Fleur de Bagne

Quand tatouage rime avec culture, art et histoire

A propos

Synopsis

Le tatouage et ses adeptes ont longtemps soufferts d'une mauvaise réputation renvoyant l'image d'un mauvais genre : mafia, marins ou prisonniers. Alors que dans les sociétés primitives, le tatouage était facteur d'intégration sociale, il s'est peu à peu assimilé à un emblème de marginalité pour finalement devenir un acte individualiste : on se pare pour s'affirmer ou affirmer quelque chose de soi.

Depuis une quinzaine d'années, la marque tégumentaire sort peu à peu de l'ombre et devient un phénomène de société à part entière : jusqu'à quel point ? Peut-on parler de phénomène de mode ?

Les tatoués sont de plus en plus nombreux et l'image du tatouage évolue vers une marque de plus en plus artistique. Aujourd'hui, 10% des Français arborent cette différence dermique. Il y a autant de tatoués que de raisons de se faire tatouer : garder une trace, forme de résilience, passage à un autre âge, relations amoureuses ou amicales. Le tatouage révèle une intimité, une personnalité, une passion, il raconte une histoire mais aussi une relation entre un tatoueur et son tatoué.

Grâce à de nombreux témoignages, une esthétique recherchée et un graphisme ludique, Fleur de Bagne retrace l'évolution du tatouage depuis la fin des années 80, aborde la dimension sociale de cet acte si particulier et surtout, fouille l'intime de ceux qui marquent et de ceux qui se laissent marquer.

Un voyage fait de chair et d'encre ; une approche poétique d'un art à part entière.

5 bonnes raisons de nous soutenir

 

  1. Amateurs, passionnés et curieux se retrouvent dans ce film. Nous nous sommes rendus compte que de plus en plus de personnes non-tatouées, voyant l'explosion du tatouage, se posent beaucoup de questions sur cette pratique et soulèvent parfois des clichés. Ainsi, nous avons tenté d'évoquer le tatouage en ayant toujours un regard neuf, innocent, permettant à n'importe quel spectateur de s'identifier et de comprendre, mais aussi de représenter de manière juste et précise les tatoueurs, artistes de la peau et les tatoués qui ne se retrouvent pas toujours dans les ouvrages autour du tatouage.
  2. Découvrir le tatouage sous un angle différent. Souvent les documentaires sur le tatouage et les livres adoptent un regard complètement contemplatif où les personnages se transforment plus souvent en poseurs qu'en adeptes ayant une relation profonde à leurs tatouages. Tout en travaillant une esthétique mettant en valeur le tatouage, nous tenons à exposer les relations intimes et profondes entre peau, encre, tatoueurs, tatoués et mythologies personnelles.
  3. Nous révélons les dessous du tatouage : quelles impulsions pour dessiner ? Quelle est l'importance de la discussion avec le client ? Quelles formes ? Quels styles ? Quelles réflexions autour de la peau ?
  4. Nous soutenir, c'est soutenir une jeune équipe de réalisateurs et d'auteurs, qui croient plus en solidarité de chacun qu'au financement public.
  5. Parce que même ta maman va aimer ce film. 

Un traitement original

Le documentaire, d'une durée de 40 minutes, a été découpé en trois axes qui forment le squelette de la narration.

  • Le portrait interview

 Didier Manuel

C'est le cœur du documentaire. Nous entrons dans l'intimité des personnages en passant de nombreuses heures avec eux, nous les filmons au travail, chez eux, dans leur quotidien. Nous lions une relation de confiance avec les tatoueurs qui nous permet de les filmer et de les interviewer au cœur de leur studio mais aussi de comprendre leur univers en passant la porte de leur domicile. Notre volonté n'est pas de percer leurs vies privées, mais plutôt de découvrir ce qui se cache derrière leurs inspirations, leurs dessins, leur passion. Il en va de même pour les tatoués : plus que de répondre à la simple question : pourquoi te tatoues-tu ? Nous cherchons à mettre en lumière les relations que cachent leurs tatouages, souvent plus complexes qu'on ne le croit.

 

  • La Datavision

La Datavision est une méthode qui permet d'expliquer ou de donner des informations de manière graphique et ludique.

Cette facette fait office de tampon entre les différents portraits. Elle viendra compléter les thèmes abordés par des explications visuelles plus rationnelles, généralistes, historiques, démographiques ou scientifiques sur un mode dynamique. Plutôt que de confier un discours théorique à l'un de nos interviewés, nous avons préféré traiter les connaissances relatives au monde du tatouage de manière plus détachée et illustrées par de vrais choix graphiques animés.

 

  • Le tableau de tatoués

Cette partie a pour but de présenter un panel large de personnes tatouées à la manière de la mise en scène de l'artiste Wim Delvoye : une personne devant un mur blanc, une pause neutre. Nous prévoyons d'inclure 30 personnes à ce tableau qui nous permettra d'inclure des pauses visuelles et sonores au documentaire, de présenter de belles pièces de tattoo. Afin de renforcer cette idée, nous souhaitons tourner ces images au CEEAC (Centre Européen d'Actions Artistiques Contemporaines) de Strasbourg. Une architecture industrilelle, des fresques originales dans le style art-nouveau et un plancher d'époque donnent une force et un cachet à ce musée atypique.

 

Sommaire du film

 

#01 : Introduction (la petite surprise du documentaire puisque nous nous sommes inspirés du générique de la série Dexter pour le réaliser)

#02 : L'histoire du tatouage

#03 : L'évolution du tatouage ces 15 dernières années

#04 : Les statistiques

#05 : Tatouage : reflet de cultures

#06 : L'identification

#07 : Devenir tatoueur / devenir tatoué

#08 : Les relations dans le tatouage

#09 : Modeler son corps

#10 : Style, matériel, peau & encre

#11 : Le tatouage et les femmes

#12 : Le tatouage de demain

#13 : Conclusion

Reynald - Asphalt Jungle

Morgane - Sour & Sweet

Lukas Zpira

David Le Breton

Sasha & Simon - Convention de Strasbourg

 

A quoi va servir le financement ?

