Les mauvaises herbes

Un potager sur le toit!

A propos

Notre vocation

Les mauvaises herbes est un projet d’agriculture urbaine développé dans le cadre de l’économie sociale et solidaire.

Concrètement, nous poursuivons deux activités principales :

  • Mettre en place et cultiver des surfaces maraîchères productives en ville
  • Animer ces potagers pour en faire des espaces collectifs à vivre, espaces communs de partage  et d’échange.

Pourquoi?

Parce que nous aimons les aliments bons, propres et justes,

Parce que nous pensons qu'ils doivent être accessibles à tous;

Parce que nous tenons à la variété,  à la biodiversité;

Parce que nous pensons que  la ville et ses habitants ont besoin de se rapprocher de la nature,

Parce que nous pensons que les habitants peuvent transformer la ville.

Un potager écologique, productif et participatif en ville, c'est pour nous un formidable outil pour:

recycler, composter, mieux manger, se sensibiliser à la protection de l'environnement, se reconnecter à la nature, se réapproprier l'espace urbain, se rencontrer, partager les savoirs et bien plus encore.

Comment fait-on?

Nous installons des potagers en nous adaptant aux  surfaces urbaines disponibles au sol et sur les toits : conception, reconstitution de substrats écologiques, installation de ruches et de poulaillers,  mise en place de circuits de compostage, culture de variétés locales, analyses sanitaires...

Nous produisons des fruits et légumes (ainsi que des oeufs et du miel) en mettant autant que possible en oeuvre des techniques agro-écologiques adaptées au territoire urbain.

Nous animons des ateliers, des évènements et des rencontres autour du potager: cuisine, jardinage, sensibilisation, compostage...

Avec qui?
Avec nos partenaires paysagistes pour l'installation,

Avec un maraîcher salarié pour la production,

Avec différents animateurs  pour les ateliers spécifiques.

Et surtout avec les habitants d'un quartier, les usagers d'un espace!

Ou allons-nous?

Nous nous adressons avant tout aujourd"hui aux bailleurs sociaux.

A plus long terme, nous envisageons de travailler avec des entreprises, des restaurants, des collectivités, des établissements de santé...

A quoi va servir le financement ?

La levée de fonds Ulule porte sur l'installation d'un premier potager expérimental sur le toit d'un bâtiment situé dans le 12ème arrondissement de Paris.

Nous avons encore besoin pour cela de 2500€.

Ce premier potager test est essentiel pour :

  • Expérimenter des éléments techniques  de notre modèle de potager et notamment notre substrat "en lasagnes" issus de matières recyclées produites en ville (broyat de bois, marc de café, compost).
  • Construire les contenus pédagogiques des ateliers de jardinage écologique.

Les légumes produits alimenteront une soupe cuisinée deux fois par semaine pour les usagers du lieu (il s'agit d'un atelier solidaire d'artistes ).



 

Ce que nous avons déjà:

  • Un toit-terrasse
  • Un procédé, La culture en lasagnes :

Nous souhaitons en effet travailler dans nos futurs potagers à partir d'un substrat conçu à partir d’une technique en « lasagnes», c’est-à-dire composé de plusieurs couches successives de différents matériaux pour créer une terre cultivable, riche et saine. Cette technique permet de cultiver sur des surfaces non cultivables (béton, pollution des sols, etc) et sans effort.
Elle permet également de ne pas faire venir à grand frais des milliers de litres de terre cultivables prélevées dans nos campagnes.
Enfin, ce procédé offre un débouché de recyclage exceptionnel: plusieurs matériaux  disponibles en ville sont utilisables tels que cartons, papiers, feuilles mortes, tontes de gazons, épluchures, compost, bois d'élagage... 

Nous avons choisi (pour des raisons économiques, pratiques et écologiques) pour nos premiers tests  les suivants: copeaux de bois, marc de café, épluchures et compost.

Pour en savoir plus, venez à l'atelier du 16 Mars!

  • Des contenants (grâce à un don de l’entreprise Bacsac, nous disposons d'un nombre sufffisant de sacs de cultures)
  • Un plan de culture (grâce à la géniale agence de paysagistes/horticulteurs Sensomoto)

 

Avec  2000€ nous pourrons acquérir ces éléments indispensables  :

  • Les matériaux:

En tout près de 10 000litres de compost, de bois fragmenté de marc et autres, nécessaires à la création de notre substrat. (Nous espérons en grandissant pouvoir créer notre propre circuit de récoltes de matériaux recyclables, mais en attendant nous devons  faire appel à des professionnels du recyclage des matières vertes.)

Nos fournisseurs sont solidaires, pour le bois et le compost nous travaillons avec BioYvelines, une entreprise d’insertion. Pour le marc de café, nous travaillons avec un partenaire qui utilise le marc de café pour faire pousser des champignons.

  • L'installation

Un monte-charge pour apporter tous les matériaux au 5ème étage, la location d'un véhicule à la journée pour les transporter.

  • Les outils et le matériel

Gants, transplantoirs, arrosoirs, sécateurs, ficelle, tuteurs, grillage, etc.: indispensables pour mener à bien les ateliers que nous souhaitons faire sur le jardin.

