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L'abeille et le châtaignier

Quand le plaisir de l'apiculture devient projet de vie

À propos du projet

L'objectif est atteint !!
 Mille mercis 

Le projet à soutenir : accompagner le développement de ma ferme apicole.
L'apiculture nous permet d'accéder à la richesse des produits de la ruche (le miel, le pollen, la propolis, la cire...) tout en prenant soin des abeilles et de l'environnement.

Et je vous invite à faire partie de l'aventure !

J'ai acheté 20 ruches ce printemps qui viennent s'ajouter aux 30 que j'avais déjà.
J'ai besoin d'équipements pour travailler dans de bonnes conditions.

  Et plus dans le détail...  

Je m'appelle Yorick et je suis devenu apiculteur amateur en 2010... par plaisir.
Ce plaisir s'est prolongé jusqu'à ce jour et je compte le développer en me professionnalisant.

Je serai semi-professionnel en 2016 puis je m'installerai complètement en 2017.
Passer à un statut professionnel me permet de devenir paysan à part entière, un producteur de nourriture. Je vis cette reconversion comme un ancrage dans le concret, dans la vie !

En 2015, j'ai obtenu un BPREA Apiculture, diplome me donnant le capacité professionnelle agricole. Lors de sa réalisation sur 10 mois, j'ai fait des stages en milieu professionnel et ils m'ont confirmé le plaisir que j'ai à pratiquer ce métier.

Depuis 2010, j'ai approfondi ma technique et mes connaissances de l'abeille et de l'apiculture au travers de consultations d'ouvrages, de discussions avec des apiculteurs et de suivis de forums.

Je souhaite vraiment ne pas insérer de molécules chimiques de synthèse dans mes ruches et j'expérimente différents soins et techniques (traitement à l'acide formique, à l'acide oxalique...) en vue de mon installation en bio.


Lors des visites au rucher, je suis toujours agréablement surpris par la richesse de l'interaction avec les abeilles. Elles sont souvent calmes et m'invitent à l'être aussi dans ce travail.
Même si les coups durs existe, ils n'ont pas entamé ma volonté de continuer, il ont surtout été une ouverture pour interroger ma pratique et une invitation à l'améliorer.
Ils sont ainsi enrichissement.

Ce printemps les ruches vont bien, il y a eu peu de mortalité. Le froid en février-mars a retardé le développement de printemps, mais elles se développent maintenant correctement.

Me voila reparti une nouvelle années imprévisible et riche d'enseignements !

  L'environnement  

J'ai grandi dans les Cévennes et j'aime cette région qui est remarquable de par sa biodiversité. L'apiculture y est pratiquée depuis longtemps et fait partie des mœurs. Ma pratique est respectueuse de cet environnement.

Le châtaignier est très symbolique des Cévennes et fût planté partout où c'était possible. Il a nourrit plusieurs générations par son fruit et nous donne son miel si typé.
Aujourd'hui on le voit souvent affaiblit d'avoir été mis en contact avec des maladies importées. Une problématique qu'on peut transposer à l'abeille avec le Varroa.

L'abeille est de plus en plus reconnue comme une sentinelle de l'environnement car elle vit en relation étroite avec de très nombreuses espèces de plantes qu'elle pollinise. Pour la plupart, cette action est nécessaire à leur reproduction. Les traitements chimiques sur ces plantes ont des répercussion immédiates, soit pour l'abeille, soit pour le couvain (leurs larves) qu'elles vont nourrir. Cela peut aller jusqu'à tuer la colonie.

L'intérêt de l'Homme pour l'abeille et l'apiculture est très ancien et existait bien avant les techniques modernes.
Du temps où il cueillait du miel, soit avant la naissance de l'agriculture, cet insecte le fascinait déjà et il en appréciait les produits.

De nombreuses personnes se mobilisent pour que les choses changent et que l'agriculture conventionnelles cesse l'utilisation systématique de ces produits chimiques de synthèse.

