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Les 48H de la pige

L’information de demain se construit aujourd’hui – Rencontres des journalistes indépendants les 2 et 3 juillet à Strasbourg

À propos du projet

Soutenez les 48h européennes de la pige. Un événement par et pour les indépendants des médias. Deux jours pour anticiper les évolutions de la presse. Deux jours pour contribuer à la vitalité de la démocratie en Europe.

Pour leur cinquième édition, les 48H de la pige 2015 réuniront des journalistes et intervenants de toute l’Europe. Et elles s’ouvriront aux autres savoir-faire et talents qui contribuent à la production de l’information (dessinateurs, développeurs web, graphistes, etc.).

Qui, Quand, Où, Quoi, Comment ?

"Les journalistes auront un avenir s’ils réinventent leur métier", nous a dit Eric Scherer, directeur de la prospective à France Télévision, lors des 48H de la pige 2014.

Les 48H de la pige 2015 se dérouleront les 2 et 3 juillet 2015 à Strasbourg, dans les locaux du Centre universitaire d’enseignement du journalisme (Cuej). Les précédentes éditions (à Lille, Lyon, Aix-en-Provence et Vichy) ont réuni jusqu’à 150 journalistes pigistes et accueillis de nombreux intervenants : le fondateur de XXI Patrick de Saint-Exupéry, la grande reporter du Monde Florence Aubenas, le journaliste américain d'investigation Mark Lee Hunter... 

Les 48H de la pige 2015 en cinq objectifs

  • Anticiper le futur de la presse : S'adapter aux nouvelles technologies, se rapprocher des lecteurs, trouver de nouveaux modèles économiques pour produire une information utile, au service de la vitalité démocratique. Le monde change, les médias doivent changer.

  • S’ouvrir à d’autres expériences : Les journalistes indépendants représentent un quart de la profession, mais leurs conditions d'exercice sont souvent rudes. Pour continuer à proposer des reportages ils doivent s'inspirer d'autres modèles, se serrer les coudes et travailler en équipes. S'ouvrir aux pratiques d'autres métiers, d'autres pays devient indispensable pour se renouveler. Citoyens du monde ... et journaliste.                                                                                                              
  • Acquérir des compétences nouvelles :  Ils sont de plus en plus nombreux à chercher eux-mêmes des sources de financement pour faire aboutir enquêtes et reportages. Endosser une casquette de développeur, gérer un projet éditorial complet, ce n'est pas le métier premier du journaliste. La formation est au coeur de l'évolution des pratiques.

  • Créer un esprit collectif : Pour être plus créatifs, plus solidaires, plus déterminés, plus et mieux informés et ainsi, mieux informer.                                                                                                                        
  • Faire naître des projets : Pour construire aujourd'hui les médias de demain.

Au menu de ces deux jours :

Des ateliers de partage de compétences : le webdocumentaire avec Hanna Gieffers (Allemagne) / le BD-reportage avec Nicolas Wild (France) / le journalisme de données ou datajournalisme avec Tommaso Guadagni (Italie) / l’information long format avec Patrick Vallélian (Suisse) et d’autres encore.

Des workshops pour jeter les bases de collaborations journalistiques européennes.  

Des tables rondes :  

- "Comment enquêter en Europe", avec la danoise Brigitte Alfter de Journalism fund et Drew Sullivan, basé en Bosnie, cofondateur de Organized Crime and Corruption Reporting project, un consortium de journalistes d’investigation en Europe de l’Est et Asie centrale. 

- "Statuts, financement, formation : quelles réalités pour les pigistes en Europe", avec Alberto Campi, photojournaliste suisse, vainqueur du Swiss Photo Award 2012, Romy Strassenburg, journaliste allemande installée à Paris qui collabore notamment avec Der Freitag et Der Tagesspiegel et Stefania Mizara, photojournaliste grecque, organisatrice de l'édition grecque Visa pour l'image.

