Un chef-d'oeuvre de la tapisserie d'Aubusson

Redonner à la France une œuvre emblématique du grand savoir-faire d'Aubusson

A propos

Le savoir-faire de la tapisserie d’Aubusson est classé Patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

L’exposition « Aubusson Tapisseries des Lumières, Splendeurs de la Manufacture Royale, fournisseur de l’Europe au XVIIIème siècle », organisée en 2013 au musée de la tapisserie d'Aubusson a été reconnue d’intérêt national par le Ministère de la Culture et de la Communication. Elle a été l’occasion de rassembler à Aubusson des œuvres d’exception venues du monde entier retrouver leur terre natale, plus de deux siècles après leur création.

Parmi elles, une œuvre monumentale (339 cm x 348 cm), hors-norme : la "Verdure fine aux armes du comte de Brühl".

 

verdure fine aux armes du comte de Brühl

Détenue par une galerie allemande, cette tapisserie est l’une des plus belles productions en Aubusson du XVIIIème siècle. Fruit d’un savoir-faire à son apogée, elle est miraculeusement préservée. Les bleus de son ciel sont encore éclatants alors qu’il s’agit de la couleur la plus fragile.

À cela s’ajoute la célébrité du commanditaire dont on reconnaît le blason sur la tapisserie, le comte Heinrich von Brühl, puissant Premier Ministre du Roi de Pologne et prestigieux collectionneur : les dessins de sa collection sont conservés au Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg et son argenterie au Metropolitan Museum de New York.

Cette verdure fine a été dessinée par Jean-Joseph Dumons, peintre du Roi fortement influencé par Jean-Baptiste Oudry.

L'intégrer dans les collections du musée de la Cité internationale de la tapisserie, à la hauteur de l’excellence des savoir-faire de la région, permettra de la rendre accessible au public une pièce exceptionnelle et d'une grande importance historique.


detail verdure de brühl

 

Cette œuvre présente des caractéristiques scientifiques et culturelles importantes pour la collection du Musée :

  • Une finesse remarquable : elle fait partie des productions les plus fines, dites d’« étaim fin » et réservées à l’exportation.
  • Un état de conservation exceptionnel : l’intégralité de ses couleurs ont été préservées, preuve des efforts menés à Aubusson pour améliorer les teintures au XVIIIème siècle afin de relever la Manufacture Royale.
  •  La signature « de Landriève » : elle attribue sans équivoque possible cette pièce à la Manufacture d’Aubusson.
  • Un dessin de très grande qualité, qui montre le rôle du peintre du roi.

Cette pièce remet ainsi en cause la hiérarchisation communément admise selon laquelle la grande aristocratie européenne se serait fournie en tapisseries auprès des Manufactures de Beauvais ou de Bruxelles, et non pas à Aubusson.

 

signature aubusson verdure de brühl

A quoi va servir le financement ?

Participer à un grand projet patrimonial

Cette opération a été retenue par le Ministère de la Culture qui a accepté de participer au projet à travers le Fonds du Patrimoine, strictement réservé à quelques acquisitions exceptionnelles chaque année. Ce soutien a été rendu possible grâce à l'appui des services du Musée du Louvre (département des objets d’art), convaincu de l’intérêt de la démarche pour les collections publiques françaises.

L'achat reçoit également le soutien de subventions spéciales du Conseil régional du Limousin et du Conseil général de la Creuse.

La souscription publique permettra donc de réunir le financement restant nécessaire à l'achat de l'œuvre auprès de la galerie. (Les dons au musée de la tapisserie d'Aubusson, labellisé Musée de France, sont déductibles du montant d'impôt.)

Cet achat permettra de faire entrer dans le patrimoine national cette pièce aubussonnaise hors du commun, sinon promise à une vente internationale, et qui pourra ainsi enfin être présentée au public.

La verdure fine aux armes du Comte de Brühl sera un des chefs-d’œuvre de l’exposition inaugurale de la nouvelle Cité internationale de la tapisserie en 2015.

A propos du porteur de projet

 

 

 

La Cité internationale de la tapisserie a été créée en 2010, en écho à l’inscription des savoir-faire et techniques de la tapisserie d’Aubusson au Patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, en septembre 2009. Elle représente un projet à la fois patrimonial, culturel et économique, autour du « mythe Aubusson ».

Le projet de Cité de la tapisserie est construit autour d’une articulation étroite entre patrimoine, création et accompagnement des acteurs de la filière, avec un nouveau projet scientifique et culturel pour le musée de la tapisserie d'Aubusson et des activités de recherche, et un volet « développement économique du territoire », avec des actions de formation, de transmission, de médiation, de promotion de la tapisserie d'Aubusson, pour réaffirmer le prestige et la modernité d'Aubusson.

L’inauguration de la Cité de la tapisserie au sein du bâtiment de l'ancienne Ecole nationale d'Art décoratif d'Aubusson, réhabilité à cet effet par l'agence d'architecture Terreneuve, est prévue à la fin 2015, soit 350 ans après la création par Colbert de la Manufacture Royale d’Aubusson.

www.cite-tapisserie.fr