À travers de ce financement participatif, je vous propose de soutenir mon projet d'installation en tant que professionnel. Au delà d'une simple action personnelle, il s'inscrit dans un projet de société qui commence à changer son regard.

La biodiversité de cette région géographique est reconnue par un parc national, et une réserve de biosphère. Plus récemment, le paysage culturel créé par l'activité agro-pastorale a été reconnu par un classement Unesco des Causses et des Cévennes.

Ce territoire est composé de milieux naturels contrastés qui produisent autant de miels spécifiques pour le plus grand plaisir des amateurs. La qualité et la typicité de ces miels sont reconnus par l'IGP Miel des Cévennes.

Les milieux sont majoritairement sauvages et permettent la récolte d'un miel de grande qualité tout en préservant la santé des abeilles. 


Les trois régions présentées sur une carte géologique

  Les Cévennes  

Elles bordent la plaine méditérranéenne en formant un ensemble de petites vallées escarpées. Le sol schisteux accueille particulièrement bien le châtaignier.

Les miels présents :

  • châtaignier : miel corsé par excellence dont la cristalisation lente peut-être granuleuse
  • miel toutes fleurs (châtaignier, bruyère cendrée, ronce...) : miel plus doux mais qui garde un certain caractère
  • miel de bruyère blanche avec un goût de caramel caractéristique, une cristalisation moyenne.


Les premières couleurs d'automne dans une vallée cévenole — CC-BY-SA Yorick Labaume - 2005

  Le mont Lozère  

Point culminant de la Lozère, cet ensemble granitique est plus doux dans son relief que les Cévennes.

Les miels présents :

  • miel toutes fleurs (framboisier, épilobe, bruyère cendrée...) : miel doux, à cristallisation fine
  • miel de framboisier : miel doux, à cristallisation fine
  • miel de bruyère callune : miel de caractère, avec sa texture spécifique


Paysage du mont Lozère — CC-BY-SA Yorick Labaume - 2008

  Les Grands Causses  

Ces grands plateaux calcaires forment des îlots suspendus.

Les miels présents :

  • miel toute fleurs (sainfoin, serpolet...) : miel doux, à cristallisation fine
  • miel de lavande sauvage : miel très fin et doux, à cristallisation très fine


La lavande fine en fleur sur le causse Méjean — CC-BY-SA Yorick Labaume - 2007

À ce jour, je possède quatre ruchers sur les trois milieux décrits et je projette d'en trouver de nouveaux pour proposer tous les miels que je viens de lister !

A quoi va servir le financement ?

  Les investissements  

aujourd'hui je dispose déjà de matériels :

  • une camionnette fermée (quelque peu âgée),
  • un nécessaire de visite de rucher (combinaison, enfumoir...),
  • deux petits maturateurs,
  • une scie circulaire sur table,
  • divers petits matériels spécifiques.

J'ai sollicité l'Airdie, un financeur solidaire, et j'ai pu réaliser un microcrédit pour le démarrage, couvrant les investissements à faire tôt ce printemps :

  • 20 essaims (2900€)
  • des cadres (1300€),
  • de la cire (1200€),
  • divers éléments de ruches (1300€).

C'est déjà super !

En complément, j'ai besoin de    vous      pour boucler les investissements de démarrage qui comportent encore :

Pour la construction des ruches (hausses et corps) :

>> Des planches de scierie (600€)
Je construis les pièces en bois des ruches

>> Un décapeur thermique (50€),
Pour fondre la cire d'imprégnation des nourrisseurs

Pour le travail aux ruchers :

>> Un souffleur à batterie (750€)
Pour la récolte

Pour la miellerie :

>> 3 maturateurs (1400€)
Pour faire décanter le miel avant de le mettre en pot.

>> Un réfractomètre (50€)
Pour mesurer le % d'eau dans le miel

Pour la commercialisation :

>> les frais d'habilitation pour l'IGP miel des Cévennes (350€),
Pour la mise en place

>> Une balance certifiée (250€),
C'est une obligation légale

Voici présentés les investissements que je vais faire prochainement.

