L'intérêt général et moi

un film documentaire de Sophie Metrich et Julien Milanesi

A propos

Le premier objectif de 4000 € est atteint mais le film n'est pas pour autant financé, loin de là!

Vous pouvez nous aider à atteindre les objectifs 2 et 3 (cf ci-dessous).

 

« L'intérêt général et moi » est un film documentaire né de l'engagement des réalisateurs Sophie et Julien contre la construction de l'autoroute Langon-Pau (A65). De cette lutte est resté un goût amer, un sentiment de mise à l'écart du citoyen face au devenir de son territoire. Faire quelque chose de cette histoire est devenu une nécessité : faire un film pour laisser une trace de l’offense subie, pour s’interroger sur le sentiment que nous sommes légitimes pour parler du devenir de notre territoire, et pour réfléchir à l’intérêt général, dont nous nous sentons également porteur.

Le film est une réflexion sur l’intérêt général à partir de trois projets d'infrastructure de transport : l'autoroute Langon Pau (A65), la Ligne à Grande Vitesse (LGV) Sud Ouest et l'aéroport Notre Dame des Landes à Nantes.

  

Nos intentions

​Un des premiers objectifs du film, celui qui est à son origine, est de parler de la souffrance que génère ce type d’infrastructure lorsque leur construction est décidée, de l’outrage ressenti, du sentiment mêlé de violence subie et d’impuissance. Nous souhaitons parler de ces individus touchés dans leur espace de vie, dans la chair de leur vécu quotidien, passé, présent et à venir, et qui ne pouvant expulser cette violence, la retournent parfois contre eux.

Cette douleur s’ancre d'abord sur un territoire du nord de la forêt landaise, exemplaire par le double outrage qu’il subit : la construction d’une autoroute (l’A65) inaugurée en décembre 2010 et un projet de ligne de train à grande vitesse qui serait distante de quelques kilomètres.

Il est question d’un sacrifice, celui d’une terre habitée, de ses paysages, de ses cours d’eau, de ses chemins, de ses villages, de ses maisons, de ses souvenirs. Et la question est celle de la justification : au nom de quoi ce territoire est-il sacrifié ? en échange de quoi ? sur l’autel de quel(s) espoir(s), de quel(s) principe(s) ?

La réponse a l’apparence de l’évidence : ce sacrifice est fait au nom de l’« intérêt général ».

Mais qu’est ce que l’« intérêt général » ? Qui le définit ? Sur quels fondements ? Au nom de quoi ? De qui ? Quelle est, quelle doit être la place des « sacrifiés » dans cette définition ? Habiter, vivre dans un lieu, donne-t-il des droits sur son devenir ?

   

Nous partons de ce territoire landais parce que nous le connaissons bien, nous connaissons ses habitants et leur histoire, mais l'objectif est de montrer d'une façon plus générale comment se prennent les décisions publiques en France. C'est pourquoi nous parlerons également du Pays Basque, du Lot et Garonne, et du bocage nantais touchés par le projet de LGV du Sud Ouest et l'aéroport de Notre Dame des Landes.

L’ambition de ce film est d’apporter, à partir de ces exemples de grands projets d'infrastructures de transport (l’A65, la LGV et l'aéroport NDDL), des éléments de réflexion, sinon de réponse à ces questionnements sur l'intérêt général.

Nous souhaitons pour cela partir de « la scène originelle » des controverses autour de ces projets. C'est à dire la caricature médiatique récurrente opposant l'intérêt général incarné par des élus et l'intérêt particulier porté par des riverains touchés par le syndrome du NIMBY (de l'anglais "not in my back yard").

Puis progressivement nous mettrons en évidence toute la complexité de ces controverses.

Ainsi, nous chercherons à :

  • comprendre quels sont les enjeux sous-jacents à la définition de l'intérêt général,
  • montrer quels intérêts particuliers il peut cacher (cupidité, quête d'un mandat...)
  • mettre en évidence quelles conceptions contradictoires du bien public (portées également par les mouvements associatifs) peuvent contribuer à le définir.
  • montrer le passage du particulier à l’universel, du vivre bien chez soi au vivre bien ensemble, du NIMBY (Not In My Backyard, pas dans mon jardin) à l’intérêt général, réalisé par les individus touchés (dans leur habitat ou leur « territoire de vie ») par ces infrastructures et qui se sont organisés pour les combattre. Ce film cherche également à montrer comment, confrontés à ce type de projet, des individus souvent sans expérience militante s’organisent et, riches de leur connaissance des lieux qu’ils habitent et des dossiers techniques dont ils s’emparent, deviennent à leur tour des « experts » à même de proposer des conceptions différentes de l’intérêt général.

 

Le film sera composé d'interviews, de séquences dansées, d'animation, d'images de manifestations, d'images d'actions, ... (pour en savoir plus, aller sur FAQs)   

                                                     

écoutez la musique de Familha Artus : http://familha.artus.free.fr

 

A quoi va servir le financement ?

Objectif n°1 // 4000 €

Rassembler 4000 euros pour financer la fin du tournage (interviews et séquences dansées).

