Otages de frontières

Les migrants d'Oujda

A propos

Oujda. Bienvenue aux véritables frontières de l'Europe. Là, les migrants attendent. Les raisons sont toujours les mêmes, le drame ne cherche pas l'originalité. Les difficultés ne découragent personne, les candidats se multiplient. Un nouveau nomadisme est né. 

Des mois sur la route, pour certains, des années, la plupart s'arrêtent à Oujda. Base de migrants, c'est l'illustration de "l'externalisation des frontières". Grands progrès de l'U.E, les frontières communes ont permis aux pays européens de repousser les migrants plus loin encore. En échange d'accord économique, les pays hors de la forteresse européenne jouent les zones tampons.

 

Ce projet cherche à témoigner de la réalité sur le terrain. Un retour sur les conséquences concrètes des politiques européenes par une immersion dans cette ville symbole, carrefour de migrants du monde entier. Dans les forêts alentours, les grottes, dans les banlieues et les facultés, la ville regorge de migrants. Des photos existent déjà, j'aimerais en faire plus. 

 

Ces photos ont pour but d'être publiées, mais devant la difficulté de l'entreprise, elles ont avant tout vocation à exister. Tout ce qui arrivera après sera en bonus.

A quoi va servir le financement ?


  • Le Maroc, ce n'est pas loin, mais tout de même, il faut y aller. Une bonne partie de mon budget va passer dans ce voyage. Le billet coute un peu plus de 300 € aller-retour.
  • Par le rôle qu'elle joue dans cette histoire, Oujda est une ville à la marge, à la frontière avec l'Algérie, ici précisement :

 

Il faut donc là aussi s'y rendre. Par le train, c'est plus économique, une quarantaine d’€ aller-retour. En tant que jeune chien fou, il est bon de subir un peu pendant 24h de train. C'est aussi une forme de respect pour les migrants que je suis amené à rencontrer. C'est important.

  • Tous les hommes ont faim, je suis un homme. Donc j'ai faim. Ce syllogisme de bas étage est juste là pour appuyer le fait qu'il faudra bien que je me nourrisse pendant les 15 jours à Oujda. Je vous éviterai le même pour le logement puisque je devrai être hébergé sur place.
  • Le backchich a ses raisons que ma raison ne connait point. Il est donc toujours bon d'avoir un pécule pour s'ouvrir quelques portes.
  • Enfin, 8% reviennent à Ulule et une partie pour me permettre de vous faire parvenir vos petits cadeaux.

A propos du porteur de projet

Journaliste en herbe, je suis encore étudiant à l'Ecole de Journalisme de Toulouse (l'une des 13 écoles reconnues par la profession:http://www.ejt.fr/)  vous avez devant vos yeux l'ébauche de mon premier projet international. Je ne prétends pas révolutionner le monde de la photo, ni celui du journalisme. Pas tout de suite du moins. Des reportages ont déjà été faits sur le sujet, mais ils restent incomplets. J'aimerai prendre le temps d'aller plus loin.

Mais c'est surtout l'occasion d'acquérir de l'expérience. De me confronter aux réalités d'un terrain inconnu. Toute la difficulté de ce projet (et ce qui le rend donc attrayant), c'est ce sur quoi il repose: l'appareil photo. Objet interdit dans le monde clandestin, le plus dur sera de le faire accepter. La qualité des photos sera directement impactée par la réussite de cette insertion. La base du projet repose donc sur un travail en amont qui se met peu à peu en place.

Pour ne rien vous cacher, je n'ai de photographe que l'appellation auto-proclamé. Je manipule régulièrement des appareils de grande qualité, je maitrise donc la bête techniquement, je développe mon oeil, je prend des choses et d'autres,  comme ça par exemple :

 

ou ça:

ou bien encore ça:

et ça:

 

 

Mais cela manque un peu d'actualité. Je cherche cette fois à me lancer dans le grand bain de l'information mondiale, bien conscient qu'il faut commencer par le petit bain, voir le bain de pied.

Né d'une conversation anodine d'un lundi soir sans relief, ce plan s'est peu à peu formé. On dit que les idées géniales naissent dans les moments les plus banals. On dit aussi que le projet est le brouillon de l'avenir, mais qu'il faut parfois à l'avenir des centaines de brouillons. J'espère juste que ce projet aura la chance d'arriver à maturité.

"La confiance est un élément majeur : sans elle, aucun projet n'aboutit".

Je crois que ce gentil monsieur Tabarly a raison, je vous remercie donc par avance de la vôtre. Quant à moi, j'essaierai de ne pas pêcher par un excès de la dite confiance.