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Le Cinéma, c'est aussi de la "péloche"

Aidez Action Cinémas à vous proposer des films sur leur support argentique d'origine. 1er film : Les contrebandiers de Moonfleet (F. Lang)

À propos du projet

Le cinéma se numérise ; bonne nouvelle pour les films dont les négatifs ont été endommagés, voire perdus. Ils pourront enfin être vus grâce à une restauration numérique.

Mais des centaines de négatifs argentiques sont toujours en très bon état et disponibles pour tirer des copies 35mm dont les qualités de projection restent inégalables.

Action cinémas a donc décidé de ne pas céder à la fureur numérique qui a saisi notre profession et souhaite continuer à vous proposer des films sur leur support d'origine.

Pour nous aider, nous faisons appel à vous, sachant que pour chaque titre le coût moyen ( droits d'exploitation plus une copie neuve sous titrée) est d'environ 12 000 €.

Régulièrement nous vous proposerons des titres que nous nous engageons à rééditer en salle si nous obtenons, grâce à votre concours, un minimum de 3 000 €.

En échange de votre soutien, vous pourrez assister aux avant-premières des films projetés, ainsi qu'à différentes contreaprties exclusives (jetez un oeil sur la droite de l'écran !).

Merci à tous de votre soutien !

À quoi va servir le financement ?

Le premier film que nous vous proposons est :

LES CONTREBANDIERS DE MOONFLEET de Fritz Lang

L'histoire

En 1757, en Angleterre, le jeune John Mohune arrive à Moonfleet, un petit village de la côte, avec une lettre de recommandation pour un certain Jeremy Fox, que sa mère a connu autrefois. L'enfant concçoit une grande admiration pour Jeremy. Or celui-ci dirige une bande de contrebandiers...

Critiques :

Film-culte, chef-d'oeuvre de Fritz Lang même si celui-ci le renia, affirmant n'être en rien responsable du montage définitif. Il disposa pour ce film des moyens de la MGM qui avait déjà produit le fastueux Scaramouche et les films "historiques" de Richard Thorpe. Beauté des images, étrangeté d'un sujet à la Stevenson où les pendus fascinent les enfants, interprétation éblouissante de Granger et Sanders, tous les ingrédients de la réussite sont au rendez-vous.

Jean TULARD (Guide des Films, Bouquins)

Rappelons d'abord que ce film, emblématique de toute une génération de cinéphiles qui l'ont aimé et fait connaître, n'était pas destiné à être montré en France, la MGM le considérant comme un produit de seconde zone. Il ne put être distribué que grâce aux efforts du groupe des Mac-Mahoniens et sortit en mars 1960, cinq ans après sa sortie aux Etats-Unis, uniquement dans la salle de l'avenue Mac-Mahon qui n'était même pas une salle d'exclusivité. Ceci pour souligner à quel point les plus grands chefs-d'oeuvre hollywoodiens furent parfois - et même souvent - noyés dans la masse de la production américaine, inconnus, anonymes et d'une certaine façon miraculeusement préservés par cet anonymat, n'attendant pour être ranimés, comme la Belle au bois dormant, que la ferveur de leurs admirateurs.

Le film marque le retour de Fritz Lang à la MGM (une sorte de revanche secrète) où il avait réalisé son premier film américain , Fury (1936). Moonflet est aussi son premier film en Cinémascope, format que Lang n'aimait pas mais auquel il s'adapta admirablement, non seulement ici, mais dans ses deux films suivants La cinquième victime et Invraisemblable vérité. C'est enfin l'un des rares films à costumes de sa carrière. Adaptant l'oeuvre romanesque de John Meade Falkner (souvent considéré comme un Stevenson ou un Dickens mineur), Lang prend possession de son cadre, de son époque, de ses personnages traditionnels et les annexe totalement à son univers. Il promène l'intrigue à travers un réseau de mystères - sociétés secrètes, grottes, cavernes, personnages et situations présentant un double visage, réaliste ou fantastique - qui l'ont fasciné depuis qu'il fait des films. Le cadre romantique reconstitué en studio et sur la côte californienne sert d'écrin à son pessimisme fondamental car pas un instant Lang ne cessera de porter sur ses personnages un regard extrêmement critique. Presque aucun d'eux ne trouve grâce à ses yeux et, en dépit des apparences, Moonfleet n'est pas fondamentalement différent à cet égard de La cinquième victime ou Invraisemblable vérité. Le scénario, basé sur le voyage et les découvertes d'un enfant (déjà dans l'oeuvre de Lang, cf. Man Hunt, 1941, un enfant avait un rôle capital), inpire à l'auteur une méditation sur les différents âges de l'homme et notamment sur sa relation enfance/maturité. Plutôt que d'illustrer l'opposition conventionnelle entre innocence et perversité, Lang préfère souligner à travers les personnages de l'enfant et de l'adulte différents aspects négatifs et presque pitoyables de la condition humaine. L'innocence de l'enfant est surtout synonyme d'ignorance et l'illusion. John Mohune croira d'un bout à l'autre du film trouver en Jeremy Fox un ami, et finira par en gagner un, mais dans l'autre monde. Le roué Jeremy Fox, auquel restait une étincelle de moralité, rallumée par la nostalgie de sa fiancée perdue et par le retour d'un enfant qui pouurait être son fils, aura in fine un réflexe de justice et de générosité qui le perdra... C'est comme si la morale était ici l'antichambre de la tragédie dans laquelle tout personnage, tout héros langien finit toujours par se faire piéger.

