Ondes Science et Manigances

Quand le business dirige la recherche, peut on encore faire confiance à la science?

A propos

Ce projet est maintenant achevé, le film est sorti en salle de cinéma le 19 Mars 2014.

Vous pouvez retrouver le calendrier des projections ou commander un DVD, sur notre site

http://ondesscienceetmanigances.fr/

You will find english complete information and english subtitled trailer here

L'HISTOIRE DU FILM 

ondesscienceetmanigances.fr

Les événements à l’origine de ce documentaire, se sont déroulés en Alsace, où un collectif de citoyens s’est opposé à l’installation d’une antenne de téléphonie mobile à proximité des maisons. Parmi eux, le Dr George s’est mobilisé suite à la lecture d’études scientifiques qui révélaient que les ondes électromagnétiques de la téléphonie mobile étaient nocives pour la santé humaine. De son côté, le maire du village croyait à l’innocuité de cette technologie, se référant à l’OMS, qui en 2009 affirmait que les ondes étaient sans danger. 

Jean Hêches réalisateur de documentaire a été contacté par les membres du collectif pour les soutenir: «Je ne m’étais jamais intéressé à ce sujet, mais je me suis souvenu de ce que j’avais entendu dans les années 80. Le technicien  de la radio libre à laquelle je participais, nous mettait en garde contre les rayonnements de notre émetteur. Je savais que la technologie de la téléphonie mobile était similaire, donc effectivement une antenne à proximité des maisons pouvait représenter une menace pour la santé, en particulier celle des enfants.»

En 2009, quand ce projet de film a débuté, les médias faisait état de nombreux cas de collectifs de citoyens qui s’opposait à l’installation d’antennes, en revendiquant des études scientifiques qui appelaient à la prudence. En face, les autorités sanitaires nationales et internationales niaient l’impact des ondes électromagnétiques sur la santé. Pourtant des éléments scientifiques contradictoires alimentaient une controverse importante qui ne permettait pas de prendre une position tranchée.

«Je sentais la nécessité de faire un film sur cette question des ondes et de la santé, mais je tâtonnais sur la manière d’aborder le sujet, d’autant plus que je participais à l’action du collectif. La présence de la caméra créait des tensions avec les élus. Le projet de film était au point mort. C’est la rencontre avec Janine Le Calvez, Présidente de Priartem, qui a permis de sortir de la problématique locale pour commencer à comprendre les arrières plans de cette controverse. Il y avait des conflits d’intérêts importants en France chez certains experts consultés par les autorités sanitaires.»

Suite à cette rencontre, le tournage a véritablement débuté et, faute d’intérêt d’une chaîne de télévision, il a du être financé par le bénévolat d'une partie des membres de l’équipe et la participation logistique de la société de production indépendante Septième Factory.

«Pendant les deux années de la production,Kerstin Stenberg, la correspondante locale de Priartem, nous a signalé  les rencontres scientifiques importantes où nous avons filmé une véritable guerre de position que mènent les industriels sur la question de l'innocuité de leur technologie. Kerstin a été la première à évoquer l’existence de la «stratégie de défense de produit» menée par les industriels de la téléphonie mobile, au niveau mondial, pour protéger leur business. D’autres intervenants du film, un député européen, un scientifique, et Mona Nilsson une journaliste suédoise spécialiste du sujet,  nous ont donné des détails sur ces pratiques.» 

Cette «stratégie de défense produit» agit principalement dans le domaine de la science.  Il fallait  donc, à ce stade, entrer dans la compréhension des études scientifiques, des rapports d’experts, le tout rédigé en anglais. La productrice, Nancy Guion de Méritens, ancienne journaliste, a rejoint le projet en tant que co-auteure et s’est attelée à la tâche. « Ce qui m’a motivée c’est quand j’ai découvert qu’il y avait dans certaines écoles très proches d’antennes relais, une concentration anormale d’enfants atteints de différents types de cancers, comme à Rexpoede dans le Nord de la France où nous sommes allés filmer.»

