Sauvons le Phono Museum !

Assurer la survie d'un lieu unique dédié à l'histoire de l'enregistrement sonore

A propos

Quelques mots sur le musée

Le Phono Museum, situé 53, boulevard de Rochechouart, dans le 9ème arrondissement de Paris, a ouvert ses portes en septembre 2014. Ce musée privé fonctionne grâce à l’action de bénévoles qui le font vivre dans le cadre d’une association loi 1901, Phonoplanète - La Grande Aventure du Son Enregistré, dont le but est de :

- Faire découvrir au grand public des machines parlantes, ancêtres des platines et lecteurs CD et mp3 (phonographes, gramophones, poupée parlante, électrophones, juke-box, lecteurs K7 et autres lecteurs sonores hybrides...), issues de plusieurs collections privées ;

- Favoriser la transmission des connaissances sur l’histoire du son enregistré et des appareils qui y sont liés à travers la création de dossiers pédagogiques ;

- Promouvoir la dimension patrimoniale des machines parlantes et des supports enregistrés ;

- Mettre à la disposition des artistes (musiciens, réalisateurs, photographes...) un espace unique à Paris pour des concerts, des tournages ou des shootings.

- Organiser des concerts mensuels dont la programmation est assurée sous la direction musicale du chanteur et compositeur Abed Azrié.

 

140 d'histoire sonore

Le phonographe est le premier produit de consommation de masse à avoir pénétré dans les foyers, avant la radio et l’électricité. Déjà en 1930, dans le film célèbre de René Clair « A nous la liberté », qui servit de canevas à Chaplin pour « Les Temps Modernes », le phonographe est montré comme l’emblème de la production industrielle moderne. 

Avec près de 250 machines d’époque en état de fonctionnement, le Phono Museum présente les différentes étapes de l’histoire de l'enregistrement sonore, des premiers appareils à cylindres et à disques de la fin du XIXe siècle jusqu’aux technologies les plus récentes. Il s'appuie sur les connaissances techniques et historiques de son équipe de bénévoles. La collection est agrémentée par une cinquantaine d’affiches d’époque et de photos.

  

A titre d'exemple, le Phono Museum permet de découvrir des modèles rares comme l'appareil à feuille d'étain (1878) et la poupée parlante (1889) de Thomas Edison, ou le premier appareil permettant de lire les disques créé par Emile Berliner (1890).

Le Gramophone d'Emile Berliner (1890) fabriqué par Kammer&Reinhardt, première machine de l'histoire du disque. 

Le point sur la situation du musée

Malgré un fonctionnement reposant sur le travail de bénévoles, le musée ne peut vivre actuellement grâce aux seules entrées. Près de 34 000€ de travaux ont été réalisés par l'association avant l'ouverture afin d'aménager le musée, notamment pour le rendre accessible aux personnes à mobilité réduite.

Notre demande de subvention à la Ville de Paris pour aider au financement du fonctionnement du musée est malheureusement restée sans réponse jusqu’à ce jour, si bien que l'association se trouve dans une situation financière délicate avec une dette de 52 000€ auprès de notre bailleur Paris Habitat.

Nous avons reçu une mise en demeure de Paris Habitat accompagnée d'une convocation au Tribunal de Grande Instance. Nous risquons de voir notre bail annulé, ce qui serait synonyme de fermeture immédiate du musée.

L’heure est donc décisive pour le Phono Museum. C'est pour cela que nous comptons sur votre soutien et votre mobilisation, afin que soit assurée la survie d'un lieu unique lié au patrimoine sonore et industriel, situé à deux pas des hauts-lieux du music-hall et du café-concert.

Les contreparties proposées

Afin de vous remercier pour votre soutien, nous vous proposons en fonction du montant donné une série de contreparties dont vous trouverez la liste dans la colonne de droite de cette page. Quel que soit le montant et en plus de la contrepartie choisie, vos noms seront inscrits sur notre site internet et sur un Mur des donateurs qui va être érigé à l'entrée du musée.

Parmi les contreparties proposées figurent notamment la possibilité de suivre une visite commentée et sonorisée du musée, mais aussi de participer à des ateliers pour comprendre le fonctionnement d'un phonographe, d'un disque ou d'un cylindre.

Vous pourrez également vous promener dans les 9ème et 2ème arrondissements sur les traces des premiers fabricants et revendeurs parisiens de phonographes ou venir danser en costume d'époque lors des soirées Belle Epoque et Années Folles que nous allons organiser.

Si c'est l'enregistrement de votre voix qui vous fait rêver, nous vous offrons l'opportunité de graver le son de celle-ci sur une feuille d'étain ou sur un cylindre, comme aux premières heures de l'enregistrement sonore, et de conserver le support enregistré. La cabine d'enregistrement individuel que nous allons aménager d'ici la fin de l'année vous permettra quant à elle d'enregistrer votre propre morceau et de repartir avec le disque sous le bras !

Nous vous offrons enfin la possibilité de parrainer l'une des pièces exposées au Phono Museum, qu'il s'agisse de machines parlantes, de peintures, d'affiches ou d'objets publicitaires. Votre nom sera alors inscrit sur la notice descriptive accompagnant la pièce que vous aurez choisie. Les pièces à parrainer sont visible ici.

