A propos
"Le réel merveilleux" est un documentaire réalisé par Anna Deniaud, qui se propose de suivre l’aventure d’un jeune réalisateur français, parti s’immerger dans une communauté Amazonienne du Pérou, pour y écrire et réaliser un court métrage de fiction, entièrement tourné sur place avec les membres de cette communauté. La rencontre du septième art et d’un peuple indigène.

Synopsis du projet
Après quatorze heures d'avion, une heure de taxi-moto, trois heures de piste et une heure de pirogue, Mathieu Lalande découvre la communauté indigène de Chipaota, située dans le Nord du Pérou. Enclavé entre le fleuve et la forêt Amazonienne, le village de Chipatoa compte une cinquantaine de cabanes en bambou, mais aussi une école, un jardin d'enfants, une infirmerie, une salle communale dotée d'une prison, un terrain de foot... Il n'y a en revanche ni gîte, ni hôtel. Le jeune réalisateur devra établir son camp dans le village voisin, à Chazuta, et effectuer deux heures de pirogue quotidiennement.

Accompagné et soutenu par les membres de l'association « Ojo Amazonie », dont l'anthropologue Rafael Mendoza qui travaille depuis plus de deux ans avec la communauté du village de Chipaota, Mathieu se présente aux membres de la communauté et expose son projet artistique. « Je veux faire un court-métrage ici, avec vous... » Il explique qu'il va écrire sur place un scénario, en s’inspirant prioritairement des histoires et légendes locales.
Au fil des jours, les habitants et le réalisateur apprennent à se connaitre, ils lui font partager les tâches de la vie quotidienne : la lessive dans le fleuve, la récolte du cacao dans les chakras... Les enfants, eux, le sollicitent pour jouer au football, pour se baigner dans le fleuve...

Petit à petit, les langues se délient, adultes et enfants lui racontent les légendes du pays. Pour Mathieu, l'immersion est réussie totale. Il découvre chaque jour, un peu plus, cette culture indigène.

A Chipaota, il n'y a pas d'électricité, pas de télévision. La notion de « court-métrage » est complètement étrangère aux habitants, et le seul cinéma connu vient d’Hollywood. Ici, « production de film » rime avec « grosse somme d'argent », et il n'en faut pas plus pour lancer une polémique au sein de la communauté. Ce jeune occidental n'est-il pas venu, comme beaucoup, se faire de l'argent sur leur dos ? Les craintes se cristallisent et la méfiance s’installe.
Alors que son scénario commence à prendre forme, inspiré par un personnage maléfique de la forêt « El Chulla Chaki », Mathieu doit interrompre son travail pour convaincre le conseil du village qui se réunit pour prendre une décision, dont dépendra la suite du projet.
Pendant ce temps à Chazuta, base de repli du réalisateur, celui-ci fait la rencontre de Miguel, un adolescent atypique. A seize ans, Miguel partage son emploi du temps entre ses études au Lycée, les matchs de foot, l’animation d’une radio locale et la peinture qu'il pratique avec des pigments naturels.
Le jeune Miguel se révèle être une véritable source d'inspiration pour Mathieu. Il décide alors que l’action de son film se déroulera à Chipaota, mais aussi à Chazuta. Le thème du film se développe autour de l’opposition entre le mode de vie traditionnel au sein de la communauté indigène et celui plus occidentalisé dans un village en pleine mutation.
Après quelques jours de délibération à Chipaota, l'Apo, chef du village, donne finalement le feu vert à Mathieu pour poursuivre son travail. Après une longue réunion, les habitants ont démocratiquement accepté de participer à son projet de film, en espérant qu'il apportera de la notoriété au village.
Dès lors, le jeune réalisateur doit, au plus vite, achever le scénario, repérer les lieux, choisir les acteurs... Son film racontera les aventures d'un enfant passionné de peinture, une histoire fantastique qui séduit les membres de l'association « Ojo Amazonie ». Pour Rafael, l'anthropologue, le récit écrit par le jeune réalisateur parisien s'inscrit dans le courant littéraire du « réel merveilleux », ou « réalisme fantastique », associé aux auteurs latino-américains.

