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Aide aux journalistes du Nord Mali

Aidez-nous à les former dans un esprit de paix !

À propos du projet

Isolés, en situation de précarité, travaillant dans des conditions difficiles parfois au risque de leur vie, les journalistes de la Région de Tombouctou au Nord Mali nous demandent de les aider à se former. Ce que nous, Reporters solidaires, faisons depuis 2011. Mais nous avons besoin de vous pour poursuivre ce projet.

Travail en groupe, décembre 2015.

Partout, la formation des journalistes est essentielle dans un monde globalisé qui évolue au rythme des nouvelles technologies. En Afrique de l’Ouest, la formation des journalistes est d’autant plus nécessaire que la presse n’a été libéralisée que depuis une vingtaine d’années, qu’il existe peu d’écoles de journalisme et que la plupart des journalistes se sont formés sur le tas. Or leur rôle est primordial dans ces démocraties fragiles, en butte à des crises récurrentes. 

Au Mali, la situation est encore plus cruciale depuis l’invasion du Nord par des groupes armés en 2012 et la région est loin d’être sécurisée ainsi que le montrent les agressions et les attentats qui se succèdent sans relâche. Les populations se sentent abandonnées, les touristes ont déserté les dunes ainsi que les merveilles de Djenné, Mopti et Tombouctou, ces villes qui ont tant fait rêver les explorateurs. 

Depuis 2011, notre association Reporters solidaires mène des actions de formation auprès des journalistes et animateurs radio de la région de Tombouctou. Une première session a eu lieu à Sévaré, près de Mopti, puis, en raison de l’insécurité persistante au Nord Mali, les sessions suivantes ont été délocalisées à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, où Reporters solidaires intervient depuis 2009.

A quoi va servir le financement ?

Un premier programme de formation de dix journalistes et animateurs radio a pu être réalisé entre 2011 et 2014, grâce au soutien financier de la Région Rhône-Alpes et de la Ville de Lyon. Un second programme concernant un nouveau groupe de dix stagiaires a été lancé en 2015-2016 mais le nouvel exécutif régional n’ayant pas renouvelé sa subvention en 2017, nous avons besoin de fonds pour le poursuivre. C’est pourquoi nous faisons appel à vous.

Interview d'un électeur à Bobo-Dioulasso, mai 2016.

À propos du porteur de projet

Tombouctou, Bobo-Dioulasso… où est-ce ?

Cité mythique entre toutes, surnommée la « ville aux 333 saints » en référence à ses nombreux mausolées, réputée pour la richesse de ses manuscrits datant pour certains du XIIe siècle, classée par l’Unesco au patrimoine mondial de l’humanité, Tombouctou se trouve au sommet de la boucle du fleuve Niger, en bordure du Sahara. Les mosquées et les maisons sont construites en briques de terre séchées au soleil ou banco et la ville est menacée d’ensablement. Mais le film Timbuktu dont l’histoire se déroule sous le joug djihadiste ne donne qu’une image tronquée de la ville. C’est une capitale régionale de 40 000 habitants qui dispose de plusieurs écoles et d’un lycée. D’accès difficile, voire périlleux, elle règne sur une région administrative de plus de 57 000 hectares regroupant cinq cercles (équivalents de nos départements) : ceux de Tombouctou, de Diré, de Goundam, de Niafunké et de Gourma-Rharous. 

Bobo-Dioulasso, deuxième ville du Burkina Faso, est située à 350 km au sud-ouest de la capitale Ouagadougou. L’agglomération, très étendue, compte plus de 500 000 habitants. Capitale régionale des Hauts-Bassins, elle est très active dans tous les domaines même si l’agriculture et le commerce y sont prépondérants. L’architecture de sa gare, de style mauresque, est magnifique. La culture y tient une grande place et son université se développe avec notamment la création d’un Institut des médias en collaboration avec l’université Lyon 2 et Reporters solidaires.

Montage radio avec Abdoulaye, formateur burkinabé, décembre 2015.

Reporters solidaires, qui est-ce ?