Pour tous vos dons, 8% sont prélevés par la plateforme pour couvrir ses frais ainsi que les frais bancaires.

  Les contreparties  

Elles seront faites à partir de mes productions apicoles, de temps de rencontres et d'échanges autour de l'apiculture, de la photographie que je garde dans ma vie :

  • la récolte 2016 des miels,
  • la récolte 2016 de pollen frais,
  • des bougies,
  • de l'hydromel2016,
  • des cartes postales,
  • un parrainage de ruche,
    un suivi particulier de ruche (par échange de mails illustrés) avec possibilité de lui donner un petit nom (non publicitaire) et le plaisir de goûter son miel en rayon
  • une randonnée,
    pour le plaisir de se balader sur les hauteurs des Cévennes avec la possibilité de parler photo si vous êtes amateur, apiculture dans tous les cas
  • une extraction,
    participer sur une après-midi au travail en miellerie, prendre les cadres dans les hausses, les désoperculer, les mettre dans l'extracteur puis récupérer le miel et le mettre en maturateur
  • une initiation à l'apiculture
    sur une demi-journée, découverte de l'intérieur d'une ruche, comprendre les bases de la biologie de l'abeille et de son organisation sociale
  • un tirage d'art photographique
    numéroté, au format 20x30 cm ou 30x40 cm, et encadré.
    Il s'agit ici de valoriser mes compétences premières qui sont la photographie, en vous offrant un tirage professionnel signé et numéroté (de 1 à 30).

À propos du porteur de projet

  Et plus encore...  

Nous sommes posés, pour un temps, avec ma compagne Julie, sur la ligne de rencontre des Cévennes et des Causses.
Nous partageons le quotidien avec Noam, Manoé et Célestin qui, du haut de leurs 10, 5 et 2 ans, animent les journées !

Parallèlement à mon installation, je travaille à Montpellier SupAgro sur le site de Florac.

J'y suis entré comme objecteur de conscience en 2000 (la structure était alors le CEP de Florac), après l'obtention d'un BTS Photographie, avec pour mission de numériser le fond diapo et de créer une photothèque.
J'ai continué par un emploi-jeune. Les besoins étant plus sur le graphisme, je me suis formé petit à petit à ces nouvelles missions.

Vers 2013, j'ai ressenti le besoin de changer de profession avec un désir d'agriculture. Pratiquant déjà l'apiculture, c'est assez naturellement que je me suis tourné vers elle.


La reine bien entourée — CC-BY-SA Yorick Labaume - 2016

  Les produits de la ruche  

Reproduction d'une gravure dans la Cuevas de Araña

Le miel

Produit phare de la ruche, le miel est apprécié dans toutes les régions du monde.
S'il fût pendant longtemps cueilli, l'Homme s'intéressa vite à conduire l'essaimage pour garder les ruches près de soi... et au sol !
Bien souvent la technique de récolte consistait à tuer la colonie pour en récupérer les rayons. Cette technique présente l'inconvénient majeur de tuer les ruches les plus belles qu'il serait plus heureux de garder pour les années suivantes.
Dans certaines régions, comme dans les Cévennes avec les ruches tronc, la technique ancienne consistait juste à prélever une partie du miel et la colonie était préservée.

Il sert aussi à faire de l'hydromel, boisson alcoolisée obtenu par fermentation. Elle est réputée divine, peut-être était-ce le premier alcool de l'Homme.
Il fût également le seul aliment sucrant jusqu'à une époque récente et s'utilisait dans les pâtisseries.

La cire

La cire remplaça il y a longtemps les torches de suif pour s'éclairer, bien que son coût élevé la réserva à une certaine élite dans un premier temps.
Aujourd'hui l'électricité fournit les besoins en éclairage, la bougie est sentimentale.
D'ailleurs elle est rarement en cire, la paraffine (issue du pétrole) étant moins couteuse, elle est privilégiée.

L'avantage aujourd'hui d'une bougie en cire est qu'elle sent bon et reste saine quand elle se consume.