 

Un autre moyen de nous aider, gratuit celui-là, est de parler de nous et de diffuser cette page à vos contacts !

Pour suivre l'évolution du projet, vous pouvez nous retrouver sur Facebook et Twitter.

Un grand merci pour votre soutien ! 

A quoi va servir le financement ?

- A rembourser une partie de la dette auprès de notre bailleur (6000€) ;

- A financer en partie la création d'un emploi permanent dans le musée (4500€) ;

- A financer l'amélioration des vitrines du musée et l'installation d'une enseigne extérieure (3500€) ;

- A relancer des projets laissés en suspens, parmi lesquels figurent :

  • l'aménagement d'une cabine individuelle permettant aux visiteurs du musée d'enregistrer leur voix ou un instrument (à l'image de celle où Elvis Presley a enregistré ses deux premières chansons pour sa mère) et de repartir avec l'enregistrement pressé sur un disque (8500€).
  • l'aménagement d'un espace dédié à la consultation par le public d'archives sonores et de ressources documentaires (ouvrages spécialisés, revues d'époque, catalogues commerciaux, photographies anciennes...). (4000€)
  • l'organisation de cours de danse (boston, charleston, fox trot, tango, swing, cha cha cha...) animés par des professionnels et accompagnés par de la musique d'époque jouée sur des appareils d'époque (1500€).
  • l'organisation d'un événement annuel pour aller à la rencontre des riverains sur le terre-plein central du boulevard Rochechouart, impliquant musiciens, artisans et des professionnels du secteur (500€).
  • l'organisation de conférences thématiques sur l'histoire de l'enregistrement sonore, qui évoqueront un courant musical, une époque, un artiste ou un label en particulier (500€).
  • l'organisation dans le musée et dans d'autres lieux d'expositions temporaires présentant des pièces issues d'autres collections privées (1000€).

A propos du porteur de projet

Jalal Aro

L'ouverture du Phono Museum en 2014 est à l’initiative de Jalal Aro, collectionneur et spécialiste mondialement reconnu des machines parlantes et des supports anciens d'enregistrement, membre du Groupement national des experts certifiés et agréés.  Il exerce comme professionnel depuis 2000 et a ouvre en 2004 La Phonogalerie, un espace situé à deux pas du Phono Museum dédié à l'achat, la vente, la réparation et la location de machines parlantes et documents sonores et papiers.

Ses appareils ont servi pour le décor de nombreux films, parmi lesquels La Môme (Olivier Dahan, 2007), Un barrage contre le Pacifique (Rithy Panh, 2007), Inglorious Bastard (Quentin Tarantino, 2009), Midnight in Paris (Woody Allen, 2011), Magic in the moonlight (Woody Allen, 2014), Marguerite (Xavier Giannoli, 2015), Planetarium (Rebecca Zlotowski, sortie prévue en 2016), Dalida (Lisa Azuelos, sortie prévue en 2017), Django Reinhardt (Etienne Comar, sortie prévue en 2017).

Henri Chamoux

Henri Chamoux est ingénieur d’études au LARHRA (UMR CNRS 5190) et expert auprès de la Direction du patrimoine et de l’architecture pour les instruments scientifiques et techniques anciens. En 1998, il a inventé l’Archéophone, lecteur universel de cylindres phonographiques, désormais utilisé dans les plus importantes archives sonores et bibliothèques nationales. Il est l'auteur de la Phonobase, qui offre l'audition en ligne de plus de 10000 documents sonores enregistrés et commercialisés avant 1914. Docteur en histoire, il a consacré sa thèse à la diffusion de l'enregistrement sonore en France à la Belle Époque (1893-1914).

Thomas Henry

Thomas Henry, 34 ans, est collectionneur de disques 78 tours et spécialiste des musiques non-occidentales. Il est l'auteur du blog Ceints de bakélite et le créateur du projet de cartographie interactive Disquaires de Paris.

Alain Régnier

Alain Régnier est l'ancien Directeur des Systèmes d'Information (DSI) à l'école SUPMECA de Saint-Ouen. Du fait de sa compétence en Technologies de l'Information et de la Communication pour l'Enseignement (TICE), il trouve d'un grand intérêt  que le Phono Museum  transmette l'aspect technologique de l'histoire du son enregistré, et a dans ce but réalisé un dossier pédagogique à l'attention du monde scolaire. C'est Alain qui sera chargé du volet robotique de l'aménagement de la future cabine d'enregistrement du musée.

Abed Azrié

Abed Azrié est un compositeur, chanteur et écrivain franco-syrien auteur d'une vingtaine d'albums, de plusieurs musiques de film et plusieurs livres. Au fil des tournées en Europe, aux États-Unis ou au Mexique, sa musique rassemble un  public enthousiaste, transporté aussi bien par la modernité de la composition que par l'universalité du message.

Le Phono Museum fonctionne grâce au travail d'une équipe de bénévoles : Charlotte Aro, Marie-Annick et Gérard Blottière, Nathalie Chapel, Thierry Combastet, Raffi Kassis, Neb Magnée, Hervé Noël, Didier Vincent et Maria Zamroud.