Les appareils sont posés sur la façade, derrière les balustres.

Mes appareils photos sont des sténopés : des boîtes en bois, étanches à la lumière, munies d’un minuscule trou pour objectif. Pas de viseur, seul l’œil du photographe compte. Je les ai construits dans les sous-sols de l’église, dans la crypte Sainte-Agnès où j’ai installé mon atelier-laboratoire. Puis ils ont été installés sur trois niveaux en façade. Les plus hauts à 75 mètres. 

Un an pour faire une photo !

Ce sont 118 appareils qui, suivant l’orientation de l’exposition et leurs tailles, vont rester plus d’une année, en mode de prise de vue. Ces temps d’exposition extrêmement longs vont brûler et solariser les sels d’argent, ce qui va me permettre de partir d’un papier photographique noir et blanc pour obtenir une image couleur. Ensuite le négatif sera scanné et un laboratoire se chargera du tirage photographique.

Trois appareils tests ont été retirés le 13 septembre, après six mois d’exposition :

Cette image a un temps de pose de six mois, très insuffisant. Les traces dans le ciel sont les marques du soleil au fil des mois.  Les temps d’expositions vont être rallongés du double : une année au minimum.

C’est une aventure que je souhaite partager, c’est la première fois que mon travail s’articule entre des techniques artisanales et le numérique, dans mes anciens travaux je fabriquais tout. Ainsi Soient-Ailes est une bulle de lenteur et d’apaisement, dans notre société hyperactive. Comptons ensemble les mois pour réaliser une image, vivons ensemble notre aventure humaine.

A quoi va servir le financement ?

La première partie du projet a été autofinancée avec un premier lancement « d’adoption des sténopés » et la vente d’œuvres plus anciennes.

Grâce à votre soutien, je pourrai financer les 118 tirages photographiques en 50 x 65 cm.

Si la somme est dépassée, je pourrai éditer un catalogue et approfondir la scénographie de mon exposition. 

le positif


le négatif

En contrepartie :

Si vous adoptez un sténopé, vous deviendrez un des nombreux « parents photographiques ».  Vous contribuerez à créer une grande famille qui soutient la culture indépendante. Vous recevrez l’histoire complète de l’aventure photographique en une dizaine d’épisodes et de vidéos et l’accès à une plateforme privée sur Facebook.  Chaque sténopé fera l’objet de cinq tirages, le premier sera le vôtre. Vous le baptiserez et ses petits frères porteront le nom que vous aurez choisi.

Devenir parent n’est pas le seul moyen de soutenir Ainsi Soient-Ailes, j’ai fait le choix de proposer diverses contributions accessibles. La culture est faite pour tous et je pense que c’est important de donner à chacun la liberté de devenir acteur dans ce projet hors-norme.

Mon domaine photographique est dans une niche ultra-spécifique qui ne rentre pas dans les cadres bien trop définis des aides financières. Le marché de la photographie alternative est très restreint, voire inexistant en France. Faites une expérience, tapez « solargraphie » sur Google… Ce que j’ai commencé est un des plus grands projets qui existe en Europe avec cette technique.

Par email ou par les réseaux sociaux, soyez-en les meilleurs ambassadeurs ! Vivons la  démocratisation culturelle et permettez-moi de continuer à être indépendant, le plus libre possible dans ma création. Je vous en remercie très sincèrement.

Sur la page Facebook du projet, vous découvrirez ma démarche artistique avec mes travaux passés.

Vous pourrez y suivre toutes les étapes du projet. Partant pour l'aventure ?

le positif et le négatif

Les images présentées sont les trois tests. Les premiers vrais résultats arriveront début avril et se poursuivront jusqu’à la fin de l’été. 

À propos du porteur de projet

« Fabrice Lassort travaille les procédés anciens. A l'ère du numérique il traduit une volonté d'être
acteur de sa propre production photographique, il fabrique ces appareils : cartophotes, sténopés,
mais aussi ses chimies avec la cyanotypie, le papier salé ou les phototypes. Cette manière
d’opérer nous interroge sur sa pratique photographique qui oblige à un autre regard. Une
perception visuelle atypique, totalement moderne qui interroge fondamentalement la question de la
photographie d'art face à la vulgarisation des images. Cet artiste nous ouvre les portes de rituels
magiques dans lequel l'expérience de l'image se renouvelle à chaque fois. »

N’hésitez pas à visiter mon site, ma page Facebook 

Entretien dans mon atelier bordelais, réalisé par Quentin Fitamant.