En amont du casting, Mathieu organise un atelier théâtre en plein air. Une grande première pour les enfants de la communauté ! Mîmes, jeu de rôle... l'exercice n'est pas simple pour ces enfants qui ne regardent jamais la télévision, qui ne vont jamais au théâtre. Certains se prennent néanmoins très vite au jeu et semblent révéler naturellement un talent pour le jeu.
Pour le rôle de la mère, Mathieu a jeté son dévolu sur Keila. Pour le rôle de l'infirmière et celui du professeur, il choisit des habitants du village qui occupent réellement ces fonctions sociales. Tous acceptent avec enthousiasme de « se prêter au jeu » de cette aventure cinématographique. Pour eux, c'est aussi une grande fierté de jouer participer au film qui représentera la culture locale et apportera peut-être un peu de notoriété à leur communauté.
Trois semaines se sont écoulées. Le tournage est imminent Un chef opérateur et un preneur de son, sont venu de France pour compléter l'équipe. Le tournage peut démarrer. Il durera six jours.
Aujourd’hui, Huit mois plus tard, à Paris, Mathieu a achevé le montage de son film, intitulé « El brujo de la noche » (Le sorcier de la nuit). Il est temps pour lui de présenter son court-métrage au public, et les premières personnes à qui il souhaite le présenter, sont évidemment les membres de la communauté indigène de Chipaota.
Nous sommes prêts à repartir au Pérou pour filmer la dernière partie du documentaire, organiser la projection publique du film et recueillir les témoignages de la communauté.

Trois questions à Mathieu Lalande
Pourquoi vous êtes vous lancé dans cette aventure ?
J'ai été contacté en avril 2010 par l'association « Ojo Amazonie », pour réaliser un film qui témoignerait de l'échange inter-culturel organisé sur place. Je ne suis pas friand de ce genre d'échange forcé, alors j'ai cherché à imaginer une manière différente d'aborder la rencontre. Je me suis souvenu d'une de mes premières expériences de tournage, un road movie sur les routes des Etats-Unis. J'avais, avec l'équipe, rencontré des américains d'une manière inattendue, mais finalement assez naturelle. Nous venions chercher de l'aide, un décor, des comédiens, du renfort... Le but de nos échanges n'étaient pas l'échange lui-même, mais la réalisation d'un film. Notre démarche était concrète et ludique. Je me suis dit: « Pourquoi ne pas reproduire cette expérience en Amazonie? » Dès lors, je ne venais plus pour « rencontrer les indigènes », je venais « faire un film avec eux. » Cette idée m'a séduit et j'ai foncé.
Et puis, j'étais excité par le défi que cette aventure cinématographique représentait. Ecrire et réaliser une histoire, en s'imprégnant d'une culture totalement différente... Il y avait là un véritable challenge. Seule la projection finale aux habitants me permettra de savoir si je l'ai relevé.
Comment avez-vous reçu toute cette matière étrangère à votre culture pour la transformer en scénario ?
Nos cultures sont très éloignées, mais il y a une chose que je considère comme universelle: le fait de raconter des histoires. Les indigènes possèdent toujours cette culture orale, alors que nous sommes plus dans une culture écrite ou visuelle. En dehors de cela, nos personnages ne sont pas si différents. Il serait facile de rapprocher « El Chulla Chaqui », cet esprit maléfique de la forêt Amazonienne, de nos lutins de la forêt de Brocéliande.
Finalement, j'ai eu plus de mal à parler de nourriture, d'économie ou de politique avec les habitants qu'à comprendre et m'approprier les légendes et récits qu'ils m'ont témoigné.
Où en êtes-vous dans le projet ?
Je suis actuellement en train de terminer le montage et la musique du court-métrage. Nous espérons ensuite pouvoir retourner sur place cet été, afin d'organiser la projection aux habitants dans les meilleures conditions. Il y a beaucoup d'attente de la part de la communauté et j'espère vraiment ne pas les décevoir. Cette projection constituera la fin du documentaire d'Anna. Ce sera l'occasion de voir comment la communauté a évolué, un an plus tard...