La réalisation d'un film documentaire est coûteuse (salaire des techniciens, matériel, déplacements, production...).

Malgré le soutien des personnes qui croient en ce projet (la ville de Strasbourg, la société de production et le diffuseur Alsace20), nous avons besoin de vous pour terminer le film.

Vos généreuses contributions permettront :

  • De financer le tournage du générique de début du documentaire façon "Dexter". (Location d'une Caméra Slow Motion, Objectifs macro, Lumière, Machinerie)
  • De financer le tournage du "tableau de tatoués" au sein du CEAAC de Strasbourg (Centre Européen d'Actions Artistiques Contemporaines)
  • De financer la post-production du film 
  • D'assurer la promotion et la diffusion du film (traduction, doublage, participation aux festivals)

 

A propos du porteur de projet

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Yves Brua, auteur-réalisateur

Yves est réalisateur et technicien vidéo indépendant. Il travaille notamment avec la société de production SL2P (www.sl2p.fr), La Cité de la Prod (www.lacitedeprod.com), Innervision et Seppia. Fervent adepte de technologie vidéo numérique, il est aussi passionné par la culture vintage et populaire. L'esthétique et les références marquées forment le pilier central de la conception de son travail.

Formé par le studio de production strasbourgeois Amopix, il acquiert des compétences techniques solides en post-production image et multiplie les projets créatifs en tant qu’assistant réalisateur ou monteur-truquiste. C’est en 2009 qu’Yves prend son indépendance et commence à trouver sa place dans le paysage audiovisuel strasbourgeois. Une collaboration avec des groupes de musique indépendante s’installe : il co-réalise notamment les clips de Lyre le temps – About the trauma drum (2009) et Plus Guest – Find my Place (2011). Deux succès du web qui ont valu une mise en avant nationale par la plateforme française Dailymotion. Ces clips ouvriront à Yves et son collectif La Cité de la Prod bien d’autres collaborations dans le milieu musical. En 2010, il réalise un documentaire de 18 minutes à la fois intimiste et décalé retraçant la montée sur la scène des Eurockéennes de Belfort de "Colt Silvers", groupe alsacien qui ne rayonnait encore que localement à l’époque. Cette expérience l’encourage à écrire davantage et le motive à développer des projets où la forme est alors au service du fond.

www.lemaudit.fr

Un extrait de son travail :



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Mathieu Z'Graggen, auteur-réalisateur

Vidéaste et ingénieur du son, Mathieu Z’graggen est impliqué dans de nombreux projets audiovisuels depuis 2005. Formé aux Studios Archipel Productions ( Paris 11ème ) pendant plus de deux ans, il acquiert des connaissances techniques solides sur la post-production son de longs-métrages et se sensibilise à la réalisation de courts-métrages en participant au Marathon vidéo 2008. Il remporte alors le Prix de la réalisation ainsi que le Prix du public pour « Il était une fois dans l’Est ». C’est en remportant à nouveau ces 2 Prix l’année suivante avec « Comme un lundi » qu’il rencontre le collectif Strasbourgeois La Cité De La Prod avec lequel il collabore tant pour ses qualités d’ingénieur du son que pour l’intérêt qu’il porte aux films de créations. En 2010, il développe son concept SCENE DE BAIN (www.scenedebain.comen collaboration avec Clément Protto et fait le tour de France des salles de bain en tant qu’ingénieur du son et réalisateur. Ses activités multiples dans le domaine de l’audiovisuel lui ont permis d’acquérir de nombreuses compétences. En 2013 il réalise son premier court-métrage de fiction produit, subventionné et diffusé à la télévision.

monsieurz.tumblr.com

Un extrait de son travail :



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Cécile Becker, auteur-journaliste

Journaliste indépendante Cécile Becker se passionne pour les sous-cultures, animée par une curiosité constante autour de la musique, de l’art et de la littérature. Elle pratique volontairement un journalisme multimédia : radio, télévisions, presse papier et presse web, étant animée par les nouvelles technologies. Après deux ans de master à l’IFJ Paris (Institut français de Journalisme), plusieurs stages aux Inrockuptibles et au Nouvel Observateur, elle revient à Strasbourg et intègre StrasTV.com en tant que JRI (Journaliste Reporter d’Images). Durant plus d’un an, elle réalise des reportages et portraits d’artistes, du tournage au montage en passant par la rédaction et l'enregistrement de la voix-off, monte un projet d’émission consacré à la mode et présente plusieurs émissions thématiques. En parallèle, elle travaille pour les magazines et journaux locaux Zut !, Novo, les Dernières Nouvelles d’Alsace et Rue89 Strasbourg, toujours pour les rubriques culture. En 2012, elle intègre l’équipe de Radio en Construction et prend la rédaction en chef de plusieurs émissions.

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Pour la réalisation graphique du documentaire (datavision), les trois auteurs font appel à un vidéographiste / motion-designer de talent.

Léo Puel, Vidéographiste

Réalisateur et graphiste indépendant de 31 ans, Léo Puel a mené des études dans les domaines des Arts Graphiques et du cinéma avant de commencer à travailler comme réalisateur pour les soirées Thema d'Arte en 2005. Il a depuis participé à de nombreuses productions audiovisuelles : Réalisation d'émissions, d'habillages et de films d'animation, pour France3 et Arte notamment.

Un extrait de son travail :