Fondée en 2008 à Lyon à la suite d’un premier projet lancé en 2007 en Guinée à la demande de journalistes guinéens, Reporters solidaires réunit des journalistes français et africains engagés bénévolement dans l’aide à la formation de leurs jeunes consœurs et confrères d’Afrique francophone.

Nous organisons des formations en partenariat avec des associations locales de journalistes au Maroc, au Burkina Faso, au Mali et en Guinée. Nous accueillons également en stage ou en formation en France des journalistes africains afin qu’ils deviennent formateurs à leur tour. Nous participons à de nombreuses actions en Rhône-Alpes : Semaine de la presse dans les écoles, Semaine de la solidarité internationale, Mondial des métiers, etc. Reporters solidaires a publié deux manuels de journalisme aux Presses universitaires de Grenoble (PUG).

Nos formations s’adressent à un même groupe que nous suivons pendant plusieurs années afin qu’il puisse suivre un enseignement à la fois progressif et approfondi, basé sur des valeurs universelles mais adapté au contexte africain. Par exemple, nous abordons des thèmes comme le journalisme en temps de crise, les journalistes face à Ebola, femmes et médias, le rôle de la presse dans des processus de paix et de réconciliation, etc. Nous privilégions les échanges confraternels et le travail de terrain, ce qui donne lieu à la réalisation de journaux expérimentaux écrits et radiophoniques.

Exercice d'interview à Bobo-Dioulasso, décembre 2015.

Pourquoi ce projet ?

Les journalistes de la région de Tombouctou ont beaucoup de mérite à exercer leur métier dans un contexte aussi dangereux. Pendant la domination des groupes armés, ils devaient travailler dans la clandestinité et ne pouvaient faire parvenir à Bamako leurs articles que par bateau, par l’intermédiaire d’un voyageur complaisant. Les radios bien sûr étaient détruites ou vouées à la seule lecture du coran. Mais quelles informations seraient parvenues jusqu’à nous sans eux? 

Aujourd’hui, ils sont plusieurs dizaines répartis dans les cinq cercles de la Région. Ils travaillent essentiellement dans des radios ou pour des sites Internet, certains sont correspondants de médias nationaux. Ils ont fondé, dès notre première rencontre, l’association des journalistes et animateurs solidaires de la Région de Tombouctou, que préside Almahadi Touré, correspondant du quotidien national l’Essor et de l’Agence malienne de presse à Goundam. 

Les dix participants à notre projet viennent de ces cinq cercles. Ils sont deux par cercle, un garçon et une fille. Ils n’ont pour la plupart d’entre eux jamais bénéficié de formation. 

Pour venir jusqu’à Bobo-Dioulasso, ils mettent quatre jours, par camion ou par bateau, en empruntant des pistes ou la voie fluviale, au risque de se faire attaquer et dévaliser par des « coupeurs de route ». Mais ils sont fidèles au rendez-vous, conscients qu’il n’y a pas de démocratie sans liberté de la presse et  pas de liberté de la presse sans professionnalisation de ses acteurs. Ils sont très  soucieux de leur responsabilité dans un pays déchiré, du rôle qu’ils doivent jouer dans un processus de réconciliation et de paix. Il faut les aider !

Vidéo de présentation : reportage réalisé par la Radio-télévision du Burkina Faso (RTB).

FAQ

  • À quoi ressemblent les cartes burkinabè ?

    Tous les routards passés par le Burkina Faso ont ces petites cartes, fabriquées localement et artisanalement, et parées de beaux motifs sur tissu teint. Un exemple au bout de ce lien.

    Dernière mise à jour : il y a 1 mois, 3 semaines

  • À quoi ressemblent les portes-clés et sacs de Gafreh ?

    Gafreh est une association de femmes, formée en 2003, s’attachant à recycler les sachets en plastique qui polluent le Burkina Faso. Elles en tirent un fil qu’elles tricotent pour concevoir des portes-clés ou des trousses, et qu’elles tissent pour réaliser de nombreux objets… dont un sac conçu par Yves Saint-Laurent ! Plus d’informations sur le site de Gafreh : http://www.gafreh.org/fr/accueil

    Dernière mise à jour : il y a 3 mois, 3 semaines

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