Comment appréhendez-vous la projection ?
Comme à chaque fois, lorsque l'on présente un film, on craint la réaction du public. J'espère que ce court-métrage va leur plaire, qu'ils se reconnaîtront dedans et qu'ils en seront fiers. J'ai écrit le scénario en pensant à la fois à la communauté et au public occidental qui verra aussi ce film. Je souhaite que cette histoire emporte autant les uns que les autres. A vrai dire, j'appréhende surtout la manière dont va se dérouler la projection à Chipaota. Nous allons devoir concevoir un cinéma de fortune avec un groupe électrogène et les moyens du bord. Ce sera un grand événement. Je m'attends à beaucoup de chahut pendant la projection, mais il faudra que je reste calme. Ce sera un moment fort.


A quoi va servir le financement ?
L'aide que nous espérons recevoir nous permettra en priorité de retourner au Pérou, pour tourner la fin du documentaire, qui se déroulera autour de la projection du court-métrage aux habitants. Nous avons estimé les coûts de ce voyage à 2 500€.
Au delà de cette enveloppe minimale, l'argent récolté financera le travail de montage et de post-production, qui se compte en mois si l'on considère les dizaines d'heures de rushs à visionner, sélectionner et monter.
DETAIL DU BUDGET « TOURNAGE »
Paris / Lima : Aller/Retour : 1300€
Lima / Tarapoto : 300€
Tarapoto / Chipaota : 60€
Hébergement et repas : 300€
Location de matériel caméra, son et consommable : 870€
Assurance :170€
Total : 3000€
Pour toutes questions et suggestions n'hésitez pas à nous envoyer un email.
A très bientôt
A propos du porteur de projet
Anna Deniaud, réalisatrice :
De double-formation journalistique et technique, Anna Deniaud est une habituée des voyages et des documentaires allant à la rencontre de cultures étrangères. Fondatrice de l'association Safar' Expédition Jeunesse, elle a mené des expéditions aux quatre coins du globe avec le souci perpétuel d'apporter, à travers l'objectif de sa caméra, un regard neuf et originale sur le monde.
Buffalo Corp :
A l’origine constituée autour d’un collectif de réalisateurs, Buffalo Corp est aujourd’hui une jeune société de production qui a fait ses preuves dans le domaine du court-métrage ainsi que dans les formats publicitaires.
Vous pouvez consulter le site de Buffalo Corp pour faire une idée de leur activité à l’adresse suivante : www.buffalocorp.fr
Les news
- Votre nom apparaîtra au générique du film parmi les remerciements.
- Une carte postale vous sera envoyée de Lima (Pérou) avec un petit mot de la réalisatrice sur l’avancement du tournage.
- Votre nom apparaîtra au générique du film parmi les remerciements.
- Un DVD du film vous sera envoyé.
- Votre nom au générique.
- Une carte postale de Lima.
- Vous serez invité à la première projection du documentaire.
- Un DVD du film.
- Votre nom au générique.
- Une carte postale de Lima.
- Vous recevrez un objet artisanal fabriqué par les artisans de la communauté de Chipaota.
- Une invitation à la première projection du documentaire.
- un DVD du film.
- Votre nom au générique.
- Une carte postale de Lima.
- Vous participerez à la phase de postproduction du film !
- Vous recevrez un objet artisanal fabriqué par les artisans de la communauté de Chipaota.
- Une invitation à la première projection du documentaire.
- un DVD du film.
- Votre nom au générique.
- Une carte postale de Lima.
Vous êtes invité à la première du court métrage dans le village de Chipaota.
(Hors frais de transport Paris/Lima)
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Quelqu'un de Auvers sur Oise, FR -
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Quelqu'un de La Rochelle, FR
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Quelqu'un de VERT, FR -
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Quelqu'un de Chateaudun, FR