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Soutien aux enfants malades du cancer

2500 nouveaux cas de cancers d'enfants chaque année, 500 qui en meurent...

À propos du projet

Ce qui va suivre, ce que vous allez lire, ce ne sont pas que des mots. C’est une réalité qui demande que vous preniez le temps. Si vous deviez réaliser la plus belle des missions cette année, ce serait celle-là…

AIDONS MARINA est une association de défense et de soutien aux enfants malades du cancer, née l’année où nous apprenions que Marina, 6 ans et demi, souriante et pleine de vie, était atteinte d’une tumeur au cerveau appelée « gliome infiltrant du tronc cérébral ».

Derrière cette appellation, une réalité horrible, le décès à venir de notre enfant. Le délai donné de survie : 6 à 24 mois. Marina a « résisté » 13 mois au cancer et est décédée à l’âge de 7 ans et demi dans de difficiles souffrances.

Aujourd’hui, plus que jamais, nous dénonçons le peu de moyens dont dispose la recherche pour développer des traitements à destination des enfants (faute de rentabilité - et oui ! - seuls 2% des fonds anti-cancer sont alloués à la recherche en faveur des cancers pédiatriques !) alors que chaque année, en France, 2500 nouveaux cas sont déclarés et 500 enfants en meurent…

A ce jour, seuls quelques programmes de recherche en faveur des cancers pédiatriques sont en place (ils se comptent sur les doigts de la main) et ces programmes sont menacés de s'arrêter malgré des résultats prometteurs, faute de financement.

En 2014, AIDONS MARINA a signé une convention avec l'INSERM de Bordeaux, qu'elle renouvelle chaque année, afin de financer le programme de recherche des Docteurs Grosset et Hagedorn.

Les résultats sont là mais les moyens financiers ne sont pas suffisants. Les manifestations organisées par AIDONS MARINA et d'autres associations engagées ne suffisent pas à récolter assez de fonds pour permettre à ce magnifique projet d'avancer plus vite.

Ces Docteurs, les membres de l'association AIDONS MARINA les connaissent bien. A leurs côtés, ils défendent depuis deux ans maintenant un projet de loi en faveur des cancers pédiatriques auquel AIDONS MARINA participe. Ce sont des hommes avant tout, touchés par l'absence de recherche dans le domaine des cancers pédiatriques et qui ont, pour cette raison, décidé d'y consacrer leur vie.

A quoi va servir le financement ?

Vous l'aurez compris : nous aider à financer le programme de recherche des Docteurs Grosset et Hagedorn, c'est ouvrir une fenêtre d'espoir vers la guérison, pour des enfants qui, aujourd'hui, sont traités en soins palliatifs.

Quelle plus belle preuve de solidarité que de se réunir tous autour de cette action : faire en sorte d'atteindre une somme colossale qui permettrait tant de développements du projet en cours : mieux doter les chercheurs en matériels, augmenter le personnel, et ainsi multiplier les mises en culture, gagner du temps, etc...

Nous avons eu la prudence de lancer ce projet à hauteur de 5000 euros. Bien évidemment, nous en espérons beaucoup, beaucoup, beaucoup plus. Car la cause que nous défendons le mérite amplement.

Pour information, l'année dernière, grâce à nos actions, nous avons financé un « incubateur à œufs » qui permet de mettre en culture les cellules cancéreuses (photo ci-jointe) au bénéfice de l’équipe de recherche que nous soutenons (INSERM de Bordeaux). Cette année, nous participons au financement du personnel.

 

 

Interview du Dr Martin Hagedorn, médecin et enseignant-chercheur

"Je m’appelle Martin Hagedorn. Je suis enseignant-chercheur à l’Université Bordeaux et travaille dans l’équipe de Christophe Grosset au sein d’un laboratoire INSERM. Médecin de formation, je me suis intéressé dès ma thèse de médecine à la recherche biomédicale et plus précisément à la modélisation des tumeurs chez l’animal avec comme objectif de découvrir de nouveaux biomarqueurs ou cibles thérapeutiques."

Pourquoi avez-vous choisi d'orienter vos recherches sur les cancers de l'enfant ?

Au cours des années précédentes, j’ai étudié un processus biologique très important pour la progression tumorale, la croissance des vaisseaux sanguins ou angiogenèse tumorale. Sans vaisseaux sanguins, une tumeur ne peut pas croitre et nous avons choisi d’étudier ce processus dans les tumeurs très vascularisées, les glioblastomes ou astrocytome de grade IV. Ce type de tumeurs cérébrales a un pronostic très défavorable et touche surtout les personnes âgées, mais malheureusement aussi des enfants. Comparé à une personne âgée, ce sont bien sûr ces derniers qui sont le plus affectés en termes de vie et d’avenir. Ce type de tumeurs – et d’autres tumeurs cérébrales - reste donc un problème médical de tout premier rang. C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé d’étudier les tumeurs cérébrales chez l’enfant.


Pouvez-vous nous présenter votre projet de recherche ? 