(Location de matériel, Location salle de danse, Transport équipe, Rémunération des danseurs, Pourcentage Ulule)

Objectif n°2 // 8 000 €

Rassembler 4000 euros supplémentaires pour tourner l'animation des dessins.

(Location de matériel, Rémunérations pour l'animation, Pourcentage Ulule)

Objectif n°3 // 12 000 €

L'ensemble de vos contributions serviront à participer à la finalisation du montage, du mixage et de l'étalonnage.

(Location de matériel, Honoraires mixage, montage final, étalonnage, Pourcentage Ulule)

A propos du porteur de projet

L'équipe artistique

Sophie Metrich - Réalisatrice

Après des études cinématographiques (Ciné-Sup’ à Nantes puis Maîtrise ECAV à Paris VIII), Sophie Metrich a réalisé deux courts métrage La Petite Sœur de la Nuit (2001 – 35 mm) et Germain le Vieux (1999 – 8mm) et un long métrage L’Echange (2008 - DV). Parallèlement, elle a travaillé auprès de metteurs en scène comme Lukas Hemleb, Michel Favory ou Gao Xingjian à la Comédie-Française en tant qu’assistante à la mise en scène et collaboratrice artistique. Puis, souhaitant explorer le côté économique de la fabrication d’un spectacle, elle a suivi une formation d’administration de spectacle vivant et a travaillé dans la production de spectacle vivant au sein de Minijy (bureau de production) pour les compagnies de : Jean-Michel Rabeux, Valère Novarina, Bérangère Jannelle, Thierry Collet, Didier Galas...

Durant deux années, grâce au soutien de la DRAC Midi-Pyrénées elle a été en résidence artistique dans un établissement scolaire à Toulouse et a réalisé deux courts-métrages Rêves d’adolescents et Thilleli, Thilleli chérie. Elle est également monteuse et intervient à la Cinémathèque de Toulouse et dans divers établissements scolaires pour réaliser des analyses filmiques. Recemment elle est chef opérateur du court métrage Amens de Christophe Lebon.

quelques extraits films précédents

 

Julien Milanesi – Economiste / co-réalisateur

Julien Milanesi est économiste, maître de conférences à l’université Paul Sabatier de Toulouse et chercheur au Laboratoire d’Etude et de Recherche appliqué en Sciences Sociales (LERASS). Ses recherches portent sur les politiques publiques d’environnement. Il a notamment travaillé sur l’assainissement des eaux usées dans les pays du Sud, sur la directive européenne sur les produits chimiques REACH, sur les organismes génétiquement modifiés ou sur l’agriculture biologique.

Il enseigne à l’IUT GEA de l’Université Paul Sabatier (Toulouse 3), en Licence économie-sociologie et dans le Master Nouvelle Economie Sociale de l’Université du Mirail (Toulouse 2), dans le Certificat International d’Ecologie Humaine de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et au sein du Diplôme Supérieur d’Art Appliqué de La Souterraine.

Il est membre du Centre européen de ressources sur les initiatives solidaires et les entreprises sociales (http://blogs.univ-tlse2.fr/cerises/) et trésorier de l’Atelier d’Initiatives Artistiques et Artisanales (http://atelier-aiaa.blogspot.fr/). 

http://blogs.mediapart.fr/blog/julien-milanesi

 

Mathilde Germi - infographiste des effets numériques

Après des Etudes de cinéma à l'ENS Louis Lumière Mathilde Germi travaille dans le domaine des effets spéciaux numériques pour le cinéma en France et à l'étranger notamment au service de réalisateurs tel que Costa-Gavras, Brian de Palma,  Adrew Niccol, Mathieu Kassovitz et Michel Ocelot. 

En 2004 elle découvre les coulisses du spectacle vivant en collaborant à l'élaboration des vidéos de l'opéra "Les Paladins" au théâtre du Châtelet à Paris. 

Elle multiplie depuis ses incursions pour le théâtre, la danse et l'opéra, notamment avec le metteur en scène Jacques Nichet ("le collectionneur d'instant", "la ménagerie de verre") ou la compagnie Montalvo-Hervieu. ("on danfe"," la bossa fataka de Rameau")

En 2010 sous la direction du pianiste Mikhail Rudy, elle réalise les animations des "Tableaux d'une exposition" de Kandinsky sur une musique de Moussorgskiy pour la cité de la musique et le centre Pompidou de Paris. 

En 2012 elle signe la vidéo de l'opéra "Slutchaï" au grand théâtre de Bordeaux, mise en scène par Christine Dormoy. 

En 2013 elle prépare, en collaboration avec le pianiste Michaïl Rudy, les animations de la fresque de l'opéra Garnier pour un concert produit par le musée Chagal de Nice, et la maison de la musique de Nanterre.

Tableaux d'une exposition de M Rudy ("tout droits réservés")

Slutchai de Christine Dormoy ("tout droits réservés")

la menagerie de verre de jacques nichet ("tout droits réservés")

 

Pantxo Desbordes - Illustrateur, membre du collectif AIAA

http://atelier-aiaa.blogspot.fr