Récupérateur d'eau de pluie, sytème d'irrigation, bacs à compost: si nous comptons construire certains de ces élements, des outils et pièces seront nécessaires.

  • Les graines et les plants

Une fois le jardin installé, il nous faudra bien évidemment planter de belles variétés de légumes et fruits de préférence de terroir ou issues de variétés anciennes.

 Avec 2500€ , nous pourrons compléter notre potager avec:

  • une ruche pour le potager(Dadant  10 cadres) , deux combinaisons d'apiculteurs et un essaim d'abeilles!
  • un coin fruits rouges dans le potager!

Voici les éléments nécessaires à l'installation de ce jardin 100% bénévole. Nous avons déjà fourni un premier investissement personnel afin d'initier cette expérimentation, il nous manque encore des fonds pour la mener à bien et à terme!

 

Les mauvaises herbes ont besoin de vous !

 

 

( photo principale: Jardin sur le toit de la banque Desjardins, Montréal)

A propos du porteur de projet

Pour la petite histoire...

C’est au début Margaux, résolument citadine, que  sa passion pour la cuisine, indissociable de son attachement déterminé pour les produits bons et justes, a conduite jusque en Argentine pour se frotter au début de l’année 2011  aux pratiques de l’agriculture biologique dans le cadre du WWOOFing .  Enthousiasmée par l’expérience mais décidément urbaine, elle rentre à Paris avec en tête l’intention de construire un projet répondant à son envie de faire travailler de concert passion et conviction.

Elle s’associe alors rapidement à Julie, une complice de fourneaux engagés, apicultrice amateur, qui après plusieurs années d’expérience dans l’économie sociale, cherche justement à y incorporer son propre goût pour la cuisine et ses réflexions sur les comportements et circuits alimentaires.

Peu de temps après les rejoint enfin Nathalie, WWOOFeuse elle aussi, férue de résilience urbaine et fraîchement diplômée en ingénierie et gestion  de l’environnement.


Nos premiers sacs de culture

Les problématiques de l’urbanisation, de l’agriculture intensive, de l’alimentation constituent dès lors le cœur de leurs échanges et réflexions, nourris également par leur expériences professionnelles et associatives respectives.

Au mois de septembre 2011, un voyage d’étude en Amérique du Nord, marqué par un passage révélateur àl’École d’été  d’agriculture urbaine de Montréal, constitue une étape essentielle du cheminement des trois partenaires: les réflexions et recherches partagées jusqu’ici trouvent une confirmation pratique, indispensable à la concrétisation du projet d’entreprise.
Les 5 semaines qu’a passées ensuite Margaux à Détroit, Boston et New York  confirment clairement  l’impact positif des projets d’agriculture urbaine vivrière et participative.

En 2012, la participation aux événements de l’Année de l’agriculture urbaine à Paris permet de nombreuses rencontres enrichissantes, tandis que commence un long travail sur un modèle économique pertinent, capable de réunir les différentes exigences en lice: pratiques agroécologiques, ferme urbaine productive, co-construction, recyclage, alimentation propre et juste, goût, biodiversité, diversité tout court, variétés locales, résilience urbaine, ancrage local, création d’activité économique, nouveaux modèles économiques, création de lien social en ville, éducation…

En mars, Les mauvaises herbes trouvent enfin leur nom!

En juillet, la participation de Julie à la formation Campus coopératives à Poitiers confirme leur souhait d’entreprendre à terme sous forme coopérative. L’association est également créée à ce moment.

En octobre débute l’accompagnement par Antropia, l’incubateur social de l’ESSEC.


Au 1er décembre, Les mauvaises herbes commencent à expérimenter leurs recettes de substrat sur un toit du 12ème arrondissement.

A suivre...

POURQUOI NOUS FAIRE CONFIANCE ?

D’autres nous ont déjà fait confiance ! Voici quelques soutiens dont nous avons pu bénéficier :

La couveuse Astrolabe Conseil a suivi le projet de décembre 2011 à décembre 2012.

L’Atelier, Centre de ressources régional de l’économie sociale et solidaire nous a soutenu à travers la remise d'une Mention spéciale du jury lors du concours CréaRîf Entreprendre autrement – avril 2012 –

Nous avons  participé au 5e Dreamstorming d‘Ashoka et du Groupe SOS lors des « Alter mardis : Parlons Solutions » – juin 2012

Antropia, l’incubateur social de l’ESSEC nous accompagne depuis le mois d’octobre 2012.

Participation au Hold-up MakeSense-Antropia le 17 décembre 2012 au CNIT.

Pour plus d'informations, retrouvez-nous sur www.lesmauvaisesherbes.org et sur notre page Facebook

Nous avons déjà commencé à monter le potager dont voici les premières photos!

Enfin, si vous voulez participer à l’installation du jardin n’hésitez pas à nous contacter par mail à contact@lesmauvaisesherbes.org ou via notre page Facebook.

(photos: toit potager du Santropol roulant, à Montréal)