Le travail d’enquête à révélé par diverses sources que les industriels de la téléphonie mobile, à l'instar de l'industrie du tabac, ont mis en place une stratégie de "défense de produit" destinée à créer artificiellement un doute scientifique autour de la nocivité de cette technologie, dont les effets délétères sont pourtant connus par les spécialistes depuis les années 1970. A cette époque, des travaux scientifiques ont mis en évidence le «syndrome des micro ondes» des opérateurs radars des bases aériennes. Les symptômes révélés par ces études sont les mêmes que ceux décrits par les personnes «électrohypersensibles» qui souffrent des ondes aujourd'hui.

C’est en Suède que nous avons suivi Ulrika, une électrohypersensible,  qui en l’espace de deux années, a déménagé deux fois, pour s’éloigner d’un électrosmog toujours plus envahissant. Tore, son compagnon, ancien ingénieur de Motororola, a renoncé à son ancienne vie, pour la soutenir dans une société suédoise hyper-moderne qui abandonne  pourtant ces personnes handicapées par la technologie, à leur désarroi.

«La rencontre avec la journaliste suédoise, Mona Nilsson, a été décisive pour le film. Elle traque depuis 10 ans  les indices de cette activité de «défense de produit». Elle nous a permis d'accéder à des documents très compromettants pour l’industrie, dont un email, jamais publié à ce jour, qui apparait à la fin du film. Elle nous a fait cadeau d’un scoop! »

Kerstin Stenberg et Mona Nilsson.

L’enchainement des événements et des rencontres ont permis que ce film, a priori impossible à réaliser sans moyens financiers, voit le jour. Quand nous avons été confrontés à des besoins d’images d’illustration pour parler de lieux où nous n’avions pas les moyens d’aller filmer,  nous avons  fait appel, sur Internet, à la générosité de contributeurs amateurs ou professionnels qui ont mis gracieusement leurs images à disposition de notre film. C’est dans ce même esprit que nous soumettons la bonne fin de notre projet à la communauté des contributeurs de ULULE, afin que ce documentaire puisse maintenant rencontrer son public.

A quoi va servir le financement ?

Les 3000 € vont servir à payer les derniers frais techniques de la version française et la fabrication du master du DVD (authoring).  Merci à tout ceux qui nous ont aidé.

Notre prochain objectif, atteindre un financement de 8000 € 

Nous allons consacrer toutes les sommes suplémentaires à la réalisation de la version anglaise pour la diffusion du documentaire à l'étranger. Son coût est d'environ 5.000 €.

Les frais de traduction sont de 1.080 € ; les comédiens pour les voix vont coûter 3.040 € (charges comprises), nous avons pu obtenir un forfait pour le studio d'enregistrement et de mixage de 1.000 € .

Toutes les sommes réunies, au delà de 3000 € seront allouées à la production de cette version anglaise.

Il restera ensuite à payer l'authoring du DVD, les frais de fabrication et un peu de marketing (poster etc...).

L'ensemble de notre besoin de financement est d'environ 10.000 €. Votre soutien va nous permettre d'avoir les outils pour diffuser ce film, en France et à l'étranger.

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A propos du porteur de projet

Les porteurs du projet, sont le réalisateur Jean Hêches et Nancy de Méritens productrice et auteure.

Après avoir été assistant pour le cinéma, et monteur pour la télévision Jean Hêches a réalisé son premier documentaire LES FOUS DU CIRQUE pour LES CARNETS DE L'AVENTURE sur France 2. Il a continué à réaliser des documentaires sur des sujets liés à sa région d'origine les Pyrénnées. Ses films ont ensuite évolués vers des sujets de société, la banlieu avec le court métrage primé NOIR DESSIN, l'agriculture biodynamique avec GUERIR LA TERRE, le financement solidaire avec LA NOUVELLE ECONOMIE FRATERNELLE. En 2009, en Alsace où il vit, il s'est impliqué dans le combat d'un collectif qui s'opposait à l'implantation d'une antenne de téléphonie mobile prés des maisons. Ce qui au départ n’était qu’une simple activité de militant, s’est transformé en une enquête complexe qui a révélé  des enjeux insoupçonnés, dépassant largement la problématique locale.

Nancy de Méritens collabore avec Jean Hêches depuis de nombreuses années à produire et à co-écrire certains de ses documentaires. Auparavant, elle a été journaliste de cinéma pour le magazine STARFIX et a travaillé dans la distribution vidéo. Pour ONDES SCIENCE ET MANIGANCES elle est redevenue journaliste pour mener l'enquète.