Fleur

Réalisation de mon premier album

A propos

- "Ecoute, Fleur, je crois qu'il est temps de faire un album, maintenant, non ?"

C'est Val qui m'a dit ça, l'autre jour. Val, c'est mon ingénieur du son et il habite en Angleterre. Je l'ai sollicité sur le tchat Facebook parce que je caressais l'idée d'enregistrer, à nouveau, un maxi 4 titres avec lui. Besoin de matière nouvelle à faire entendre aux gens qui me suivent et aux "professionnels du milieu".

J'ai répondu un truc du genre : "Boah, tu rigoles. C'est trop tôt. C'est prétentieux. Pi c'est beaucoup d'argent et beaucoup de boulot".

- "Oui, mais t'as la matière, non ?"

- "Hm. Je sais pas trop. J'ai des chansons, oui. Mais je suis toujours en train d'attendre d'en avoir des meilleures".

ça, c'est mon problème numéro 1. Le piège dans lequel je suis bêtement tombée : j'attends d'écrire un tube. J'espère toujours que je vais écrire cette fameuse chanson qui va transcender toutes les autres et me révéler à moi-même. C'est un peu le concept du prince charmant appliqué à l'écriture. Je fais tout pour m'en débarrasser, c'est une lubie stupide.

Après, j'ai un problème numéro 2. Je me dis qu'il n'y a pas de raison que je m'autoproduise à nouveau, comme quand on a enregistré le maxi en 2010 : j'avais certes été soutenue par le Grenier-à-sons, une Smac du Vaucluse, mais toutes mes indemnités de fin de contrat y étaient passées. Là encore, j'attends le prince charmant : il ressemblerait à un label et il aurait envie de produire mon album.

Donc, bref, à Val, je lui ai répondu : "Non, franchement, c'est pas le moment".

Il a dit : "Réflechis quand même !", et on s'est déconnectés.

Curieusement, le lendemain matin, j'avais envie de faire cet album. J'étais d'humeur lumineuse, excitée comme une puce par ce projet. Je me suis mise à appeler mes copines : "Yo ma Bettie, tu sais quoi ? J'ai décidé d'enregistrer un album au printemps !!!", avec la même pointe d'hystérie dans la voix que si j'avais décroché l'interview du ministre de l'Agriculture (je suis journaliste agricole) ou assisté à un concert d'Arnaud Fleurent-Didier (je suis fan).

Depuis, il y a des jours de confiance et des jours de doute. Mais je tente de garder le cap.

Le top serait évidemment que VOUS m'aidiez à garder le cap !

Merci de tout coeur pour votre soutien,

Fleur 

A quoi va servir le financement ?

Les 3 000 euros que j'espère vivement récolter via Ulule viendront compléter mon budget pour :

  • louer un studio pendant une semaine,
  • assurer le transport, héberger, nourrir, rémunérer les musiciens  et l'ingénieur du son,
  • réaliser le mix et le master des 10 titres,
  • m'acquitter des frais SDRM,
  • réaliser le graphisme de la pochette de l'album,
  • presser 2 000 exemplaires de l'album.

Parallèlement, je compte tourner un clip pendant l'été qui sortira en septembre, en même temps que l'album.

Je vais également avoir besoin d'argent pour assurer la promotion de l'album : l'envoyer aux professionnels du secteur (tourneurs, éditeurs, salles de concert...), créer un petit site Internet, avec des photos...

Depuis un peu plus d'un an, j'ai mis presque 2 000 euros de côté dans la perspective de m'acheter une nouvelle voiture. Mais je vais garder ma Saxo rouge pour le moment...

Je vais également solliciter une aide à la création de la part de la Sacem.

A propos du porteur de projet

Ma première chanson, je l'ai écrite à 19 ans, et c'était un truc du genre : "Bientôt 19 ans, mais pas toutes mes dents, la sagesse m'a quittée, ça va faire trois ans. Sans elles je ne suis qu'une ado prépubère, 10 ans d'ma vie pour pouvoir ressentir mes molaires".

A l'époque, je suis en prépa, je veux devenir vétérinaire, je me lève à 4h tous les matins pour réviser : ma vie est palpitante.