La propolis

La propolis est connue depuis l'antiquité pour ses propriétés antifongiques et antiseptiques et elle servit à embaumer les pharaons.

Le pollen

Le pollen, de consommation plus récente, est récolté par les butineuses sur les fleurs mâles. Elles rassemblent les grains à l'aide d'un peu de miel pour former une pelote puis la ramènent à la ruche. On place devant cette dernière un filtre qui permet d'en récolter une partie.
Dans le commerce, il est le plus souvent séché et, bien qu'il perde en goût et en qualité, il se conserve bien.
Le pollen frais est stocké congelé, il conserve ainsi toutes ses qualités nutritionelles.
Les abeilles, pour leurs besoins, le stockent dans les alvéoles où il subit une lacto-fermentation ce qui augmente (légèrement) sa durée de conservation et modifie ses caractéristiques nutritionelles.

  La création du miel  


Les abeilles réparent une brèche cassée — CC-BY-SA Yorick Labaume - 2011

Du nectar au miel

Il y a les abeilles qui vont chercher du nectar sur les fleurs. Elles le stockent dans leur jabot (une petite poche de stockage entre la bouche et l'estomac) et le ramènent à la ruche. Là elles confient le nectar à d'autres abeilles qui vont à leur tour le mettre dans leur jabot. Elles mêmes le font passer à d'autres et ainsi de suite. À chaque fois, elles sécrètent des enzymes qui se mélangent au nectar et le transforment un peu. Enfin elles le déposent dans une alvéole, il est encore très liquide et  pour éviter qu'il ne fermente, elles vont ventiler la ruche pour évaporer progressivement l'eau contenue dans le nectar. Quand elles ont suffisamment concentré le nectar on a du miel ! Elles referment alors l'alvéole avec une couche de cire car sinon le miel réabsorbe l'humidité.

Récolte

Quand une grande partie des alvéoles d'un cadre sont operculées, il peut être récolté. Soit on le fait cadre à cadre en dégageant les abeilles qui sont dessus. On secoue d'abord le cadre pour qu'un maximum d'abeilles tombent puis on enlève les dernières à l'aide d'une balayette. Cette opération est longue et peut énerver les abeilles par sa longueur et parce qu'elles n'aiment pas du tout la balayette.

Soit on le fait par hausse entière à l'aide d'un souffleur, on se place au dessus et les abeilles sont chassée dans le corps. On retire la hausse et on souffle une nouvelles pour chasser les dernières qui sinon seraient amenées à la miellerie.
Cette méthode est un peu plus énergique mais ne blesse pas les abeilles et permet de récolter un rucher assez rapidement et d'éviter (la plupart du temps) de déclencher un pillage.

Miellerie

Quand les cadres ou les hausses ont été récoltés, on les amène à la miellerie. Il faut maintenant les désoperculer, enlever la fine pellicule de cire qui ferme les alvéoles. Les cadres sont ensuite placés dans un extracteur, une centrifugeuse à cadre qui va permettre de récupérer le miel sans briser les cadres bâtis qui seront réutilisés pour d'autres miellées. Le miel est ensuite mis dans des fûts qu'on appelle maturateurs et qui vont lui permettre de décanter en faisant remonter à la surface les petits déchets qui passent à travers les mailles du filtre. Le miel sera ensuite mis en pot... pour le plus grand plaisir de tous !


  Les petits trucs à savoir  

Les ours aiment le miel !    oui mais...
Si l'ours attaque des ruches c'est surtout à la recherche du couvain qui lui apportera des protéines.
Bien sûr il ne va pas délaisser le miel pour autant !

Les abeilles font leur nid accroché à une branche !    non mais... non
Les abeilles ne peuvent construire l'enveloppe autour des rayons si bien que lors de l'essaimage, une partie des butineuse part à la recherche d'une cavité de la taille d'une ruche pour les accueillir.
Ce sont les guêpes, frelons... qui font intégralement leurs nids tels qu'on les voit souvent attribués aux abeilles.