Au sein de l’équipe, nous allons mettre en place un modèle animal permettant d’étudier les tumeurs cérébrales de l’enfant au niveau moléculaire et génétique et de comprendre pourquoi ces tumeurs sont si agressives et difficiles à traiter par chimiothérapie. En pratique, nous allons implanter des fragments de tumeurs obtenus après chirurgie (collaboration avec des cliniciens) dans un embryon de poulet. Ce modèle, que j’utilise depuis plus dix ans, permet d’observer en temps réel la croissance d’une tumeur et d’étudier son comportement. On peut par exemple voir quand la tumeur se vascularise et son interaction avec les tissus normaux environnants de l’embryon. Après implantation, les cellules tumorales se divisent, la tumeur se vascularise et reproduit de façon très proche les différentes étapes de la croissance d’une tumeur chez le patient. Mes travaux visent à établir un protocole d’implantation de tumeurs cérébrales pédiatriques reproductible dans ce modèle animal et ensuite à étudier en détails ces tumeurs. Mes objectifs sont d’identifier de nouvelles cibles thérapeutiques dans ce cancer et de tester de façon préclinique l’efficacité de certaines molécules anti-cancéreuses.

Quels sont vos objectifs, et espoirs, pour les petits patients ?

Nos objectifs sont clairs : établir un protocole d’implantation des tumeurs cérébrales pédiatriques de façon à avoir quelques dizaines de fragments en culture par patient et tester sur chaque tumeur l’efficacité d’agents thérapeutiques déjà disponibles en clinique ou de nouvelles molécules. 
Avec ce type d’analyses en laboratoire dites précliniques, on peut envisager de déterminer en quelques jours ou en quelques semaines quel est le traitement le plus efficace et administrer de façon individualisé ce traitement à chaque patient. Ce protocole d’implantation permettra également de détecter de nouveaux gènes ou facteurs participant à la croissance des tumeurs et de savoir si ce sont potentiellement de nouvelles cibles thérapeutiques dans ce cancer.

Comment a été accueilli ce projet par les experts ? Allez-vous collaborer avec d'autres équipes ?

Des collègues biologistes ainsi que des médecins experts dans ce domaine (neurochirurgiens) sont enthousiasmés par notre modèle chez l’embryon de poulet dont nous avons largement démontré l’intérêt en laboratoire avec des lignés cellulaires. Même si notre équipe de recherche (et d’autres) a déjà montré que les fragments de tumeurs d’adultes s’implantent très bien dans ce modèle, cela reste à démontrer avec des fragments de tumeurs pédiatriques, mais je suis optimiste quant à la réussite de ce projet. Pour cela, nous bénéficions de liens étroits avec des chirurgiens, des cliniciens et d’autres chercheurs experts en cancérologie en France et à l’étranger.

Que pensez-vous de l'initiative des associations de défense des enfants malades du cancer en votre faveur ?

Vu la vulnérabilité des enfants touchés par le cancer cérébral et l’hétérogénéité de ces tumeurs, de gros efforts en termes de recherche fondamentale restent à faire afin d’améliorer la situation. Le chemin vers la réussite est encore long. C’est pourquoi toute démarche permettant de soutenir financièrement la lutte contre ces cancers dont l’issue est souvent fatale est la bienvenue.

Témoignage d'Angélique DESPLAT, chercheuse ingénieure
 Son poste est financé à 100% par des dons d'associations

« J’ai commencé mon parcours universitaire par une licence en Biologie Cellulaire, Moléculaire et Physiologie à l’université de Bordeaux. J’ai ensuite validé ma première année de master à l’université de Montréal (Canada) et ma deuxième année de master de Biologie Cellulaire, Physiologie et Pathologie à l’université de Bordeaux.

Je suis particulièrement enthousiaste à l'idée de faire partie de l'équipe qui mènera ce projet innovant à bien. A titre personnel, je suis évidement touchée par ces enfants qui se battent face à la maladie et je souhaite contribuer, à ma manière, à leur apporter de l'aide. Je pense que de grands projets sont encore à faire pour traiter les cancers et j'ai l'espoir que, toutes recherches combinées, elles permettront des avancées rapides ».

À propos du porteur de projet

Nos objectifs sont :

- d'aider les enfants malades et leurs familles

- de soutenir la recherche en faveur des cancers pédiatriques

- d'informer les citoyens et de participer aux actions politiques et sociales en faveur d'une amélioration des conditions de prise en charge de la maladie (aujourd'hui, nous faisons partie d'un groupe de travail mené par la députée Martine Faure qui a pour objectif de créer une loi exclusivement dédiée aux cancers pédiatriques).

 

Si vous voulez nous aider, si vous avez des idées, des moyens pouvant servir notre cause, contactez-nous !

Vous rejoindrez une équipe dynamique et joyeuse, heureuse quand elle redonne le sourire aux enfants malades et fière de participer au financement de projets de recherche prometteurs.

Retrouvez-nous sur Facebook et sur notre site internet www.aidonsmarina.com

FAQ

Si vous avez encore des questions, n'hésitez pas à contacter le porteur du projet.

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