Cinq ans plus tard, en 2007, je donne mon tout premier concert à Lyon, au Réservoir, en première partie de Matticus, groupe de chanson festive porté par mon acolyte de prépa véto, parce qu'un soir on s'était promis qu'un jour, nom d'une pipe en bois, je ferai la première partie d'un de leurs concerts. Je joue 6 chansons (les seules que j'ai alors, et elles ont la particularité d'être très courtes).

A l'été 2008, de retour de mon mémoire de fin d'études au Cameroun, je décroche mon premier boulot et m'installe à Avignon. Ma toute nouvelle collègue de travail So me transfère alors la newsletter de La Gare de Coustellet et de son "Trempoly", je me lance, j'envoie une maquette enregistrée sur mon Boss Micro BR, je suis sélectionnée, je joue à la Gare sur une vraie scène avec des vrais retours et un vrai ingé son !

Voici le flyer :

Je postule alors pour le tremplin du Grenier-à-sons, que je gagne aussi, donc là, c'est cool. Je pars faire une petite tournée qui s'appelle le Tour de chauffe, accompagnée par Nicolas au cajòn. On joue au Café pro de Manosque, au CMCL de Gap, à la MJC Picaud de Cannes, à l'Usine d'Istres, avec notamment les Quadricolor et les Toumaï !

Au printemps 2010, je décide d'enregistrer un maxi 4 titres, grâce à des indemnités de fin de contrat et au soutien du Grenier-à-sons. On enregistre le maxi à Gordes, chez Val, avec Axel (bassiste), Nicolas (batteur) et Thomas (guitariste). Ces trois-là préfèrent alors largement prendre le risque de jouer sur mes morceaux que celui, nettement plus inconsidéré, de m’épouser.

Un des titres du maxi, « Une histoire de blouson », intègre la playlist officielle de France bleu Vaucluse dès sa sortie ! Classé 4ème pendant 3 mois sur le site communautaire Noomiz, le titre me permet également de rencontrer les directeurs artistiques de plusieurs maisons de disques et éditeurs (Universal Music Publishing, AZ, Chrysalis Music France). C'est l'occasion pour moi d'avoir un regard professionnel sur ma musique, de me poser des questions sur ce que je veux et ne veux pas, sur ce que je peux et ne peux pas. Mon style un peu "bavard", comme sur "Une histoire de blouson", plaît à certains et déplaît à d'autres. On me conseille de travailler mes mélodies de voix, de progresser aussi sur mes enchainements d'accords, d'affirmer mon style, mon son, ma personnalité. On me demande avec quel réalisateur j'aimerais travailler. Je réponds que je voudrais un son à la Diving with Andy. Mais j'ai encore beaucoup de travail à fournir !

Je participe ensuite au concours "En français dans le texte" organisé par Discograph. Lauréate du concours, je me retrouve avec un EP digital édité par le label. Je signe mon premier vrai contrat d'exploitation !


En trois ans, je donne une soixantaine de concerts, je joue dans des festivals, et j'ai même la chance de partager la scène avec Pauline Croze, Moriarty ou Belle du Berry (Paris Combo) ! Parfois je joue seule, et parfois je suis accompagnée par Thom, ou Nico, ou les deux.

En août 2011, je pars à côté de Bologne, en Italie, pour tourner mon premier clip sur une chanson qui s'appelle "Lâche-moi". Je fais appel à  Matteo Crinelli. On s'est rencontrés à Barcelone pendant mon Erasmus, en 2006. Depuis, il est devenu réalisateur. C'est même lui qui a réalisé le clip "Oh my god" pour Cocoon !

 

"El equipo del rodaje" :

L'été dernier, avec l'aide de Thomas, je tourne un petit clip avec les moyens du bord pour l'anniversaire de ma maman, sur "Hey hey hey maman" :

Thomas et moi le jour du tournage :

Pour plus d'infos, n'hésitez pas à consulter :

 

Crédits photos : Clément Puig  (aka Cleps), Fabrice Sabre, Laurent de Couësbouc, Patrick Denis, Manu Bighelli.