BackBackMenuCloseFermerPlusPlusSearchUluleUluleChatFacebookInstagramLinkedInTwitterYouTubefacebooktwitterB CorporationBcorp /* ULULE BRAND LOGOS */

655.32.1

Court-métrage

À propos du projet

 

Un mystérieux narrateur nous invite à observer un morceau de la vie d'une jeune fille, Camille. Cette dernière fait preuve d'une attitute singulière : fantomatique en journée, elle devient incontrôlable une fois la nuit tombée. Obnubilée par Phèdre, son félin de compagnie, elle se rend chez un vétérinaire pour discuter d'une potentielle castration. Mais en rentrant à son domicile, elle se rend compte que son chat a disparu.

 

 

 NE LUI DITES RIEN.       

655.32.1, c’est avant tout l’histoire d’un choix : se contenter de ce que l'on nous donne ou prendre ce que l’on veut ? Accepter son sort supposé, ou s’en détacher en fouillant au plus profond de soi-même afin de se révéler dans nos envies les plus primaires? Ce court métrage, c’est la personnification de deux entités, l’instinct et la raison, qui s’affrontent à l’intérieur d’un même corps. C’est l’illustration d’une bataille interne, quasi schizophrénique, entre les deux faces d’une même pièce.

En effet, ce tiraillement permanent, cette petite voix que nous entendons tous lorsque que l'on doit prendre une décision, c'est de ça dont il est question. Ce mystérieux narrateur, qui ponctue chaque geste de notre protagoniste, n'est pas là par hasard. Il est le métronome(le témoin) de cet instinct qui s'affirme à mesure que nous le canalisons. Une animalité d'autant plus indéniable qu'elle nous est constitutive, innée, dépourvue d'intérêt.

C'est à partir de ce postulat que se dessine l'environnement de Camille: des journées marquées par la solitude et la culpabilité, un chat capricieux et indomptable. Mais une fois la nuit tombée, la donne change totalement. Cette atmosphère, propice aux rêves et aux fantasmes, semble métamorphoser Camille. Une métamorphose savamment commentée par notre narrateur, beaucoup plus lié à cette transformation qu'il ne le prétend. Un affrontement au coeur même du sujet, de la séparation du raisonné et l’instinctif, jusqu’à leur inévitable collision.

Et si cette scission trouve un écho dans les agissements paradoxales de notre héroïne, c'est son chat, Phèdre, qui joue le rôle d'antagoniste. Diamétralement opposé à sa maitresse, il représente tout ce que Camille refoule : le désordre, l'animalité, l'insouciance. C'est dans cette opposition avec un chat fuyard que se développe sa schizophrénie. Un être figé par la raisonnabilité de la société, effrayé par ses envies. De l'enfermement naît la frustration, de la frustration naît les rêves. Les rêves et les fantasmes créent la culpabilité, un sentiment si fort et si envahissant qu'il en devient insoutenable: c'est à ce moment précis qu'il convient de faire un choix : accepter ses envies ou les castrer au risque de dépérir.

Ce mécanisme d'auto-défense, Camille va le calquer sur son chat. C'est là qu'intervient le vétérinaire. Un jeune homme à l’air sadique mais rassurant de par sa fonction, qui semble deviner la situation de notre héroïne, sans même la connaitre. Sa forme contraste avec son fond, il représente l'acceptation de soi dans son entièreté, égoïste et assumé. Unique contact sur un monde extérieur devenu inconnu, il apparait comme le seul rappel d’une humanité moulée avec de la glace mais fondée sur des flammes. Il devient ainsi la clé de voute du reste du récit car c'est après cette rencontre que tout s'accélère : Phèdre n'est pas rentré comme à son habitude et le vétérinaire, fasciné par les animaux et la castration, n'arrête plus d'hanter l'esprit de Camille. Cette situation devient le terreau idéal à la séparation de ses deux moi. En suit une quête effrénée pour retrouver son chat.

Jusqu’à la collision : avec le vétérinaire, avec son chat, avec le narrateur, avec elle même... L'impact devient alors aussi inévitable qu'inexplicable. Car le dénouement de cette fable, qui importe peu de savoir s’il s’explique d’un point de vue physique ou métaphorique, pose avant tout un questionnement sur l’acceptation de soi, et donc des autres, dans son intégralité, sans concession et sans peur.

                                     

 

JE

VAIS

 BIEN.

NE 

L'ÉCOUTEZ PAS,

IL

MENT.

 ◄

 

 

 


 

IL A DES COMPLICES

IL S'EN SERVIRA

ET VOUS 

PROPOSERA

UN MARCHÉ

POUR VOUS 

CONTRÔLER

À quoi va servir le financement ?

À propos du porteur de projet

L'instinct ou la raison ? Cette sensation de tiraillement résonne chez nous depuis que nous avons l'âge d'être autonome. Nos parcours sont différents, et c'est lors d'un projet annexe que nous nous sommes rencontrés. Nous n'utilisions pas les même mots, mais une pensée commune se dégageait : celle d'écouter nos envies au lieu de suivre la route qu'on avait tracé pour nous. C'est ainsi que se dessina les contours de 655.32.1. 

Lucas : réalisateur et scénariste. "Le cinéma était un plaisir d'enfance. Un orange mécanique plus tard, ce plaisir devient évidence: je ferai réalisateur et j'écrirai mes histoires. Depuis, toute ma vie ou presque a été construite sur ça. Après des années à étudier le cinéma en autodidacte et l'écriture d'un premier scénario, j'ai participé à un concours d'invitation au festival de Cannes. Ces quelques jours m'ont permis de rencontrer des producteurs d'expérience qui m'ont  poussé à réaliser le projet 655.32.1. Forts de leur soutien, nous nous sommes réunis avec mes acolytes afin de mettre sur pieds ce projet, et nous voilà". 

Alexis : Chef opérateur. " J'évolue dans le milieu de la danse depuis mon plus jeune âge. Plus tard vint la photographie et la vidéo. C'est d'abord inconsciemment que j'appris les bases du tournage. Pendant une longue période, je me filme entrain de danser, je dissèque mes vidéos, réajustant ensuite la lumière, la mise en scène. Cette association rythme-image devient une habitude, la calquant sur toute autre forme d'art. C'est cette sensibilité qui m'a ainsi poussé à prendre part au projet 655.32.1, et ce dès la lecture du scénario."

Maxime : monteur, ingénieur technique et son. " Je suis issu du monde du design. L'harmonie d'une image, le visuel, c'est d'abord sur ça que mon intérêt s'est porté. Mais ce cursus devenait trop restrictif, je voulais associer un son a l'image. Les formations scolaires ne faisaient plus sens. De nature perfectionniste et organisé, j'ai donc pris la décision qui me semblait la plus cohérente : apprendre le montage, la prise son, confectionner des outils pouvant aider à la réalisation, et ce sans école. J'ai d'abord fait mes gammes en réalisant quelques vidéos, puis on a commencé à me commander des clips musicaux. C'est dans ces conditions que j'ai fait la rencontre de Lucas et Alex et c'est ainsi que j'ai décidé de participer à cette aventure, une fable moderne dont la forme a pour but cette fameuse harmonie."