La mort de Fox est néanmoins plus glorieuse que celle du vieux "magistrate" Maskew (John Hoyt) et du cynique Ashwood, pantins figés dans une caricature, l'un de justice, l'autre de luxe et de raffinement, qui n'a plus rien d'humain. La somptuosité déchirante de la mise en scène exploite à fond chaque décor et chaque situation. Elle possède une élégance suprême qui n'est pas seulement de façade mais va au plus profond des personnages. Tous auront dans cette affaire l'occasion de donner leur interprétation du monde en allant jusqu'au bout d'eux-mêmes. L'enfant participe à un vaste jeu de piste palpitant et mouvementé au terme duquel il gagnera un diamant et -croit-il - un ami. Jeremy Fox se venge par la contrebande de son ennemie, la bonne société, et puis en retournant vers l'enfant, restera finalement fidèle, au prix de sa vie, à ses amours d'antan. Ashwood meurt pour ce qu'il y a de plus fort en lui - sa cupidité - et demeure fidèle à lui-même et à ses vices. Il en va ainsi de chaque personnage du récit, jusqu'aux humbles et aux plus secondaires. Cette élégance langienne procure au spectateur un plaisir sans mélange : il provient de la profonde logique dramatique et plastique de chaque plan, de la concentration quasi infaillible de Lang sur son matériau. S'y ajoute une espèce de modestie géniale qui recouvre tout le film comme une mince couche de poussière, comme une patine séculaire, et le rend encore plus précieux.

Jacques LOURCELLES (Dictionnaire du Cinéma, Bouquins)


Fiche technique :

Année : 1955
avec : Stewart GRANGER, George SANDERS, Joan GREENWOOD, Viveca LINDFORS, Jon WHITELEY, Liliane MONTEVECCHI, Melville COOPER, Sean McCLORY, Alan NAPIER, John HOYT, Donna Corcoran, Jack ELAM, Dan SEYMOUR, Ian WOLFE, Frank FERGUSON.
Scénario : Jan LUSTIG et Margaret FITTS d'après J. Meade FALKNER
Images : Robert PLANCK
Décors : Cedric GIBBONS, Hans PETERS
Costumes : Walter PLUNKETT
Montage : Albert AKST
Musique : Miklos ROZSA
Durée : 90 mn
Genre : Aventures
Titre originalMoonfleet

À propos du porteur de projet

L'enseigne action cinémas existe depuis 1966, lors de la création de l'action lafayette, salle de cinéma ayant pour vocation de diffuser les films de la grande époque d'Hollywood. Pendant ces nombreuses années, j'ai poursuivi ce travail sur différents lieux parisiens et le continue aujourd'hui à l'action christine.

Mais pour le conforter, j'ai créé à la fin des années 80 une société de distribution destinée à acquérir les droits des films dont il n'existait plus de copies; chaque année c'est une moyenne de 15 titres en copies neuves qui ont été proposés, des grands classiques aux films plus méconnus.

Mais ces droits sont cédés pour un maximum de 5 ans; il faut les renouveler et en acquérir de nouveaux.

C'est donc pour m'aider à continuer à vous faire partager cette passion que j'ai pris l'initiative de m'adresser à vous.

Jean-Marie Rodon

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