- "Quelle information pour quelle démocratie ?" avec l'ukrainienne Alla Lazareva, rédactrice en chef de la Semaine ukrainienne et auteur du livre Gazprom, le nouvel empire, le bulgare Nikolay Staykov, ex-rédacteur en chef de l'hebdomadaire bulgare Kapital, coordonateur du site citoyen Noresharski.com, le tchèque Martin Maska, journaliste installé en Autriche, membre de la direction d'European Youth Press et le suisse Fabio Lo Verso, fondateur notamment du journal suisse La Cité.     

Des temps de rencontres et d’échanges entre les participants.

Retrouvez le détail du programme sur le site www.48h.pigiste.org

A quoi va servir le financement ?

L'évènement est organisé par une vingtaine de journalistes bénévoles qui s'investissent toute l'année pour sa réussite, car nous savons que ce rendez-vous est extrêmement important pour de nombreux professionnels indépendants des médias, qui y puisent idées, compétences, énergie et réseaux.

L'argent récolté servira à couvrir une partie des frais d'organisation des 48H (le budget total de l'événement s'élève à 40 000 euros). Les 8000 euros de financement participatif seront repartis dans les postes de dépenses suivants : 

- Prise en charge du déplacement et de l'hébergement des 21 intervenants des 48H (à hauteur de 3000 euros).  

- Communication et campagne d'inscription : conception d'un site internet dédié à l'événement en anglais et en français ; conception, impression et distribution d'un magazine qui annonce l'événement et sa programmation également en français et en anglais ; conception et impression de flyers (à hauteur de 2000 euros).

- Réalisation d'actes multimédias pour partager le contenu de ces deux journées de travail sur Internet, avec nos collègues du monde entier et avec vous (à hauteur de 2000 €),

- Frais de restauration pendant les 48H (à hauteur de 1000 €).

Si le financement participatif atteint les 9 000 €, nous octroyons une bourse de 1000 € au projet de collaboration européen élu lors des workshops, pour participer à sa concrétisation. Les médias de demain se construisent aujourd'hui !

Si nous atteignons 10 000 €, nous prenons en charge les frais d'hébergement de l'équipe organisatrice (1000 € pour 20 personnes) qui s'investit depuis un an, avec le sourire (c'est la règle chez nous :-)).

Si nous atteignons 12 000 €, nous prenons en charge les frais de déplacements des bénévoles. Toujours les mêmes, qui ont passé leurs pauses déjeuners et leurs soirées sur ce projet. Quelle aventure !

Si nous récoltons 20 000 € nous salarions une personne à temps partiel pour coordonner notre association et faciliter la concrétisation de projets collectifs initiés par les journalistes indépendants. Là, ce serait le début d'une nouvelle et formidable aventure dont nous rêvons depuis quelques années !

À propos du porteur de projet

Les 48H de la pige sont organisées par Profession Pigiste, unique association française qui fédère journalistes pigistes et autres professionnels indépendants des médias (photographes, graphistes, développeurs web…). L'association compte 400 adhérents actifs et fédère près de 3000 professionnels via ses réseaux. Elle a pour but de renforcer les échanges entre ces professionnels, de défendre leurs droits et de valoriser leur travail.

Voir le site de l’association : pigiste.org

Un pigiste, késako ?

Le pigiste est un journaliste rémunéré à la tâche, parfois à la journée (dans l'audiovisuel notamment). Il est payé en salaire mais de plus en plus d’employeurs rémunèrent leurs collaborateurs en droits d’auteur ou en factures, ce qui est contraire à la loi. En France, sur les plus de 36 300 détenteurs de la carte de presse, 7 730 sont des journalistes pigistes. Mais de nombreux pigistes travaillent sans carte de presse (Audiens, organisme de protection sociale des journalistes, comptabilise au total plus de 20 000 pigistes). L’exercice du métier de journaliste pigiste peut parfois être solitaire (travail à la maison). Les 48H de la pige visent d’ailleurs à rompre cet isolement.